Fondateur : Bruce McLaren (1937-1970)
Nation : Royaume-Uni
Premier Grand Prix :
Monaco 1966
Dernier Grand Prix :
Abou Dhabi 2016
Meilleur classement :
1er
Meilleure qualification :
1er
Classement en Championnat du Monde
5 116.50 points
6.39 pts / GP
100.32 pts / saison
010 583 tours en tête
050 381 kms en tête
084 598 tours parcourus
405 800 kms parcourus
155
1
172
2
147
3
137
4
127
5
94
6
98
7
93
8
95
9
79
10
70
11
76
12
47
13
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16
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18
26
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1
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Position sur la grille de départ
182
1
158
2
145
3
117
4
109
5
89
6
77
7
49
8
51
9
37
10
36
11
31
12
16
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19
14
8
15
11
16
4
17
7
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2
19
2
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21
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32
33
34
Position à l'arrivée

De grands noms de l'automobile, tels Prost et Senna, ont été au volant de l'une des meilleures écuries de F1 de tous les temps.

 

Bruce Mclaren fit son entrée en Formule 1 en 1959. il se fit connaître rapidement en devenant à Sebring, le plus jeune vainqueur d'un GP (Indy500 exclus). A l'identique de Jack Brabham, le pilote néo-zélandais créé en 1966 la Bruce Mclaren Motor Racing Ltd. L'écurie fait ses premiers pas sur le difficile circuit de Monaco, Bruce occupant le premier baquet, l'autre étant tenu par son compatriote Chris Amon. Bruce marquera son premier point lors du GP de Grande-Bretagne en terminant 6ème avec une Mclaren-Serenissima, puis 5ème avec un moteur Ford aux USA.

 

Après une maigre saison 1967, McLaren décroche sa première victoire en 1968, dans la Race of Champions, une épreuve hors championnat courue sur le circuit de Brands Hatch. Dans le championnat le champion du monde en titre Denny Hulme se débat comme un beau diable pour garder ses lauriers, avant de perdre face à Hill. Avec le nouveau moteur Ford Cosworth, les Mclaren commencent à être plus compétitives. Parallèlement, Mclaren court aussi en Can-Am, et c'est au volant d'un de ses bolides que le créateur de cette écurie perd la vie le 2 juin 1970.

 

La première grosse saison de McLaren est la saison 1973, où Denny Hulme et Peter Revson remportèrent 3 courses, et offrirent à l'écurie une bonne 3ème place constructeur. L'année suivante, Emerson Fittipaldi remporte 4 courses et le titre mondial. Mclaren décroche également sa première couronne constructeur. 1975 sera une moins bonne année, Fittipaldi perdant derrière Lauda, avant de créer Copersucar. En 1976, James Hunt décroche le titre d'extrême justesse devant Lauda. L'autrichien reprendra son bien la saison suivante, mais les Mclaren ne sont plus compétitives.

 

De 1978 à 1980, Mclaren ne gagne pas. 1980 est également l'arrivée de Ron Dennis. En 1982, Lauda sort de sa retraite pour rejoindre l'écurie, qui rate de peu la couronne constructeur derrière Ferrari. 1983 marque l'arrivée du moteur TAG-Porsche, puis en 1984, Dennis recrute Alain Prost. Les voitures sont performantes, et Lauda remporte son 3ème titre, 7 ans après le précédent et avec seulement 0.5 point d'avance sur Prost ! Mclaren remporte du même coup la couronne constructeur. 1985 verra le sacre du français et de l'écurie. Prost récidive en 1986, réussissant de peu devant Mansell, tandis que les Mclaren sont subjuguées par les Williams. Prost perdra son titre en 1987, les moteurs TAG-Porsche devenus trop vieillissants. En 1988 arrivent le moteur Honda et Ayrton Senna. Alors commence une période de grande domination.

