Fondateur : Guy Ligier
Nation : France
Premier Grand Prix :
Brésil 1976
Dernier Grand Prix :
Japon 1996
Meilleur classement :
1er
Meilleure qualification :
1er
Classement en Championnat du Monde
Meilleur classement en Championnat du Monde (Constructeurs) : 2e en 1980
Meilleur classement en Championnat du Monde (Pilotes) : 4e en 1979 (Jacques LAFFITE), 1980 (Jacques LAFFITE), 1981 (Jacques LAFFITE)
388 points
1.19 pts / GP
18.48 pts / saison
000 565 tours en tête
002 628 kms en tête
026 247 tours parcourus
121 473 kms parcourus
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Position sur la grille de départ
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3
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3
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Position à l'arrivée
Filiation : Ligier (1976-1996) -> Prost (1997-2001)

L'écurie Ligier fait partie des meilleurs constructeurs français du championnat du monde de Formule 1.

 

Guy Ligier a été un rugbyman avant de devenir pilote automobile à partir de la trentaine. Il courut dans les années 60 en voitures de sport et en F2, avec un bref passage en Formule 1. En 1968, son grand ami, Jo Schlesser, se tue lors du Grand Prix de France. Guy décide alors de créer l'écurie Ligier, qui court sa première course importante en 1970 dans le championnat de voitures de sport. Les voitures porteront les initiales JS, hommage rendu au pilote Schlesser.

 

Avec Jean-Claude Andruet, Guy va courir les 24 heures du Mans avec la Ligier JS1. Jusqu'en 1975, les Ligier vont courir dans des épreuves de voitures de sport et d'endurance, notamment au Mans. L'écurie remporte sa première victoire en 1974 lors d'une épreuve mineure, les 4 heures du Mans. Cette même année, les Ligier courent pour la première saison à plein temps, avec une 6ème place sur le circuit Paul Ricard. L'année suivante, la Ligier JS2 de Guy Chasseuil et de Jean-Louis Lafosse termine 2ème des 24 heures du Mans. Suite à la demande de leur sponsor principal, les cigarettes Gitanes, Ligier va courir en F1 dès la saison 1976.

 

A l'issue de l'année 1972, Matra abandonne la F1, aucun autre constructeur français n'était venu remplacer la firme depuis. Ligier engage le concepteur des Matra F1, Gérard Ducarouge, pour concevoir la Ligier JS5, dont la boite à air lui vaudra le surnom de "théière". Ligier n'engage qu'une voiture, pilotée par Jacques Laffite, qui réussit à terminer 3ème en Belgique, puis second en Autriche. Enfin, lors du GP d'Italie, Jacques termine 3ème après être parti de la pole position. Pour une écurie novice en F1, ce sont de belles performances. En 1977, cette tendance se confirme par la victoire de Jacques Laffite au GP de Suède. Cette victoire est la première d'un pilote français au volant d'une voiture 100% française (châssis et moteur).

 

La saison suivante, Laffite terminera deux fois à la 3ème place en Espagne et en Allemagne. C'est à partir de la saison 1979 que les voitures bleues vont réaliser de magnifiques performances. Dès la première course, Laffite et Patrick Depailler réalisent la première ligne, ave une victoire de Laffite. Même scénario lors de l'épreuve suivante au Brésil, mais Laffitte et Depailler réalisent le doublé ! Jacques Laffite et Ligier se retrouvent aux commandes du championnat. Mais cette période ne durera pas, Gilles Villeneuve et Ferrari reprennent les rênes du championnat à Long Beach, puis Alan Jones et Williams. Mais force est de constater que les JS11 sont de bonnes voitures, les pilotes français réaliseront encore 2 premières lignes, et Depailler remporte la victoire en Espagne, avant qu'un accident de parapente ne lui brise les jambes, c'est Jacky Ickx qui le remplacera pour le reste de la saison.

 

La saison 1980 sera aussi une saison magnifique, Jacques Laffite manque de remporter la victoire en Argentine à cause de son moteur. son coéquipier Didier Pironi remportera la victoire sur le circuit de Zolder. Lors du GP de Grande-Bretagne, Didier Pironi et Jacques Laffite occupent la première ligne...le jour du 50ème anniversaire du patron : la course sera bien moins heureuse, mais Laffite remportera une autre victoire en Allemagne, et Pironi écope d'une minute de pénalité au Canada pour départ anticipé, ce qui lui coûtera la victoire. A la fin de la saison, les Ligier terminent vice-championnes du monde. Cette belle saison ne connaîtra jamais de suite.

 

En 1981, la Ligier JS17 est une bonne voiture, mais avec comme plus gros défaut, son manque de fiabilité. Ce qui n'empêchera pas Jacques Laffite de terminer sur le podium à 7 reprises, dont 2 fois sur la plus haute marche en Autriche, puis au Canada. Laffite pouvait mathématiquement décrocher le titre mondial lors du dernier GP, mais il se classera finalement que 4e au championnat.

 

La saison suivante, Jacques Laffite est dépassé par son coéquipier, l'américain Eddie Cheever qui termine sur le podium à 3 reprises, dont une seconde place à Detroit. La saison 1983 sera très mauvaise, Jarier et Raul Boesel ne ramènent pas le moindre point. En 1984, malgré un passage au moteur Renault, Andrea De Cesaris ne marque que 3 points dont 1 grâce à la disqualification des Tyrrell, tandis que François Hesnault ne fera pas mieux qu'une 7e place au Pays-Bas.

 

En 1985, Jacques Laffite fait son retour chez Ligier, et redonne à Ligier ses lettres de noblesse en terminant 3ème en Grande-Bretagne et en Allemagne, puis 2ème en Australie tandis que son coéquipier Streiff termine 3ème. En 1986, Laffite termine 3ème en début de saison, puis second à Detroit. Alors qu'en Grande-Bretagne, il vientde battre le record de GP disputés avec 176 courses, Jacques Laffite est victime d'un carambolage, il se casse les jambes, ce sera la fin de sa carrière. En 1987 l'écurie Ligier retombe au bas du classement, avec un seul point ramassé par René Arnoux, puis aucun en 1988 et 3 en 1989. Les deux saison suivantes verront les voitures bleues terminer avec un score vierge. A la fin de la saison 1992, quand Boutsen et Comas donnent 6 points à l'écurie, Guy Ligier abandonne la direction.

 

En 1993 l'écurie reprend des couleurs grâce aux pilotes britanniques Brundle et Blundell, qui termineront 3ème à trois reprises. En 1994, Flavio Briatore rachète l'écurie et y place le champion du monde de F3000, Olivier Panis. La saison est terne sur l'ensemble, avec comme exception le Grand Prix d'Allemagne, les Ligier de Panis et Bernard terminant respectivement 2ème et 3ème de la course. Précisons que lors du départ, une dizaine de voitures se trouvent hors course après deux carambolages. LA saison suivante, Brundle termine 3ème en Belgique, tandis que Panis termine second en Australie. Et en 1996, lors du GP de Monaco, Olivier Panis remporte une victoire quelque peu chanceuse, la première d'une Ligier depuis 15 ans ! C'est aussi la dernière victoire en date d'un pilote français.

 

En 1997, le quadruple champion du monde Alain Prost rachète l'écurie Ligier et donne son nom aux monoplaces. L'aventure Prost GP durera 5 saisons, avant sa mise en liquidation judiciaire en 2002.

Julien