Valtteri BOTTAS
 V.BOTTAS
Mercedes
Lewis HAMILTON
 L.HAMILTON
Mercedes
Daniel RICCIARDO
 D.RICCIARDO
Red Bull TAG Heuer

963e Grand Prix

LIV Grand Prix du Canada
Ensoleillé
11 juin 2017 - Montréal
70 tours x 4.361 km - 305.270 km
Affiche
F1
Coupe

Le saviez-vous ?

Pilote
Constructeur
Moteur
En toute fin de course, spectaculaire lutte pour la 4ème place entre Sebastian Vettel et les Force India.

Lance Stroll, l'ado mal-aimé

Pour la première fois depuis onze ans, un Canadien va prendre part à son Grand Prix national. Hélas, le jeune Lance Stroll, dix-huit ans, connaît un mauvais début de saison. Ses débuts en Formule 1 sont pour le moins compliqués. Incapable de régler correctement sa Williams et d'exploiter ses pneus de qualification, il vivote dans la seconde moitié du peloton et n'a vu l'arrivée qu'à deux reprises. De nombreux observateurs jugent que sa promotion fut prématurée. « C'est l'un des plus mauvais débutants de l'histoire ! » lâche d'ailleurs Jacques Villeneuve qui ne l'apprécie guère. Néanmoins, si Stroll traîne depuis la F3 une réputation de « chien fou », les deux collisions dont il a été victime en Chine puis à Bahreïn n'étaient pas de son fait. Il n'empêche que 2017 ne sera pour lui qu'une longue session d'apprentissage sous l'égide du bon professeur qu'est devenu Felipe Massa, qui a l'âge d'être son père. Cette formation « sur le tas » devrait d'ailleurs contraindre le Brésilien à prolonger son bail chez Williams une année de plus. Ses projets de retraite sont loin...

 

Bien sûr, les esprits chagrins rappellent que le père de Stroll est milliardaire et a probablement intégré le capital de l'écurie Williams, d'où la mansuétude de ses patrons à son égard. « Il y a une grosse pression sur les épaules de Lance et il faut se rappeler qu'il est très jeune », souligne Claire Williams. « La transition entre un championnat pour les jeunes et la Formule 1 est très délicate, et je pense que les gens la sous-estiment. »

 

McLaren et Honda: divorce en vue ?

McLaren et Honda seraient-elles au bord de la rupture ? C'est en tout cas la rumeur qui agite le paddock de l'Île Notre-Dame, soulevée par une mise en garde de Zak Brown à l'encontre du motoriste japonais. Le directeur exécutif de McLaren est très déçu qu'Honda n'apporte pas comme promis une évolution de son moteur à Montréal. Pis encore, l'élaboration de l'unité de puissance de l'année prochaine prend aussi du retard. Brown fixe ainsi à son partenaire une date-butoir fin juillet. « Honda travaille très dur mais ils ont l'air un peu perdu, dit-il. Nous avons commencé à travailler sur notre prochaine voiture, et 2018 arrivera très vite. Les décisions qui auront des répercussions sur le design de la voiture devront être prises lors de la trêve estivale au plus tard. » Le divorce n'est plus un sujet tabou à Woking: « Nous avons un plan B, nous avons un plan C... Ne pas avoir d'évolutions moteur, ou avoir des évolutions qui ne sont pas au niveau que l'on nous avait promis... Vous pouvez encaisser cela pendant un certain temps, mais nous sommes maintenant proches de notre limite. »

 

Honda réagit aux propos de Brown par la voix du directeur de son programme F1, Yusuke Hasegawa: « C'est malheureux que je ne puisse pas le convaincre que nous allons dans la bonne direction. Mais je suis sûr que nous ne sommes pas perdus. » Les deux hommes s'entretiennent vendredi à Montréal pour évoquer l'avenir de leur collaboration. Enfin, Hasegawa refuse de s'exprimer sur l'éventuel concours de consultants venus de l'extérieur, peut-être de Mercedes, pour prêter main forte à Honda, bruit qui a suscité quelques remous parmi les clients du constructeur allemand.