 

En 1988, Prost et Senna écrasent la concurrence avec leurs McLaren-Honda : 15 victoires en 16 courses, un total de 199 points pour l'écurie, 10 doublés en course. En 1989, le même duo commence à devenir un duel, laissant place à une rivalité entre Prost et Senna. Rivalité dont profite l'écurie, qui remporte encore la couronne constructeur. Le titre pilote sera attribué à Prost, après un accrochage au Japon où bien qu'ayant repris la course, Senna est disqualifié. En 1990, Prost part chez Ferrari, il est remplacé par Gerhard Berger, mais McLaren peut compter sur Ayrton pour remporter un autre titre, en s'accrochant avec Prost quelques instants après le départ. Une vengeance par rapport à l'année dernière. En 1991, Senna remporte le dernier de ses titres, sans opposition malgré l'arrivée en force des Williams-Renault. Entre 1988 et 1991, McLaren remporte 4 doublés consécutifs.

 

En 1992, les Williams-Renault sont trop puissantes, Senna ne peut suivre, McLaren non plus. En 1993, Mclaren se retrouve avec un moteur Ford Cosworth, Senna perd de nouveau face à Prost, qui a signé chez Williams. Mais cette année, arrive en renfort Mika Häkkinen. En 1994, Senna part, McLaren avec le moteur Peugeot est à la dérive et ne connaîtra pas la victoire pendant 3 saisons, malgré l'arrivée du moteur Mercedes, du champion Nigel Mansell, suivi par David Coulthard. En 1997, Coulthard remporte le premier GP de la saison, McLaren est de retour, terminant même la saison sur un doublé prometteur.

 

En effet, McLaren-Mercedes s'annonce comme le grand favori dans la course au titre, avec le finlandais Mika Häkkinen, qui remporte 8 courses. Mclaren s'offre un nouveau titre constructeur. En 1999, Häkkinen remporte de nouveau la victoire finale, mais les Ferrari ont amassé plus de points que les flèches d'argent. En 2000, la domination Ferrari commence. L'espoir d'une passe de trois pour le finlandais dura le temps d'un GP, où le finlandais reprend la tête à Schumacher. Mais au final, McLaren et Häkkinen se retrouvent second. En 2001, Häkkinen se fait dépasser par son coéquipier. En 2002, le départ d'Häkkinen et le manque de performance des McLaren, malgré la victoire de Coulthard à Monaco, font que l'écurie perdra sa place de vice-champion.

 

En 2003, McLaren semble revenu. L'écurie réalise un très bon début de saison, avec les victoires de Coulthard, puis de Kimi Räikkönen, le finlandais qui s'annonce comme un sérieux prétendant au titre. Mais les Williams et les Ferrari reviennent, pour 2 points Räikkönen termine second, et McLaren 3ème. La saison 2004 sera moins performante, les moteurs Mercedes cassent trop et éliminent Räikkönen de la course au titre, tandis que McLaren est relégué au 5ème rang.

 

En 2005, les flèches d'argent sont de nouveau aux avant-postes, mais un problème se répètera assez souvent : la fiabilité. Raikkonen casse trop de moteurs durant les qualifications, et malgré ses grandes remontées, l'équipe McLaren doit se contenter de la place de vice-champion derrière Renault, bien qu'ayant dominé dans l'ensemble la saison. L'année 2006 marque le retour de Ferrari aux avant-postes, mais cela n'empêche pas le duo Raïkkönen-Montoya d'aligner les places d'honneur, avec notamment 9 podiums. Mais l'équipe doit composer avec le départ de Montoya en milieu de saison, qui est remplacé par Pedro de la Rosa. Aucune victoire pour les flèches d'argent, mais une troisième place au championnat, c'est déjà mieux que rien.

 

D'autant que très tôt dans l'année 2006, Ron Dennis annonce l'arrivée pour 2007 de Fernando Alonso double champion du monde en titre. Son coéquipier est Lewis Hamilton, champion de GP2 en titre et protégé de Dennis depuis dix ans.

Cette saison 2007 est sans doute la plus chaotique de l'histoire de l'écurie. Certes les deux pilotes vont remporter de nombreuses victoires et se battre pour le titre mondial contre les Ferrari. Mais très vite, une rivalité va apparaître entre Alonso et Hamilton, l'Espagnol se sentent lésé par son patron au profit du Britannique. Pire encore, l'écurie va être impliquée dans une affaire d'espionnage, l'affaire Coughlan-Stepney. Mike Coughlan, designer en chef de l'écurie, est accusé d'avoir subtilisé des documents secrets qui auraient servis à la conception de la MP4/22. Finalement, en septembre, McLaren est déclarée coupable et sanctionnée par la FIA en perdant tous ses points alors que l'écurie menait au classement constructeurs. Pour ne rien arranger, Lewis Hamilton, en tête durant presque toute la saison, perd le titre lors de la dernière manche au profit de Kimi Raïkkönen et de Ferrari.

