Valtteri BOTTAS
 V.BOTTAS
Mercedes
Lewis HAMILTON
 L.HAMILTON
Mercedes
Sebastian VETTEL
 S.VETTEL
Ferrari

969e Grand Prix

LXXXVIII Gran Premio d'Italia
Ensoleillé
3 septembre 2017 - Monza
53 tours x 5.793 km - 306.720 km
(Offset: 309 m)
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Affiche
F1
Coupe

Le saviez-vous ?

Pilote
Constructeur
Moteur
Doublé Mercedes sur les terres de Ferrari.

Les coquetteries de grand-mère

Ferrari célèbre ce week-end son soixante-dixième anniversaire. Pour l'occasion, la firme au cheval cabré marque sa monoplace du fatidique chiffre « 70 », vend t-shirts, casquettes, lunettes et autres accessoires spéciaux et convie des VIP prestigieux, le tout agrémenté d'une campagne de presse tapageuse. C'est en effet le 12 mars 1947 qu'est apparue la première Ferrari d'usine, la 125 S. Cependant, comme le rappelle le journaliste italien Alfredo Filippone dans F1i Magazine, on peut faire remonter la première machine sortie des ateliers du Commendatore beaucoup plus tôt. C'est en effet en 1940 que celui-ci ordonna la construction de la 815, une voiture de sport estampillée Auto Avio Construzioni pour de simples raisons juridiques: Enzo Ferrari venait en effet d'être licencié par Alfa Romeo, après avoir dirigé son département des courses pendant de longues années, avec une énorme indemnité qui lui interdisait toutefois de devenir constructeur sous son propre nom durant quatre ans. En outre, la fameuse Alfa Romeo 158, née en 1937 et victorieuse du premier championnat du monde de Formule 1 treize ans plus tard, était issue des ateliers Ferrari de Modène, tout comme l'Alfa Bimotore de 1935 au volant de laquelle Tazio Nuvolari battit des records de vitesse. La « vieille dame de Maranello » se rajeunit donc un petit peu...

 

Ferrari annonce aussi la reconduction de son contrat avec son « sponsor invisible », Marlboro, pour une durée indéterminée. Si le nom de la célèbre marque au cow-boy est banni des carrosseries depuis 2007, elle finance toujours la Scuderia. Rappelons que le directeur sportif Maurizio Arrivabene est l'ancien responsable du sponsoring chez Philip Morris.

 

McLaren - Renault et Toro Rosso - Honda ?

En cette fin d'été 2017, les têtes pensantes de la F1 font face à un problème ardu: McLaren est résolue à rompre son contrat avec Honda, qui se retrouverait alors sans client, mais la FIA et le FOG tiennent absolument à ce que la firme nippone demeure dans la discipline. Il faut donc trouver un autre motoriste à McLaren et qu'une autre écurie se dévoue pour accueillir le calamiteux groupe propulseur Honda.

 

Les cibles désignées sont Renault et Toro Rosso. Zak Brown, le président de McLaren, multiplie ainsi à Monza les entrevues avec les membres du triumvirat en charge de Renault Sport, Jérôme Stoll, Cyril Abiteboul et Alain Prost. Ross Brawn assiste aussi à ces réunions afin d'y apporter la caution des autorités. Renault se dit prête à motoriser McLaren en 2018... mais pas une équipe supplémentaire. Elle propose donc d'abandonner Toro Rosso qui, en échange, recueillerait le moteur Honda. De ce côté-ci, les tractations sont beaucoup plus floues. Fin août, Yusuke Hasegawa a même assuré qu'il n'avait jamais été question d'un tel partenariat. Mais le patron de Honda Motorsport Masashi Yamamoto fait le déplacement de Monza, certainement pas pour faire du tourisme. Hasard ou éléments de langage téléguidés ? Ce week-end Daniil Kvyat ne cessera de critiquer le groupe propulseur Renault et d'affirmer que la Toro Rosso est devenue plus lente que la... McLaren-Honda !

