Sebastian VETTEL
 S.VETTEL
Ferrari
Lewis HAMILTON
 L.HAMILTON
Mercedes
Max VERSTAPPEN
 M.VERSTAPPEN
Red Bull TAG Heuer

958e Grand Prix

XIV Chinese Grand Prix
Couvert
9 avril 2017 - Shanghai
56 tours x 5.451 km - 305.066 km
(Offset: 190 m)
info
Affiche
F1
Coupe

Le saviez-vous ?

Pilote
Constructeur
Moteur
Deuxième accident en deux jours au même endroit pour Antonio Giovinazzi.

Mercedes: Hamilton et Bottas se découvrent

Chez Mercedes-AMG, les deux nouveaux coéquipiers Lewis Hamilton et Valtteri Bottas apprennent à faire connaissance. On doute néanmoins que les deux hommes parviennent à établir une réelle amitié tant leurs caractères sont différents. Autant le Britannique affiche un mode de vie de pop-star, autant le Finlandais est extrêmement discret et réservé. On sait seulement qu'il a religieusement épousé voici quelques mois sa petite amie, la nageuse Emilia Pikkarainen. Pour l'heure, Bottas ne fait pas de vagues, s'intègre tranquillement au sein de sa nouvelle équipe et borne ses ambitions à remporter son premier Grand Prix.

 

De son côté, Toto Wolff affirme que le départ de Nico Rosberg et l'arrivée de Bottas ont permis de remettre à plat les relations d'Hamilton avec son écurie. « Historiquement, il n'y a pas de casseroles entre eux », explique-t-il, « Ils sont rivaux sur la piste, et rien d'autre. Il n'y a pas de tensions dans les salles de réunion, et c'est très bien, car ça ne passe pas au-dessus de nos têtes. » Cela étant, Bottas ne bénéficie que d'un contrat d'un an, et selon certaines rumeurs Sebastian Vettel pourrait bien rejoindre la marque à l'étoile en 2018. Possibilité que Wolff nie absolument: « Je ne pense pas à 2018 ni au-delà. C'est très loin dans ma liste de priorités. »

 

Rififi chez les Verstappen

La dynastie hollandaise n'est pas un modèle de stabilité, loin de là. L'été dernier, d'après le quotidien national De Telegraaf, Jos Verstappen s'est tristement distingué en frappant son père, Frans, lui-même ancien pilote. Celui-ci a porté plainte pour coups et blessures. Le conflit entre le père et le fils a hélas des répercutions sur la carrière de Max, le petit-fils. De nature vindicative, Frans Verstappen s'est récemment entretenu avec Helmut Marko afin de mettre en garde le jeune prodige sur l'influence pernicieuse de son géniteur ! « Je me suis rendu compte que mon fils Jos perturbe sa carrière par son comportement agressif » affirme Opa Verstappen. Mais le Dr. Marko lui a adressé une fin de non-recevoir. Selon lui, Max Verstappen est entièrement pris en charge par l'encadrement de Red Bull et par son agent Raymond Vermeulen, et sa famille n'a aucune légitimité à intervenir. Mais il est inévitable que le jeune homme de 19 ans subisse l'ascendant de ses proches, et Red Bull aura probablement fort à faire pour éloigner l'encombrant paternel, à l'instar jadis de Ron Dennis à l'égard d'Anthony Hamilton.

 

Présentation de l'épreuve

Après sa défaite de Melbourne, Mercedes espère rendre la monnaie de sa pièce à Ferrari en Chine. Toujours prudent, Sebastian Vettel déclare que les Flèches d'Argent sont toujours devant les voitures italiennes et réfute le statut de nouveau favori.

 

Antonio Giovinazzi remplace derechef Pascal Wehrlein dans la deuxième Sauber. Le jeune Allemand souffre toujours du dos et pourrait aussi manquer le prochain Grand Prix à Bahreïn. Il semble que sa blessure récoltée lors de la Course des champions de Miami (il avait effectué un tonneau après avoir harponné Felipe Massa) soit plus grave que prévue. Selon Toto Wolff, il souffrirait d'une rupture d'une vertèbre cervicale, ce que réfute Monisha Kaltenborn.

 

Les McLaren sont maintenant munies d'ailettes en forme de T, mais donc le design tranche radicalement avec ce que l'on peut voir sur les autres bolides. Les volets sont en effet fortement incurvés afin d'accroître l'appui aérodynamique. A cause de la faible puissance du moteur Honda, McLaren n'attend rien de bon de cette épreuve chinoise et tente d'en tirer parti en essayant de nouvelles pièces. Avec sa ligne droite d'1,3 km, le circuit de Shanghai permettra en effet d'évaluer les différentes cavaleries, et il est à craindre que le V6 nippon sera largement distancé par ses concurrents. Mauvaise nouvelle pour Grosjean qui doit déjà monter un second turbo sur sa Haas, le premier ayant été irrémédiablement endommagé à Melbourne.

