Alex RIBEIRO
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Alex Dias Ribeiro
Nation : Brésil
Né le 7 novembre 1948 - Belo Horizonte - 68 ans
Premier Grand Prix :
Etats-Unis Est 1976
Dernier Grand Prix :
Japon 1977
Meilleur classement :
8e
Meilleure qualification :
17e
Jamais classé en Championnat du Monde
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Position à l'arrivée

Ce jeune pilote brésilien ne croyait pas seulement en lui, il croyait aussi en Dieu. C'est ainsi que durant toute sa carrière, il arbora sur les flancs de ses voitures sa maxime "Jesus Save".

 

Comme beaucoup de pilotes, Alex a commencé par le karting avant de grimper en Formule Ford. Dès 1973, il remporte le titre dans cette catégorie, tout en remportant quelques belles victoires en Endurance aux côtés de Luis Bueno. Toutes ses victoires, Alex les remporte au sein de la puissante écurie locale Hollywood. C'est grâce à ce manufacturier de tabac qu'il va pouvoir s'expatrier en Grande Bretagne, accompagné par quelques autres jeunes pilotes brésiliens. Mais il sera le seul à se faire remarquer dès sa première saison de F3.

Au volant de sa GRD, il remporte 2 courses durant cette saison, à Oulton Park, ainsi qu'à Brands Hatch. En 1975, il est recruté par l'écurie officielle March de F3, ce qui lui permet de remporter 4 nouvelles victoires. C'est toujours au sein d'une écurie officielle March qu'Alex va franchir le pont l'amenant au Championnat d'Europe de F2 1976. Auteur d'une belle saison, il prendra la 4è place finale.

 

A la fin de cette même année 1976, l'écurie Hesketh, qui vient de se séparer de Guy Edwards, fait appel à lui pour piloter la seconde voiture à l'occasion du GP des Etats-Unis, dernière manche de la saison 1976. Aux essais, il fait bonne figure ne terminant qu'à quelques dixièmes de son coéquipier, Harald Ertl. Auteur d'une course prudente mais solide, il parvient à rallier l'arrivée en 12è position.

 

Son bon comportement lors de cette course, incite son allié de toujours, March, à l'engager pour la saison 77 de F1. Alex pensait y trouver le bonheur, il n'y trouvera que la souffrance de conduire tour une saison une voiture inefficace. S'il parvient à se qualifier pour les 4 premiers GP de la saison, c'est toujours en fond de grille, mais jamais il ne verra l'arrivée. La suite de la saison sera pire. En Espagne, il est non-qualifié pour 6 petits centièmes. A Monaco, la voiture connaît d'innombrable problèmes durant les essais. Si on y ajoute l'inexpérience d'Alex sur ce type de tracé, on comprend pourquoi il termine à près de 3" du dernier temps donnant droit à une place sur la grille.

Pour le GP suivant, à Spa, les choses ne s'améliorent pas puisqu'il est une nouvelle fois non-qualifié à 8 dixièmes des minima. La sanction, bien que moins lourde, sera la même en Suède : non-qualifié. En France, il est à nouveau non-qualifié, prenant désormais la mauvaise habitude d'être le plus rapide des non-qualifiés. Alex revivre la même situation en Angleterre, éliminé pour 1 seul petit dixième de seconde. Alex retrouvera enfin le sourire à l'occasion du GP d'Allemagne.

Sur le circuit d'Hockenheim, il parvient enfin à se qualifier à une belle 20è place, devançant 10 pilotes. Durant la course, il ne fera aucun excès, trop heureux d'enfin courir ! Il sera à la lutte pendant toute la course avec Vern Schuppan qui lui ravira la 7è place à quelques tours de l'arrivée. Mais dès le GP suivant en Autriche, il se retrouvera de nouveau non-qualifié. Aux Pays-Bas par contre, il renouvelle sa bonne performance allemande en reléguant derrière lui une dizaine de pilote. Et là aussi, il parviendra à rallier l'arrivée en 11è position. Mais dès lors que la situation s'améliore, Alex rechute, et, en Italie, il est de nouveau le premier non-qualifié.

Pour le GP des Etats-Unis, il n'y a que 27 participants pour 26 places sur la grille et Alex parvient aisément à se qualifier. Il fera de nouveau une course prudente afin de voir le drapeau à damier. Il y parviendra en 15è position, réussissant même à devancer des pilotes comme Peterson et Brambilla. Au Canada, il sera le dernier à franchir la ligne, mais il a tout de même la satisfaction d'avoir de nouveau terminer une course, ce qui est un miracle quand on connaît l'étendue des problèmes rencontrés par March cette année-là. Pour le dernier GP de l'année, au Japon, Alex finit la séance de qualification avec le plus mauvais temps, mais celui-ci est tout de même synonyme de qualification car il n'y a que 23 engagés. Une fois de plus, il finira la course, bon dernier, en 12è position, à 4 tours du vainqueur, James Hunt.

 

Fortement déçu par cette piteuse saison en F1, Alex décide de retourner en F2, avec sa propre structure cette fois-ci. Toujours au volant d'une March, avec une motorisation Hart, Alex parvient à s'imposer en Allemagne mais ne termine que 6è du championnat. En effet, sans moteur BMW, il était impossible de bien figurer cette année là.

 

Faute de budget, Alex est sans volant pour la saison 79. Mais en fin d'année, une nouvelle chance s'offre à lui en F1. Emerson Fittipaldi lui propose de piloter la seconde voiture de son écurie pour les deux dernières épreuves du championnat. Alex sait qu'il n'a pas le choix et que, de ses 2 courses, va dépendre son avenir dans la discipline reine. Il retrouve donc la F1, à l'occasion du GP du Canada. Mais, lors des qualifications, Alex est loin, très loin... Il est non qualifié, à 7 secondes de la pôle, à 4 secondes de son coéquipier ! Il lutte pour éviter la dernière place de la séance avec la lourde Merzario. Le GP des Etats-Unis sera sa dernière chance mais il ne pourra en faire bon usage. S'il se maintient à 4" de son coéquipier, il est désormais relégué à 9" de la pôle d'Alan Jones.

 

Ce coup-ci, Alex sait que son avenir en F1 est totalement assombri par cette double humiliation. Et plutôt que de redescendre dans des catégories inférieures, Alex préfèrera ranger son casque pour toujours. Enfin, pour toujours, en compétition, car il fera un retour aussi surprenant qu'inattendu en devenant le pilote de la voiture médicale sur les GP de F1 à l'aube du XXIè siècle. Il parviendra à se faire remarquer à ce poste par un terrible accident, qui aurait pu lui coûter la vie. Lors du GP du Brésil 2002, la voiture d'Enrique Bernoldi s'immobilise sur la piste. Sortant un peu trop promptement, Alex immobilise sa voiture, ouvre sa portière qui est automatiquement pliée en deux par la voiture d'Heidfeld, non averti de sa présence.

Axlex