 

Huiles essentielles

Depuis le GP de Belgique, Mercedes exploite une des « zones grises » du règlement technique officiel concernant l'huile moteur. A Monza, une directive de la FIA instaure en effet une bride que l'équipe allemande a contourné une semaine plus tôt à Spa en installant son quatrième moteur de la saison. Comme les blocs utilisés avant le GP d'Italie ne seront pas concernés par cette nouvelle norme, Mercedes bénéficiera jusqu'à la fin de l'année d'un parc de moteurs à combustion interne qui pourront consommer autant d'huile que ce qui était autrefois permis. La consommation d'huile a soudainement augmenté en 2014 avec l'arrivée des groupes propulseurs hybrides. En travaillant étroitement avec les pétroliers, les motoristes sont parvenus en trois ans à perfectionner la combustion d'huile et donc à délivrer plus de puissance. La fédération intervient pour freiner ces innovations. Dorénavant, le parc de moteurs alloué à un pilote ne pourra plus brûler que 0,9 litre d'huile aux 100 kilomètres, une limite qui tombera à 0,6 litre en 2018. Or le nouveau moteur Mercedes introduit à Spa pourra continuer à consommer 1,2 litre jusqu'à la fin de l'année...

 

Bien sûr, cette tactique n'est pas sans risque, et la firme allemande craint de casser plus rapidement ses unités de puissance et donc d'encourir des pénalités. Mais Toto Wolff nie toute volonté de transgresser la norme: « La raison pour laquelle nous avons introduit ce moteur aussi tôt, c'est que nous voulions accroître nos performances, même si cela impliquait de disputer plus de courses que nos adversaires avec une même unité. Sans parler du fait que le temps manque pour développer les groupes propulseurs. Plus on attend pour apporter la dernière spécification, plus l'évolution est performante. Telles sont les raisons pour lesquelles nous avons introduit notre évolution à Spa, et non afin de tirer un gain de performance dû à la consommation d'huile. » Et afin de calmer la polémique, il assure qu'à Spa Hamilton et Bottas n'ont pas brûlé plus de 0,9 litre aux 100...

 

Ferrari réplique sur un autre terrain en introduisant un moteur doté de pistons imprimés en 3D. Si ce bloc sera soumis aux nouvelles limites de combustion, les motoristes de Maranello pensent que les nouveaux matériaux et les nouvelles méthodes de fabrication apporteront un gain de puissance supérieur à celui récemment acquis par Mercedes. La Scuderia joue donc la carte de la légalité, après avoir été prise la main dans le sac au mois de juin. On se souvient qu'alors la fédération était intervenue pour lui demander de retirer un mystérieux réservoir qui injectait une huile « spéciale » dans les chambres à combustion, sur commande du pilote...

 

Présentation de l'épreuve

Pour ce circuit ultra-rapide, les écuries adoptent des configurations aérodynamiques minimalistes: ailerons arrière à très faible traînée, ailerons avant aplatis et parfois absence des « T-wings » (McLaren, Haas). Haas lance un nouvel aileron arrière, entr'aperçu à Spa, en forme de « nœud papillon », c'est-à-dire avec une section centrale très étroite et des bords élargis.

 

Mercedes a donc lancé en Belgique une nouvelle spécification de son V6 qu'attendent toujours ses clientes, Williams et Force India. Celles-ci ne recevront ce moteur qu'à Singapour, deux semaines plus tard, et font part de leur mécontentement: « Sommes-nous satisfaits d'avoir une unité de puissance de moins que l'équipe d'usine ? Non. Honnêtement, nous préférerions être dans leur situation », explique Andrew Green, le directeur technique de Force India. « On nous avait initialement dit que nous aurions ce moteur à Spa. Il y a une certaine déception. C'est une évolution de performance, et compte tenu du fait que Spa et Monza sont les deux circuits les plus exigeants de la saison en termes de puissance, nous aurions vraiment aimé l'avoir. »

 

Ferrari renonce finalement à utiliser son nouveau moteur qui n'apparaîtra que plus tard dans la saison, peut-être au Grand Prix de Malaisie. Renault et Honda profitent de ce Grand Prix d'Italie pour lancer de nouveaux composants sur leurs groupes propulseurs, et encore une fois le ridicule système des pénalités va défigurer la grille de départ. Verstappen prend ainsi vingt places de pénalité, Daniel Ricciardo vingt-cinq, Carlos Sainz Jr. dix et Fernando Alonso trente-cinq... Plus tard dans le week-end, les deux pilotes Renault sont frappés à leur tour: Hülkenberg reculera de dix rangs (utilisation d'un cinquième MGU-H), Palmer de quinze (cinquième turbo et cinquième MGU-H). S'ajoutent ensuite dimanche des sanctions pour Vandoorne, Pérez et Grosjean. En tout, neuf pilotes sur vingt écopent de pénalités, avec pour conséquence une grille totalement surréaliste, où l'on voit les pilotes les plus lents sur l'asphalte partir dans les douze premiers !

