Kimi RAIKKONEN
 K.RAIKKONEN
Ferrari
Sebastian VETTEL
 S.VETTEL
Ferrari
Daniel RICCIARDO
 D.RICCIARDO
Red Bull TAG Heuer

962e Grand Prix

LXXV Grand Prix Automobile de Monaco
Ensoleillé
28 mai 2017 - Monaco
78 tours x 3.337 km - 260.286 km
Affiche
F1
Coupe

Le saviez-vous ?

Pilote
Constructeur
Moteur
Pascal Wehrlein en fâcheuse posture après un accrochage avec Jenson Button.

La pige de Jenson Button

En ce week-end de l'Ascension, Fernando Alonso dispute les 500 Miles d'Indianapolis et cède son baquet à Jenson Button, devenu l'ambassadeur de luxe de McLaren. Le vétéran britannique aborde ce rendez-vous avec décontraction, un peu trop selon certains observateurs qui soulignent qu'il n'a jamais encore touché une Formule 1 en configuration 2017. Il n'a en effet pas été convié aux essais privés de Bahreïn au mois d'avril. Button réplique qu'il s'est préparé en utilisant le simulateur de Woking. En tout cas, la F1 ne paraît pas lui manquer plus que cela: « Je suis plus occupé que jamais, car je m'entraîne à fond pour les triathlons... La voiture est plus large, c'est le plus gros changement pour moi. Les pneus fonctionnent différemment, mais j'ai quelques jours pour m'y habituer. Mon cou m'inquiète un peu, mais à part ça, ça devrait aller. »

 

Pendant ce temps-là, McLaren apporte quelques retouches à sa monoplace. Éric Boullier affirme que la MCL32 est en progrès depuis le GP d'Espagne. Le croit qui veut... Toutefois, le tortueux tracé monégasque pourrait permettre à l'équipe anglaise d'inscrire ses premiers points de la saison car le déficit de puissance du V6 Honda sera beaucoup moins handicapant qu'ailleurs. Mais comme toujours le talon d'Achille est la fiabilité. Button, qui a récupéré la voiture d'Alonso, écope ainsi de quinze places de pénalité pour des changements de turbo et de MGU-H.

 

Présentation de l'épreuve

Ferrari aborde avec confiance ce Grand Prix de Monaco qu'elle n'a pourtant plus gagné depuis... seize ans. Mais cette année la firme au cheval cabré paraît en mesure de s'imposer sur tous les circuits et de pousser Mercedes dans ses retranchements. C'est ce que déclare son consultant Marc Gené: « La SF70H est rapide partout, dans toutes les conditions. Elle n'a aucun point faible. En qualifications, nous savons que Mercedes utilise une cartographie plus agressive, et nous sommes conscients que cela va nous coûter quelques poles. Nous verrons aussi comment les voitures se développeront, mais honnêtement, je pense que le titre ne se décidera pas avant la dernière course. »

 

Red Bull Racing n'affiche évidemment pas la même satisfaction. Les évolutions apportées à Barcelone n'ont pas transformé la RB13 qui semble être bel et bien ratée. Adrian Newey et son équipe ont sans doute été égarés par une mauvaise corrélation des données récoltées en CFD et en soufflerie. Les suspensions élaborées pour 2017 doivent apporter des avantages aérodynamiques. Or Red Bull a bâti sa voiture sur un type de suspension hydraulique qui depuis a été banni par la fédération. Du coup, elle ne peut plus maîtriser la « plate-forme aérodynamique » de la RB13. L'adhérence est précaire et les pneus se déforment excessivement. Les dérives latérales apparues à Barcelone sont destinées à briser les turbulences créées par les pneus et à mieux alimenter le fond plat et le diffuseur. En outre des conditionneurs de flux en forme de cale modifient la trajectoire de l'air. Selon Daniel Ricciardo et Max Verstappen, les progrès sont sensibles... mais insuffisants pour rejoindre Mercedes et Ferrari.

