Sebastian VETTEL
 S.VETTEL
Ferrari
Valtteri BOTTAS
 V.BOTTAS
Mercedes
Kimi RAIKKONEN
 K.RAIKKONEN
Ferrari

960e Grand Prix

VI Russian Grand Prix
Ensoleillé
30 avril 2017 - Sochi
52 tours x 5.848 km - 303.897 km
(Offset: 199 m)
info
Course prévue pour 53 tours, réduite à 52 suite à l'annulation de la procédure de départ.
Affiche
F1
Coupe

Le saviez-vous ?

Pilote
Constructeur
Moteur
Superbe départ de Valtteri Bottas.

Ecclestone s'accroche - Futur du GP de Russie

Ses détracteurs (et ils sont nombreux) s'en désolent, mais c'est ainsi: Bernie Ecclestone s'accroche au pouvoir ! Invité à Bahreïn par le prince héritier de la pétromonarchie, l'ancien « dictateur » est aujourd'hui l'hôte du président russe Vladimir Poutine. Et il ne vient pas que pour respirer le bon air. « J'ai changé de statut mais en fait tout reste pareil ! » rit-il. Le FOG a en effet annoncé il y a deux mois que le contrat du Grand Prix de Russie était prolongé jusqu'en 2025. Un accord auquel Ecclestone, qui a beaucoup d'amis au Kremlin, n'est sans doute pas étranger. Le milliardaire a toujours maîtrisé l'art de se rendre indispensable. Et le FOG ne peut pas encore se passer de son carnet d'adresses, particulièrement en Russie.

 

Néanmoins, le vice-premier ministre Dmitri Kozak discute aussi avec Chase Carey de l'avenir de l'épreuve. Et il contredit les assertions du directeur-général de l'événement, Sergey Vorobyev, qui affirmait que d'ici peu les bolides rouleraient de nuit à Sotchi. « Les images télévisées actuelles à Sotchi sont fabuleuses ! On voit les magnifiques bâtiments olympiques, un beau paysage et il n'y a aucune raison de faire ça le soir. Nous n'obtiendrions jamais la même qualité à une heure plus tardive », affirme M. Kozak.

 

Force India: Vijay Mallya interpellé

Depuis de longs mois, Vijay Mallya vit réfugié à Londres pour fuir les poursuites de la justice indienne qui le recherche pour fraude fiscale et détournement de fonds dans le cadre de la faillite de la compagnie aérienne Kingfish Airlines. Il est finalement arrêté le 18 avril 2017 alors qu'il se rendait dans un commissariat. Menacé d'un mandat d'extradition, il est présenté à la justice britannique avant d'être libéré sous caution. Les magistrats anglais vont désormais examiner son dossier avant de décider ou non de le remettre aux autorités indiennes. Il sera auditionné par un juge le 17 mai prochain. Rappelons au passage que Subrata Roy, fondateur de Sahara India et copropriétaire de l'équipe Force India, est lui aussi poursuivi par la justice indienne depuis 2014 ! Pour l'heure, cette mésaventure n'affecte pas le team qui reste solidement dirigé par Bob Fernley. Sergio Pérez affirme sa conviction que Mallya reviendra blanchi à la tête de ses affaires: « Vijay est a priori heureux de la façon dont se déroule la procédure. Désormais, il y a une plus grande clarté et il croit que tout ira en sa faveur. C'est un optimiste et nous attendons avec impatience son retour. »

 

Sauber s'allie à Honda et McLaren

Dimanche 30 avril, Sauber surprend en annonçant son partenariat avec Honda à compter de la saison 2018. On sait que l'écurie suisse, dont les finances ne sont pas au beau fixe, utilise cette année des groupes propulseurs Ferrari construits fin 2016. Mais on peut se demander quel avantage elle retirera d'une alliance avec Honda qui encore une fois a très visiblement manqué la conception de son unité de puissance ! « C'est un grand honneur pour Sauber F1 Team de pouvoir travailler avec Honda dans les saisons à venir. Notre réalignement n'est pas seulement visible à travers un nouveau propriétaire, il l'est également avec ce partenariat technologique. Nous avons franchi une nouvelle étape et nous espérons qu'elle nous offrira de nouvelles opportunités. Nous remercions Honda pour avoir permis que cela arrive », déclare Monisha Kaltenborn dans une langue de bois irréprochable. En fait, le V6 nippon sera sans doute fourni quasi gratuitement à Sauber... Dans le même temps, Eddie Jordan affirme que McLaren a rompu son contrat avec Honda pour acheter des V6 Mercedes clients. Les deux parties démentent catégoriquement cette assertion.

