Valtteri BOTTAS
 V.BOTTAS
Mercedes
Daniel RICCIARDO
 D.RICCIARDO
Red Bull TAG Heuer
Lance STROLL
 L.STROLL
Williams Mercedes

964e Grand Prix

I Grand Prix of Azerbaïdjan
Ensoleillé
25 juin 2017 - Bakou
51 tours x 6.003 km - 306.049 km
(Offset: 104 m)
info
Affiche
F1
Coupe

Le saviez-vous ?

Pilote
Constructeur
Moteur
Après avoir heurté l'arrière de la Mercedes de Lewis Hamilton, Sebastian Vettel perd son sang-froid.

Ouverture du marché des transferts

Quelques jours avant le rendez-vous de Bakou, Lewis Hamilton accorde au magazine officiel de la FIA un entretien au cours duquel il laisse entendre qu'il pourrait prendre sa retraite à l'issue de ce championnat: « Mon destin est entre mes mains. Je peux dire que je vais prendre ma retraite en fin de saison. Est-ce que cela veut dire que mon héritage serait moins important que si je pars dans cinq ans ? Qui peut le dire ? » Une petite phrase qui n'engage à rien mais fait jaser sur les réseaux sociaux. Hamilton n'a certes que 32 ans, mais son ancien équipier et rival Nico Rosberg, né la même année, a bien déserté les circuits sitôt couronné quelques mois plus tôt.

 

L'avenir incertain de Hamilton alimente la rumeur qui envoie Sebastian Vettel chez Mercedes en 2018. L'Allemand est en fin de contrat chez Ferrari et, bien qu'il soit en mesure de devenir champion du monde avec les Rouges, étudie sérieusement l'hypothèse d'un transfert. De son côté, la Scuderia courtise les deux pilotes Red Bull, Daniel Ricciardo et Max Verstappen, ainsi que Carlos Sainz Jr. Le baquet de Kimi Räikkönen, 38 ans en fin d'année, paraît disponible, mais cela fait deux ans que le Finlandais est donné partant de Maranello, et il est toujours dans la place.

 

Comme chaque année à l'heure où s'ouvre le marché des transferts, c'est Renault qui est l'objet des principales spéculations. Malgré sa bonne volonté, Jolyon Palmer est complétement dominé par Nico Hülkenberg. Il n'est clairement pas l'homme de la situation et devra faire ses malles à la fin de la saison, peut-être même avant. Le Russe Sergey Sirotkin, l'actuel pilote n°3, pourrait le remplacer, mais il n'a rien démontré qui laisse augurer d'un grand talent. Renault viserait un plus gros poisson: Sergio Pérez, Carlos Sainz, voire Fernando Alonso si celui-ci décide de rester en Formule 1. Enfin, Robert Kubica n'exclut plus un retour au plus haut niveau malgré son handicap et, aujourd'hui libre de tout contrat, pourrait être une bonne option à court terme pour l'écurie anglo-française.

 

Présentation de l'épreuve

Cette seconde épreuve à Bakou prend le nom de Grand Prix d'Azerbaïdjan afin de poursuivre la promotion de ce véritable « émirat pétrolier ». Le président-autocrate Ilham Aliyev assiste comme l'an passé à l'épreuve en compagne de son épouse (et vice-présidente...) Mehriban Alieva.

 

Monisha Kaltenborn n'est plus la directrice du team Sauber. Le fonds d'investissement Longbow Finance qui possède l'écurie helvétique a choisi de s'en séparer, officiellement pour « opinions divergentes quant à l'avenir de l'entreprise ». Le bruit court que Kaltenborn aurait refusé de favoriser Marcus Ericsson dont les mécènes participent au capital de l'écurie. Le nom de son successeur doit être connu dans les prochains jours. Il s'agira probablement de Frédéric Vasseur selon Pascal Picci, le propriétaire de l'équipe. En attendant, le directeur sportif Beat Zehnder et le directeur technique Jörg Zander assurent l'intérim. Arrivée à Hinwil à la fin des années 1990, Kaltenborn a intégré le conseil d'administration en 2001, avant d'occuper successivement les postes de P-DG en 2010 puis de team manager à compter de 2012.

 

Toujours critiqué pour ses médiocres performances, Lance Stroll effectue entre les Grands Prix du Canada et d'Azerbaïdjan une séance d'essais secrète sur le circuit d'Austin au volant d'une Williams FW36 de 2014. Cela lui permet d'améliorer son feeling technique et de peaufiner ses réglages.

