Chico SERRA
...
Francisco Serra
Nation : Brésil
Né le 3 février 1957 - Sao Paulo - 59 ans
Premier Grand Prix :
Etats-Unis Ouest 1981
Dernier Grand Prix :
Monaco 1983
Meilleur classement :
6e
Meilleure qualification :
15e
Meilleur classement en Championnat du Monde : 26e en  1982
1981
nc
1982
26
1983
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Position sur la grille de départ
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Position à l'arrivée
Il fait peu de doute que le jeune brésilien devait sa place en Formule 1 davantage à sa nationalité et à l'estime que lui portait Emerson Fittipaldi, qu'aux talents qu'il aviat démontré.

Comme beaucoup de jeunes pilotes de son pays, Chico a débuté chez lui, au Brésil, avant de devoir émigrer en Grande Bretagne. Que ça soit en Kart, en Formule Vé ou en Formule Ford, Serra se distinguera largement pour mériter sa place dans le très réputé championnat britannique de F3. Et comme le veut la tradition, lorsqu'il débarqua en Angleterre, c'est l'ancien, Emerson Fittipaldi qui vint le chercher et l'hébergera les premiers temps.

Mais pour son premier championnat ne se déroulera pas aussi bien qu'espéré. Il fut largement dominé par son compatriote Nelson Piquet avant de redorer son blason la saison suivante, au point d'accéder à l'antichambre de la F1, la Formule 2. Mais cette saison 80 qu'il disputa au volant d'une March marquera un point d'arrêt dans la carrière de Chico. A son bon début de saison, ponctué par trois quatrièmes places en quatre courses, on opposera la suite de la saison où il accumuler les déboires, abandons et accident. Il finira seulement 13è du championnat Européen.

Néanmoins, la chance sourit à Serra pour 1981. Emerson Fittipaldi, qui dirige sa propre écurie de F1, se sent incapable de cumuler les casquettes de Directeur et de Pilote. Il choisit ainsi de confier une de ses voitures à son jeune compatriote. Mais la Fittipaldi n'est pas une voiture de pointe, bien au contraire. Chico est contraint lors de chaque GP de lutter pour se qualifier. Il n'y parviendra qu'à 6 reprises, obtenant malgré tout une très belle 7è place, pour son premier GP, à Long Beach.

Pour 1982, Chico est reconduit chez Fittipaldi où il sera l'unique pilote, la structure brésilienne n'ayant plus les moyens d'aligner deux voitures. Mais l'histoire se répète, la voiture dessinée par Ricardo Divila est hors-jeu et ne permet pas à Chico de briller. A une exception notoire. A l'occasion du triste GP de Belgique, Chico se qualifie en 23è position. Profitant des abandons, mais également auteur d'une très belle course, Chico se permet d'aller cueillir la 6è place, synonyme d'un point au championnat du monde. Ce sera l'unique de la saison et même l'unique de la carrière du jeune brésilien. Le reste de la saison ne restera pas dans les annales malgré une 7è place en Autriche. A la fin de la saison, l'écurie est contrainte de mettre la clef sous la porte. Chico se retrouve provisoirement sans volant.

Provisoirement ? Oui, car en début de saison, Arrows, à la recherche d'un second pilote avec budget, fait appel à Chico. Mais le jeune brésilien n'a le budget que pour les 5 premières courses de la saison. La saison commence chez lui, au Brésil, où il finit à une honorable 9è place. Lors des deux épreuves suivantes, la Course des Champions et le GP de France, Chico sera contraint à l'abandon à cause de problèmes avec sa boîte de vitesses. Lors du GP de San Marin, il finit par une très belle 8è place, avant d'obtenir son meilleur résultat à Monaco, avec une 7è place à quelques mètres de l'Alfa Romeo de Mauro Baldi.

A cours de budget, Chico voit sa carrière en F1 s'interrompre ici. On ne le reverra que très rarement en Europe : abandon aux 1.000 Kms du Nürburgring. Ses autres participations à des épreuves internationales sont aussi rares : une aux 1.000 Kms de Kyalami et une à une course d'Indycar, à Portland, à chaque fois, contraint à l'abandon.
Depuis, Chico est revenu au Brésil où il participe encore à de nombreuses courses dans des disciplines très variées.
Axlex