 

On y voit un peu plus clair le 1er mai, lendemain de la course, lorsque Sauber révèle qu'elle utilisera l'an prochain des boîtes de vitesses construites par McLaren. Les deux teams entament donc une coopération technique afin de permettre une meilleure exploitation du groupe propulseur Honda. Par ailleurs, McLaren pourrait utiliser la très réputée soufflerie d'Hinwil en lieu et place de celle de Cologne (ex-Toyota). Enfin, l'équipe anglaise envisagerait aussi de placer un de ses jeunes pilotes (Nyck de Vries, Lando Norris ou Nobuharu Matsushita) chez les Helvètes en 2018.

 

Présentation de l'épreuve

Bonne nouvelle: la fédération internationale a décidé de remiser définitivement l'affreux « halo » qu'elle se proposait d'introduire en Formule 1 en 2018. Hélas, elle n'est pas à court de prototypes saugrenus destinés à soi-disant protéger la tête des pilotes. Elle propose dorénavant un « bouclier ». Celui-ci prend la forme d'une bulle qui part du nez de la monoplace pour s'étendre au-dessus du cockpit. Sa ligne serait plus fluide que celle de l'immonde pare-brise essayé par Red Bull en 2016. Cet élément séduit certains pilotes comme Valtteri Bottas ou Daniel Ricciardo, mais est aussi rejeté par d'autres comme Daniil Kvyat ou Romain Grosjean. « Je ne veux pas m'opposer à la sécurité », déclare le Franco-Suisse, « je pense qu'elle doit être la principale priorité en Formule 1, mais je ne veux pas changer ce que j'ai toujours connu en F1. L'étape suivante sera de mettre une bulle au-dessus du casque et je ne veux pas que les F1 deviennent des voitures fermées. »

 

On se souvient que fin 2016 Haas avait subi de graves défaillances de ses disques de freins Brembo. L'équipe américaine avait alors opté pour ceux fournis par Carbone Industrie, avant de revenir aux pièces de la firme italienne début 2017. En Russie, elle testera à nouveau des freins Carbone Industrie à la demande de Romain Grosjean. « Je suis très sensible à la pédale de gauche », explique celui-ci, « donc j'ai vraiment besoin de bons freins pour avoir confiance et pousser la voiture dans ses retranchements. » Un changement de fournisseur de freins n'est pas sans conséquence sur une monoplace dont l'équilibre est alors modifié. En outre les ingénieurs doivent adapter les réglages des freins électriques à l'arrière et celui du récupérateur d'énergie cinétique (MGU-K).

 

Renault rend publics ses accords avec deux nouveaux sponsors français. Tout d'abord, le célèbre créateur de mode Daniel Hechter habillera dorénavant les membres de l'équipe, ce qui n'est pas dommage, car l'harmonie des couleurs n'a jamais été une marque de fabrique chez Renault... Celle-ci s'associe aussi avec la compagnie Goodwill, spécialiste de l'aviation d'affaires et de la location de jets privés. Par ailleurs, Nico Hülkenberg cédera vendredi son baquet au jeune pilote russe Sergey Sirotkin qui a fini troisième des deux dernières éditions du championnat de GP2, avec Rapax puis ART.

 

Inquiétude chez Ferrari: Vettel et Räikkönen montent en vue de Sotchi un troisième turbo sur leurs machines. Or tous deux doivent effectuer l'intégralité de la saison avec quatre unités de puissance seulement. La pénalité les guette donc. Ils ne sont pas leurs seuls dans ce cas: Alonso, Sainz et Grosjean tourneront aussi avec leur troisième turbo. Tout cela n'est rien comparé aux soucis de Vandoorne qui, à l'issue des essais de vendredi, doit changer intégralement son groupe propulseur et prendre un cinquième turbo. Il écope ainsi de quinze places de pénalité sur la grille.