 

Par ailleurs, McLaren fait aussi part de son impatience à l'égard de Stoffel Vandoorne qui peine lui aussi s'adapter à la Formule 1 et ne parvient pas à suivre Fernando Alonso. « La situation avec Honda n'aide pas, mais le problème est que Stoffel n'est pas Lewis Hamilton et que McLaren pensait qu'il l'était », déclare une source interne à l'équipe relayée par le site Nextgen-auto.com. « Il est bon mais ce n'est pas une star. Ce n'est pas possible d'aller à Barcelone, sur un circuit où il a autant roulé, et d'être si loin de son équipier. Il est vrai qu'avant ses débuts en 2007, Hamilton avait fait de nombreux essais et que Vandoorne n'a pas eu cette chance. Mais Verstappen ne l'a pas eue non plus. »

 

Présentation de l'épreuve

Les Canadiens ne tremblent plus pour leur Grand Prix. Le bail qui lie les promoteurs du circuit Gilles-Villeneuve à la Formule 1, qui courait déjà jusqu'en 2024, est prolongé de cinq années supplémentaires. Les gouvernements canadien et québécois, ainsi que la municipalité de Montréal, se sont engagés en contrepartie à entamer une campagne de travaux à compter de 2018 pour rénover les infrastructures vieillissantes du tracé.

 

Plus de six ans après son grave accident lors d'une épreuve de rallye, Robert Kubica retrouve le 4 juin le volant d'une Formule 1 à l'occasion d'une séance d'essais privés sur le circuit de Valence. Renault met à sa disposition une Lotus E20 de 2012. Sans mauvais jeu de mots, le Polonais n'a pas perdu la main: il couvre 115 tours de circuit et roule plus vite que Sergey Sirotkin, le troisième pilote de la firme au Losange ! Il sort néanmoins éreinté d'un tel effort et admet qu'il ne peut pas envisager un retour en Grand Prix pour le moment. Après une brillante carrière en rallye et quelques piges en Endurance, Kubica se cherche un nouveau défi. Mais il se dit que Renault pourrait faire appel à lui pour remplacer le toujours très décevant Jolyon Palmer.

 

Les Mercedes W08 retrouvent leur aileron arrière en forme de cuiller, solution qui avait été laissée de côté depuis quelques Grands Prix. Cet élément aérodynamique devrait bien fonctionner sur cette piste qui réclame des appuis moyens. Ferrari adopte également l'aileron arrière incurvé couplé à un T-wing simplifié, composé d'un seul élément et non plus de deux. Williams retouche ses écopes de freins afin de permettre une meilleure aération des disques.

 

Essais et qualifications

Hamilton réalise le meilleur chrono des premiers essais du vendredi matin, mais les Ferrari prennent ensuite le pouvoir lors des deux sessions suivantes. Comme à Monaco, les Rouges paraissent « un cran au-dessus » des Gris, de l'aveu même de Hamilton.

 

Malgré tout le Britannique réalise samedi après-midi la soixante-cinquième pole de sa carrière, score qui lui permet d'égaler Ayrton Senna. Son chrono (1'11''459''') établit d'ailleurs un nouveau record sur ce tracé. Vettel est second et rend trois dixièmes à Hamilton. Bottas et Räikkönen occupent la deuxième ligne. Les Red Bull (Verstappen 5ème, Ricciardo 6ème) sont en progrès selon leurs pilotes, bien qu'elles concèdent une bonne seconde au poleman. Massa positionne sa Williams au septième rang, dix places devant Stroll, éliminé dès la Q1. Les Force India de Pérez (8ème) et Ocon (9ème) devraient à nouveau animer l'épreuve.

 

Hülkenberg (10ème) parvient à atteindre la Q3 au contraire de Palmer (15ème) qui n'a pas beaucoup d'adhérence. Les Toro Rosso rencontrent quelques soucis de fiabilité. Kvyat (11ème) frotte un mur à la fin de la deuxième séance qualificative pendant que Sainz (13ème) fait un tête-à-queue. Chez McLaren, Alonso (12ème) vise les points et Vandoorne 16ème) espère seulement rallier l'arrivée. Les Haas-Ferrari (Grosjean 14ème, Magnussen 18ème) exploitent mal les pneumatiques. Enfin les Sauber d'Ericsson (19ème) et de Wehrlein (20ème) n'évitent pas la dernière ligne. Le jeune Allemand est sorti de la piste au virage n°1, endommageant gravement sa machine.