 

Renault n'apportera plus d'évolution majeure à son groupe propulseur cette saison, décision qui désole Red Bull et Toro Rosso. Toutefois elle propose de nouvelles cartographies pour ses moteurs qui apportent un mieux sensible. Par ailleurs, la firme au losange continue d'améliorer sa propre monoplace. Nick Chester annonce ainsi des nouveautés sur les suspensions ainsi qu'au niveau du refroidissement. Par ailleurs, la conception de la F1 de 2018 vient de commencer dans des conditions optimales grâce aux nombreux investissements de Renault. Une nouvelle salle des opérations a ainsi été inaugurée à Enstone. « Elle nous aide beaucoup à comprendre la performance de la voiture et les réglages après les séances d'essais », explique Chester. « Monaco en était un bon exemple après notre jeudi compliqué. Nous y avons fait de grands progrès en y tenant des réunions menant à la découverte d'améliorations. »

 

Honda apporte à Bakou la « spécification 3 » de son groupe propulseur hybride, comprenant un nouveau moteur à combustion interne. Elle est testée en essais libres par Fernando Alonso. L'objectif est d'accroître la puissance du V6, et il semble atteint puisque selon Yusuke Hasegawa la McLaren a gagné deux à trois dixièmes sur la concurrence. Alonso étrennera ce moteur en course lors du prochain Grand Prix en Autriche.

 

Essais et qualifications

La journée du vendredi réserve des surprises puisque ce sont les Red Bull-TAG Heuer de Verstappen et de Ricciardo qui dominent les séances d'essais. Les pilotes Mercedes et Ferrari tâtonnent pour trouver les bons réglages. Pérez heurte violemment le mur au pied de la vieille ville mais s'en tire sans égratignure. Samedi matin, la hiérarchie traditionnelle reprend ses droits et le meilleur chrono revient à Bottas.

 

Mercedes a réussi à renverser la situation et monopolise la première ligne de la grille. Hamilton (1'40''593''') devance Bottas et améliore de plus de deux secondes la pole position de 2016. Les Ferrari ne peuvent pas approcher les Flèches d'Argent. Räikkönen (3ème) précède Vettel (4ème) qui a remplacé son moteur en fin de matinée suite à un problème hydraulique. Les pilotes Red Bull déchantent: Verstappen (5ème) rencontre un problème de sélecteur de vitesses et Ricciardo (10ème) heurte un muret à la fin de la troisième manche, occasionnant la sortie d'un drapeau rouge. Les Force India (Pérez 6ème, Ocon 7ème) sont à une seconde et demie des Mercedes. Petit événement chez Williams: pour la première fois, Stroll (8ème) l'emporte sur Massa (9ème) qui peine à exploiter les Pirelli.

 

Ni Kvyat (11ème) ni Sainz (15ème, pénalisé de trois places suite à son accident de Montréal) ne paraissent à l'aise dans la Toro Rosso. Les Haas-Ferrari (Magnussen 12ème, Grosjean 16ème) ne sont pas plus performantes. Mauvaise journée pour Renault: Hülkenberg (14ème) ne va pas plus loin que la Q2 après une panne électrique tandis que Palmer (20ème) ne tourne pas car sa monoplace a été endommagée lors d'un incendie survenu le matin. Wehrlein (14ème) loue les progrès de la Sauber et domine nettement Ericsson (17ème). Enfin, les McLaren partiront en dernière ligne puisque Vandoorne accumule trente places de pénalité (utilisation de son sixième MGU-H et de son septième turbo), Alonso quarante places (cinquième moteur, septième turbo, septième MGU-H et cinquième récupérateur d'énergie cinétique). Elles n'avaient de toute façon pas franchi la Q1.

 

Le Grand Prix

Ce GP d'Azerbaïdjan se déroule sous un beau soleil. La plupart des coureurs part en pneus super-tendres, excepté Grosjean, Ericsson et Vandoorne qui sont en gommes tendres.

 

Départ: Hamilton s'envole correctement et précède Bottas, Räikkönen et Vettel. Kvyat part au large au premier freinage et revient en piste sous le nez de Sainz qui est contraint de freiner et de braquer en catastrophe. L'Espagnol part en tête-à-queue mais pourra se relancer.

 

1er tour: Räikkönen essaie de faire l'extérieur à Bottas au virage n°2. Ni l'un ni l'autre ne veut céder. La Mercedes escalade le vibreur puis harponne la Ferrari qui fait un travers et frotte le rail avec sa roue arrière-droite. Si Bottas ralentit, Räikkönen laisse passer Vettel, Pérez et Verstappen mais continue son effort. En fin de tour, Hamilton devance Vettel, Pérez, Verstappen, Räikkönen, Massa, Ocon, Stroll, Ricciardo et Hülkenberg.