 

Essais et qualifications

Comme à Bahreïn, les Ferrari dominent les séances d'essais du vendredi. Grâce aux pneus Pirelli ultra-tendres, Vettel établit un nouveau record de la piste (1'34''120''') dès l'après-midi. L'atmosphère est moins sereine chez Mercedes où Hamilton déplore un manque d'adhérence. Il semblerait l'empattement de la SF70H, un peu plus court que celui de la Mercedes W08, offre une plus grande efficacité sur cette piste sinueuse.

 

La prééminence des machines italiennes se confirment samedi matin. Et l'après-midi, celles-ci monopolisent la première ligne, une première depuis 2008 ! Vettel réalise la quarante-troisième pole de sa carrière avec 59 millièmes d'avance sur Räikkönen. Attention toutefois car Bottas (3ème) ne rend que 95 millièmes à l'Allemand. Hamilton (4ème) est repoussé à plus de cinq dixièmes car il perd tout équilibre dans le dernier secteur. Les Red Bull (Ricciardo 5ème, Verstappen 7ème) sont loin des avant-postes et voisinent avec la Williams de Massa (6ème). Stroll (12ème) peine encore à utiliser correctement ses pneumatiques. Hülkenberg (8ème) réalise une nouvelle performance encourageante pour Renault. Palmer (16ème) connaît plusieurs pannes et tape le mur à la fin de la Q1.

 

Les Force India (Pérez 9ème, Ocon 10ème) sont en cinquième ligne. A noter que c'est la première fois que le jeune Français atteint la troisième manche des qualifications. Les Toro Rosso manquent d'adhérence. Kvyat se classe douzième et Sainz quatorzième du fait sa pénalité de trois places punissant son accrochage avec Stroll à Bahreïn. Les Haas ont repris les freins Brembo car ceux de Carbone Industrie surchauffent. Magnussen est treizième, Grosjean dix-neuvième. Le Franco-Suisse juge que sa voiture ne tient pas du tout la route. Les pilotes McLaren-Honda (Alonso 15ème, Vandoorne 20ème après ses pénalités) ont pour seul objectif de rallier l'arrivée. Enfin les Sauber sont à la traîne. Wehrlein (17ème) exécute un tête-à-queue en Q1 tandis qu'Ericsson (18ème) rencontre des problèmes avec son groupe propulseur Ferrari.

 

Le Grand Prix

Le soleil règne au bord de la Mer Noire mais un fort vent balaie la piste. Tous les coureurs sont munis de Pirelli ultra-tendres violets, sauf Wehrlein, Ericsson et Vandoorne qui ont les super-tendres rouges. Les favoris ne prévoient qu'un seul arrêt pour passer en super-tendres.

 

Tour de formation: Alonso achève cette boucle au ralenti et s'immobilise à l'entrée des stands. Le système de récupération d'énergie de sa McLaren cesse de fonctionner suite à une panne électronique. Complétement dépité, l'Espagnol quitte sa monoplace pour s'enfermer dans son stand. La procédure de départ est annulée. Les bolides repartent pour une boucle d'installation et la course est amputée d'un tour.

 

Départ: Bottas prend immédiatement la roue de Vettel, lui fait l'extérieur et se rabat devant la Ferrari avant le premier freinage. Räikkönen effectue un mauvais envol et perd une place. Hamilton est un temps pris en sandwich entre Räikkönen et Ricciardo mais reste quatrième. Bien placé à droite, Verstappen avale Massa et Ricciardo. Au freinage, Grosjean heurte Palmer à l'arrière-droit. La Renault se met à l'équerre puis harponne la roue arrière-gauche de la Haas qui décolle et se fracasse contre le mur. Magnussen et Vandoorne empruntent l'échappatoire.

 

1er tour: Frôlé par Hülkenberg, Stroll glisse sur le vibreur du virage n°5 et exécute un tête-à-queue sans conséquence matérielle. La voiture de sécurité intervient pour retirer les épaves de Palmer et de Grosjean. Bottas est premier devant Vettel, Räikkönen, Hamilton, Verstappen, Massa, Ricciardo, Pérez, Ocon et Hülkenberg.

 

2e: Les voitures se placent aux ordres de la Saftey Car. Vandoorne et Ericsson chaussent les pneus violets. Wehrlein les imite un tour plus tard.