 

En l'honneur de cette 65ème pole, Lewis Hamilton reçoit un présent sans prix à ses yeux: la réplique d'un casque porté par Ayrton Senna, offert par Bianca, la nièce du champion disparu. Ému aux larmes, le Britannique pose fièrement avec le heaume de son idole de jeunesse.

 

Le Grand Prix

Il fait beau et chaud à Montréal ce 11 juin 2017, mais des bourrasques de vent charrient de la poussière et des détritus sur le circuit. L'adhérence est précaire et mettre les roues hors de la trajectoire sera périlleux. Tous les pilotes partent en pneus ultra-tendres, excepté Magnussen et Wehrlein qui optent pour les super-tendres. L'Allemand ayant fait retoucher sa Sauber sous régime de parc fermé, il partira depuis les stands.

 

Tour de formation: Kvyat cale au démarrage et laisse filer le peloton. Lorsqu'enfin son moteur répond, il rejoint ses adversaires et reprend très tardivement sa place sur la grille, ce que les commissaires vont lui reprocher.

 

Départ: Hamilton et Vettel partent bien, mais Verstappen démarre comme un boulet de canon. Il déborde Bottas et Räikkönen, se déporte à l'extérieur puis se rabat devant Vettel au freinage. Il arrache au passage un morceau de la moustache de la Ferrari. Surpris par l'irruption du Néerlandais, l'Allemand laisse aussi passer Bottas. Hamilton est en tête.

 

1er tour: Dans la courte ligne droite qui mène à la première chicane, Sainz fait l'extérieur à Grosjean avant de se rabattre devant la Haas. Grosjean ne peut éviter le contact. Sainz part en tête-à-queue, heurte le muret intérieur et harponne par l'arrière la Williams de Massa. Le Brésilien heurte le rail tandis que l'Espagnol finit sa route dans la barrière de Techpro. La voiture de sécurité entre en piste. Hamilton précède Verstappen, Bottas, Vettel, Ricciardo, Räikkönen, Pérez, Ocon, Hülkenberg et Kvyat.

 

2e: Les commissaires évacuent les voitures de Sainz et de Massa. Grosjean passe chez Haas pour changer son aileron avant endommagé par Sainz. Wehrlein est lui chez Sauber pour se débarrasser de ses pneus rouges.

 

3e: La Saftey Car s'efface en fin de boucle. Verstappen se porte à la hauteur de Hamilton dans la ligne droite qui longe le Saint-Laurent, mais l'Anglais demeure imperturbable.

 

4e: Bottas fait l'extérieur à Verstappen sur la ligne de chronométrage. Mais « Mad Max » ne s'en laisse pas conter et, au prix d'un freinage appuyé, garde l'ascendant sur le Finlandais. Räikkönen dérape à l'amorce de la ligne droite qui suit le Pont de la Concorde et frôle le muret. Pérez en profite pour s'emparer de la sixième position.

 

5e: L'aileron avant de Vettel est décidément abîmé suite au choc avec Verstappen. Le quadruple champion du monde rejoint son stand pour changer de museau et chausser les pneus super-tendres. Il se retrouve bon dernier.

 

6e: Hamilton devance Verstappen (1.9s.), Bottas (3.2s.), Ricciardo (5.8s.), Pérez (7.3s.), Räikkönen (8.1s.), Ocon (9.7s.), Hülkenberg (11.3s.), Kvyat (12.4s.), Alonso (13.2s.) et Vandoorne (14.4s.).

 

8e: Hamilton creuse l'écart sur Verstappen au rythme d'une demi-seconde par tour. Ricciardo, Pérez et Räikkönen se tiennent en deux secondes. Kvyat reçoit une punition de cinq secondes pour ne pas s'être correctement installé sur la grille de départ. Il aurait dû en effet partir en queue de peloton au regard du retard qu'il avait pris en démarrant.

 

10e: Hamilton précède Verstappen (4.1s.), Bottas (5.8s.), Ricciardo (9.9s.), Pérez (10.6.), Räikkönen (11.4s.), Ocon (12.3s.), Hülkenberg (15s.) et Kvyat (17.2s.).

