Lance MACKLIN
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Francis Noel Lancelot Campbell Macklin
Nation : Royaume-Uni
Né le 2 septembre 1919 - Kensington (Londres)
Décédé le 29 août 2002 - Tenterden (Kent) - 82 ans
Premier Grand Prix :
Suisse 1952
Dernier Grand Prix :
Grande-Bretagne 1955
Meilleur classement :
8e
Meilleure qualification :
9e
Jamais classé en Championnat du Monde
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Position à l'arrivée

Lance est le fils de Noel Macklin, un industriel versé dans la mécanique qui construisit des voitures de course à partir de 1925, les Invicta, puis des navires de guerre, les Fairmiles.

 

Son père l'envoie à Eton ; il s'y ennuie, il y fera de la boxe. Il dévoile à cette occasion une aptitude au sport et se tourne vers le ski, intégrant l'équipe olympique anglaise en 1937. La guerre éclatant, le jeune homme sert dans la Navy, notamment sur les bateaux construits par son père.

 

Démobilisé en 1945 au grade de lieutenant-colonel, il se lance dans le commerce d'automobiles. C'est en 1948 qu'il débute la course automobile, à Chimay sur une Invicta puis sur une Bentley 8 litres aux 24 heures de Spa. John Gibson, team manager d'Aston Martin, le remarque et l'engage.

 

Macklin aura des jours glorieux chez Aston : 5e aux 24 heures du Mans en 1950 et 3e l'année suivante. Mais une offre de 1000 £ annuelles de Bristol en 1953 le convainc de quitter Aston Martin qui ne le payait que 300 £, une décision malheureuse qu'il allait regretter car il ne fit rien chez Bristol.

 

En F1, George Abecassis, qui manageait HWM, l'invite à se joindre à l'équipe en 1950. Il y restera jusqu'en 1954, participant à 13 GP et à nombre de courses hors-championnat, parmi lesquelles on relève une deuxième place à Naples et deux troisièmes places à Mettet et Périgueux en 1950, ainsi qu'une victoire à l'International Trophy de Silverstone en 1952 – tout cela égayé d'une multitude de succès féminins...

 

En 1955, le destin l'attend au tournant, aux 24 Heures du Mans. Pierre Levegh heurte par l'arrière la Healey de Macklin qui s'est rabattue devant lui pour éviter Hawthorn rentrant brutalement au stand. La Mercedes du Français s'envole dans les tribunes et cause le plus grave accident de l'histoire de la course automobile : 78 morts,dont Levegh, et 80 blessés. Macklin est indemne mais choqué.

 

Nouvelle catastrophe quelques semaines plus tard lors du Tourist Trophy de Dundrod où il se crashe volontairement pour éviter un accident qui fait deux morts. Marqué par ces deux accidents coup sur coup, Lance Macklin raccroche. Après avoir travaillé chez Facel Vega à Paris jusqu'en 1963, Macklin retourne à Londres comme négociant automobile, puis s'établit en Espagne jusqu'à ce que la maladie le rappelle sur sa terre natale où il décède le 29 août 2002.

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