 

3e: La course va reprendre au tour suivant. Bottas devance Vettel, Räikkönen, Hamilton, Verstappen, Massa, Ricciardo, Pérez, Ocon, Hülkenberg. Magnussen, Sainz, Kvyat, Stroll, Vandoorne, Wehrlein et Ericsson.

 

4e: Le drapeau vert est agité. Bottas conserve le commandement devant les Ferrari.

 

5e: Le frein arrière-droit de Ricciardo est en feu. L'Australien n'a plus qu'à rejoindre son garage pour abandonner.

 

6e: Bottas s'échappe et repousse Vettel à deux secondes. Räikkönen ne peut pas les suivre et est sous la menace de Hamilton.

 

7e: Bottas est premier devant Vettel (2.3s.), Räikkönen (5s.), Hamilton (6.8s.), Verstappen (11s.), Massa (13.3s.), Pérez (16s.), Ocon (17.7s.), Hülkenberg (19.3s.), Magnussen (22.6s.) et Sainz (23.6s.).

 

9e: Les positions se figent. Bottas creuse petit à petit l'écart sur Vettel. Hamilton rencontre des problèmes de refroidissement et ne peut pas se permettre d'attaquer Räikkönen.

 

10e: Bottas devance Vettel (3.2s.), Räikkönen (7s.), Hamilton (8.7s.), Verstappen (15.7s.), Massa (19.5s.), Pérez (22.7s.), Ocon (25.2s.), Hülkenberg (27.8s.), Magnussen (32.5s.), Sainz (34.4s.), Kvyat (36.4s.) et Stroll (37.3s).

 

11e: Magnussen et Vandoorne reçoivent chacun une pénalité de cinq secondes pour avoir court-circuité le deuxième virage au démarrage.

 

12e: Bottas a trois secondes et demie d'avance sur Vettel. Räikkönen roule à sept secondes, suivi par Hamilton. Verstappen est complétement isolé.

 

14e: Quatre secondes séparent Bottas et Vettel. L'unique bagarre en piste oppose Magnussen à Sainz pour le dixième rang.

 

15e: Bottas devance Vettel (4.5s.), Räikkönen (8s.), Hamilton (8.7s.), Verstappen (12.2s.), Massa (23.3s.), Pérez (28.8.), Ocon (33.5s.), Hülkenberg (36.6s.), Magnussen (39.8s.) et Sainz (46.8s.).

 

16e: La torpeur régnant sur Sotchi est troublée par un frémissement: Vettel abaisse le record du tour (1'38''629''').

 

17e: Bottas accroît son rythme et tourne en 1'38''404'''. Son avance sur Vettel avoisine désormais les cinq secondes.

 

18e: Hamilton a laissé filer Räikkönen. Mais désormais ses températures de bord descendent et il peut accélérer. Il réalise un chrono d'1'38''398'''.

 

20e: Bottas est devant Vettel (5.5.), Räikkönen (10.3s.), Hamilton (14s.), Verstappen (31.2s.), Massa (39.6s.), Pérez (44.4s.), Ocon (48.1s.), Hülkenberg (52.6s.) et Magnussen (59.8s.). Wehrlein observe un second changement de pneus. Les Sauber sont ici incapables de sauvegarder les Pirelli.

 

21e: Massa stoppe chez Williams pour changer ses pneus, avec un peu d'avance car l'un d'eux se dégonflait. Il ressort en dixième position. Kvyat, Magnussen et Ericsson prennent des gommes rouges. Le Danois subit aussi sa pénalité et perd ainsi toute chance d'inscrire des points.

 

23e: Vettel réagit et reprend une seconde et demie à Bottas. Räikkönen le suit sans angoisse car Hamilton est encore une fois astreint à la modération par ses ingénieurs.

 

24e: Sainz passe chez Toro Rosso pour mettre les pneus super-tendres. Vandoorne change aussi de pneus et observe sa sanction.

 

25e: Vettel revient à trois secondes et demie de Bottas qui commence à buter sur le trafic.

 

26e: Ocon est chez Force India pour prendre les Pirelli rouges (3s.). Stroll observe aussi son unique changement de pneus.

 

27e: Bottas arrive chez Mercedes pour prendre des pneus super-tendres (2.5s.). Il retrouve la piste derrière Hamilton. Vettel prend le commandement.

 

28e: Vettel mène avec cinq secondes de marge sur Räikkönen. Changement de pneus pour Pérez (3.1s.) qui repart derrière Hülkenberg et Massa.