 

Essais et qualifications

Une très forte pluie perturbe les essais du vendredi. La matinée est marquée par de nombreuses interruptions au drapeau rouge et les pilotes ne peuvent rouler que trente petites minutes. La seconde séance est quant à elle annulée à cause du brouillard.

 

Les sessions du samedi se déroulent sur piste sèche. Les Ferrari brillent le matin en se plaçant tout en haut de la feuille des temps. Mais l'après-midi Hamilton réalise sa sixième pole position consécutive en 1'31''678''', pulvérisant le meilleur chrono réalisé par Rosberg en 2016 (1'35''402'''), et surtout le record absolu établi par Schumacher en 2004 (1'32''238'''). Vettel l'accompagne en première ligne et lui concède moins de deux dixièmes. Comme à Melbourne, Bottas et Räikkönen viennent ensuite derrière leurs coéquipiers respectifs. Mais Vettel ne devance Bottas que d'un seul millième ! Les Red Bull souffrent à nouveau. Ricciardo (5ème) rend plus d'une seconde et demie à Hamilton tandis que Verstappen (16ème) abandonne dès la Q1 suite à une panne de moteur. Les Williams-Mercedes (Massa 6ème, Stroll 10ème) confirment leur statut de quatrième force du plateau. Hülkenberg (7ème) permet à Renault d'atteindre l'ultime session qualificative pour la première fois depuis son retour officiel en 2016. Palmer, éliminé en Q1, partira dernier: il est pénalisé pour ne pas avoir suffisamment ralenti lors de la sortie de Giovinazzi.

 

Pérez place sa Force India au huitième rang, très loin devant Ocon, dernier chrono mais dix-septième sur la grille par le jeu des pénalités, qui affirme avoir été gêné par l'accident de Giovinazzi. Les Toro Rosso (Kvyat 9ème, Sainz 11ème) espèrent inscrire de gros points. Chez Haas, Magnussen (12ème) fait mieux que Grosjean (19ème), sorti dès la Q1 et lui aussi puni de cinq rangs pour vitesse excessive sous régime de double drapeaux jaunes. Comme prévu, les McLaren-Honda sont très lentes, mais Alonso attaque selon ses dires « comme un malade » pour signer le 13ème chrono. Vandoorne se classe pour sa part seizième. Enfin les Sauber sont en verve: Ericsson (14ème) et Giovinazzi (18ème) atteignent tous deux le deuxième stade des qualifications. Mais le jeune Italien sort violemment dans le dernier virage à la fin de la Q1 et ne peut pas défendre ses chances à l'étape suivante. Il perd trois places en remplaçant sa boîte de vitesses.

 

Le Grand Prix

Il fait très froid (12°C) sur Shanghai ce 9 avril. La pluie s'invite au début de l'après-midi avant de s'arrêter. La piste est encore humide au moment du départ mais, par bonheur, celui-ci ne sera pas donné aux ordres de la voiture de sécurité. Tous les pilotes choisissent de s'élancer en pneumatiques intermédiaires, excepté Sainz qui opte pour des slicks (rouges). Ce choix paraît bien téméraire car le bitume est gras et glissant. Du reste, un crachin tombe sur le circuit pendant la boucle de formation.

 

Tour de chauffe: Palmer rejoint les stands pour partir en pneus slicks. Vettel s'immobilise deux roues en dehors de son emplacement mais curieusement ne sera pas réprimandé.

 

Départ: Envol parfait pour Hamilton qui reste en tête devant Vettel et Bottas tandis que Riccardo passe devant Räikkönen. Verstappen effectue un départ étincelant et gagne plusieurs places. Ocon touche Grosjean et endommage le ponton droit de la Haas. Sainz fait patiner ses roues et tire tout droit au premier virage. L'asphalte est encore trempé dans le premier secteur.

 

1er tour: Verstappen se fraie un chemin dans le peloton et double de nombreux concurrents. Pérez harponne Stroll au virage n°9. Le jeune Canadien est expédié en tête-à-queue dans le bac à graviers et ne repartira pas. Hamilton mène devant Vettel, Bottas, Ricciardo, Räikkönen, Kvyat, Verstappen, Alonso, Massa et Pérez. Charlie Whiting déclenche la procédure de « voiture de sécurité virtuelle » pour permettre aux commissaires d'évacuer la Williams de Stroll, pourtant garée très loin de piste...

