Fondateur : Emil Deidt
Nation : Etats-Unis
Premier Grand Prix :
Indianapolis 1950
Dernier Grand Prix :
Indianapolis 1952
Meilleur classement :
2e
Meilleure qualification :
3e
Jamais classé en Championnat du Monde (Constructeurs)
Meilleur classement en Championnat du Monde (Pilotes) : 7e en 1950 (Bill HOLLAND)
000 023 tours en tête
000 093 kms en tête
000 899 tours parcourus
003 617 kms parcourus
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Position sur la grille de départ
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Position à l'arrivée
Entre 1950 et 1960, les 500 Miles d'Indianapolis étaient considérés comme épreuve de F1. Mais c'est lors des années précédentes que Deidt inscrivit son nom au palmarès.

Emil Deidt qui avait déjà par le passé construit des châssis pour d'autres équipes en réalise un portant son propre nom cette fois en 1947, pour le compte de l'équipe Blue Crown Spark Plug. Le modèle Tufanelli Derrico fais ses premiers tours de roues à Indianapolis, la course d'ouverture du championnat AAA, mais tout au long de la carrière de Deidt, ce dernier ne fit jamais courir ses voitures en-dehors de l'Indiana. Deux monoplaces sont confiées à Mauri Rose, et à Tony Bettenhausen, mais à la suite de différents avec l'association des pilotes, qui boycottèrent le pole-day ce jour-là, Bettenhausen fut remplacé par le rookie Bill Holland. Les monoplaces se qualifient en 3ème et 8ème position, ce qui n'est pas si mal pour une première fois. Pendant la course, les Deidt sont en forme, et quand Cliff Bergere rentre au stand, Holland est en tête. Puis à al fin de la course, les directeurs font signe à Holland de laisser passer Rose, sans se douter que ce dernier allait remporter la victoire, Holland croyant qu'il était toujours en tête. Au final, Rose l'emporte devant Holland, mais quel magnifique doublé pour Emil Deidt.

En 1948, encore une fois, Mauri Rose et Bill Holland sont au rendez-vous. Les deux pilotes échouent de peu dans le difficile exercice de la pole position, c'est Rex Mays qui s'impose, le "Chris Amon" du Brickyard. Durant la course, Nalon est en tête, mais après un arrêt au stand compliqué par un problème d'essence, les Deidt s'échappent, et Rose en tête, qui va cueillir à la fin de la course une nouvelle victoire sur cet ovale, tandis que son lieutenant Holland termine de nouveau à la seconde place. En 1949, c'est Bill Holland qui va cette fois se distinguer au cours de l'épreuve. Qualfié en 10ème position sur la grille de départ, il se retrouve en tête à partir du 55ème tour après que Lee Wallard fut trahi par sa boite de vitesse, et ne lâchera plus le leadership jusqu'au drapeau à damiers qu'il franchit (enfin) en vainqueur. Comme les années précédentes, on s'attendait à voir un doublé des Deidt jusqu'au 193 tour, où Mauri Rose est contraint à l'abandon pour un problème de magnéto.

En 1950, les 500 Miles d'Indianapolis font désormais partie à la fois du championnat AAA et du championnat du monde de Formule 1. Et Deidt a pour désir de réitérer ses exploits des trois dernières années. Rose et Holland s'affirment encore une fois comme les favoris de l'épreuve et mènent chacun à leur tour. Mais c'est sans compter sur la ténacité de Johnnie Parsons, champion AAA en titre, qui malgré un problème moteur qui le bloque une bonne minute au stand, se place dans le groupe de tête, et sur la pluie qui oblige les organisateurs à amputer l'épreuve et à la stopper après 138 tours, et Parsons vainqueur devant les deux Deidt. La course de 1951 sera bien moins glorieuse pour les Deidt. Dans une épreuve marquée par un pourcentage d'abandons très important, des 4 Deidt au départ, seule celle de Duane Carter sera à l'arrivée, avec 20 tours de retard. C'est un véritable déclin pour l'équipe Deidt. En 1952, seul Tony Bettenhausen court sur Deidt, et doit abandonner avant d'avoir couvert la moitié de la course, pour un problème de démarreur.

En 1953, Pat O'Connor s'inscrit à Indianapolis avec une Deidt de Slick Racers, mais échoue aux qualifications. Une fin discrète pour les bolides trois fois triomphant d'Emil Deidt.
Julien