Fondateur : Enzo Ferrari (1898-1988)
Nation : Italie
Premier Grand Prix :
Monaco 1950
Dernier Grand Prix :
Abou Dhabi 2016
Meilleur classement :
1er
Meilleure qualification :
1er
Classement en Championnat du Monde
6 660.50 points
7.17 pts / GP
99.41 pts / saison
013 956 tours en tête
072 595 kms en tête
105 554 tours parcourus
541 905 kms parcourus
208
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2
249
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227
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Position sur la grille de départ
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2
232
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6
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Position à l'arrivée

La Scuderia Ferrari est l'écurie de Formule 1 la plus célèbre et aussi la plus ancienne encore en activité : elle a participé à toutes les saisons de F1 depuis 1950. Elle aura eu ses heures de grande suprématie surtout dans les années 2000.

 

La première Scuderia Ferrari est née le 1er décembre 1929, créée par Enzo Ferrari, ancien pilote de course pour Alfa Romeo. Mais les Ferrari proprement dites apparaîtront plus tard. Les voitures sont des Alfa Romeo. Le cheval cabré apparaît en 1932. Lorsque Enzo remporta sa première course, il reçut de la part de la comtesse Baracca le dernier morceau d'avion de leur fils, Francesco : un cheval cabré noir. Il Ingeniere y ajoutera un fond jaune, la couleur de la ville de Modène. Ferrari remporte de nombreuses victoires, avant que n'arrivent les allemands Mercedes et Auto-Union. Puis la guerre éclate.

 

En 1947, arrivent les premières voitures. Le 2 mai 1947, à Piacenza, Franco Cortese conduit la toute première Ferrari, la 125. Alors qu'il mène la course, une panne d'alimentation oblige Cortese à abandonner à 3 tours de la fin. Un échec prometteur, dit Enzo. En 1948, Ferrari fait son apparition dans diverses courses internationales de F1 et de F2, remportant en 1948 et 1949 12 victoires. La saison 1950 approche et avec elle la création du championnat du monde de Formule 1.

 

Mais les Ferrari ont un adversaire de taille : l'Alfa Romeo Tipo 158, qui remporte toutes les courses de la saison, tandis que Ferrari, absent de la première course de l'histoire pour problèmes financiers, ramasse 3 podiums. En 1951, les Ferrari commencent à rattraper les Alfa Romeo Tipo 159. Le 14 juillet 1951, sur le circuit de Silverstone, l'argentin Jose Froilan Gonzalez offre à Ferrari sa première victoire dans le championnat du monde, suivi par deux victoires d'Alberto Ascari, en course pour le titre, que Fangio finira par remporter.

 

En 1952, Fangio ne participe pas au championnat, en raison d'un accident à Monza, Alfa Romeo s'est retiré et le règlement change pour une formule de deux litres, à la quelle Ferrari était mieux préparé que quiconque. C'est donc sans aucune opposition qu'Ascari donne un premier titre pilote à Ferrari, en réalisant le score parfait : 36 points comptés sur 36 possibles ! Il en sera de même pour la saison 1953, où le retour de Fangio n'empêche pas Ascari de cueillir un nouveau titre.

 

En 1954, Ferrari doit faire face à un nouveau changement de réglementation de 2.5 litres et au retour triomphant de Fangio et des Mercedes. En 1955, les Mercedes sont imbattables, sauf à Monaco où Ferrari l'emporte grâce à Maurice Trintignant, premier français vainqueur en GP. En 1956, Ferrari accueille le champion du monde en titre, Juan Manuel Fangio qui conduit les Lancia D50 reprises par la Scuderia. Fangio sera à nouveau champion du monde, mais difficilement et ce dernier quitte Ferrari. Cette même année, le Commendatore perd son fils Alberto, dit Dino, décédé d'une sclérose en plaques. En 1957, Ferrari ne peut pas grand chose face aux Maserati et à l'arrivée des Vanwall.

 

En 1958, Ferrari remporte un nouveau titre pilote grâce à Mike Hawthorn, qui remporte le titre de peu face à Moss, qui donne à Vanwall le premier championnat constructeur de l'histoire. Les saisons 1959 et 1960 seront le règne des Cooper à moteur arrière. Ferrari fait son grand retour en 1961 avec la Tipo 156 Supersqualo, avec comme pilotes Phil Hill et Wolfgang von Trips, à la lutte pour le titre. En Italie, Von trips se tue, donnant le titre au pilote américain. L'écurie remporte également son premier titre constructeur.

 

En 1962 et 1963, Ferrari connaît un passage à vide, avant la saison 1964, où les Ferrari remportent le championnat constructeur de justesse devant BRM, tandis que John Surtees, pilote Ferrari, remporte le titre de peu devant Hill. La réglementation à 3 litres en 1966 et l'arrivée du mythique moteur Ford Cosworth empêchera Ferrari de se battre de nouveau pour le titre. Il s'en est fallu de peu que Jacky Ickx ne remporte le titre 1970, mais c'est Jochen Rindt qui devient champion, un mois après sa mort à Monza.