 

A l'issue de cette nouvelle saison vierge de titre, Alonso, définitivement brouillé avec Dennis et Hamilton, quitte l'écurie. Il est remplacé par le Finlandais Heikki Kovalainen. Le début de saison 2008 de l'écurie est délicat, la McLaren ne parvenant pas à s'imposer face aux Ferrari et aux BMW. Mais avec l'été, la situation s'améliore. Ainsi après deux victoires en Grande-Bretagne et en Allemagne, Hamilton pointe en tête du championnat. En août c'est au tour de Kovalainen de s'impose en Hongrie. Ferrari connaissant au même moment des difficultés techniques, McLaren gagne du terrain sur la Scuderia, prend la tête du championnat des constructeurs à Singapour mais doit finalement s'incliner à nouveau. Cependant Hamilton parvient, dans le dernier virage de la dernière course au Brésil, à offrir à l'équipe son premier titre de champion du monde des pilotes depuis neuf ans !

 

Pour 2009, McLaren-Mercedes a reconduit son duo Hamilton-Kovalainen. Le principal évènement de l'intersaison est le départ partiel de Ron Dennis de la direction de l'écurie. Son dauphin Martin Whitmarsh lui succède. Après le scandale du faux témoignage d'Hamilton contre Trulli au Grand Prix d'Australie, Dennis cède même la totalité des pouvoirs à Whitmarsh. Cette saison 2009 est un échec retentissant. Mal née, le MP4/24 se traîne lamentablement dans le ventre mou du peloton en début de championnat. Après neuf courses, l'écurie ne compte que 14 points au championnat. Les ingénieurs parviennent tout de même à améliorer la voiture, et Hamilton obtient deux succès en fin de saison, en Hongrie et à Singapour, et passe près de la victoire à Valence, Monza et Abou Dhabi. Quant à Kovalainen, sa saison a été transparente. McLaren finit tout de même troisième au classement constructeurs, mais voit la petite équipe Brawn, elle aussi motorisée par Mercedes, remporter les deux titres...

 

Fin 2009, McLaren subit un nouveau camouflet lorsque Mercedes décide de racheter Brawn et de ressusciter l'équipe Mercedes. McLaren n'est alors plus que la seconde équipe de la marque à l'étoile, même si celle-ci motorisera les monoplaces britanniques jusqu'en 2014. Sous deux ans, McLaren rachète les 40% détenus par Mercedes dans le capital de l'équipe.

 

Pour 2010, l'équipe renoue avec sa tradition des duos de champions du monde, en alignant Hamilton et Jenson Button, le champion en titre, transfuge de chez Brawn. Le MP4/25 est une bonne voiture dont la principale innovation est le système f-duct, très utile en ligne droite et bientôt copié par toutes les équipes. Néanmoins la McLaren reste bien inférieure à la Red Bull, nouvelle monoplace de référence. Ce qui n'empêche pas Button de ramener deux beaux succès en début de saison en Australie puis en Chine.

Au printemps Hamilton profite des déboires des pilotes Red Bull et décroche deux victoires consécutives à Istanbul et à Montréal, tandis que Button assure le doublé. A cet instant les deux Britanniques, dont l'entente fait merveille, sont en tête du championnat pilotes et McLaren domine celui des constructeurs. Mais à partir de l'été, la McLaren perd du terrain par rapport aux Red Bull et aux Ferrari. Hamilton ne remporte plus qu'une victoire, à Spa, et perd bientôt pied au classement ainsi que son équipier. Il conserve néanmoins d'infimes chances de titre jusqu'à la dernière manche, mais finit la saison seulement quatrième, devant Button. McLaren assure une honorable position de vice-champion du monde des constructeurs, derrière Red Bull mais devant Ferrari.

 

En 2011 McLaren renouvelle le duo Hamilton-Button et prépare sa revanche afin de lutter à armes égales contre Red Bull..

Julien et Tony