 

2e: Hamilton possède deux secondes d'avance sur Vettel. Le drapeau jaune est déployé dans le deuxième secteur car Bottas y a laissé un morceau d'aileron. Le Finlandais est victime d'une crevaison à l'avant-droit. Il regagne son garage pour changer de roues et d'aileron avant. Il repart dernier avec une boucle de retard.

 

3e: Hamilton améliore ses temps à chaque passage et paraît parti pour une nouvelle démonstration. Grosjean troque ses Pirelli jaunes contre les rouges.

 

4e: Verstappen met la pression sur Pérez. Ricciardo se plaint de sous-virage car son train avant a ramassé des morceaux de carbone.

 

5e: Hamilton précède Vettel (3.2s.), Pérez (5.2s.), Verstappen (5.9s.), Räikkönen (8.1s.), Massa (9.5s.), Ocon (11.1s.), Stroll (12.5s.), Hülkenberg (17.3s.) et Magnussen (20.1s.). Ricciardo s'arrête chez Red Bull pour mettre les pneus tendres et nettoyer l'avant de sa monoplace. Il tombe au dix-septième rang. Vandoorne met lui les pneus rouges.

 

6e: Hamilton creuse toujours l'écart sur Vettel. Bottas se dédouble dans le peloton. Douzième, Ericsson déplore des problèmes de batterie et résiste aux Espagnols Alonso et Sainz.

 

7e: Palmer rejoint son garage pour renoncer. Son moteur avait des ratés depuis le départ.

 

8e: Quatre secondes entre Hamilton et Vettel. Verstappen se rapproche de plus en plus de Pérez. Ricciardo double Wehrlein et occupe maintenant la quinzième place.

 

9e: Hamilton est premier devant Vettel (3.6s.), Pérez (7.4s.), Verstappen (8s.), Ricciardo (11.6s.), Massa (13.7s.), Ocon (16s.), Stroll (17.6s.), Hülkenberg (27.1s.), Magnussen (30.2s.), Kvyat (31s.) et Alonso (50s.).

 

10e: Kvyat s'immobilise dans le second secteur suite à une panne électrique sur sa Toro Rosso. Ricciardo avale Sainz et Ericsson dans la grande ligne droite, puis se défait d'Alonso.

 

11e: Verstappen tente en vain de faire l'extérieur à Pérez avant le premier freinage. Le Hollandais harcèle encore le Mexicain durant un demi-tour avant de ralentir. Son moteur fume. Il laisse passer Räikkönen, Massa et Ocon.

 

12e: La voiture de sécurité entre en piste afin de permettre l'évacuation de la voiture de Kvyat. Hamilton, Vettel, Pérez, Räikkönen, Massa, Ocon, Magnussen, Sainz, Alonso, Wehrlein et Ericsson entre aux stands et tous chaussent les pneus tendres, excepté Ericsson qui prend les rouges.

 

13e: Hamilton reste en tête devant Vettel et Pérez. Stroll et Hülkenberg chaussent les enveloppes tendres. Ricciardo et Wehrlein observent un second arrêt pour prendre les super-tendres. Verstappen rejoint son stand pour abandonner, moteur cassé.

 

14e: Les pilotes se regroupent derrière la Saftey Car. Celle-ci roule trop lentement. Les températures de pneus s'effondrent. Hamilton précède Vettel, Pérez, Räikkönen, Massa, Ocon, Stroll, Hülkenberg, Magnussen, Ricciardo, Alonso, Sainz, Vandoorne, Ericsson, Grosjean, Wehrlein et Bottas.

 

16e: La Toro Rosso de Kvyat est évacuée. La course va reprendre au tour suivant. Bottas peut récupérer son tour de retard.

 

17e: Le drapeau vert est agité. Pérez prend l'aspiration derrière Vettel sur l'avenue Neftchilar et se déporte à l'extérieur. Mais l'Allemand garde la corde et sa deuxième place. Plus loin, Räikkönen est débordé par Massa à droite, par Ocon à gauche. Le Finlandais s'incline et perd un morceau d'aileron qui échoue au milieu de la route. Jugeant cette pièce dangereuse, la direction de course renvoie la voiture de sécurité en piste. Ricciardo a eu le temps de doubler Magnussen.

 

18e: Des commissaires ramassent des débris de carbone un peu partout sur le circuit. Les pilotes traversent la voie des stands, puis se rangent aux ordres de la Pace-car. Mais Bernd Mayländer n'est pas plus pressé que tout à l'heure. Son rythme est trop faible et les pilotes s'en plaignent car le comportement des pneus est gravement altéré.