 

De 1971 à 1973, Ferrari gagne des courses, sans pour autan inquiéter au championnat du monde. C'est en 1974, que les Ferrari sont compétitives, avec l'accueil du pilote autrichien Niki Lauda. En 1975, il remporte le titre pilote et Ferrari la couronne constructeur. En 1976, Lauda est victime d'un terrible accident au Nürburgring, perdant d'un point le titre, mais la Scuderia est champion constructeur. En 1977, Lauda réalise le doublé, Ferrari le triplé. Cette année apparaît aussi avec les rouges le canadien Gilles Villeneuve. En 1978, Ferrari échoue à la seconde place, mais le succès revient l'année suivante grâce à Jody Scheckter.

 

En revanche, 1980 est une année à oublier. Pas le moindre podium pour la Scuderia. La réussite revient en 1981, avec la paire Pironi-Villeneuve. En 1982, tous les espoirs reposent sur le canadien. A Imola, les deux hommes se brouillent suite à une consigne d'écurie non appliquée, et 15 jours plus tard, Villeneuve se tue lors des essais du GP de Belgique. En Allemagne, Pironi est victime d'un terrible accident, qui met fin à sa carrière. Ferrari s'en tire avec une couronne constructeur, maigre compensation après la perte de deux pilotes importants. L'année suivante, Ferrari est de nouveau champion grâce à ses deux pilotes français, René Arnoux et Patrick Tambay. Le 14 août 1988, il Commendatore Enzo Ferrari décède à l'âge de 90 ans.

 

Jusqu'en 1989, Ferrari gagne, aligne les places d'honneur au classement. En 1990, Ferrari hérite du champion en titre Alain Prost. C'est à lui que Ferrari doit sa 100ème victoire au GP de France. Mais lors du dernier GP, le titre s'envole avec l'accrochage du français et de Senna. En 1991, la voiture est peu compétitive et Prost est licencié. 1991 et 1992 sont des années de vaches maigres. En attendant la reconstruction.

 

En 1993, Ferrari engage comme directeur sportif Jean Todt. Ferrari remporte 2 nouvelles victoires, une en 1994 et celle de Jean Alesi en au Canada en 1995. Mais c'est l'arrivée en 1996, du double champion en titre, Michael Schumacher, qui va relancer la Scuderia. Après une saison 1996 de mise au point, il repart pour le titre en 1997. Il s'accroche avec Villeneuve pour récupérer le titre, mais Villeneuve continue la course, tandis que Schumacher échoue dans le bac à gravier. En 1998, Schumacher et Ferrari échoue devant Häkkinen et McLaren-Mercedes. Mais la reconquête du championnat n'est plus très loin maintenant.

 

En 1999, Ferrari et Schumacher sont repartis. Mais Schumacher est victime d'un accident à Silverstone qui lui vaut 6 courses d'absence. Les espoirs reposent sur les épaules d'Eddie Irvine, qui échouera lui aussi derrière Häkkinen. Mais la paire a bien marché, Ferrari remporte le titre constructeur après 16 ans d'absence.

 

En 2000 commence la période Ferrari. Schumacher conquiert une 3ème couronne mondiale, le premier titre pilote Ferrari depuis 21 ans ! Les saisons suivantes se suivent et se ressemblent, 2001 est une bonne année, avec le 4ème titre de Schumacher et le record de victoires de Prost battu, 2002 est une démonstration écrasante de la supériorité des rouges, avec le scandale du GP d'Autriche et des consignes de course, mais aussi avec une écurie qui marque 221 points dans la saison ! En 2003, Ferrari est moins bon par rapport aux Williams et aux Mclaren, mais reste champion. Et en 2004, Schumacher et Ferrari écrasent de nouveau leurs adversaires, offrant à la Scuderia un 14ème titre pilote, le 5ème consécutif, et un 14ème titre constructeur, le 6ème consécutif !

 

Mais la saison 2005 sonnera le glas de la domination rouge. Les Ferrari ne s'illustreront vraiment qu'une seule fois, aux Etats-Unis, où les voitures rouges raflent le doublé, profitant de 14 abandons dès le tour de formation, suite à l'affaire Michelin. La faute, majoritairement, à des pneus Michelin moins préparés que les Bridgestone au changement de réglementation.

Pour l'année 2006, les changements de pneumatiques dans les stands sont de retour, et Ferrari aussi, avec en remplacement de Rubens Barrichello, le brésilien Felipe Massa. Le début de saison voit les Renault rester aux avant-postes, mais avec le retour à la victoire à Saint-Marin montre des rouges plus compétitifs. Par la suite, l'interdiction des mass dampers permet à Schumi de poursuivre sur sa lutte pour le titre mondial, et Felipe Massa remporte alors son premier succès sur l'Otodrom d'Istanbul. A deux courses de la fin, Schumacher et Ferrari sont en tête, mais l'abandon du pilote allemand sur casse moteur met à mal les chances de titres mondiaux, qui échoueront chez Fernando Alonso et l'équipe Renault.

