Helmut MARKO
...
Nation : Autriche
Né le 27 avril 1943 - Graz - 73 ans
Premier Grand Prix :
Autriche 1971
Dernier Grand Prix :
France 1972
Meilleur classement :
8e
Meilleure qualification :
6e
Jamais classé en Championnat du Monde
1971
nc
1972
nc
1
2
3
4
5
1
6
7
8
9
10
11
1
12
13
14
15
1
16
2
17
18
2
19
20
21
22
2
23
24
25
26
27
28
29
30
31
32
33
34
Position sur la grille de départ
1
2
3
4
5
6
7
1
8
9
2
10
1
11
1
12
1
13
1
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28
29
30
31
32
33
34
Position à l'arrivée

Fils de bonne famille Autrichienne, Helmut Marko n'aura pas eu le temps de montrer réellement tout son talent.

 

Né le 27 avril 1943 à Graz, il s'oriente tout d'abord vers une carrière d'avocat. Même si ses études de droits ne lui permettent pas de débuter sa carrière, il passe son temps libre au sein d'une bande de jeunes fous qui occupe son temps libres à sillonner les routes Autrichiennes. Parmi ces jeunes gens, on remarquera un certain Jochen Rindt. Mais à 25 ans, sa carrière peut commencer, en l'occurrence en formule Super Vée. Il y connaît un certain succès, avant de passer en F3. Mais les bonnes performances ne sont pas vraiment au rendez-vous. Cela ne l'empêche pas d'être sollicité par la maison Porsche pour piloter une de leur voiture en sport-prototypes. Au sein du Martini Racing, il dispute diverses épreuves et collectionne les podiums en 1970. L'année suivante, il continue sur sa lancée, et connaît le point d'orgue de sa jeune carrière : une victoire aux 24 heures du Mans, en compagnie de Gijs Van Lennep.

 

Les bonnes nouvelles s'accumulent pour l'Autrichien qui se voit offrir le volant d'une F1 : une McLaren de l'équipe de Joachim Bonnier. Ses débuts en Allemagne sont écourtés : il n'est pas qualifié. Lors de la course suivante, son grand prix national, il passe dans l'équipe officielle BRM. Sa monoplace ne lui permet pas d'espérer de grandes performances, mais il se défend honorablement face à ses adversaires. De plus, il fait preuve d'une grande constance, entachée seulement d'un abandon à Monza.

 

L'année suivante, il continue à courir en sport-prototypes, mais au volant d'une Lola. Mais cela ne l'empêche pas de continuer à se faire remarquer. En parallèle, il va disputer une saison complète en F1, toujours chez BRM. Face à ses équipiers, il fait mieux que se défendre, et sa constance en course lui permet de se faire un nom en F1. A Monaco, sous une pluie diluvienne, il termine 8ème. Mais à Clermont-Ferrand, alors qu'il navigue à une superbe 6ème place, une des innombrables pierres présentes sur le circuit de Charade frappe le casque de l'Autrichien, perfore sa visière et vient l'atteindre à l'œil : ce dernier est perdu, et il ne pourra plus jamais piloter.

 

Helmut Marko ne quitte pas pour autant le monde du sport automobile. Il est le manager de bons pilotes autrichiens tels que Gerhard Berger et Karl Wendlinger. Dans les années 1990 il crée sa propre écurie de Formule 3000 RSM Marko qui obtient quelques succès.

En 2005 son ami Dietrich Mateschitz le nomme consultant au sein de sa nouvelle équipe de F1 Red Bull Racing. Très vite, Marko acquiert dans le paddock l'image d'éminence grise de Mateschitz, dirigeant officieusement l'écurie avec Christian Horner. A partir de 2009, son rôle devient controversé car certains observateurs le soupçonnent de favoriser ouvertement la carrière du jeune Sebastian Vettel. En 2010 éclate une violente polémique avec le second pilote de l'écurie Mark Webber, qui lors du GP de Grande-Bretagne accuse Horner et Marko de le défavoriser au profit de Vettel.

Baptiste