 

29e: Comme d'habitude, Vettel se plaint par radio de la mauvaise volonté supposée des attardés. Stroll fait cette fois l'objet de son courroux. Verstappen effectue un changement de pneus (2.3s.) tout à fait indolore car il reste en cinquième position. Hülkenberg est cependant sur ses talons.

 

30e: Bottas sonne la charge et tourne en 1'38''111'''. Il concède vingt secondes à Vettel. Arrivée de Räikkönen chez Ferrari. Le champion finlandais prend les pneus super-tendres en trois secondes.

 

31e: Arrêt pneus pour Hamilton (2.9s.) qui repart comme prévu derrière Räikkönen.

 

32e: Vettel est en tête devant Bottas (20s.), Räikkönen (29s.), Hamilton (40s.), Verstappen (1m. 02s.), Hülkenberg (1m. 05s.), Massa (1m. 13s.), Pérez (1m. 19s.), Ocon (1m. 25s.) et Sainz (-1t.).

 

33e: Vettel ne parvient pas à creuser l'écart sur Bottas. Ferrari le rappelle aux stands mais il préfère demeurer sur le circuit pour le moment.

 

35e: Vettel se résout finalement à passer en pneus rouges. Son arrêt s'étend sur trois secondes et demie. Il repart cinq secondes derrière Bottas.

 

36e: Pendant que les téléspectateurs se rendorment, le président Vladimir Poutine arrive sur le circuit, accueilli par Chase Carey et Bernie Ecclestone.

 

37e: Grâce à ses gommes neuves, Vettel roule plus vite que Bottas et réduit son retard. La Ferrari tire un meilleur parti des pneus super-tendres que la Mercedes. La course n'est peut-être pas tout à fait jouée.

 

38e: Bottas allume ses freins au virage n°13 puis escalade le trottoir. Il perd une grosse seconde dans cette mésaventure et surtout fait un méplat sur son pneu avant-gauche.

 

39e: Bottas devance Vettel (2.4s.), Räikkönen (9.7s.), Hamilton (23s.), Verstappen (48s.), Hülkenberg (55s.), Massa (1m. 02s.), Pérez (1m. 09s.), Ocon (1m. 16s.), Sainz (1m. 29s.) et Stroll (1m. 32s.).

 

40e: Le train avant de Bottas vibre quelque peu, conséquence de son freinage intempestif du 38ème tour. Vettel n'est plus qu'à deux secondes du Finlandais. Hülkenberg effectue un très tardif changement de gommes (3.1s.) et se retrouve à la neuvième place.

 

42e: Bottas perd du temps en prenant un tour à Stroll. Vettel fait la jonction avec la Mercedes. Massa connaît une seconde crevaison lente. Il regagne son stand pour remplacer ses Pirelli et chute au neuvième rang.

 

43e: Une seconde et quatre dixièmes entre les deux leaders. Plus loin, Räikkönen roule très sereinement car Hamilton n'essaie pas de le rattraper, mais simplement de rallier l'arrivée.

 

45e: Bottas accroît d'une demi-seconde son avance sur Vettel. Räikkönen est dorénavant plus rapide que ceux-ci.

 

46e: Bottas précède Vettel (1.3s.), Räikkönen (9s.), Hamilton (26.5s.), Verstappen (55s.), Pérez (1m. 18s.), Ocon (1m. 26s.), Hülkenberg (1m. 28s.), Massa (1m. 31s.) et Sainz (-1t.).

 

48e: Vettel est à une seconde et deux dixièmes de Bottas et tente de le pousser à la faute. Mais il ne parvient pas à entrer dans la zone de détection de l'aileron arrière mobile.

 

49e: Räikkönen boucle le tour le plus rapide de la course (1'36''844'''). Vettel (1'37''312''') et Bottas (1'37''367''') signent leurs propres meilleurs temps.

 

50e: L'intervalle entre Bottas et Vettel passe sous la seconde. L'Allemand peut donc actionner son DRS.

 

51e: Roues dans roues, Bottas et Vettel arrivent sur Massa pour lui prendre un tour.

 

52ème et dernier tour: Bottas se défait de Massa au premier freinage. Mais le Pauliste attend ensuite le virage n°4 pour s'écarter devant Vettel. Ce dernier peut geindre dans sa radio car il vient de perdre toute possibilité d'attaquer Bottas.

