Fondateur : André et Edouard Michelin
Premier Grand Prix :
Grande-Bretagne 1977
Dernier Grand Prix :
Brésil 2006
Meilleur classement :
1er
Meilleure qualification :
1er

Depuis plus de 30 ans que Michelin est dans les sports mécaniques, le manufacturier français a acquis un palmarès des plus impressionnants.

 

En 1889, André Michelin, cartographe au ministère de l'intérieur, et son frère Edouard peintre, reprennent l'entreprise familiale pour en faire la "Michelin et Cie." basée à Clermont-Ferrand. A cette époque, changer un pneu de bicyclette demandait une nuit entière, aussi Edouard Michelin décide de déposer des brevets pour des pneus remplaçables en un quart d'heure, ce qui lui vaudra une grande notoriété en 1891, quand Charles Terront remporte la course cycliste Paris-Brest-Paris grâce à ce système. En 1895, l'Eclair devient la première voiture équipée de pneumatiques, quand elle participe à la première course officielle de l'histoire, le Paris-Bordeaux-Paris.

 

Le bibendum apparaît en 1898. quatre années auparavant, l'entrée du stand Michelin était constituée d'une pile de pneus qu'Edouard imaginait être un personnage si on y ajoutait des bras et des jambes. Le dessinateur O'Galop représente ce personnage en buveur de bière, avec l'expression latine "Nunc est bibendum" (c'est maintenant qu'il faut boire). En 1899, la voiture "Jamais contente" franchit pour la première fois les 100km/h avec des pneus Michelin. En 1900 apparaît le Guide Michelin. En 1905, sort de l'usine de Clermont-Ferrand la Semelle Michelin qui améliore l'adhérence et la résistance du pneu. Michelin commence à installer des usines à l'étranger, outre-Manche et outre-Atlantique. En 1913, Michelin invente la roue en acier démontable, qui deviendra la roue de secours.

 

En 1923, Michelin sort le pneu "Confort" un pneu capable de durer 15 000 km. Puis en 1930, le brevet du pneu à chambre incorporée est déposé. Deux ans plus tard, sort le pneu "Super-confort" 2 fois plus endurant en km que son prédécesseur. En 1934, Michelin sort le pneu "Stop", dont les lamelles permettent de limiter le risque de dérapage sur sol mouillé. Pendant la guerre, l'usine de Cataroux est bombardée, mais sera reconstruite et modernisée. Le 4 juin 1946, Michelin dépose le brevet du pneu à structure radiale, qui sera commercialisé trois ans plus tard, le Michelin X. En 1951, 2 voitures équipées de pneumatiques Michelin remportent les 24 heures du Mans dans leur catégorie. En 1965 est inauguré la piste d'essais de Ladoux. Et à partir de l'année 1973, Michelin va débuter pour de bon dans la compétition motocycliste et automobile.

 

Michelin remporte en moto son premier succès important, Jack Findlay remporte le Tourist Trophy disputé sur l'île de Man, tandis qu'en Rallye, les Alpine-Renault enlèvent un premier titre mondial, avec des pneus à structure radiale. En moto, le premier titre mondial de Michelin vient en 1974, avec le sacre de Kent Andersson en 125cc. Puis en 1975, à un autre titre en 125cc, s'ajoute un magnifique sacre en 500cc, grâce à Barry Sheene. A la fin de la saison, Michelin introduit le pneu slick. En 1976, Michelin triomphe en 125, 250, 350 et 500cc. Et c'est l'année suivante en 1977 que Michelin fait son apparition dans la Formule 1, en même temps que l'écurie Renault, tandis qu'en Moto, le manufacturier français s'octroie la couronne mondiale dans les 5 catégories !

 

En 1978, les Ferrari sont équipées de Michelin et grâce à Carlos Reutemann, les pneus français s'imposent en F1 pour la première fois. Aux 24 heures du Mans, Pironi et Jaussaud remportent la victoire avec leur Renault-Alpine. En 1979, Michelin s'octroie ses premiers titres mondiaux grâce à Jody Scheckter et Ferrari. Au GP de France, c'est même le triplé grâce aux Renault de Jabouille et Arnoux, et à Villeneuve sur Ferrari. En 1980, Michelin remporte sa première victoire sur le Paris-Dakar, grâce à la victoire de l'équipage Ataquat-Boukrif-Kaoula dans la catégorie Camions. En 1981, Michelin réalise un carton plein avec 13 victoires en 15 courses de F1, 2 victoires au Paris-Dakar, la reconquête du titre de moto 500cc et manque de peu le titre mondial en rallye.

 

En 1982, Michelin rate de peu de conserver sa couronne mondiale en F1, mais s'offre le titre mondial en rallye et dans 3 catégories de moto. L'année 1983 sera une des grandes années du manufacturier français : titre mondial en F1, en rallye dans les 5 catégories de moto, en endurance moto, en trial et lors du Paris-Dakar en camions ! En 1984, Michelin s'attribue un nouveau doublé en F1 et décide de se retirer de la catégorie reine du sport automobile, après 59 succès en 112 GP. En Rallye, Michelin remporte le doublé en 1984, 1985 et 1986. En 1987, Michelin introduit le nouveau système ATS qui modifie le style de pilotage des Rallyemen. Michelin remporte également cette année son premier titre mondial en Sport-prototypes.