 

11e: Verstappen s'immobilise après l'épingle de l'île. La batterie de son groupe propulseur s'est déchargée. La procédure de « voiture de sécurité virtuelle » est introduite. Hülkenberg, Palmer et Ericsson passent aux stands pour effectuer leur unique changement de roues.

 

12e: Les commissaires tardent à retirer la Red Bull car Verstappen s'est arrêté loin de l'échappatoire le plus proche.

 

13e: Magnussen double Vandoorne devant les stands. Ce fait sera consigné par les commissaires.

 

15e: La course redémarre. Hamilton compte six secondes d'avance sur Bottas. Kvyat passe aux stands pour mettre les Pirelli rouges et purger sa pénalité. Vettel grimpe dans la hiérarchie et occupe maintenant la treizième place.

 

16e: Hamilton reprend sa marche avant. Ni Bottas ni Ricciardo ne peuvent le suivre.

 

17e: Räikkönen observe son premier changement de pneus (2.6s.). Il reste en gomme ultra-tendre et repart en septième position. Magnussen, Stroll et Hülkenberg se bagarrent pour la huitième place. Le jeune Canadien fait en vain l'extérieur au Danois avant la dernière chicane. Puis Hülkenberg tente sans succès de les déborder sur la ligne de chronométrage.

 

18e: Changement de pneus pour Ricciardo (2.6s.) qui prend les Pirelli jaunes. Vettel dépasse Hülkenberg.

 

19e: L'intervalle est stable entre les Mercedes. Pérez chausse les pneus rouges et reprend la piste entre Alonso et Räikkönen.

 

20e: Ricciardo prend la quatrième place à Alonso. Vettel double Stroll.

 

21e: Pérez et Räikkönen dépassent Alonso qui choisit de couvrir un long premier relais. Vettel poursuit sa remontée et se défait de Magnussen.

 

22e: Hamilton est leader devant Bottas (6.9s.), Ocon (19.1s.), Ricciardo (32.4s.), Pérez (33.3s.), Räikkönen (35.4s.), Alonso (35.7s.), Vettel (43.1s.), Magnussen (43.9s.), Stroll (44.4.s.), Hülkenberg (44.9s.) et Kvyat (46.3s.).

 

23e: Bottas stoppe chez Mercedes pour prendre les pneus tendres (2.2s.). Il laisse la seconde place au jeune Ocon.

 

25e: Pérez met la pression sur Ricciardo et se montre dans ses rétroviseurs. Stroll est maintenant menacé par Hülkenberg. Celui-ci tire tout droit à l'avant-dernière chicane, mais il parvient tout de même à effacer le Canadien à l'épingle. Stroll décide alors sagement de chausser des pneus frais.

 

26e: Bottas remonte sur Ocon. Magnussen écope d'une pénalité de cinq secondes pour avoir dépassé Vandoorne durant la neutralisation.

 

27e: Vettel prend le meilleur sur Alonso et apparaît au septième rang.

 

28e: Hamilton est premier devant Ocon (24.4s.), Bottas (24.8s.), Ricciardo (37s.), Pérez (38.4s.), Räikkönen (41.5s.), Vettel (47.3s.) et Alonso (49s.). Hülkenberg double Magnussen qui n'a pas changé ses gommes depuis le coup d'envoi.

 

30e: Bottas reste pour l'heure derrière Ocon. Kvyat dépasse Magnussen au premier virage.

 

32e: Hamilton observe son unique arrêt aux stands (2.5s.). Il repart muni de pneus rouges. Il est suivi par Ocon (2.8s.). Le jeune Français se retrouve sixième.

 

33e: Hamilton est toujours en tête devant Bottas (9.1s.), Ricciardo (21.8s.), Pérez (23.9s.), Räikkönen (26s.), Vettel (27.5s.), Ocon (30s.), Alonso (38s.), Hülkenberg (43.1s.) et Kvyat (45.2s.).

 

35e: Ocon parvient à suivre et même à menacer Räikkönen. Moins d'une seconde sépare les deux hommes.

 

37e: Pérez, Räikkönen et Ocon se regroupent en moins de deux secondes et peuvent titiller Ricciardo.