 

Valtteri Bottas remporte donc son premier Grand Prix devant Vettel. Räikkönen est troisième et grimpe sur son premier podium en 2017. Hamilton achève un très difficile week-end en quatrième position. La cinquième place revient à Verstappen. Suivent les Force India de Pérez et d'Ocon qui grappillent de gros points. Hülkenberg ramène quatre points supplémentaires à Renault. Massa finit neuvième, Sainz dixième. Stroll, Kvyat, Magnussen, Vandoorne, Ericsson et Wehrlein sont aussi à l'arrivée.

 

Ce Grand Prix de Russie fut véritablement soporifique: après le premier tour, aucun pilote n'en a doublé un autre sur la piste ! L'aérodynamisme des monoplaces de 2017 rend donc bien plus difficiles les dépassements...

 

Bottas, Vettel et Räikkönen rejoignent la « cool room » où ils retrouvent Vladimir Poutine qui leur présente ses félicitations, sous le regard de Chase Carey et de Bernie Ecclestone.

 

Après la course

L'hymne finlandais retentit sur le podium pour la première fois depuis quatre ans. A 27 ans, Valtteri Bottas devient le 107ème vainqueur d'un Grand Prix de Formule 1. Malgré l'émotion, « Niceman » ne se départ pas de son flegme habituel. Il fait surtout mentir les thuriféraires de Lewis Hamilton qui pensaient que leur idole le battrait à plates coutures. L'Anglais félicite d'ailleurs son équipier avec beaucoup de dignité. Puis ce dernier narre son Grand Prix devant la presse: « Cela prendra du temps pour que je réalise. Normalement je ne suis pas si émotif, mais entendre l'hymne finlandais était très spécial pour moi. La première victoire est toujours un peu irréelle, et j'espère que c'est la première d'une longue série. Ce fut vraiment l'une de mes meilleures courses. La pression mise par Sebastian n'était pas trop forte, le plus gros souci était les attardés. J'essayais de les dépasser sans perdre de temps. J'ai également bloqué une roue à environ quinze tours de l'arrivée et cela a nui à mon rythme, mais c'était gérable. »

 

Si Bottas n'a pas le charisme pour soulever les foules, il possède un indéniable talent et pourrait contribuer puissamment au développement technique de la Mercedes, comme le suggère son glorieux aîné Mika Häkkinen: « Valtteri a un avenir incroyable devant lui. À l'heure actuelle, Ferrari est devant Mercedes. Ils deviennent très bons en qualifications et ils sont encore meilleurs en rythme de course. La Mercedes est rapide sur un tour mais, sur les longs relais, on sent qu'il faut qu'elle soit bien réglée pour en extraire toute la performance. On a vu la différence à Sotchi entre Valtteri et Lewis. Mercedes va devoir trouver une solution pour régler ça, pour avoir une voiture moins sensible. » Et il semble qu'ici le Finlandais a trouvé dans les réglages une astuce que cherche encore Hamilton.

 

Pour une fois, Sebastian Vettel se montre plutôt bon perdant: « Je pense que mon départ a été bon. J'aurais pu être un peu plus agressif. Il y a eu un délai avant que les feux ne s'éteignent, donc je n'ai pas eu une bonne lecture de la grille. Mais j'ai quand même eu un bon départ mais nous avions le vent de face et Bottas a pu avoir une énorme aspiration, donc je n'ai rien pu faire. Il a fait une course exceptionnelle. Il a mieux piloté que nous tous, donc il méritait de gagner. Vers la fin j'étais à fond, j'avais l'impression que je pouvais revenir dans la zone d'activation du DRS, peut-être dans la ligne droite, pour lui mettre la pression et, qui sait ? le pousser à la faute. Mais il n'a pas fait d'erreur. Ce qui s'est passé à la fin avec Massa est seulement une petite incompréhension. Je n'étais pas certain de ses intentions, mais je n'ai pas perdu la course à ce moment-là. »

 

Avec 86 points, Vettel accroît son avance au championnat sur Hamilton (73 pts). Bottas (63 pts) se rapproche de son équipier. Au classement des constructeurs, Mercedes (136 pts) reprend d'un souffle l'ascendant sur Ferrari (135 pts).

Tony