 

2e: Verstappen double Kvyat avant que les drapeaux jaunes ne soient agités. Hülkenberg s'arrête chez Renault pour chausser des slicks. Pérez est rappelé aux stands en fin de tour suite à une crevaison à l'avant-droit, conséquence de la touchette avec Stroll.

 

3e: La pluie a cessé et la piste s'assèche. Vettel arrive aux stands pour mettre les pneus tendres. Magnussen, Pérez, Grosjean, Massa, Ericsson, Alonso, Kvyat, Vandoorne et Giovinazzi chaussent aussi des slicks. Ocon arrive chez Force India où il n'était pas annoncé et doit attendre que ses mécaniciens en aient fini avec Pérez pour recevoir ses pneus. Hülkenberg part plusieurs fois en glissade et Palmer exécute un tête-à-queue sans conséquence.

 

4e: Les drapeaux verts sont agités. Hélas Giovinazzi roule sur une flaque en sortant du dernier virage. Sa Sauber part en toupie et se fracasse contre le muret des stands. Elle rebondit sur la piste, train avant détruit. La voiture de sécurité intervient cette fois elle-même. Ericsson effectue une courte excursion hors-piste.

 

5e: Hamilton et Bottas passent chez Mercedes pour mettre des pneus slicks tendres. Räikkönen les suit de près. Ricciardo et Verstappen prennent des gommes rouges. Ces cinq pilotes perdent ainsi un minimum de temps, ce qui annihile l'avantage dont bénéficiaient ceux qui s'étaient arrêtés durant le « Virtual Saftey Car ».

 

6e: Les commissaires ramassent les débris de la voiture de Giovinazzi. Sainz fait un tête-à-queue et heurte le rail à faible allure. Il repart en peu de temps. Hamilton précède Ricciardo (3.4s.), Räikkönen (6.2s.), Verstappen (6.5s.), Bottas (7.4s.), Vettel (9.8s.), Alonso (19.8s.), Sainz (21.7s), Kvyat (32.7s.), Massa (33s.) et Pérez (34s.). Grosjean troque ses pneus tendres contre des super-tendres.

 

7e: Grosse erreur de Bottas qui part en tête-à-queue en faisant chauffer ses gommes. Par bonheur il ne touche rien mais ne retrouve la piste qu'au douzième rang.

 

8e: La course est relancée. La piste est encore humide au niveau de la grande passerelle, mais personne ne se laisse surprendre. Verstappen déborde Räikkönen qui déplore un moteur poussif. Sainz dépasse Alonso. Pérez double Massa dans l'« escargot » et se défait ensuite de Kvyat. Le Mexicain est suivi dans sa remontée par Magnussen.

 

10e: Hamilton précède Ricciardo (1.2s.), Verstappen (1.8s.), Räikkönen (2.5s.), Vettel (3s.), Sainz (6s.), Alonso (8.5s.), Pérez (12.8s.) et Magnussen (22s.). Bottas dépasse Kvyat.

 

11e: Ricciardo n'est clairement pas à son aise avec ses pneus. Verstappen le dépose au virage n°6 sans crier gare.

 

12e: Hamilton tourne en 1'39''358'''. Riccardo bloque Räikkönen qui ne parvient pas à prendre l'accélération dans la longue pleine charge, faute de puissance.

 

13e: L'humidité a quasi disparu. Verstappen réplique à Hamilton et réalise un chrono d'1'39''236'''.

 

14e: Hamilton est premier devant Verstappen (1.4s.), Ricciardo (5s.), Räikkönen (5.7s.), Vettel (6.2s.), Sainz (9s.), Alonso (14.4s.), Pérez (15.6s.), Magnussen (27.3s.), Bottas (32.5s.), Kvyat (39.2s.) et Ocon (39.6s.).

 

15e: Hamilton tourne dorénavant en 1'38'' et s'échappe. Hülkenberg reçoit une pénalité de quinze secondes pour avoir doublé sous régime de voiture de sécurité, réelle et virtuelle.

 

17e: Vettel commence à perdre patience derrière Räikkönen qui bute sur Ricciardo. Vandoorne rencontre un problème d'alimentation et rentre à son garage pour abandonner.

 

18e: Hamilton devance Verstappen (3.8s.), Ricciardo (8s.), Räikkönen (8.4s.), Vettel (8.7s.), Sainz (12.6s.), Alonso (23s.) et Pérez (24s.). Bottas prend l'ascendant sur Magnussen.

 

19e: Kvyat se gare dans une échappatoire suite à une panne hydraulique.