 

38e: Hamilton a onze secondes de marge sur son équipier. Kvyat reçoit une seconde sanction de dix secondes car la première est finalement jugée insuffisante...

 

40e: Douze secondes séparent les Mercedes. Le groupe de Pérez revient sur Ricciardo. Hülkenberg pourchasse Alonso qui roule toujours avec son premier jeu de pneus. Wehrlein effectue un second changement de Pirelli.

 

41e: Deuxième arrêt pour Räikkönen qui chausse les enveloppes rouges. Le Finlandais se retrouve septième.

 

42e: Alonso change ses pneus et tombe au onzième rang. Magnussen retrouve ainsi la zone des points.

 

43e: Hamilton se promène devant Bottas (11.1s.), Ricciardo (25.7s.), Pérez (26.1s.), Ocon (27.8s.), Vettel (29.1s.), Räikkönen (44s.), Hülkenberg (48.7s.), Kvyat (51s.) et Magnussen (1m. 01s.),

 

45e: Pérez est désormais dans la roue de Ricciardo. Stroll double Vandoorne. Le Flamand fait ensuite changer ses pneus après un très long relais de quarante-cinq tours.

 

47e: Magnussen change pour la première fois ses enveloppes. Stroll double Alonso et s'empare ainsi de la dixième place.

 

48e: A vingt-cinq secondes des Mercedes, Ricciardo contient un trio composé de Pérez, Ocon et Vettel. Räikkönen est le plus rapide en piste et remonte sur ce groupe.

 

49e: Vettel perd du temps derrière les Force India et choisit d'effectuer un second changement de pneus. Il s'empare des ultra-tendres et se replace derrière Räikkönen.

 

50e: Hamilton est leader devant Bottas (11.7s.), Ricciardo (25.7s.), Pérez (26.5s.), Ocon (27.1s.), Räikkönen (39s.), Vettel (45.7s.), Hülkenberg (50.5s.), Kvyat (54.3s.), Stroll (1m. 13s.), Alonso (1m. 14s.) et Grosjean (-1t.).

 

52e: Grâce à ses pneus tendres et frais, Vettel améliore le record à chaque passage et revient sur son équipier.

 

53e: Hamilton totalise maintenant douze secondes d'avance sur un Bottas très sage. Le doublé est en vue pour Mercedes.

 

54e: Kvyat rejoint son stand pour subir sa nouvelle pénalité de dix secondes. Mais ensuite il ne parvient pas à relancer son moteur. Le jeune Russe reste immobilisé deux minutes avant de repartir.

 

55e: Pérez et Ocon sont dans le sillage de Ricciardo mais ne trouvent pas d'ouverture.

 

56e: Pérez reçoit l'ordre de doubler Ricciardo pour parer au retour des Ferrari. Mais l'Australien a su se placer hors de la zone de détection de l'aileron arrière mobile. Le Mexicain est impuissant.

 

57e: Vettel est dans les échappements de Räikkönen. Kvyat rejoint son garage pour abandonner. Il a en effet perdu trop de temps lors de son dernier passage aux stands.

 

58e: Hamilton repousse Bottas à quatorze secondes et demie. Loin de là, Pérez et Ocon klaxonnent derrière Ricciardo.

 

59e: Ricciardo résiste toujours aux Force India. Les Ferrari de Räikkönen et de Vettel ont maintenant les bolides roses en ligne de mire.

 

60e: Les freins de Räikkönen surchauffent. Celui-ci tire tout droit dans l'échappatoire de l'ultime chicane et ouvre ainsi la voie à Vettel.

 

61e: Hamilton précède Bottas (15.7s.), Ricciardo (31.7s.), Pérez (32.3s.), Ocon (33s.), Vettel (36s.), Räikkönen (42.3s.), Hülkenberg (56.7s.), Stroll (-1t.), Alonso (-1t.), Grosjean (-1t.) et Palmer (-1t.).

 

63e: Ocon commence à s'impatienter derrière Pérez. Il aimerait que celui-ci le laisse passer pour s'attaquer à Ricciardo. Vettel grossit dans les rétroviseurs du Français. Räikkönen n'a presque plus de freins et laisse peu à peu revenir Hülkenberg.