 

Renault profite du cadre très glamour de la principauté de Monaco pour célébrer ses quarante années de présence de Formule 1, avec un peu d'avance puisqu'en fait le Losange a débarqué en F1 en juillet 1977, à l'occasion du Grand Prix de Grande-Bretagne. Pour marquer le coup, Jean-Pierre Jabouille est invité à retrouver la RS01, la fameuse « Yellow Teapot » des temps héroïques, et Alain Prost sa RE40 avec laquelle il a failli décrocher le titre mondial en 1983. Enfin Renault présente aussi son nouveau coupé, la Mégane RS, que Nico Hülkenberg est chargé d'étrenner en quelques tours de circuit.

 

Essais et qualifications

Grâce à leur empattement plus court que celui de la Mercedes, les Ferrari semblent favorites sur ce tracé urbain. La journée du jeudi débouche sur un match nul: Hamilton est le plus véloce le matin, Vettel l'après-midi. Samedi en matinée, Vettel affiche nettement sa supériorité et laisse les Mercedes à plus d'une demi-seconde. Hamilton déplore un manque total d'adhérence.

 

Sans surprise, la première ligne est toute rouge, et Räikkönen réalise la dix-septième pole position de sa carrière, la première depuis neuf ans et le GP de France 2008 ! Il explose aussi le record du circuit en tournant en 1'12''178'''. Vettel ne lui concède que 43 millièmes. Bottas signe le troisième temps, à 45 millièmes, tandis que Hamilton (13ème) est éliminé dès la Q2 ! Jamais un pilote Mercedes n'avait encaissé pareille humiliation depuis l'introduction des V6 hybrides. L'Anglais déclare qu'il n'a aucun grip sur ce tracé. Il aurait pu néanmoins réaliser un meilleur temps s'il n'avait pas été coupé dans son élan par l'accident de Vandoorne. Les Red Bull (Verstappen 4ème, Ricciardo 5ème) sont en retrait mais peuvent viser le podium. Les Toro Rosso sont très en verve: Sainz se hisse au sixième rang tandis que Kvyat, onzième temps, profite des pénalités pour se placer en neuvième position. Pérez est septième avec la première Force India. Ocon (15ème) pâtit d'un accident lors de la dernière session d'essais libres.

 

Les Haas-Ferrari (Grosjean 8ème, Magnussen 11ème) exploitent leurs pneus de manière très irrégulière mais sont plus véloces que les Renault (Hülkenberg 10ème, Palmer 16ème) qui manquent d'équilibre. Button et Vandoorne se mettent en évidence en signant respectivement les neuvième et dixième chronos. Hélas, le Britannique partira dernier du fait de ses pénalités. Quant au Flamand, il sera douzième après la sanction récoltée à Barcelone. Il s'est du reste crashé à la Piscine à la fin de la Q2. Les années se suivent et se ressemblent pour Williams à Monte-Carlo. La FW40 n'offre pas plus de grip que ses devancières. Massa (14ème) surnage et Stroll (17ème), après une sortie jeudi à Massenet, est victime d'une fuite d'eau en Q1. Enfin les Sauber (Wehrlein 18ème, Ericsson 19ème) sont repoussées à trois secondes des meilleurs. En outre, le pilote suédois reçoit une pénalité de cinq places pour changement de boîte de vitesses.

 

Lewis Hamilton se dit « dévasté » par sa contre-performance en essais. « Je ne peux pas l'expliquer, les ingénieurs non plus », admet-il. « Si je peux marquer des points dimanche, ça sera déjà limiter la casse... » Le triple champion du monde n'a pas trouvé les bons réglages, comme à Sotchi, et ne peut dorénavant rien n'y changer puisque les voitures sont consignées au parc fermé jusqu'au lendemain.

 

Le Grand Prix

Tous les concurrents partent en pneus ultra-tendres violets, sauf les Sauber qui prennent les super-tendres rouges. La stratégie des autres teams est de n'effectuer qu'un seul arrêt afin de prendre les Pirelli rouges pour le dernier relais. On peut évidemment s'interroger sur l'étonnante durée de vie de ces pneus « ultra-soft » fournis par Pirelli, même sur une piste peu abrasive comme celle de Monte-Carlo...