 

20e: Vettel fait l'intérieur à Räikkönen au virage n°4 et s'empare de la quatrième place.

 

21e: Hamilton compte quatre secondes d'avance sur Verstappen. Vettel fond sur Ricciardo. Pérez remplace ses pneus et perd ainsi trois positions.

 

22e: Vettel déborde Ricciardo par l'extérieur au virage n°6. L'Australien résiste en gardant sa ligne. Les jantes des deux voitures se touchent, sans plus de conséquences. Mieux placé, Vettel aborde l'enchaînement suivant devant son rival. Ocon ouvre la voie à Pérez.

 

24e: Cinq secondes et demie séparent Hamilton et Verstappen. Vettel se rapproche du jeune Batave.

 

25e: Bottas poursuit sa remontée et prend la septième place à Alonso. Massa observe un second changement de gommes. Le Brésilien peine à faire fonctionner ses Pirelli aujourd'hui.

 

26e: Hamilton devance Verstappen (7.5s.), Vettel (9s.), Ricciardo (14.3s.), Räikkönen (15s.), Sainz (22.5s.), Bottas (36.5s.), Alonso (37s.), Magnussen (47s.) et Pérez (57s.).

 

27e: Vettel rattrape facilement Verstappen dont les gommes sont usées.

 

28e: Verstappen monte sur ses freins au bout de la longue pleine charge et roule sur le gazon synthétique. Cela permet à Vettel de s'emparer sans mal de la deuxième place.

 

29e: Verstappen entre aux stands tandis qu'il était sous la menace de Ricciardo et de Räikkönen. Sainz change de gommes.

 

30e: Verstappen reprend la piste avec des pneus super-tendres entre Bottas et Alonso. Palmer observe son premier changement de pneus.

 

31e: Hamilton est premier devant Vettel (11.3s.), Ricciardo (20s.), Räikkönen (21.3s.), Bottas (38.1s.), Verstappen (39.6s.), Alonso (49s.), Sainz (51s.), Magnussen (59s.), Pérez (1m. 03s.), Ocon (1m. 11s.) et Hülkenberg (1m. 16s.).

 

33e: Verstappen est revenu sur les talons de Bottas et le double facilement au virage n°6. Sainz attaque Alonso par l'intérieur au bout de la longue ligne droite. Au freinage, l'Asturien tente de « croiser » son compatriote, mais roule sur une plaque d'humidité et part au large.

 

34e: Douze secondes entre Hamilton et Vettel. Ricciardo passe chez Red Bull pour prendre des pneus super-tendres. Alonso ralentit et s'arrête dans la pelouse suite à un souci de transmission.

 

35e: Arrêt de Vettel (2.5s.) qui repart muni de gommes jaunes, juste sous le nez de Verstappen. Hülkenberg s'arrête chez Renault pour remplacer ses enveloppes et subit sa punition de quinze secondes.

 

36e: Hamilton hausse son rythme en prévision d'un second arrêt-pneus. Bottas chausse des Pirelli tendres (4.4s.) et se retrouve derrière Sainz.

 

37e: Hamilton exécute tranquillement son changement de pneus (3.2s.). Lui aussi prend les enveloppes tendres. Arrêt de Grosjean.

 

38e: Hamilton est leader devant Räikkönen (4.7s.), Vettel (9.5s.), Verstappen (14.6s.), Ricciardo (19.3s.), Sainz (31s.), Bottas (41.2s.), Pérez (51.2s.), Ocon (1m. 03s.), Magnussen (1m. 04s.) et Massa (1m. 26s.).

 

39e: Räikkönen perd du temps à cause de ses chausses usées. Magnussen dépasse Ocon dans la longue ligne droite.

 

40e: Vettel achève son meilleur tour de la journée (1'35''423'''). Räikkönen prend des pneus super-tendres (3s.) et reprend sa route derrière Sainz.

 

41e: Grâce au DRS, Räikkönen se défait sans peine de Sainz au virage n°14.

 

42e: Hamilton précède Vettel (7.6s.), Verstappen (18.8s.), Ricciardo (22.3s.), Räikkönen (35.8s.), Sainz (38.8s.), Bottas (39.8s.), Pérez (1m. 03s.), Magnussen (1m. 11s.), Ocon (1m. 20s.) et Massa (-1t.).

 

43e: Ocon remplace ses gommes et se retrouve derrière Massa.

 

44e: Hamilton conclut le meilleur tour de la course (1'35''378''') et compte huit secondes de marge sur Vettel. Bottas menace désormais Sainz.