 

Essais et qualifications

Favorisées ici par leur moteur et leur empattement long, les Mercedes frappent d'entrée de jeu en réalisant les meilleurs chronos des premières séances d'essais libres. Toutefois l'écart avec Ferrari, abyssal vendredi matin, se réduit nettement dans l'après-midi.

 

La pluie s'invite samedi sur la Lombardie et perturbe les essais du matin. L'après-midi, Charlie Whiting décide d'arrêter les qualifications après quelques minutes car les pilotes jugent la situation dangereuse, quoiqu'elle n'ait rien d'apocalyptique. Hélas, la direction de course hésite ensuite à relancer les machines pendant deux heures, au gré d'une météo qui ne fait qu'empirer. Finalement les pilotes reprennent la piste à la faveur d'une accalmie, chaussés de pneus intermédiaires. La pluie s'intensifie pour la Q3, mais cette fois Whiting n'intervient pas. Cependant la grille de départ est au final bien plus chamboulée par les pénalités distribuées à tout va que par les averses...

 

Hamilton entre encore un peu plus dans l'Histoire en s'appropriant la soixante-neuvième pole position de sa carrière, un nouveau record qui efface celui de Michael Schumacher. Bottas (4ème) ne parvient pas à faire monter les pneus rainurés en température. Les Red Bull de Verstappen et de Ricciardo suivent Hamilton sur la feuille des temps mais, à cause de leurs sanctions, tombent aux treizième et seizième rangs. A la surprise générale, Stroll accompagne Hamilton en première ligne au volant d'une Williams transfigurée sur sol humide. En outre, il devance nettement Massa (7ème). Grande performance également pour Ocon qui se hisse au troisième rang, la meilleure qualification d'une Force India cette saison. Pérez est éliminé en Q2. Il change sa boîte de vitesses mais, grâce à la sanction de Vandoorne, s'élancera au... dixième rang. Surréaliste ! Les Ferrari (Räikkönen 5ème, Vettel 6ème) manquent d'adhérence sur sol mouillé et se retrouvent loin d'Hamilton.

 

Vandoorne se met en valeur en atteignant la Q1 avec sa McLaren-Honda. Mais il perd dimanche matin sa belle huitième place à cause d'un énième changement de moteur ! Il rejoint donc en fond de grille Alonso, éliminé lors de la seconde manche. A cause des sanctions fédérales, le Belge sera dix-huitième, l'Espagnol dix-neuvième. Chez Haas, Magnussen décroche la neuvième place (avec le 16ème chrono !) tandis que Grosjean, parti en aquaplanage avant le premier freinage avant l'interruption de séance, s'élancera bon dernier, avec une boîte de vitesses neuve. Les Toro Rosso-Renault ont peu d'appuis et souffrent sous la pluie. Kvyat est huitième, Sainz quinzième après ses pénalités. Les Renault (Hülkenberg 14ème, Palmer 17ème) n'ont pas de grip avec les pneus verts et subissent de plus les conséquences de leurs changements de moteurs. Enfin les Sauber ferment la marche comme d'habitude mais, si au chronomètre Ericsson et Wehrlein sont respectivement 18ème et 19ème, ils se retrouvent par le jeu des punitions 11ème et 12ème...

 

Ainsi, les malheureux téléspectateurs ont patienté trois heures devant leurs écrans pour attendre une séance de qualification qui n'aura servi à déterminer que le tiers des positions sur la grille, tout le reste dépendant d'un règlement sportif à la débilité himalayenne. Les vingt pilotes du plateau cumulent en effet 140 places de pénalité ! Vous avez dit ridicule ?

 

Le Grand Prix

Le soleil et la chaleur reviennent ce dimanche 3 septembre pour accueillir 90 000 tifosi dans le chaudron de Monza. Les Ferrari sont peu susceptibles de l'emporter, mais la ferveur du public n'en est pas moins grande. La majorité des coureurs s'élance en pneus super-tendres. Seuls Verstappen, Ricciardo, Palmer et Alonso se saisissent des Pirelli tendres.

 

Départ: Hamilton démarre sans peine et reste premier. Placé à l'extérieur, Ocon démarre mieux que Stroll et passe devant celui-ci à la première chicane. Suivent Räikkönen, Bottas et Vettel. Verstappen prend un envol canon et apparaît déjà parmi les dix premiers. Massa se frotte à Pérez en sortant de la chicane et perd un morceau de carbone.