 

Un quart d'heure avant le coup d'envoi, les pilotes se réunissent autour du couple princier, de Chase Carey et des présidents Todt et Boeri pour observer une minute de silence à la mémoire des victimes de l'attentat de Manchester, survenu le 22 mai. Jenson Button s'élance depuis la voie des stands après avoir remplacé des éléments sur sa McLaren sous régime de parc ferme. Lorsqu'il quitte son garage, il communique par radio avec Fernando Alonso qui se prépare pour l'Indy 500. « Prends soin de ma voiture ! » demande l'Espagnol. « Je crois que je vais pisser dedans ! » répond le Britannique, dont on ne soupçonnait pas l'humour potache.

 

Départ: Bon démarrage de Räikkönen qui conserve la première place devant Vettel, Bottas, Verstappen et Ricciardo. Hamilton gagne une position et se retrouve douzième.

 

1er tour: Räikkönen mène devant Vettel, Bottas, Verstappen, Ricciardo, Sainz, Pérez, Grosjean, Magnussen, Hülkenberg, Kvyat et Hamilton. Wehrlein et Button changent déjà leurs gommes. Le premier prend des ultra-tendres, le second des super-tendres. Lorsque l'Allemand redémarre, il manque de peu de télescoper le Britannique, ce qui est remarqué par les commissaires sportifs.

 

2e: Les Ferrari s'enfuient pendant que les Red Bull menacent Bottas.

 

3e: Räikkönen possède une seconde et demie d'avance sur Vettel. Hamilton est aux trousses de Kvyat.

 

4e: Räikkönen est le plus rapide en ce début de course et repousse Vettel à deux secondes.

 

5e: Räikkönen mène devant Vettel (1.5s.), Bottas (4.2s.), Verstappen (5.3s.), Ricciardo (6.5s.), Sainz (9.2s.), Pérez (10.2s.), Grosjean (12.2s.), Magnussen (13.5s.), Hülkenberg (14.4s.), Kvyat (15.5s.), Hamilton (17s.) et Vandoorne (17.7s.).

 

6e: Vettel est à plus de deux secondes de son équipier. Verstappen est dans les échappements de Bottas.

 

7e: Räikkönen tourne en 1'16''666'''. Hamilton souffre toujours d'un manque d'adhérence et ne parvient pas à suivre Kvyat. Au contraire, il est menacé par Vandoorne !

 

9e: Vettel réplique à Räikkönen et réalise un chrono d'1'16''421'''. La concurrence ne peut suivre les Rouges. Bottas sème quelque peu les Red Bull.

 

10e: Räikkönen précède Vettel (2s.), Bottas (5.3s.), Verstappen (8.1s.), Ricciardo (9.3s.), Sainz (14s.), Pérez (15.6s.), Grosjean (18.3s.), Magnussen (21s.), Hülkenberg (22s.), Kvyat (23.6s.) et Hamilton (25.4s.).

 

12e: L'intervalle entre les Ferrari est toujours de deux secondes. Wehrlein reçoit une pénalité de cinq secondes pour avoir quitté son emplacement aux stands de façon inconsidérée.

 

14e: Vettel améliore le record du tour et reprend une demi-seconde à Räikkönen.

 

16e: Pérez voit son aileron avant s'effondrer, conséquence d'une touchette avec Sainz dans le premier tour. Il rejoint son stand pour changer de museau et de pneus, et chute au seizième rang. Hülkenberg se gare au Portier avec une boîte de vitesses fumante.

 

18e: Räikkönen possède une seconde et demie de marge sur son coéquipier. Verstappen se rapproche à nouveau de Bottas.

 

20e: Räikkönen devance Vettel (1.7s.), Bottas (6.7s.), Verstappen (8.7s.), Ricciardo (12.2s.), Sainz (20s.), Grosjean (26.4s.), Magnussen (29.3s.), Kvyat (32s.) et Hamilton (34s.).

 

22e: Les écarts se resserrent au sommet de la hiérarchie. Pérez attaque Stroll pour le gain de la quinzième place.

 

23e: Les Red Bull remontent sur Bottas qui appuie sur le champignon et se rapproche lui-même des Ferrari. Vettel n'est plus qu'à une seconde de Räikkönen.