 

45e: Bottas prend le meilleur sur Sainz et se retrouve sixième. Ocon se défait de Massa

 

47e: Hamilton a maintenant neuf secondes d'avance sur Vettel. Ricciardo se rapproche de Verstappen qui n'a pas des pneus en bon état.

 

49e: Ricciardo est revenu derrière son coéquipier. Magnussen double Pérez dans la grande accélération. Grosjean fait l'extérieur à Massa dans l'escargot. Le Pauliste a des pneus morts et rejoint ensuite les stands pour les changer.

 

50e: Pérez effectue un dernier changement de gommes indolore puisqu'Ocon est trop loin pour lui prendre sa neuvième place.

 

51e: Hamilton devance Vettel (7.6s.), Verstappen (36.8s.), Ricciardo (37.6s.), Räikkönen (44.4s.), Bottas (47.4s.), Sainz (1m.), Magnussen (1m. 32s.), Pérez (-1t.), Ocon (-1t.) et Grosjean (-1t.).

 

53e: Verstappen déplore du sous-virage car ses pneus avant sont détruits. En outre, il estime être gêné par Grosjean qui pourtant roule à plus d'une seconde devant lui.

 

54e: Six secondes et demie séparent Hamilton et Vettel. Grosjean est plus rapide que les Red Bull. Verstappen et Ricciardo sont roues dans roues. Räikkönen se rapproche d'eux.

 

56ème et dernier tour: Verstappen monte sur ses freins au virage n°6. Ricciardo croit pouvoir en profiter au bout de la longue pleine charge, mais cette fois c'est lui qui allume ses roues. Les positions resteront figées.

 

Lewis Hamilton remporte la cinquante-quatrième victoire de sa carrière, six secondes devant Vettel. Verstappen grimpe sur son premier podium de la saison. Ricciardo finit quatrième devant Räikkönen et Bottas. Sainz réussit à terminer septième après son audacieux pari de partir en slicks. Magnussen est huitième et inscrit quatre points pour Haas. Suivent les Force India de Pérez et Ocon. Grosjean, Hülkenberg, Palmer, Massa et Ericsson sont aussi à l'arrivée.

 

Après la course

Un partout, balle au centre: au soir de ce Grand Prix, Lewis Hamilton et Sebastian Vettel se partagent le commandement du championnat du monde avec 43 points chacun, tandis qu'au classement des constructeurs Mercedes n'a qu'une petite longueur d'avance sur Ferrari. « Nous pouvons être satisfait du résultat d'aujourd'hui », affirme Vettel. « Je pense que par rapport à Mercedes, les performances étaient à un niveau similaire. Hamilton était parfois plus rapide, parfois c'était moi. Si nous pouvons nous battre avec Mercedes à Bahreïn également, ça sera encore une bonne nouvelle. Nous pouvons encore progresser. »

 

Hamilton est ravi: « Je suis vraiment heureux de mes départs maintenant, donc je veux que ça continue comme ça ! En course, j'ai dû garder mon calme dans des conditions de piste vraiment difficiles. Après l'arrêt sous régime de voiture de sécurité, la vitesse était faible et les pneus très froids, donc ç'aurait été très facile de faire une erreur. Dans les vingt derniers tours, Seb et moi allions le plus vite possible, en s'échangeant le meilleur temps. C'est ça, la course. A l'avenir, il y aura des moments où nous n'aurons pas de voiture de sécurité et où il n'y aura pas cet écart. Ça me plaît. »

 

Leurs coéquipiers finlandais ne sont pas aussi contents. Kimi Räikkönen est très nettement dominé par Vettel, comme il l'était en 2015. Quant à Bottas, s'il fut très proche d'Hamilton en essais, son erreur derrière la voiture de sécurité lui met un coup au moral. «J'ai été trop agressif et j'ai perdu le contrôle de la voiture. C'était totalement de ma faute », admet-il.

 

Enfin, le pilote du jour est sans conteste Max Verstappen qui a une nouvelle fois fait étalage de sa virtuosité sur une piste piégeuse. Christian Horner affirme que son pilote possède « un sixième sens » pour conduire sous la pluie. Mais malgré tout Red Bull et Renault ont encore bien du chemin à parcourir pour rattraper Mercedes et Ferrari. La RB13 manque de puissance ainsi que d'adhérence à l'arrière. « Nous avons besoin de quelques très bonnes évolutions », reconnaît Daniel Ricciardo. « Je me sens mieux dans la voiture et elle est plus facile à régler, mais je suis toujours trop lent. L'équilibre est bon et je peux attaquer, mais au bout du compte, nous sommes une seconde et demie derrière. » Espérons que ce retard sera comblé pour que nous puissions assister à une bataille à trois au championnat.

Tony