Fondateur : Jack Brabham (1926-2014)
Nation : Royaume-Uni
Premier Grand Prix :
Allemagne 1962
Dernier Grand Prix :
Hongrie 1992
Meilleur classement :
1er
Meilleure qualification :
1er
Classement en Championnat du Monde
Champion du Monde (Constructeurs) en 1966, 1967
Champion du Monde (Pilotes) en 1966 (Jack BRABHAM), 1967 (Denny HULME), 1981 (Nelson PIQUET), 1983 (Nelson PIQUET)
864 points
2.19 pts / GP
28.80 pts / saison
002 719 tours en tête
013 224 kms en tête
041 079 tours parcourus
198 665 kms parcourus
39
1
52
2
40
3
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4
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5
52
6
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7
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1
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Position sur la grille de départ
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1
41
2
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3
41
4
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5
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9
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Position à l'arrivée

Jack Brabham fut le seul pilote à remporter le titre avec sa propre voiture. D'autres viendront compléter le palmarès de Brabham.

 

Tout commence en 1962, avec l'association entre Jack Brabham, double champion du monde avec Cooper en 1959 et 1960, et Ron Tauranac, ingénieur aéronautique. De cette association naîtra la Motor Racing Development. La première Brabham courut le Gp d'Allemagne avec son patron au volant. Lors de sa deuxième course, Jack terminera 4ème, devenant le premier pilote à marquer des points avec sa propre voiture. En 1963, Jack est rejoint par Dan Gurney, qui a donné à Porsche son unique victoire en F1 en 1962. Gurney finit par dépasser Brabham et en 1964, le pilote américain apporte à l'écurie ses deux première victoire, en France et au Mexique. L'année suivante, Brabham ne remportera pas de victoires, mais la régularité de ses pilotes permit à l'écurie d'accrocher la 3ème place au championnat constructeurs.

 

En 1966, la réglementation change, la F1 adopte une formule de 3 litres. Brabham utilise ainsi le moteur australien Repco. Jack Brabham finit par prendre l'ascendant sur les autres pilotes en remportant 4 victoires consécutives, puis en s'obtroyant le titre pilote. A lui tout seul, il donne à l'écurie son premier titre constructeur. La saison suivante vient l'introduction du moteur Ford Cosworth V8, mais ce la n'empêchera pas les Brabham de dominer la saison, malgré un vaillant Jim Clark sur une Lotus équipée du moteur Cosworth. Cette saison-là, les belles performances de Denny Hulme lui permettent de prendre le titre au nez et à la barbe de son patron ! Mais elles permettent aussi à l'écurie d'obtenir un nouveau titre constructeurs.

 

Mais à partir de 1968, Brabham finit par régresser. Face au puissant Ford Cosworth, les Repco font pâle figure. Jochen Rindt réussit bine à monter sur le podium à 2 reprises, mais ce fut les seules performances de l'écurie cette année. La saison suivante, malgré le départ de Rindt, le talent de Jacky Ickx et le retour de Black Jack permettent à Brabham de se retrouver vice-champion derrière Matra et son pilote phare, Jackie Stewart. Et en 1970, Brabham remporte la victoire en début de saison, à près de 44 ans. Black Jack se fera dépasser par Rindt dans le dernier tour à deux reprises, offrant à l'autrichien le titre posthume.

 

En 1971, le départ du patron ne sera pas compensé par l'arrivée de Graham Hill, l'écurie va connaître un passage à vide durant 3 saisons, malgré le podium de Hill en 1971 et les 3ème places de Reutemann en 1973. Entre-temps, l'écurie sera vendue à Bernie Ecclestone et Gordon Murray, qui sera le nouveau concepteur des Brabham. En 1974, l'écurie reprend du poil de la bête grâce au pilote argentin Carlos Reutemann qui rafle 3 victoires. L'année suivante, le duo Reutemann-Pace permet à Brabham de prendre la deuxième place constructeur, derrière Ferrari et son champion du monde Niki Lauda. Pour tenter de battre les Moteurs Flat-12 de la Scuderia, Ecclestone s'en remet à Alfa Romeo. 1976 sera décevante, 1977 un peu moins, mais la victoire n'arrive pas.

 

Elle finit par arriver en 1978, Niki Lauda est installé à bord de la BT46B, une "voiture-aspirateur" qui offrit à l'autrichien une magnifique victoire en Suède. Ce sera le premier et le dernier GP de cette invention, interdite depuis. Lauda remportera une autre victoire en Italie, Brabham sera 3ème au championnat. Cette même année, rejoignait l'équipe le pilote Nelson Piquet. Si ses deux première saison furent décevantes, il sera plus performant dès la saison 1980 en tête du championnat à deux épreuves de la fin. Jones finira par être champion, mais on sent que ce pilote n'a pas dit son dernier mot.

 

En 1981, il remporte 3 victoires et sur le fil s'empare du titre face à Carlos Reutemann, tandis que l'écurie termine vice-championne derrière les Williams. La saison suivante, Brabham passe au moteur BMW. La transition est difficile, le titre injouable. Mais en 1983, alors que Prost et Renault semblaient bien partis pour l'emporter, Piquet finit par dépasser le français et s'empare du titre mondial pour la deuxième fois. En 1984 et 1985, Piquet doit batailler dur face aux McLaren-TAG-Porsche, il remporte tout de même 3 victoires. Puis il part, et Brabham s'effondre.

 

La saison 1986 est catastrophique, 2 points marqués et la mort en essais privés du pilote Elio de Angelis. Après 2 podiums en 1987, Ecclestone décide de retirer Brabham de la F1. La saison 1988 se court sans les voitures bleues et blanches. En 1989, l'écurie est racheté par un financier suisse, condamné pour fraude. Le retour des Brabham sera marqué par le podium de Stefano Modena à Monaco derrière les McLaren-Honda. Puis l'écurie s'écroule les deux saisons suivantes, avec 5 points marqués en 1990 et 1991.

 

1992 sera l'année de trop, la Brabham est la pire voiture du plateau, elle ne courra que 3 GP, le dernier en Hongrie, où Damon Hill termine 11ème, à 4 tours du vainqueur.

Julien