 

1er tour: Bottas tente en vain de doubler Räikkönen dans la Curva Grande. Mais il parvient plus tard à déborder son compatriote par l'extérieur de la parabolique. Hamilton mène devant Ocon, Stroll, Bottas, Räikkönen, Vettel, Massa, Verstappen, Pérez et Magnussen.

 

2e: Palmer allume ses roues à la Variante del Rettifilo et rejoint la piste par l'échappatoire.

 

3e: Hamilton s'enfuit facilement en tête. Les pilotes peuvent actionner l'aileron arrière mobile. Bottas en profite pour doubler Stroll au bout de la longue ligne droite. Verstappen tente de faire l'extérieur à Massa à la première chicane mais leurs roues entrent en contact. Le Néerlandais ralentit bientôt, victime d'une crevaison à l'avant-droit. Vettel prend l'avantage sur Räikkönen à Lesmo. Grosjean s'arrête chez Haas pour remplacer son aileron avant, abîmé lors d'un choc avec Ricciardo au départ.

 

4e: Bottas se défait d'Ocon devant les tribunes. Les deux Mercedes sont aux commandes du GP d'Italie... Verstappen change de pneus et de museau. Le Hollandais repart lanterne rouge.

 

5e: Vettel dépasse Stroll. En fin de tour, Hamilton est premier devant Bottas (3.6s.), Ocon (6s.), Vettel (6.8s.), Stroll (7.8s.), Räikkönen (8.6s.), Massa (10s.), Pérez (11.6s.), Magnussen (14.5s.) et Kvyat (15.5s.). Ricciardo opère une belle remontée: il a doublé Vandoorne, Sainz et Hülkenberg.

 

6e: Vettel est aux trousses d'Ocon. Ricciardo s'empare de la dixième position aux dépens de Kvyat.

 

7e: Räikkönen freine trop tard au premier virage et emprunte l'échappatoire. Ricciardo prend l'ascendant sur Magnussen.

 

8e: Bottas tourne en 1'25''287''' et reprend quelques dixièmes à son coéquipier. Vettel fait l'intérieur à Ocon à la première chicane et s'empare de la troisième place.

 

9e: Hamilton répond à Bottas avec un chrono d'1'25''271'''.

 

10e: Hamilton mène devant Bottas (2.9s.), Vettel (10.5s.), Ocon (13.2s.), Stroll (13.9s.), Räikkönen (15.4s.), Massa (17.1s.), Pérez (18.7s.), Ricciardo (21.1s.) et Magnussen (26s.). Hülkenberg change ses pneus.

 

12e: L'intervalle demeure très stable entre les Mercedes: trois secondes et un dixième durant quatre tours consécutifs ! Magnussen remplace ses pneus.

 

13e: Ricciardo chasse Pérez, et un peu plus loin Vandoorne met la pression sur Kvyat. Sainz est chez Toro Rosso pour prendre les pneus jaunes. Alonso déborde Palmer avant la deuxième chicane. Mais l'Anglais tire tout droit et revient sur la piste devant l'Espagnol qui demande par radio à ce qu'on lui rende sa position.

 

14e: Ocon, Stroll et Räikkönen se tiennent maintenant en une seconde. Le vétéran finlandais ne parvient pas à prendre l'avantage sur les deux « blancs-becs » car sa Ferrari est mal équilibrée.

 

15e: Hamilton précède Bottas (3.3s.), Vettel (13.4s.), Ocon (20.2s.) et Stroll (21s.). Räikkönen entre au stand Ferrari pour chausser des pneus tendres (3.7s.). Il repart en onzième position entre Vandoorne et Palmer.

 

16e: Ocon s'arrête chez Force India pour mettre les Pirelli jaunes (2.7s.) et fait une excellente opération puisqu'il repart sous le nez de Räikkönen.

 

17e: Ricciardo dépasse Pérez par l'intérieur à la seconde chicane. C'est au tour de Stroll de changer d'enveloppes et l'opération est longue: quatre secondes et demie ! Le Canadien reprend la course derrière Ocon et Räikkönen.

 

18e: Bottas concède maintenant quatre secondes à Hamilton. Vettel roule à seize secondes du Britannique. Palmer reçoit une pénalité de cinq secondes pour avoir court-circuité une chicane. Cela ne suffit pas à Alonso qui conchie la « clémence » des commissaires sportifs. Ericsson observe son changement de pneus.

 

19e: Hamilton commet une petite erreur en sortant de la Variante della Roggia et met deux roues dans les graviers, sans conséquence. Kvyat passe chez Toro Rosso pour changer de gommes.

