Mercedes-Benz
Fondateur : Gottlieb Daimler (1834-1900) - Karl Benz (1844-1929)
Nation : Allemagne
Premier Grand Prix :
France 1954
Dernier Grand Prix :
Abou Dhabi 2016
Meilleur classement :
1er
Meilleure qualification :
1er
Classement en Championnat du Monde
Champion du Monde (Constructeurs) en 2014, 2015, 2016
Champion du Monde (Pilotes) en 1954 (Juan Manuel FANGIO), 1955 (Juan Manuel FANGIO), 2014 (Lewis HAMILTON), 2015 (Lewis HAMILTON), 2016 (Nico ROSBERG)
3 050 points
20.61 pts / GP
338.89 pts / saison
003 811 tours en tête
020 163 kms en tête
017 030 tours parcourus
089 613 kms parcourus
73
1
60
2
20
3
16
4
15
5
23
6
19
7
14
8
17
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13
10
7
11
7
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8
13
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1
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2
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1
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1
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33
34
Position sur la grille de départ
64
1
41
2
23
3
20
4
22
5
18
6
20
7
6
8
12
9
8
10
8
11
5
12
5
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1
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16
3
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18
1
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1
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29
30
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32
33
34
Position à l'arrivée
Filiation : Mercedes (1954-1955)
Filiation : Tyrrell (1970-1998) -> BAR (1999-2005) -> Honda (2006-2008) -> Brawn GP (2009) -> Mercedes (2010-)

La carrière en Formule 1 de Mercedes-Benz en tant que constructeur est quasi-identique à celle d'Alfa Romeo dans les années 50 : carrière courte, mais riche en performances, ponctuée par deux titres pilotes.

 

La carrière de Mercedes en Grand Prix débuta très tôt dans l'histoire automobile. Trois bolides allemands étaient présents lors du premier GP de l'histoire au Mans en 1906. Mais la vraie période faste de Mercedes débuta dans les années 30. Hitler voulant montrer la supériorité de l'Allemagne, Mercedes et Auto-Union, reçurent des sommes colossales pour s'imposer en course. En 1934, après un début désastreux, Manfred von Brauschtisch remporta l'Eifelrennen au Nürburgring, après que Fagioli ait finalement accepter de laisser passer le pilote allemand.

 

En 1935 est lancé le championnat d'Europe de l'AIACR. Championnat remporté par Rudolf Carraciolla, ainsi qu'en 1937 et 1938. En 1936, c'est Bernd Rosemeyer qui s'impose avec la firme Auto-Union. Toutes les autre firmes européennes font grise mine, car les allemands ne laissent rien derrière eux. Il faudra la fougue de Tazio Nuvolari pour s'imposer au Nürburgring avec une Alfa Romeo P3, pour s'imposer devant 4 Mercedes et 4 Auto-Union. Jusqu'en 1939, Mercedes s'imposera.

 

Après la guerre, il faudra attendre la saison 1954 pour revoir les flèches d'argent en compétition. Alfred Neubauer, le directeur d'équipe de Mercedes, engagea le champion du monde 1951, Juan Manuel Fangio. Lors du GP de France, les Mercedes sont bien les plus forts. Juan Manuel Fangio gagne devant son coéquipier Karl Kling. Fangio remportera 3 autres courses pour s'adjuger une deuxième couronne mondiale. En 1955, Fangio a un nouveau coéquipier, Stirling Moss. Commence ainsi une relation maître-élève, l'un des plus grands duo (et duel) de la F1. la saison commence bien, Fangio remporte 2 des 3 premières courses.

 

Mais le 11 juin, un terrible accident arrive aux 24 heures du Mans. L'accident de pIerre Levegh provoque la mort de 82 personnes et du pilote lui-même. A la 9ème heure, les Mercedes se retirent de la course, avant d'annoncer leur retrait de la F1 à la fin de la saison 1955. Fangio sera champion, Moss 2ème. Les Mercedes ne reviendront plus en tant que constructeur. En 12 courses seulement, les Mercedes auront gagné 9 fois et réalisé 17 podiums. Des chiffres impressionnants.

 

Et il faudra attendre 1993 pour revoir Mercedes, en tant que motoriste cette fois, de l'écurie Sauber, que Mercedes soutenaient déjà avant que l'écurie n'arrive en F1. Puis en 1995, c'est le début du partenariat avec l'écurie McLaren. Une alliance qui aboutit en 1997 à une première victoire de Mercedes depuis 42 ans, grâce à David Coulthard en Australie. En 1998, le trio McLaren-Mercedes-Mika Häkkinen remporte les titres pilotes et constructeurs. En 1999, Häkkinen conserve son titre, mais McLaren est battu par Ferrari chez les constructeurs.