 

25e: Räikkönen est premier devant Vettel (1.2s.), Bottas (4.6.) Verstappen (7s.), Ricciardo (10.4s.), Sainz (21.2s.), Grosjean (28.6s.) et Magnussen (32.3s.).

 

26e: Les Ferrari arrivent sur les premiers attardés, à savoir Button et Wehrlein. Bottas, Verstappen et Ricciardo se rapprochent.

 

27e: Button gêne un temps Räikkönen car les drapeaux bleus ne sont pas agités. L'Anglais s'écarte finalement après la Piscine devant le Finlandais, puis devant Vettel.

 

28e: Bottas double Button et revient fort sur les deux Ferrari qui « avalent » Wehrlein. Verstappen manque son freinage au second S de la Piscine et coupe la chicane pour éviter la catastrophe.

 

30e: Räikkönen est devant Vettel (1.4s.), Bottas (4.7s.), Verstappen (6.4s.), Ricciardo (8.5s.), Sainz (19.8s.), Grosjean (29.3s.), Magnussen (33.7s.), Kvyat (35.3s.), Hamilton (36.5s.), Vandoorne (40s.), Massa (48s.) et Ocon (49s.).

 

32e: Vettel est maintenant dans la roue de Räikkönen. Verstappen s'arrête chez Red Bull pour prendre les pneus super-tendres (3.5s.).

 

33e: Bottas change ses pneus (2.7s.) et retrouve la piste devant Verstappen.

 

34e: Räikkönen arrive chez Ferrari pour monter les enveloppes super-tendres (3.4s.). Il redémarre en troisième position. Vettel est maintenant leader avec huit secondes de marge sur Ricciardo et une piste claire devant lui. Pérez double Stroll.

 

35e: Ricciardo est le plus rapide en piste. Ericsson chausse les pneus violets, comme l'a fait Wehrlein dès le premier tour.

 

36e: Vettel est nettement plus rapide que Räikkönen. En effet, les pneus violets fonctionnent encore bien alors que les rouges chaussés par le Finlandais tardent à monter en température. C'est le tournant de la course. Ocon et Kvyat changent de gommes.

 

37e: Vettel tourne en 1'15''587'''. Arrêts de Sainz et de Magnussen.

 

38e: Ricciardo est aux stands pour prendre les Pirelli rouges. Son excellente fin de premier relais lui permet de repartir devant Bottas et Verstappen ! Le jeune Hollandais est furieux et lâche un vilain juron à la radio. Massa change aussi d'enveloppes.

 

39e: Vettel entre aux stands. Ses mécaniciens lui fixent les pneus rouges en 3.1s. Il ressort des stands quelques mètres devant un Räikkönen mortifié. Ocon change une seconde fois de roues car il son pneu arrière-gauche est crevé.

 

40e: Räikkönen prend un coup au moral et laisse filer Vettel. Changements de pneus pour Grosjean et Button.

 

41e: Vettel est premier devant Räikkönen (1.2s.), Ricciardo (9.7s.), Bottas (11.9s.) et Verstappen (15s.). Hamilton occupe le sixième rang devant Vandoorne. Arrêt de Stroll.

 

42e: Changement de gommes pour Palmer qui est totalement transparent depuis le coup d'envoi.

 

43e: Vettel gagne une seconde au tour sur Räikkönen. Vandoorne fait halte chez McLaren et repart en dixième position entre Grosjean et Pérez.

 

45e: Vettel précède Räikkönen (5.8s.), Ricciardo (11.8s.), Bottas (13.3s.), Verstappen (19s.), Hamilton (30s.), Sainz (41s.), Grosjean (43.4s.), Kvyat (49s.), Vandoorne (53s.) et Pérez (1m. 01s.).

 

46e: Hamilton effectue son unique changement de roues et ne perd qu'une place, la sixième. Il fait ainsi une excellente opération.

 

48e: Vettel a sept secondes et demie d'avance sur son équipier. Verstappen se rapproche de Bottas. Kvyat convoite la huitième place détenue par Grosjean.

 

50e: Vettel devance Räikkönen (9.8s.), Ricciardo (15.7s.), Bottas (22s.), Verstappen (23.1s.), Sainz (40s.), Hamilton (49s.), Grosjean (52.3s.), Kvyat (53s.) et Vandoorne (58s.).