 

Pour la saison 2007, Felipe Massa hérite du poste de pilote n°1, suite au départ en retraite de Michael Schumacher. Et avec Kimi Raikkonen comme coéquipier, les Rouges partaient, en théorie, avec de bonnes chances de jouer la couronne mondiale, ce qui advint. La régularité fut au rendez vous pour les deux pilotes, et malgré une campagne Nord Américaine en demi-teinte, Ferrari remporte le championnat des constructeurs 2007 lors du Grand Prix de Belgique suite à la disqualification de l'écurie McLaren (unique adversaire pour le titre de la Scuderia) dans l'affaire d'espionnage. Cependant à la fin de la saison, Ferrari aurait tout de même battue McLaren au nombre de points.

Côté pilote, c'est Raikkonen, qui contre toute attente, rafle la mise dans l'ultime épreuve du championnat, à Interlagos, en profitant des déboires de Lewis Hamilton et, plus relativement, de Fernando Alonso qui étaient les grands favoris.

 

Pour 2008, le principal changement chez Ferrari est le départ de Jean Todt, remplacé par son lieutenant Stefano Domenicali. Cette saison est assez difficile pour la Scuderia qui, tout en ayant toujours la meilleure voiture du peloton, rencontre d'importants problèmes de fiabilité et commet des erreurs stratégiques coûteuses. Comme en 2007, la lutte contre McLaren est sévère : si Raïkkönen connaît une saison très décevante, Massa joue le titre jusqu'au bout contre Lewis Hamilton et s'incline d'extrême justesse au Brésil face au Britannique. Toutefois, la Scuderia conserve le titre constructeur, son huitième en une décennie.

 

En 2009, Massa et Raïkkönen entament leur troisième saison en commun. Mais la nouvelle réglementation ébranle la domination que la Scuderia exerce depuis dix ans sur la Formule 1. La F60, malgré ou à cause de l'utilisation du SREC, n'est absolument pas performante. Après trois courses, l'équipe n'a ainsi pas marqué un point. Vers l'été, Massa et Raïkkönen parviennent à obtenir deux podiums, mais les Brawn, Red Bull et McLaren sont bien plus rapides que les voitures rouges.

Pire encore, en Hongrie, Massa est victime d'un grave accident qui le contraint à mettre un terme à sa saison. Luca Di Montezemolo annonce alors le retour de Schumacher, mais ce dernier renonce bien vite. Finalement Massa est remplacé par le pilote essayeur Luca Badoer, mais ce dernier est si mauvais que c'est Giancarlo Fisichella qui finit la saison dans son baquet. De son côté, Raïkkönen sauve l'honneur de Ferrari et décroche une victoire assez chanceuse en Belgique. Au final, Ferrari n'est que quatrième au général, son pire résultat depuis 1993.

 

Pour 2010, Ferrari se sépare de Raïkkönen et engage le double-champion du monde Fernando Alonso, tandis que Massa fait son retour. La F10 est bien meilleure que sa devancière et signe le doublé dès la première course à Bahreïn, Alonso devant Massa. Toutefois le début de la saison est dominé par les Red Bull et les McLaren, et la Scuderia ne peut jouer que les places d'honneur. Une nouvelle version de la F10 apparue au GP d'Europe améliore les choses.

Ainsi les deux voitures rouges signent-elle le doublé en Allemagne, mais cette course va créer une grave polémique. En effet Massa menait tranquillement l'épreuve jusqu'à ce que Domenicali lui ordonne de laisser passer Alonso, mieux placé que lui au championnat; Le Brésilien s'exécute et cède ainsi injustement la victoire, reproduisant le scénario du GP d'Autriche 2002. Les consignes de courses étant interdites, Ferrari est jugée par le Conseil mondial de la FIA, mais s'en sort avec une simple amende. La présidence de Jean Todt n'est sans doute pas étrangère à ce traitement de faveur. Mais la réputation de la marque italienne ne sort à nouveau pas grandie de cette affaire.

Par la suite Alonso, devenu le véritable patron de l'équipe, remporte encore trois courses et, grâce aux maladresses des pilotes Red Bull Vettel et Webber, pointe en tête du classement avant la dernière manche à Abou Dhabi. Mais ce jour-là Ferrari et son stratège Chris Dyer commettent une grossière erreur en calquant la course de l'Espagnol sur celle de Webber, visiblement hors de coup, délaissant Vettel qui remporte tranquillement la victoire. Dans le même temps Alonso s'est retrouvé englué dans le peloton avec Webber et perd ainsi le titre mondial au profit de Vettel. Au classement des constructeurs, Ferrari paie son mauvais début de saison et les insuffisances de Massa par une décevante troisième place.

 

Pour 2011 Ferrari prépare sa revanche, toujours avec le duo Alonso-Massa.

Julien et Tony