 

Puis, pendant une décennie, McLaren-Mercedes ne va rien gagner tout en restant une écurie pointe. L'équipe passe pourtant près du titre en 2003, 2005 et 2007. Le scandale d'espionnage qui éclabousse l'écurie cette année-là déplaît fortement au motoriste allemand, qui a peut-être envisagé un retrait. Durant ces années 2000, les rumeurs de rachat de McLaren par Mercedes vont bon train, mais ne se concrétisent pas. Finalement en 2008, Lewis Hamilton devient champion du monde, offrant à McLaren-Mercedes ses premiers lauriers depuis neuf ans.

 

En 2009, en plus de McLaren, Mercedes motorise les petites équipes Force India et Brawn GP. Cette dernière, bâtie sur les ruines de l'écurie Honda et dirigée par le génial concepteur Ross Brawn, va s'affirmer à la surprise générale comme la nouvelle équipe de pointe. Brawn réussit en effet à offrir à Mercedes ce que McLaren a été incapable de faire en une décennie, décrocher les deux titres, pilotes (avec Jenson Button) et constructeurs.

 

Fin 2009, tandis que quasiment tous les autres grands constructeurs quittent la F1, Mercedes songe à faire son retour officiel. Brawn GP, peu chère et très performante, semble être la base idéale. Le 16 novembre 2009, Daimler AG et Aabar Investments PJSC rachètent 75,1% des parts de l'équipe. Celle-ci prend le nom de Mercedes Grand Prix. Brawn et Nick Fry restent les dirigeants du team tandis que Norbert Haug dirige le département moteur. Le groupe pétrolier malaisien Petronas est le sponsor principal. Ce rachat suscite quelques protestations au sein de Daimler-Benz, alors que la crise économique frappe durement les salariés de la marque.

 

Côté pilotes, le jeune et prometteur Nico Rosberg est engagé. Mais surtout, Mercedes obtient en décembre le retour de Michael Schumacher. Le septuple champion du monde, retiré depuis 2006, s'ennuie dans la retraite dorée que lui a offert Ferrari. A 41 ans, il accepte de faire son retour à la compétition et signe pour trois ans avec la marque qui a parrainé ses débuts en course automobile. Enfin, l'expérimenté Nick Heidfeld, un temps pressenti pour le second baquet, est nommé pilote de réserve des Flèches d'argent.

 

Malheureusement, trop occupé à développer la voiture de 2009 et manquant alors de moyens, Ross Brawn n'a pas pu beaucoup travailler sur la nouvelle MGP W01. Ainsi celle-ci se révèle très en deçà des machines de pointe, à savoir les Red Bull, Ferrari et McLaren. Malgré plusieurs évolutions, la monoplace n'arrive pas à progresser dans la hiérarchie et ne peut pas viser autre chose que les points.

Mais ce qui va surtout attirer l'attention sur Mercedes en 2010, ce sont les piètres performances de Schumacher, visiblement peu à l'aise avec les Formule 1 modernes et plus encore avec la rétive W01. Le septuple champion du monde est dominé quasiment toute la saison par son jeune équipier et ne fait pas mieux quatrième en course. De quoi alimenter pendant des mois l'aigreur de la presse sportive allemande à son égard. C'est donc Rosberg qui tire le mieux son épingle du jeu en obtenant trois podiums, et surtout en terminant quinze courses sur dix-neuf dans les points. Il permet ainsi à Mercedes de conserver la quatrième place au classement des constructeurs, assez largement devant Renault. Mais Schumacher a inscrit deux fois moins de points que Rosberg. Surtout, avec cinq victoires, McLaren-Mercedes finit largement devant l'équipe d'usine de la marque.

Ces piètres performances suscitent de vives critiques en Allemagne et particulièrement au sein des syndicats, qui dénoncent cet investissement en temps de crise économique et sociale. Toutefois le système de financement de l'équipe apparaît sain, puisque Mercedes utilise les fonds perçus dans son désengagement de McLaren. A la fin de l'année le constructeur allemand rachète les parts que possédait encore Brawn dans l'équipe et en prend le contrôle à 100%.

 

Pour 2011 Mercedes doit donc impérativement relever la tête. Pour cela le duo Schumacher-Rosberg est reconduit, une dernière chance étant laissée au Kaiser.

Julien et Tony