 

En 1988, Michelin s'impose dans toutes les catégories de moto et du Paris-Dakar, qui fête ses 10 ans cette année-là. Michelin remporte également le premier titre de Superbike. En 1989, Michelin réalise le doublé au Mans grâce aux Sauber-Mercedes, et s'octroie les titres mondiaux et constructeurs à la fin de la saison. En moto, c'est un nouveau grand chelem. En 1990, nouveau triplé en Dakar, doublé 250-500 en moto et un énième titre constructeurs en Rallye, comme en 1991 et 1992, année où Michelin décroche sa 100ème victoire en rallye. Michelin s'impose également au Mans avec la victoire de la Peugeot 905 de Warwick-Dalmas-Blundell. L'année suivante, les Michelin équipent les 3 premières voitures classées.

 

En 1994, Michelin remporte un nouveau titre de Moto500 grâce à Michael Doohan, dont le palmarès va s'accroître au fil des ans. En rallye, Didier Auriol devient le premier français sacré en rallye, toujours sur des pneus Michelin. En Superbike, c'est le début de 3 années d'extrême domination, avec 22 victoires en 1995, puis 21 en 1996 et 21 en 1997. La saison 1996 voit Michelin triompher dans presque tous les domaines. En 1997, double victoire en rallye, et magnifique saison en moto500 pour Doohan et un 4ème titre consécutif. En 1998, Carlos Sainz remporte en Nouvelle-Zélande la 150ème victoire de Michelin en rallye, tandis que sur le Paris-Dakar, Stéphane Peterhansel remporte une 6ème victoire. En 1999, Michelin s'impose encore et encore. A la fin de l'année, le manufacturier français annonce son retour en F1 en 2001.

 

L'année 2000 sera consacrée aux tests, tandis que Michelin reste dans la compétition en moto, rallye, endurance, et en triomphant de manière toujours aussi impressionnante. En 2001, Michelin remporte 4 succès en F1 grâce aux Williams-BMW, tandis que le manufacturier français remporte à nouveau le titre mondial dans les autres catégories. En 2002, malgré la domination des Ferrari sur les Bridgestone, Michelin obtient 24 podiums ! Et en 2003, la saison de F1 est encore plus disputée, les Michelin prenant de plus en plus l'ascendant sur les Bridgestone, même si à la fin c'est Ferrari qui l'emporte. En 2004, Michelin s'impose en rallye, au Mans et en Moto500 où la firme française dépasse le cap des 300 victoires !

 

En 2003, Michelin se montrera plus performant que les Bridgestone avec sept victoires grâce aux Williams, aux McLaren et aux Renault., même si Ferrari remporte le doublé à nouveau.

 

2004 est en revanche une saison à oublier, le trio Schumacher-Ferrari-Bridgestone se révélant absolument imbattable. Seuls trois victoires tomberont dans l'escarcelle clermontoise: celle de Trulli à Monaco, de Raïkkönen à Spa-Francorchamps et celle de Montoya à Sao Paulo.

 

En 2005, Michelin équipe sept écuries de Formule 1, et en particulier Renault et McLaren, les deux équipes phares de cette saison. En effet, le règlement 2005 oblige les monoplaces à effectuer le week-end de Grand Prix avec le même train de pneus, et Michelin s'adapte beaucoup mieux à ce changement que Bridgestone. Ainsi, la marque au Bibendum remporte dix-huit des dix-neuf courses de la saison !

Seul manque à son tableau de chasse le GP des USA à Indianapolis, et pour cause : suite à l'éclatement inexpliqué d'un pneu de la Toyota de Ralf Schumacher lors des essais libres, le manufacturier français a conseillé à ses équipes de ne pas participer à la course afin d'éviter d'éventuels accidents. Ainsi, le dimanche, seules six voitures chaussées de Bridgestone prennent le départ ! Mais ce forfait laisse des traces, et une brouille en Michelin et la FIA s'en suivit, ce qui ne fut pas sans conséquence dans la décision de l'entreprise de quitter le monde de la F1 fin 2006. De plus, à l'issu de cette saison, la règle du train de pneus unique par course est subitement abandonnée après seulement un an d'existence...

 

La saison 2006 est donc la dernière de Michelin en F1, et elle voit un nouveau succès puisque Renault et Alonso décrochent les deux titres pilote et constructeurs avec des gommes françaises. Cependant, la lutte avec Bridgestone a été rude et au final, les deux marques finissent avec le même nombre de victoires : neuf chacune.

 

Ceci fait, Michelin se retire comme annoncé de la Formule 1, laissant le monopole à Bridgestone à partir de 2007.

Julien et Tony