Fondateur : Eric Broadley
Nation : Royaume-Uni
Premier Grand Prix :
Pays-Bas 1962
Dernier Grand Prix :
Portugal 1993
Meilleur classement :
2e
Meilleure qualification :
1er
Classement en Championnat du Monde
1962
4
1963
nc
1966
nc
1967
nc
1968
nc
1974
12
1975
nc
1985
nc
1986
8
1987
9
1988
nc
1989
16
1990
6
1991
11
1993
nc
1997
nc
Meilleur classement en Championnat du Monde (Constructeurs) : 4e en 1962
Meilleur classement en Championnat du Monde (Pilotes) : 4e en 1962 (John SURTEES)
1
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Position sur la grille de départ
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9
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Position à l'arrivée
Lola n'a jamais connu officiellement la victoire en Formule 1, mais elle demeure l'un des plus grands constructeurs de tous les temps.

La première Lola apparaît en 1957, réalisée par Eric Broadley. Après quelques courses de voitures de sport entre 1959 et 1961, l'écurie Lola arrive en F1, avec comme pilotes John Surtees et Roy Salvadori. Dès sa première participation, sur le circuit de Zandvoort, la Lola de John Surtees décroche la pole-position. En Grande-Bretagne, John Surtees termine second de la course derrière un intraitable Jim Clark. Surtees sera à nouveau second, en Allemagne, manquant la victoire de peu face à Graham Hill. Les débuts de Lola sont encourageants. La saison suivante, le directeur d'écurie Reg Parnell fiat courir ses pilotes sur des Lola, mais aucun d'entre eux ne rentreront dans les points.

En 1967, Lola fabrique le châssis RA300 pour l'écurie nippone Honda. Triste coup du sort, en Italie, John Surtees remporte la victoire, qui sera créditée à Honda, et non à Lola. Cette même année, BMW engage une Lola au GP d'Allemagne avec pour pilote Hubert Hahne, qui courra également l'année suivante. Dans le championnat de F2, John Surtees remporte deux victoire pour Lola en l'espace d'une semaine. La saison suivante, c'est Chris Irwin qui va donner une victoire à la firme, lors de l'Eifelrennen F2.

En 1974, Graham Hill fait appel à la société Lola pour construire les châssis de l'écurie Embassy Hill. La voiture termine souvent loin, mais Hill réussira tout de même à marquer un point, grâce à une 6ème place sur le circuit d'Anderstorp. La saison suivante, après 3 courses, Hill construira ses propres voitures. En 1979, Lola dispute le championnat de CART. Elle courra trois saisons, sans remporter de victoires. Et en 1983, Mario Andretti remporte sur le circuit de l'Elkhart Lake la première des 150 victoires de Lola dans ce championnat. La saison suivante, Andretti et Sullivan remportent 9 victoires, Andretti sera champion.

Il faudra attendre 1985 pour revoir des Lola courir en Formule 1, Alan Jones pilotera les THL1 du Team Haas. La saison suivante, Patrick Tambay rejoint le pilote australien, et à eux deux marquent 6 points, Jones terminant 4ème en Autriche. En 1987, Lola fabrique les châssis de l'écurie Larrousse & Calmels. Philippe Alliot marquera un point en Allemagne, Yannick Dalmas, malgré sa 5ème place en Australie, ne marque pas de points, car une seule voiture avait été inscrite pour la saison. Cette année-là, Bobby Rahal remporte le championnat de CART avec une Lola-Ford.

En F1, la saison 1988 sera moins bonne, aucun des pilotes de l'écurie Larrousse ne rentre dans les points. 1989 manque d'être du même calibre, Alliot sauvera l'honneur en terminant 6ème en Espagne. La saison 1990 voit apparaître un certain mieux au sein de l'équipe, Eric Bernard termine 4ème en Grande-Bretagne et au Japon, le japonais Aguri Suzuki profite de l'accrochage entre Senna et Prost et termine à la 3ème place. La première Lola sur un podium de F1 depuis 28 ans ! La saison est encore meilleure, Eric Comas remporte le championnat du monde de F3000 et Al Unser, Jr. le championnat de CART.

1991 sera la dernière année du partenariat entre Larrousse et Lola. Suzuki et Bernard marquent un point chacun, mais ne termine aucune autre course. Cette année-là, Michael Andretti devient champion de CART avec sa Lola-Ford. En 1992, ce sera au tour de Bobby Rahal, puis de Nigel Mansell en 1993. Cette même année, en F1, Lola équipe la Scuderia Italia. Au GP de Saint-Marin, Luca Badoer termine aux portes des points. Lola devient également l'unique fournisseur du championnat Indy Lights.

En 1996, Eric Broadley décide de faire courir les Lola sous leur vrai nom. Ce sera un véritable désastre. Broadley ne put concevoir les voitures qu'à partir de novembre 1996. En tout, les Lola T97/30 ont été construites en seulement 3 mois, sans aucun essai en soufflerie. Aussi, lors du GP d'Australie 1997, Riccardo Rosset et Vincenzo Sospiri ne réussirent pas à se qualifier. Pire qu'inutile, l'aventure F1 était coûteuse. Pour ne rien arrangé, le championnat IndyCar était attribué à Reynard. Heureusement, le championnat de F3000 était monotype, et c'est Lola qui était chargé de fournir les châssis. Le championnat d'IndyLight Series s'arrête à la fin de la saison 2001. Mais en 2002, Lola renoue avec la gloire, grâce à Cristiano Da Matta champion de Champ Car en 2002, Paul Tracy, champion 2003 et Sébastien Bourdais, champion 2004.

En 2005, le remplacement de la F3000 par le GP2 Series, équipé par des Dallara, fait perdre à Lola une partie non négligeable de ses commandes. Mais dans le même temps, Lola a fourni 50 voitures de F1 pour le championnat de A1GP, qui devrait voir le jour en 2006.
Julien