Gabriele TARQUINI
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Nation : Italie
Né le 2 mars 1962 - Giulianova - 54 ans
Premier Grand Prix :
Saint-Marin 1987
Dernier Grand Prix :
Europe 1995
Meilleur classement :
6e
Meilleure qualification :
11e
Meilleur classement en Championnat du Monde : 27e en  1989
1987
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1988
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1989
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Position sur la grille de départ
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Position à l'arrivée

A l'âge de 22 ans (1984) Gabriele parvient à réaliser le Grand Chelem en Karting en devenant champion d'Italie, d'Europe et du Monde ce qui lui ouvre les portes de la F3000 (après un passage en F3) pour 3 saisons (1985-1987) en dents de scie puisqu'il finira successivement 6e (devant Ivan Capelli et Philippe Streiff), 10e (devant Satoru Nakajima) puis 8e.

 

En 1987 son compatriote Enzo Osella lui permet de débuter en Formule 1 au grand-prix de Saint Marin. La vieillesse du matériel (une FA1G datant de 1985) n'autorise pas Tarquini à se qualifier mieux que dernier sur la grille de départ. En course il abandonne au 26e tour sur rupture de boîte de vitesse alors qu'il occupait la 20e et dernière position. Pour la suite de la saison Osella n'engage qu'une seule voiture pour Alex Caffi.

 

En 1988 le jeune italien se voit confier un volant de titulaire par son ancien employeur en F3000 Enzo Coloni qui a décidé lui aussi de faire le grand saut en passant en Formule 1. Malheureusement cette année d'apprentissage sera à l'image du reste de la carrière de Gabriele : un matériel ne pouvant que très rarement se défaire du fond de grille et des non qualifications qui s'accumulent à cause d'un manque de développement technique en cours de saison. Jusqu'au grand-prix du Canada où il obtiendra une valorisante 8e place après être parti dernier, la saison sera correcte puisqu'aucune non qualification ne sera enregistrée. Mais le manque de liquidités empêche Coloni de développer sa FC188 et la suite sera beaucoup plus difficile avec des résultats en pré qualifications entre 7 et 10 secondes de la pole position et seulement deux drapeaux à damier en Hongrie et au Portugal.

 

Pour 1989 Tarquini fait confiance à un autre ancien employeur de F3000 : First Racing. Le châssis est conçu, fabriqué mais le budget se révèle finalement insuffisant puis les manufacturiers de pneus renoncent à la fourniture. Le projet est donc avorté et Gabriele se retrouve sans volant. Cependant, Philippe Streiff se blesse gravement aux essais du grand-prix du Brésil et Henri julien décide d'engager le pilote transalpin pour le remplacement chez AGS.

Ce début de collaboration va se révéler productif car pour sa première course Tarquini se qualifie 18e et termine à une encourageante 8e place. Il signe ensuite le 13e temps au grand-prix de Monaco avant d'abandonner. Mais l'exploit arrive au Mexique où après être parti de la 17e place sur la grille de départ il parvient à franchir la ligne d'arrivée à la 6e place derrière Alain Prost. Malheureusement pour le pilote ce sera le seul point inscrit dans toute sa carrière. Il finit donc la saison au 26e rang après que les deux derniers tiers de 1989 se soit fais en chute libre avec des non pré qualifications ininterrompues entre l'Allemagne et l'Australie. Comme chez Coloni l'année précédente le manque d'argent se fait de plus en plus ressentir au fil de la saison quand certaines équipes un peu mieux armées comme Larousse ou Onyx ont pu améliorer leur matériel et dépasser AGS.

 

Le rythme entamé en 1989 se confirme en 1990 puisque Tarquini ne parvient pas à qualifier sa modeste AGS JH25 avant le grand-prix de Grande Bretagne, soit à la moitié de la saison où il abandonnera à cause d'une casse du V8 Ford. La seule arrivée a lieu en Hongrie mais loin des points (13e). Ce manque de compétitivité ne permet pas au pilote italien de trouver un meilleur volant pour 1991 et c'est toujours chez AGS qu'il débute l'année.

 

Tarquini réussi à qualifier sa rétive JH25 à Phoenix et même à terminer à la 8e place grâce au grand nombre d'abandons enregistrés pendant la course. Ce résultat sera sans lendemain puisqu'il n'arrivera plus à se qualifier jusqu'à son dernier grand-prix pour Henri Julien malgré l'apparition de deux nouvelles monoplaces. Conscient du talent de ce pilote, Gabriele Rumi décide de l'engager pour les trois derniers grands prix chez Fondmetal. La voiture se révèle plus véloce qu'une AGS car Tarquini parvient à rejoindre l'arrivée en Espagne et au Japon (11e et 12e). La confiance est donc de mise pour 1992.

 

La déception sera la hauteur des espérances : le pilote italien ne rejoint qu'une seule fois le drapeau à damier en Grande Bretagne. Cette année le problème vient de la fiabilité de la voiture car les qualifications se déroulent très bien (5 fois placé mieux que 15e) mais les casses de moteur et de boîte de vitesse détruisent les espoirs de Gabriele de bien figurer. Ce problème sonne le glas de sa carrière en F1 malgré un retour inattendu trois ans plus tard au grand-prix d'Europe en remplacement de Katayama alors blessé. Il se qualifie et fini la course à la 14e place pour son ultime grand-prix.

 

Depuis Tarquini est devenu une star des championnats de voiture de tourisme notamment en rempotant le BTCC en 1994 avec une Alfa Romeo 155 et le championnat européen en 2003 au volant d'une 156. Il se lance dans une nouvelle campagne en 2009 avec une Seat Leon 2.0 TDI pour disputer le titre à Yvan Muller. Lui et le pilote français se disputent le titre toute la saison, et les deux coéquipiers doivent attendre la 2ème course de Macao, dernière manche de la saison. L'italien finit par subtiliser le titre au champion pour 4 points seulement.

 

En 2010, alors qu'Yvan Muller est parti chez Chevrolet, Tarquini remet son titre en jeu, mais n'est pas en mesure d'inquiéter Muller, champion une seconde fois après 2008. Il parvient néanmoins à terminer 2ème du championnat, à égalité avec Rob Huff après une belle bataille lors de la seconde course à Macao.

Jules et Lucas