 

64e: Hamilton réalise le meilleur tour de la course: 1'14''551'''. Pressé par Vettel, Ocon tente de faire l'extérieur à Pérez au dernier freinage. C'est un échec.

 

65e: Vettel trépigne derrière Ocon qui bénéficie du DRS de Pérez. Celui-ci refuse absolument d'ouvrir la voie à son jeune équipier. Cela permet à Ricciardo de s'enfuir et de consolider sa troisième place.

 

66e: Vettel est dans l'aspiration d'Ocon. Au freinage de l'épingle de l'île, l'Allemand se jette à l'intérieur et contraint son adversaire à se décaler vers la droite. Ocon glisse dans la poussière, emprunte l'échappatoire et revient en piste sous le nez de Pérez et de Vettel, qu'il doit bien évidemment laisser passer.

 

67e: Hamilton a dix-huit secondes d'avance sur Bottas. Vettel attaque dorénavant Pérez pour le gain de la quatrième position.

 

68e: Vettel fait l'intérieur à Pérez à la chicane des stands. Le moteur d'Alonso serre à l'abord de l'avant-dernière chicane. L'Espagnol se gare dans le dégagement. Il perd encore une occasion d'inscrire un point. Grosjean récupère la dixième place.

 

69e: Vettel est trop loin de Ricciardo pour monter sur le podium. En revanche Pérez est toujours sous la pression d'Ocon et Hülkenberg est près de Räikkönen. Alonso quitte sa voiture et grimpe dans une tribune pour s'offrir un bain de foule !

 

70ème et dernier tour: Lewis Hamilton remporte le GP du Canada devant Bottas et Ricciardo. Vettel conclut sa remontée à la quatrième place. Pérez et Ocon sont respectivement cinquième et sixième, et inscrivent encore de gros points. Räikkönen conserve in extremis sa septième place devant Hülkenberg. Stroll finit neuvième et inscrit donc à domicile ses deux premiers points en F1. La dixième position revient à Grosjean. Suivent Palmer, Magnussen, Ericsson, Vandoorne et Wehrlein.

 

Après la course

Dix ans après sa première victoire en Formule 1, le 10 juin 2007, Lewis Hamilton plastronne à nouveau sur la première marche du podium de Montréal. L'Anglais n'a eu aucun rival ce dimanche et il semble que sa Mercedes exploite beaucoup mieux les pneumatiques. « Je ne pourrais tout simplement pas être plus heureux ! » dit-il. « Nous nous grattions la tête après Monaco, mais nous nous sommes rassemblés et regardez ce que nous avons fait. Nous sommes arrivés ici avec une bien meilleure compréhension de la voiture et nous avons vraiment porté un coup aux Ferrari. » Son rival au championnat Sebastian Vettel a perdu toutes ses chances au départ lors du contact avec Max Verstappen. Il est toutefois moins désappointé que le jeune Hollandais qui se dit très las des problèmes de fiabilité de Red Bull et de Renault.

 

Les commissaires sportifs jugent Carlos Sainz Jr. responsable du carambolage du premier tour et lui infligent une pénalité de trois places sur la grille pour le prochain Grand Prix. Romain Grosjean critique sévèrement l'attitude de l'Espagnol qu'il estime comparable à ses propres errements de la saison 2012 !

 

Son compatriote Esteban Ocon est quant à lui frustré que Sergio Pérez ne l'ait pas laissé passer dans les dernières boucles. Il est persuadé qu'il aurait pu alors rattraper Daniel Ricciardo et donc grimper sur le podium. Cependant Bob Fernley nie toute mésentente entre ses deux pilotes. Quant à Otmar Szafnauer, le chef des opérations de piste, il préfère louer la combativité d'Ocon: « Nous avons donné à Esteban une demi-saison pour s'acclimater, et avant même ce délai, il est de plus en plus proche de Sergio. Cela montre que nous avons choisi le bon pilote. »

 

Vettel conserve la première place du championnat des pilotes mais ne compte plus que douze points d'avance sur Hamilton. Mercedes (222 pts) reprend le commandement chez les constructeurs à Ferrari (214 pts).

Tony