 

51e: L'intervalle entre les Ferrari dépasse maintenant les dix secondes. Ricciardo refait peu à peu son retard sur Räikkönen.

 

53e: Ricciardo vise la seconde place et ne concède plus que trois secondes à Räikkönen qui semble mal exploiter ses pneus rouges.

 

55e: Vettel précède Räikkönen (11.2s.), Ricciardo (14.6s.), Bottas (27.4s.), Verstappen (28.8s.), Sainz (45s.), Hamilton (50.8s.), Grosjean (58.2s.), Kvyat (59.7s.), Vandoorne (1m. 02s.), Pérez (1m. 04s.) et Massa (1m. 11s.).

 

56e: Ricciardo est à deux secondes de Räikkönen. Plus loin, Bottas résiste toujours à la pression de Verstappen.

 

58e: Treize secondes entre Vettel et Räikkönen. Ricciardo est maintenant dans la roue du Finlandais. Très loin de là, Button et Wehrlein luttent pour la dix-huitième et avant-dernière place.

 

60e: Au virage du Portier, Button tente de faire l'intérieur à Wehrlein. Une manœuvre périlleuse, d'autant plus que l'Allemand ne voit pas arriver la McLaren. Celle-ci harponne la Sauber qui décolle et se pose à la verticale contre le mur de pneus qui tapisse la glissière ! Wehrlein est indemne mais coincé dans son habitacle. Quant à Button, il se gare à la chicane du Port avec une suspension avant-gauche brisée. La voiture de sécurité entre en piste.

 

61e: Les pilotes se rangent aux ordres de la pace-car. Pendant ce temps-là, les commissaires de piste entreprennent de remettre la Sauber de Wehrlein sur ses roues. Le malheureux pilote prend son mal en patience en communiquant avec son stand par radio. Verstappen et Ocon passent aux stands pour prendre des pneus ultra-tendres et ne perdent aucune position.

 

62e: La Sauber est remise à l'endroit et Wehrlein est enfin libéré. Massa est chez Williams afin de lui aussi chausser les Pirelli violets.

 

63e: Les commissaires évacuent les bolides accidentés de Button et Wehrlein. Pérez opte à son tour pour un changement de pneus.

 

65e: Les attardés reçoivent l'autorisation de se dédoubler. Ericsson se débat avec des pneus froids et des freins surchauffés. Il tire tout droit à Sainte-Dévote et heurte la barrière à faible allure. Les deux Sauber sont out.

 

66e: La voiture d'Ericsson est retirée par une grue. La course va être relancée au tour suivant. Vettel devance Räikkönen, Ricciardo, Bottas, Verstappen, Sainz, Hamilton, Grosjean, Kvyat, Vandoorne, Pérez, Massa, Magnussen, Palmer et Ocon. Stroll a de plus en plus de mal à freiner. Il passe chez Williams pour remplacer ses enveloppes.

 

67e: Le drapeau vert est agité. Vettel reste premier devant Räikkönen. Ricciardo est sous la menace de Bottas et de Verstappen. Il lèche le rail à l'entame de la montée de Beau Rivage mais reste devant ses poursuivants. Pérez fait l'intérieur à Vandoorne à Sainte-Dévote. Surpris, le jeune Belge fonce droit dans la glissière ! C'est fini pour lui. Pérez se défait ensuite de Kvyat.

 

68e: Vettel s'enfuit pendant que Bottas harcèle Ricciardo. Kvyat repasse devant Pérez. La McLaren de Vandoorne est déjà retirée.

 

70e: Vettel est leader devant Räikkönen (2.3s.), Ricciardo (3.9s.), Bottas (5s.), Verstappen (5.7s.), Sainz (7.3s.), Hamilton (8.2s.), Grosjean (9.4s.), Kvyat (9.9s.) et Pérez (10.4s.).

 

71e: Pérez fait l'intérieur à Kvyat au freinage de la Rascasse mais sa manœuvre est beaucoup trop hardie. Le Mexicain heurte le ponton droit de la Toro Rosso et exécute un demi-tête-à-queue. Il ne perd néanmoins aucune place.

