Jean-Éric VERGNE
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Jean-Éric Serge Raymond Vergne
Nation : France
Né le 25 avril 1990 - Pontoise (Val-d'Oise) - 26 ans
Premier Grand Prix :
Australie 2012
Dernier Grand Prix :
Abou Dhabi 2014
Meilleur classement :
6e
Meilleure qualification :
6e
Casque
Meilleur classement en Championnat du Monde : 13e en  2014
2012
17
2013
15
2014
13
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Position sur la grille de départ
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Position à l'arrivée

Jean-Éric Vergne fait partie de cette nouvelle vague française prometteuse du sport auto, accompagné de Romain Grosjean, Charles Pic et Jules Bianchi.

 

Jean-Éric, surnommé JEV, est né à Pontoise le 25 avril 1990, et débute en karting dès l'âge de 4 ans, son père étant propriétaire d'une piste de karting. Il remporte le championnat de France en 2001, et il devient vice-champion d'Europe en 2005 et décroche une place d'honneur au championnat du monde en 2006 dans la catégorie reine, puis intègre la FFSA.

 

Vergne passe en monoplace dès 2007, et gagne la Formula Campus, puis enchaîne dans la foulée en 2008 en participant à l'Eurocup Formula Renault 2.0 et la Formula Renault 2.0 West European Cup avec l'équipe SG Formula, où il décroche des places d'honneur derrière ses coéquipiers Daniel Ricciardo et Valtteri Bottas. Il finit vice-champion de ces deux championnats en 2009 derrière l'Espagnol Albert Costa.

 

En 2010, JEV participe au très réputé championnat britannique de F3, où il gagne la moitié des courses de la saison (douze sur vingt-quatre), remportant même les trois manches à Spa. Il succède donc à ses compères de la Red Bull Junior Team : Jaime Alguersuari et Daniel Ricciardo. Il remplace également Brendan Hartley chez Tech 1 à la fin de la saison de Formule Renault 3.5, et, une nouvelle fois, Vergne impressionne : quatre podiums en six courses, dont une victoire, ce qui lui permet de se hisser à la huitième place du championnat en ayant disputé seulement un tiers de la saison. Il marque même plus de points sur ces six courses que son coéquipier Ricciardo, qui finit vice-champion.

 

Il est ainsi convié à participer aux tests de jeunes pilotes en fin de saison avec l'équipe Toro Rosso, où ses chronos se montrent convaincants. En 2011, le championnat de Formule Renault 3.5 est la priorité du francilien. Il est engagé par Carlin, son coéquipier est le jeune mais redoutable Canadien Robert Wickens. Sur dix-sept courses disputées, JEV finit neuf fois sur le podium, dont cinq fois sur la plus haute marche, pendant que son coéquipier réalise un podium de plus. Carton plein pour Carlin Motorsport, mais le titre revient à Wickens, après un accrochage lors de la dernière course à Barcelone. Jean-Éric fait donc logiquement ses débuts en Formule 1 pendant les essais libres des Grands Prix de Corée du Sud, d'Abou Dhabi et du Brésil.

 

En décembre, il est confirmé chez Toro Rosso aux côtés de son ancien équipier et rival au sein de la Red Bull Junior Team, l'Australien Daniel Ricciardo. Pour les deux hommes, la saison est assez simple à résumer : l'Australien démontre de belles qualités sur un tour de qualifications, mais le Français se montre plus solide en course et rapporte les meilleurs résultats à l'écurie. Le Francilien termine effectivement huitième à quatre reprises : en Malaisie, en Belgique, en Corée du Sud et au Brésil. Dix-septième au championnat, il devance son coéquipier de six points.

 

Le duo est conservé pour 2013, mais est sous la menace des autres jeunes loups de Red Bull, à savoir Antonio Felix da Costa, Daniil Kvyat et Carlos Sainz Jr. Si JEV réalise une nouvelle fois la meilleure performance de l'année pour l'écurie en terminant sixième à Montréal, c'est cette fois Ricciardo qui a l'avantage au championnat, en battant de sept points le Français. Sur l'ensemble des deux saisons, le duel est équilibré, et à l'annonce du départ en retraite de Mark Webber, l'un comme l'autre peut espérer une place de titulaire aux côtés de Sebastian Vettel dans l'écurie championne du monde, Red Bull Racing. C'est cependant l'Australien qui est choisi pour remplacer son compatriote, celui-ci ayant les faveurs de Helmut Marko.

 

Confronté au champion GP3 Series en titre, le jeune Russe Daniil Kvyat, Vergne est attendu au tournant pour 2014. Il doit absolument dominer le jeune pilote de dix-neuf ans s'il veut espérer continuer sa carrière en Formule 1. Bien qu'il soit régulièrement devant tant en qualifications qu'en course, la domination du Français n'est pas aussi flagrante qu'attendue. A l'annonce du recrutement de Max Verstappen pour l'année suivante, JEV se sait condamné. Malgré le départ de Sebastian Vettel de Red Bull annoncé quelques semaines plus tard, il est déjà trop tard pour Jean-Éric : Kvyat est choisi pour remplacer l'Allemand, et il quitte la F1 par la petite porte.

 

Sans réelle issue pour 2015, il se tourne alors vers le championnat nouvellement créé, la Formule E. Avec Andretti Autosport, il signe la pole position dès sa première course en Uruguay, mais abandonne à deux tours de l'arrivée alors qu'il tenait le podium. Une mésaventure similaire lui arrive à Miami, mais il termine sur le podium à Long Beach et Londres, concluant cette première saison partielle à une encourageante septième place. Entre temps, JEV est recruté par la Scuderia Ferrari en tant que pilote d'essais, poste qu'il partage avec Esteban Gutierrez.

Lucas