Bernd SCHNEIDER
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Nation : Allemagne
Né le 20 juillet 1964 - Saabrücken - 52 ans
Premier Grand Prix :
Mexique 1988
Dernier Grand Prix :
Etats-Unis 1990
Meilleur classement :
12e
Meilleure qualification :
15e
Jamais classé en Championnat du Monde
1988
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1989
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1990
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Position sur la grille de départ
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Position à l'arrivée

Bernd est sans doute, dans l'histoire récente, un des meilleurs pilotes automobiles n'ayant pas eu la possibilité de percer en F1.

 

Il commence par se faire un nom dans les compétitions allemandes de kart, gagnant un titre national et européen. Dès 1987, Bernd se retrouve propulsé dans le relevé championnat allemand de F3. a la surprise générale, il y fit preuve d'une étonnante maturité pour ses 23 ans, gagnant, haut la main, le titre. Continuant son ascension météorique, Bernd se retrouve à la fin de l'année à effectuer plusieurs tests en F1 et finalement il choisit de signer pour l'écurie Zakspeed d'Erich Zakowski.

 

En cette saison 1988, Bernd est le benjamin des pilotes du plateau. Si le pilote montre de réelles aptitudes au volant, il n'est guère avantagé par le poussif et "porcelainien" moteur maison. Le principal objectif de la saison de Bernd était d'apprendre et de se qualifier. Il n'y parviendra qu'à 6 reprises mais avec quelques belles performances comme deux 15è places au Mexique et en Italie. Malheureusement, le manque de fiabilité de la voiture ne lui permet de voir le drapeau à damier qu'à deux reprises et ce, très loin des meilleurs. Au final, si les chiffres ne sont pas bons, Bernd a quand même fait une bonne impression dans le paddock.

 

Il décide de rester chez Zakspeed pour 1989, malgré les incessants appels du pied de Rial. Bernd préfère rester fidèle à Zakspeed car l'année 1989 paraît réserver de belles surprises. Le moteur maison est rangé aux oubliettes et laisse place à l'arrivée de Yamaha. Quand on sait avec quel professionnalisme les japonais oeuvrent en F1, Bernd est aux anges à l'annonce de cette association. Il l'est d'autant plus lorsqu'il découvre la nouvelle 891. Fine, aérodynamiquement moderne, cette voiture semble être une des meilleures du plateau.

Las, la saison 89 sera en tout point catastrophique... Yamaha n'est pas Honda et leur moteur est une vraie brouette qui ne permet pas à Bernd de tire le meilleur parti de son châssis. Bernd ne se qualifiera qu'à 2 occasions, lors du Grand Prix d'ouverture au Brésil, et à Suzuka, comble de l'ironie, sur le terrain d'Honda. Il ne verra pas une seule fois le drapeau à damier cette saison. Néanmoins, il réalise une bien meilleure saison que son coéquipier Suzuki, qui ne se pré qualifiera jamais. A l'annonce de l'abandon de la F1 par Zakspeed, c'est pourtant Aguri qui trouve un volant pour 1990. Bernd est au chômage.

 

En début de saison, il est appelé par Arrows pour remplacer Alex Caffi, blessé. Il fera une belle course sur le circuit de Phoenix en prenant la 12è place finale. Mais Bernd se retrouve à nouveau sans volant. On le voit traîner dans le paddock pendant les essais du GP du Brésil car il serait volontaire (ou plutôt suicidaire) pour remplacer Brabham chez Life. Mais au vu du bon comportement de la voiture (qui se traîne la plupart du temps à 15 Km/h), Bernd préfère se préserver en vue de l'année prochaine. Mais cette fin de saison sera celle de toutes les déceptions pour le pilote germanique. Il fut tout d'abord en contact très poussé avec Arrows qui recevait le nouveau moteur Porsche pour 1991. Recevant l'appui de Porsche, qui verrait d'un bon oil la présence d'un pilote allemand dans "son" écurie, Oliver préfèrera finalement reconduire son duo Alboreto-Caffi.

Heureusement pour lui, Bernd trouve une bonne opportunité très rapidement. Eddie Jordan ayant appris la mésaventure de Schneider, il lui proposa de devenir le second pilote de sa nouvelle écurie de F1 aux côtés de Bertrand Gachot. Mais, encore une fois, la déception fut a rendez vous puisque quelques jours avant la clôture des engagements, de Cesaris vint frapper à la porte de Jordan avec une mallette de beaux dollars de Marlboro. Exit Schneider, bienvenue de Cesaris. Andrea étant à l'origine prévu chez AGS, Bernd se mit immédiatement à prospecter du côté du Var. Mais une fois de plus, on lui préféra l'expérimenté Johansson... Un instant Bernd fut approché par Coloni, mais finalement l'écurie italienne n'engagera qu'une voiture pour Chaves. Quatre échec en une intersaison, cela faisait trop pour Bernd qui décida de se tourner vers d'autres disciplines.

 

Bernd signa alors chez Mercedes pour participer au DTM en 1992. Sans le savoir, Bernd signait là un bail à très long terme puisque encore aujourd'hui, il pilote pour la firme à l'étoile. Finissant 3è des championnats 92 & 93, Bernd connut un cuisant échec l'année suivante en ne prenant que la 10è place finale. Il se rattrapera l'année suivante en remportant à la fois le DTM et l'ITC. Vice champion en ITC l'année suivante, Bernd passera à la catégorie FIA-GT en 1997. Accrochant 5 victoires dans la saison, Bernd remporte le titre international avant de finir à la seconde place l'année suivante, toujours sur la Mercedes CLK-GTR, aux côtés de Mark Webber. Il retournera en 2000 en DTM, toujours avec Mercedes, et s'y construira un palmarès éloquent : 15 victoires, une avalanche de podiums et quatre titres supplémenataires, en 2000, 2001, 2003 et 2006.

Axlex et Tony