Fondateur : Eddie Jordan
Nation : Irlande
Premier Grand Prix :
Etats-Unis 1991
Dernier Grand Prix :
Chine 2005
Meilleur classement :
1er
Meilleure qualification :
1er
Classement en Championnat du Monde
Meilleur classement en Championnat du Monde (Constructeurs) : 3e en 1999
Meilleur classement en Championnat du Monde (Pilotes) : 3e en 1999 (Heinz-Harald FRENTZEN)
291 points
1.16 pts / GP
19.40 pts / saison
000 113 tours en tête
000 629 kms en tête
022 001 tours parcourus
105 337 kms parcourus
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Position sur la grille de départ
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Position à l'arrivée
Filiation : Jordan (1991-2005) -> Midland (2006) -> Spyker (2007) -> Force India (2008-2018) -> Racing Point (2019-)

Tout au long de sa carrière en F1, Jordan a montré que cette écurie était capable du meilleur comme du pire.

 

Créée par Eddie Jordan, cette écurie fait ses débuts lors du Grand Prix des USA en 1991, avec comme pilotes Andrea de Cesaris et Bertrand Gachot. Ce dernier ayant eu des "petits" problèmes avec la justice, Jordan le remplace pour le Grand Prix de Belgique par Michael Schumacher, qui fait sensation pour son premier Grand Prix sur le circuit de Spa-Francorchamps. Ce jour-là Andrea de Cesaris se retrouve deuxième derrière Senna, avant que son moteur ne lâche. La première saison de Jordan est plutôt satisfaisante, avec la cinquième place constructeur. Pour la saison 1992, Jordan doit se contenter du moteur Yamaha, qui ne permet à l'écurie de ne marquer qu'un seul point de toute la saison.

 

En 1993, Jordan utilise le moteur Hart, permettant à Eddie Irvine de s'offrir une petite bagarre avec Ayrton Senna à Suzuka, évitant ainsi de se faire prendre un tour. C'est le seul Grand Prix où Jordan marque des points, Barrichello cinquième devant Irvine sixième. La saison 1994 est la première bonne saison de l'écurie. Barrichello réussit à devenir le plus jeune pole-man de l'histoire au Grand Prix de Belgique, Plus tôt dans la saison, lors du Grand Prix du Pacifique, le Brésilien réussit à monter sur le podium. Et au Portugal, Rubens couvre trois tours en tête. Au final, Jordan s'empare de la cinquième place, avec 28 points.

 

En 1995, Jordan récupère le moteur Peugeot pour trois saisons. Lors du Grand Prix du Canada, Barrichello et Irvine montent tous deux sur le podium, ils sont deuxième et troisième. L'écurie termine sixième. En 1996, Irvine part pour Ferrari, il est remplacé par Martin Brundle. Jordan n'aura pas de podiums cette année, mais marquent suffisamment pour grimper d'une place. En 1997, Jordan engage Fisichella et Ralf Schumacher. Schumacher monte une fois sur le podium en Argentine, tandis que Giancarlo termine troisième au Canada et deuxième en Belgique.

 

En 1998, Jordan hérite du moteur Mugen Honda et du champion du monde 1996, Damon Hill, aux côtés de Ralf. Après une première moitié de saison difficile, Hill et Schumacher vont réaliser le doublé pour Jordan-Mugen Honda au Grand Prix de Belgique, course perturbée par la pluie. Jordan remonte ainsi à la quatrième place constructeur. Il est évident que l'objectif sera une place sur le podium final. En 1999, Ralf part, Frentzen le remplace. Le pilote allemand offre à l'écurie deux victoires dans la saison, en France et en Italie, tandis que Hill marque peu. Jordan décroche ainsi la troisième place constructeur, tout comme Frentzen décroche la troisième place du championnat pilote. Jordan est aux anges, le retour sur Terre n'en sera que plus douloureux.

 

Hill, parti à la retraite, est remplacé par Jarno Trulli. La saison 2000 semble plutôt bien commencer, avec la troisième place de Frentzen au Brésil. Puis c'est une succession de sixièmes places et un autre podium de Frentzen aux USA. Mais à la fin, 2000 ne ressemble pas du tout à 1999. En 2001, les grosses perfs ne sont plus du tout au rendez-vous. A mi-saison, Frentzen est licencié, ce dernier attaque Jordan en justice pour rupture abusive de contrat. D'abord remplacé par Zonta, Jordan accueillera Alesi, qui vient de quitter Prost. Et les ennuis ne s'arrêtent pas là. Non seulement 2002 n'est pas une bonne saison, malgré l'engagement de Takuma Sato, aucun pilote ne fait mieux que cinquième en course, mais Honda annonce son intention de délaisser Jordan, puis un plan de licenciement à hauteur de 17 %. Pour Eddie, la survie repose sur le choix d'un moteur officiel.

 

Les Jordan courent donc en 2003 avec le moteur Ford Cosworth. S'il n'y avait pas le Grand Prix du Brésil, la saison aurait été catastrophique. A Interlagos, Fisichella profite d'un drapeau rouge pour obtenir sa première victoire... quatre jours après la course ! Jordan se retrouve derrière tout le monde, sauf Minardi. 2004 n'est pas une meilleure saison. A Monaco, Heidfeld profite de l'abandon de nombreux pilotes pour être septième. Et au Canada, c'est la disqualification des pilotes Williams et Toyota qui permet à Glock et Heidfeld de terminer septième et huitième. En 2005, l'écurie est rachetée par le groupe Midland, et pour sa dernière saison sous le nom de Jordan, les voitures jaunes ne réaliseront pas de miracles, si ce n'est aux Etats-Unis où Tiago Monteiro termine troisième et Kartikheyan quatrième, des positions avantagées par le retrait de quatorze voitures au départ ! Monteiro, qui enchaînera seize Grands Prix sans abandonner, une des plus longes séries de l'histoire, marque également un point en Belgique.

Julien