 

20e: Quatre secondes et demie entre les Mercedes. Ocon et Räikkönen poursuivent Vandoorne qui détient la septième position. Arrêt pneus pour Wehrlein.

 

21e: Ocon et Räikkönen débordent Vandoorne dans la Curva Grande. Changement de pneus pour Massa.

 

22e: Stroll double Vandoorne. Massa sort des stands derrière ceux-ci. Hamilton est premier devant Bottas (4.8s.), Vettel (19.3s.), Ricciardo (35.8.), Pérez (39.4s.), Ocon (54.6s.), Räikkönen (55.1s.), Stroll (57.1s.), Vandoorne (58.5s.) et Massa (1m.).

 

24e: Räikkönen est aux trousses d'Ocon. Massa dépasse Vandoorne qui prévoit un changement de gommes très tardif.

 

25e: Cinq secondes séparent Hamilton de Bottas. Vettel est à vingt-et-une secondes du leader. Palmer s'arrête chez Renault pour renouveler ses gommes et subir sa pénalité.

 

26e: Räikkönen efface Ocon à la Variante del Rettifilo.

 

27e: Verstappen observe un second arrêt et prend les pneus rouges. Il repart en dix-huitième position.

 

28e: Bottas reprend quelques dixièmes à Hamilton qui rencontre des attardés. Stroll menace Ocon.

 

30e: Hamilton domine devant Bottas (4.1s.), Vettel (23.3s.), Ricciardo (38.1s.), Pérez (47.6s.), Räikkönen (58.5s.), Ocon (1m. 01s.), Stroll (1m. 02s.), Massa (1m. 03s.), Vandoorne (1m. 13s.), Magnussen (-1t.) et Hülkenberg (-1t.).

 

31e: Verstappen fait l'extérieur à Grosjean à la première chicane, mais se frotte à la Haas qui perd encore un morceau de carbone. Alonso chausse les Pirelli tendres. En fin de tour, Vettel prend les pneus jaunes en deux secondes et demie. Il repart entre Ricciardo et Pérez. Palmer abandonne à cause d'un problème de transmission.

 

32e: Hamilton s'arrête aux stands afin de s'emparer des pneus tendres (2.5s.). Bottas récupère le commandement provisoire. Changement de gommes pour Pérez qui repart au neuvième rang.

 

33e: Vandoorne occupait une belle dixième place, mais il est contraint à l'abandon suite à une défaillance de son système de récupération d'énergie cinétique.

 

34e: Bottas chausse des pneus frais (2.2s.) et redonne ainsi le leadership à son équipier.

 

35e: Hamilton devance Bottas (3.4s.), Ricciardo (15.7s.), Vettel (34s.), Räikkönen (35.8s.), Ocon (40.3s.), Stroll (41.1s.), Massa (42.1s.), Pérez (52.5s.), Magnussen (1m. 11s.), Hülkenberg (1m. 12s.) et Kvyat (1m. 13s.).

 

36e: Hamilton abaisse le record du tour (1'24''034'''). Massa rattrape le duo Ocon – Stroll.

 

37e: Kvyat prend l'ascendant sur Hülkenberg. Mais tous deux doivent surveiller le retour de Verstappen qui a doublé Alonso et menace Sainz.

 

38e: Ricciardo est aux stands pour clore son très long premier relais (2.2s.). Il chausse les pneus super-tendres et repart quelques mètres derrière Räikkönen.

 

39e: Hamilton devance Bottas de quatre secondes et demie. Ricciardo fond sur Räikkönen grâce à ses pneus très souples.

 

41e: Ricciardo actionne son DRS dans la longue pleine charge, prend l'aspiration de Räikkönen, plonge hardiment à la corde avant la chicane, surprend le Finlandais et réalise ainsi un audacieux dépassement.

 

42e: Hamilton mène devant Bottas (4.4s.), Vettel (31.4s.), Ricciardo (42.9s.), Räikkönen (44.4s.), Ocon (50.7s.), Stroll (51.7s.), Massa (52.7s.), Pérez (1m.), Magnussen (-1t.), Kvyat (-1t.) et Hülkenberg (-1t.). Verstappen prend la treizième place à Sainz.

 

43e: Verstappen vise désormais le point de la dixième place et double sans coup férir la Renault de Hülkenberg, dépourvue d'adhérence cet après-midi.

 

45e: Hamilton a trois secondes et demie de marge sur Bottas, trente-trois secondes sur Vettel. Verstappen s'empare de la onzième place aux dépens de Kvyat.