 

72e: Kvyat s'immobilise au Casino car sa voiture est endommagée suite à la collision avec Pérez. Ce dernier regagne son garage pour changer une nouvelle fois de pneus. Stroll met pied à terre, ses freins ne répondant plus.

 

74e: Vettel devance Räikkönen (3.4s.), Ricciardo (4.8s.), Bottas (5.6s.), Verstappen (6.1s.), Sainz (10s.), Hamilton (11.3s.), Grosjean (13.8s.), Massa (15.3s.) et Magnussen (16.7s.).

 

75e: Verstappen est dans les échappements de Bottas tandis que Hamilton paraît en mesure de porter l'estocade contre Sainz.

 

76e: Pérez est maintenant bon dernier mais il signe tout de même le meilleur tour de la course grâce à ses pneus neufs: 1'14''820'''.

 

77e: Alors que Vettel se dirige vers la victoire, Verstappen renonce à poursuivre Bottas, tout comme Hamilton décide de se contenter de sa position.

 

78ème et dernier tour: Sebastian Vettel remporte son quarante-cinquième Grand Prix devant son coéquipier Räikkönen. C'est la première victoire de Ferrari à Monaco depuis 2001 ! Ricciardo monte sur la troisième marche du podium. Bottas finit quatrième devant Verstappen. Sainz empoche les huit points de la sixième place. Hamilton achève son piteux week-end au septième rang. Grosjean est huitième, Magnussen dixième: c'est la première fois que Haas met ses deux pilotes dans les points. Massa termine neuvième. Palmer, Ocon et Pérez rallient aussi l'arrivée.

 

Jugé responsable de la collision avec Kvyat, Pérez écope d'une pénalité de dix secondes. Quant au gentleman Button, accusé d'avoir envoyé Wehrlein en tonneaux, il sera pénalisé de trois places sur la grille si jamais il participe à un autre Grand Prix.

 

Après la course

Les trois premiers rejoignent une passerelle récemment montée qui accueille dorénavant la cérémonie du podium. Si Sebastian Vettel est tout sourire, Kimi Räikkönen, le visage rougi par l'effort et la colère, ne desserre pas les dents. Après la douche au champagne, Nico Rosberg vient interviewer ses anciens collègues. C'est la première fois de la saison que le champion en titre apparaît sur un Grand Prix. Il est vrai qu'il n'avait que la rue à traverser...

 

Beaucoup estiment que Ferrari a volontairement donné une meilleure stratégie à Vettel, le leader du championnat du monde, au détriment de Räikkönen qui est clairement le pilote n°2 de la Scuderia. Si tel est le cas, cela a été effectué d'une manière subtile et on ne peut pas crier au scandale. Et de fait, malgré quelques grognements, « Iceman » ne tient aucun propos acrimonieux après la course. Maurizio Arrivabene met pour sa part l'accent sur cette exceptionnelle performance de Ferrari qui n'avait plus signé de doublé depuis le GP d'Allemagne 2010 !

 

L'écurie italienne assoit sa domination sur les deux championnats mondiaux. Chez les pilotes, Vettel (129 points) bénéficie d'une solide avance sur Hamilton (104 pts). Au classement des constructeurs, Ferrari (196 pts) précède Mercedes (179 pts) et Red Bull (97 pts). Chez Mercedes, on fait évidemment grise mine, mais Valtteri Bottas et Lewis Hamilton promettent que leurs machines seront de nouveau compétitives à Montréal quinze jours plus tard.

 

Quelques heures plus tard, Fernando Alonso délivre une fort belle prestation pour sa première apparition à Indianapolis. Parti en seconde ligne, il mène un temps l'épreuve et occupe une position flatteuse lorsqu'il est trahi... par son moteur Honda ! Cela valait bien la peine de traverser l'Atlantique... La victoire revient à un ancien pilote de Formule 1, le Japonais Takuma Sato, l'équipier d'Alonso chez Andretti-Honda. De quoi mettre du baume au cœur de l'Espagnol qui, malgré tout séduit par cette expérience, se jure de revenir et de prendre sa revanche.

Tony