Hector REBAQUE
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Hector Alonso Rebaque
Nation : Mexique
Né le 5 février 1956 - Mexico - 60 ans
Premier Grand Prix :
Allemagne 1977
Dernier Grand Prix :
Las Vegas 1981
Meilleur classement :
4e
Meilleure qualification :
6e
Meilleur classement en Championnat du Monde : 10e en  1981
1977
nc
1978
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1979
nc
1980
21
1981
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Position sur la grille de départ
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Position à l'arrivée
Ce fils d'un richissime industriel mexicain fut l'un des derniers gentleman driver de la discipline. Il fut en tout cas le dernier à tenter de s'imposer avec sa propre voiture en F1. Mais la réussite ne fut pas au bout : son parcours au volant sa voiture ressemble plus à celles de Merzario ou Amon qu'à celles de Brabham ou McLaren.

Sa carrière commença, dès l'âge de 15 ans, par des courses de rallycross dans son pays natal. Dès le début il fut soutenu par son père qui avait tâté de la discipline dans les 60, notamment à Sebring ou à Daytona. En 1975, il est repéré par Fred Opert qui le fait participer aux championnats de Formule Atlantic britannique et en Formule 2. La réussite n'est pas au rendez-vous et Hector retraverse l'Atlantique pour se frotter au très relevé championnat de Formule Atlantic, dans lequel il croise un certain Gilles Villeneuve.

Grillant les étapes, Hector parvient à réunir une coquette somme pour louer un volant chez Hesketh, en Formule 1, pour six épreuves. Malheureusement, il ne parviendra à prendre le départ qu'à une seule reprise : en Allemagne. Motivé et toujours autant soutenu par son père, Rebaque monte sa propre structure, sa propre écurie de Formule 1 pour 1977, en rachetant les Lotus 78 abandonnées. Si la structure est financièrement saine (pour l'instant), le secteur sportif et technique manque d'expèrience à ce niveau de la compétition. Les non qualifications sont nombreuses (neuf sur seize), mais les efforts consentis par l'équipe sont payés à l'occasion du GP d'Allemagne. Ce jour-là, le Team Rebaque et son pilote parviennent à rallier l'arrivée en 6è position, synonyme d'1 point au championnat du monde.

En 1979, Rebaque redouble d'efforts et se lance dans un nouveau projet : la construction de sa propre monoplace. En attendant que sa voiture soit prête, il conduira une Lotus 79. La première partie de la saison n'est pas glorieuse et sans aucun regret qu'Hector lance sa voiture pour les 3 dernières épreuves de l'année. La voiture, baptisée Rebaque HR100, est largement inspirée par les Lotus ayant officiées dans l'écurie mexicaine. Lors de la première sortie de la monoplace, en Italie, l'équipe se rend compte de l'ampleur de la tâche. Hector est non qualifié, relégué à plus de 8 secondes de la pole, à plus de 3 secondes du dernier qualifié et même à 7 dixièmes de l'avant dernier, Arturo Merzario dont la voiture n'est pourtant pas un foudre de guerre. Pourtant, l'incroyable se produisit lors de l'épreuve suivante, au Canada. Hector parvient à amener sa voiture en 22è position, devançant 7 voitures. Malheureusement pour lui, sa course s'arrêtera au 26è tour, alors qu'il occupait la dernière position. Pour le dernier GP de la saison, aux Etats-Unis, Hector se trouvera une nouvelle fois non qualifié.

A la fin de l'année, le constat est amère pour Hector : sa voiture est encore moins compétitive que les voitures qu'il avait l'habitude de louer et, encore plus dur, les caisses de l'écurie virent au rouge vif. Le soutien de « papa » ne suffit plus et les sponsors ne se précipitent pas pour aider la lourde monoplace mexicaine. Pourtant, l'histoire de Rebaque en F1 ne s'arrête pas là. Il parvient à trouver refuge chez Brabham, déclanchant en cela l'hilarité des observateurs, ricanant en imaginant ce fils à papa dans une monoplace digne de ce nom.

Pourtant, les sarcasmes vont s'arrêter très vite. Le coup de volant du mexicain est précis et sa vélocité certaine. Si la saison 1980 ne lui rapporte qu'un petit point, la saison 81 sera celle de la révélation. A l'occasion du 3è GP de l'année, en Argentine, Hector occupe très sereinement la seconde place jusqu'à qu'un problème moteur vienne interrompre sa chevauchée vers le podium. Terminant 4è à San Marin, en Allemagne et aux Pays Bas, Hector clôture la saison en 10è position au championnat du monde avec 11 points. Ironiquement, alors que son talent est désormais connu, Rebaque se retrouve sans volant pour 1982...

Il prend alors la décision de se tourner vers l'Indycar, de retrouver son continent. Son début de saison est marqué par de nombreux accidents, dont un, très sérieux à Michigan. Dès lors, Hector est frappé d'une irréversible aversion pour les ovales, ce qui est bien sur, incompatible avec une carrière aux Etats-Unis. Pourtant, 2 mois plus tard, lors de la course de Road America, sur le redoutable et sélectif circuit d'Elkhart Lake, Hector parvient à remporter la première victoire de sa carrière. Il fut bien aidé en cela par les nombreux abandons ainsi que par l'abandon dans le dernier tour du leader Al Unser. Néanmoins, le pilote mexicain décide de fêter cette victoire en ... annonçant sa retraite !!! A l'âge de 29 ans, le mexicain décide de tourner la page, refusant de vivre à nouveau des moments difficiles comme son accident de Michigan.

Néanmoins, en 1983, on verra Hector Rebaque en Formule 1. Il fera une tentative de retour à l'occasion de la Course des Champions à Brands Hatch. Qualifié en 10è position, il sera contraint à l'abandon dès le 15è tour. Cette sortie sera la dernière de la carrière de pilote de ce jeune espoir, dont le talent n'avait rien à envier à son portefeuille.

Ayant totalement disparu du monde du sport automobile, c'est avec une réelle surprise qu'il fut accueilli à Elkhert Lake en 2002 pour fêter son unique victoire en sport automobile.
Axlex