Jean ALESI
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Jean Robert Alesi
Nation : France
Né le 11 juin 1964 - Avignon-Montfavet (Vaucluse) - 50 ans
Premier Grand Prix :
France 1989
Dernier Grand Prix :
Japon 2001
Meilleur classement :
1er
Meilleure qualification :
1er
Casque
Meilleur classement en Championnat du Monde : 4e en  1996, 1997
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Position à l'arrivée

Jean Alesi est né un beau jour de Juin 1964 à Avignon. Fils d'un carrossier, son enfance est bercée par l'automobile.

 

Au début des années 80, Jean se lance dans le Karting. Il sera champion de Ligue en 1982.

1983 le voit parcourir les circuits de la Coupe Renault 5. Le passage à la monoplace se fait par l'intermédiaire de la Formule Renault . c'est en F3 que son talent va se révéler. Vice-champion dès sa première saison en 1986, il est champion l'année suivante avec 7 victoires pour le Team Oreca de Hugues de Chaunac. C'est avec cette équipe qu'il arrive en F3000 en 1988. L'année ne sera pas merveilleuse et Jean rejoindra un certain Eddie Jordan pour la saison 1989. Cette année là est l'année Jean Alesi. Il est champion Intercontinental de F3000 avec 3 victoires, il court pour la première fois les 24 heures du Mans mais surtout il débute en F1 chez Ken Tyrrell.

 

Afin de remplacer Michele Alboreto, le vieux Ken demande à Eddie Jordan de lui « prêter » son protégé. L'affaire sera facilitée par la présence d'un sponsor commun aux deux équipes, le cigarettier Camel. Jean fait donc ces débuts dans la catégorie reine, à domicile, lors du GP de France au Castellet. Le monde de la F1 va découvrir alors un jeune pilote bourré de talent mais surtout pas impressionné du tout par ces congénères. Certains d'entre eux viendront même se plaindre de la conduite de l'Avignonnais lors du week-end. Qualifié 16ème, il termine 4ème après avoir été durant quelques tours 2ème de la course. Ken Tyrrell a encore réussi un coup magistral, il vient de mettre la main sur une perle rare. Jean finira la saison 1989 chez Tyrrell tout en courant pour le titre en F3000.

 

1990 est la première saison complète de Jean. La première course de la saison fait monter encore d'un cran l'intérêt sur le pilote français. Qualifié 4ème grâce à de très bons pneus Pirelli, Jean va offrir aux spectateurs un combat titanesque contre Ayrton Senna. La Tyrrell 019 est loin d'être aussi performante que la McLaren mais les rues étroites de Phoenix aidant, il faudra toute la force de persuasion de Ken Tyrrell pour obliger Jean à assurer les points de la seconde place. Jean finira encore une fois deuxième dans un GP en ville, à Monaco, où là encore il montrera l'étendue de son talent en se battant contre Senna et en résistant à Gerhard Berger sur la deuxième McLaren.

 

L'intérêt suscité autour de Jean lui ouvre les portes de 2 grandes équipes : Williams et Ferrari. La première en est à sa deuxième saison avec le moteur Renault et on s'attend à ce qu'elles soient compétitives en 1991. Mais pour Jean , conduire pour Ferrari est un rêve de gosse. Jean rejoindra donc l'écurie de Maranello où il retrouvera son idole, Alain Prost. La saison est loin des attentes de Jean et de Ferrari, la 643 n'est pas compétitive et ne remportera aucune course. Les saisons 1992 et 1993 ne sont pas brillantes. La voiture de 1992 était tellement mauvaise que pour s'excuser les dirigeants de Ferrari en offriront un exemplaire à Jean.

 

Arrivé durant l'été 1993 aux commandes de la Scuderia Ferrari, Jean Todt restructure l'équipe. La 412T1 sera une belle et compétitive monoplace. Jean signera 4 podiums, une pôle à Monza mais manquera 2 GP suite à une sortie de piste en essais privés. 1995 est l'année de la consécration. Le jour de ses 31 ans, Jean remporte sa première et unique victoire en F1 à l'occasion du GP du Canada. La joie était non seulement sur son visage mais aussi sur toutes les personnalités du paddock qui trouvait enfin que Jean était récompensé de son courage, de son audace et de son talent.

 

Michael Schumacher ayant signé pour la Scuderia pour 1996, Jean ainsi que son ami Gerhard Berger font le voyage inverse. La Benetton a emmené 2 fois Schumacher au titre suprême, Jean a donc de grandes ambitions. Hélas, la B196 ne sera pas facile à mettre au point et à piloter mais Jean terminera la saison à la 4ème place du championnat et ratant de peu la victoire au GP de Monaco. La saison 1997 sera de la même trempe. Jean signera de nombreux podiums ainsi qu'une pôle position à Monza. Les relations entre lui et Flavio Briatore ne seront plus au beau fixe et à la surprise générale, Jean révèle qu'il a signé chez Sauber pour 1998. Jean quitte donc Benetton en ayant signé une pôle et 13 podiums en 2 ans. C'était loin de ses espérances.

 

A partir de la saison 1998, Jean ne roulera plus dans le groupe de tête mais dans le ventre mou du peloton. Il signera son dernier podium lors de l'incroyable GP de Belgique 1998. Il parviendra à amener sa Sauber sur la première ligne de la grille de départ des GP d'Autriche 1998 et de France 1999.

 

Après avoir réalisé son rêve, conduire pour Ferrari, Jean va de nouveau laisser parler son coeur et signer en 2000 pour l'écurie de son ami et modèle, Alain Prost. Hélas, la Prost-Peugeot AP03 ne sera pas du tout compétitive et Jean termine la saison sans marquer aucun point, ce pour la première et dernière fois de sa carrière.

 

Pour 2001, le moral est bon, Ferrari fournit le moteur et les essais de pré-saison sont très bons, l'AP04 paraît bien née. Le bonheur arrive lors du GP de Monaco où Jean parvient à arracher le point de la sixième place. Il n'avait marqué aucun point depuis le GP du Japon 1999. Deux nouveaux points viendront s'ajouter lors du GP du Canada avec une très belle 5ème place. Jean termine de nouveau 6ème à Hockenheim. Suite à ce GP et pour lui signifier son mécontentement en tant que patron d'écurie au sujet de déclarations dans la presse, Alain Prost envoie un recommandé à Jean. Pour ce dernier c'est le coup de grâce, son « ami » lui fait des reproches. La coupe est pleine et Jean va terminer la saison mais aussi sa carrière chez Eddie Jordan, celui avec qui il avait remporté le titre de F3000 en 1989. Le dernier GP de Jean au Japon le verra abandonner suite à un accrochage avec Kimi Raïkkönen.

 

De 2002 à 2006, Alesi courra en DTM avec Mercedes-AMG, sans grand succès. Il ne gagna en tout que quatre courses et fut souvent dominé par ses équipiers, aussi bien Schneider que Albers ou Paffett.

Parallèlement, il fut le capitaine l'équipe de France FFSA, où il parraina les jeunes pilotes français comme Prémat, Lapierre ou Pla.


En 2006, il a des contacts avec McLaren-Mercedes pour monter une équipe de Formule 1 vassale de Woking, Direxiv. Mais cela n'aboutit jamais.

En 2007, l'Avignonnais participe à un nouveau championnat de StockCar, les Speedcar Series.

Frederic et Tony