 

46e: Ricciardo comble peu à peu son retard sur Vettel. Verstappen dépasse Magnussen au premier virage. Cependant le Danois tente de répliquer et prend l'intérieur dans la Curva Grande. Il veut faire l'extérieur à la Red Bull à la Variante della Roggia, mais Verstappen le tasse avant de prendre la corde. Magnussen doit couper la chicane pour éviter une collision.

 

48e: Hamilton repousse Bottas à quatre secondes. Ricciardo n'est plus qu'à six secondes de Vettel.

 

49e: Ricciardo boucle le meilleur tour de l'après-midi (1'23''361'''). Pérez rejoint le trio Ocon – Stroll – Massa.

 

50e: Hamilton devance Bottas (5.2s.), Vettel (36.3s.), Ricciardo (41s.), Räikkönen (55s.), Ocon (1m. 06s.), Stroll (1m. 07s.), Massa (1m. 08s.), Pérez (1m. 09s.), Verstappen (-1t.), Magnussen (-1t.) et Kvyat (-1t.).

 

51e: La tenue de route de la Sauber d'Ericsson est affectée par des dégâts survenus en début d'épreuve. Le Suédois est rappelé à son garage pour abandonner.

 

52e: Ricciardo rend quatre secondes et demie à Vettel et ne pourra pas lui chiper la dernière place sur le podium. Alonso renonce suite à une panne de boîte de vitesses. Il évoluait au quinzième rang.

 

53ème et dernier tour: A la Variante della Roggia, Stroll se défend contre une attaque de dernière minute de Massa.

 

Lewis Hamilton remporte son quatrième Grand Prix d'Italie devant son collègue Bottas. Vettel n'apporte qu'une troisième place aux tifosi. Ricciardo termine sa belle chevauchée au quatrième rang. Räikkönen finit cinquième devant les jeunes impétrants Ocon et Stroll. Massa prend la huitième position et précède Pérez. Verstappen récolte un petit point. Magnussen, Kvyat, Hülkenberg, Sainz, Grosjean et Wehrlein franchissent aussi la ligne d'arrivée.

 

Après la course

Le doublé des Flèches d'Argent ne paraît pas dépiter les tifosi qui envahissent la piste comme chaque année. C'est au milieu des fumigènes tricolores que Lewis Hamilton reçoit son trophée des mains du président du conseil italien Paolo Gentiloni. Puis, les trois premiers répondent aux questions de Martin Brundle et surtout de Jean Alesi, auquel les spectateurs réservent une ovation. Hamilton est évidemment ravi de s'emparer de la tête du championnat, et Bottas se satisfait d'apporter dix-huit points supplémentaires à son équipe. Sebastian Vettel révèle pour sa part qu'il n'était pas en confiance avec sa machine, notamment lors des freinages. Il est vrai que son retard à l'arrivée sur le vainqueur (trente-six secondes !) est impressionnant. Ferrari n'a probablement pas trouvé les bons réglages, comme le pense Niki Lauda: « Je pense qu'ils ont fait une erreur, parce que dans des circonstances normales, nous n'aurions jamais eu une telle avance. En moyenne, la différence entre Mercedes et Ferrari est entre un ou deux dixièmes par tour, mais cette fois, c'était le double. » Quoiqu'il en soit, Maurizio Arrivabene préfère se tourner vers Singapour, épreuve qui devrait être beaucoup plus favorable aux Rouges.

 

Daniel Ricciardo a animé cette course assez ennuyeuse par ses dépassements téméraires. Grimper dans la hiérarchie de la seizième à la quatrième place n'est pas chose aisée à Monza. « Deux de mes courses préférées de cette année – Silverstone et Monza - ont commencé en fond de grille ! » déclare l'Australien qui a retrouvé la « banane ». « En fin de course, je pouvais voir Vettel et l'idée d'un podium était tentante. J'ai donc essayé de le rattraper jusqu'au bout. Mais je pense qu'il a réussi à accroître un peu son rythme et j'ai exploité au maximum mes pneus. » Pour sa part Christian Horner ne ménage pas ses compliments à l'égard de son pilote: « Je pense qu'il est l'un des meilleurs dans l'art du dépassement. Il est capable de freiner très tard tout en conservant la corde. C'est du Mansell tout craché ! »

 

Avec 238 points, Hamilton prend pour la première fois de l'année les commandes du classement général, trois longueurs devant Vettel (235 pts). Mercedes (435 pts) fait un grand pas vers son quatrième titre constructeur consécutif. Ferrari (373 pts) ne pourra probablement pas rattraper le constructeur allemand.

Tony