 

19e: Ralenti par la Saftey Car, Hamilton relâche l'accélérateur à la sortie du virage n°16. Vettel est surpris par cette décélération et heurte l'arrière de la Mercedes. Rendu furieux parce qu'il prend pour une filouterie, il se porte à la hauteur de son adversaire, brandit son poing et lui donne un méchant coup de roue. Les deux bolides se touchent à 50 km/h. Hamilton ne réplique pas et Vettel reprend finalement sa place. La voiture de sécurité s'apprête à s'effacer, mais cet incident n'échappe évidemment pas aux commissaires.

 

20e: La course reprend. Hamilton reste en tête tandis que Vettel contient Pérez à sa droite, Massa à sa gauche. Ricciardo dépasse Hülkenberg. Ocon fait l'intérieur à Pérez au second virage, mais il se rabat trop tôt: il coince son équipier contre le mur et arrache l'aileron avant de celui-ci. Les deux Force India sont contraintes de ralentir. Pendant ce temps-là, Vettel résiste à Massa tandis que Räikkönen roule sur des débris et est victime d'une crevaison à l'avant-droit. La confusion est totale... et la voiture de sécurité revient en piste !

 

21e: Le Grand Prix est encore neutralisé. Ocon entre aux stands parce que son pneu arrière-droit est crevé. Pérez l'imite, mais c'est pour mettre pied à terre car sa suspension est endommagée. Räikkönen regagne son garage avec un pneu déchapé et ne repart pas.

 

23e: Il y de nouveau des morceaux de carbone sur la piste. Charlie Whiting choisit de brandir le drapeau rouge afin de permettre le nettoyage de l'asphalte. Les pilotes regagnent les stands.

 

L'interruption dure vingt minutes. Tous les participants changent leurs pneus et prennent les Pirelli rouges. Les mécaniciens de Mercedes examinent l'extracteur de la W08 de Hamilton qui pourrait avoir été endommagé par Vettel. Concernant ce dernier, son « coup de portière » fait l'objet d'une investigation de la part des commissaires sportifs, dirigés ici par Danny Sullivan. Les monoplaces de Räikkönen et de Pérez sont réparées. Les deux hommes vont repartir mais auront un tour de retard.

 

Les pilotes quittent les stands sous les ordres de la voiture de sécurité. Hamilton précède Vettel, Massa, Stroll, Ricciardo, Hülkenberg, Magnussen, Alonso, Sainz, Grosjean, Ericsson, Vandoorne, Bottas, Ocon, Wehrlein, Pérez et Räikkönen.

 

24e: La course reprend ses droits. Hamilton demeure devant Vettel. Stroll déborde Massa qui est bientôt pris en sandwich entre Ricciardo et Hülkenberg. L'Australien, placé tout à gauche, parvient à doubler les deux Williams et se retrouve troisième. Massa résiste à Hülkenberg et Magnussen jusqu'à la fin du tour. Ocon dépasse Bottas et Vandoorne.

 

25e: Hülkenberg double Massa qui vient de briser un amortisseur. Mais au bout de la longue pleine charge, Magnussen surprend l'Allemand. Hülkenberg heurte un peu plus tard un muret au pied de la vieille ville. Il s'immobilise dans l'échappatoire, roue avant-droite blessée.

 

26e: Hamilton a une seconde et demie d'avance sur Vettel. Ricciardo contient l'étonnant Stroll. Bottas prend la neuvième place à Grosjean. Massa rentre à son garage pour renoncer.

 

27e: Hamilton devance Vettel (2.2s.), Ricciardo (4.7s.), Stroll (5.6s.), Magnussen (13.4s.), Alonso (14.9s.), Sainz (18.1s.), Ocon (18.5s.), Bottas (19.3s.), Grosjean (23.7s.), Vandoorne (25.8s.), Ericsson (27.6s.), Wehrlein (29.2s.), Pérez (-1t.) et Räikkönen (-1t.).

 

29e: Le repose-tête de Hamilton se détache. Le Britannique est contraint de tenir cette pièce d'une main et son volant d'une autre ! Ocon effectue une belle remontée et dépasse Sainz. L'Espagnol est maintenant dans la ligne de mire de Bottas.

 

30e: Deux secondes entre Hamilton et Vettel. Bottas double Sainz.

 

31e: La situation devient intenable pour Hamilton. Sa protection menace de s'envoler à tout instant et il doit la maintenir avec sa main droite. Mercedes le rappelle au stand. On lui change son repose-tête en neuf secondes et il repart en neuvième position derrière Ocon et Sainz.

 

32e: Vettel est au commandement mais il écope d'un « stop-and-go » de dix secondes pour son agression contre Hamilton. Voilà donc Ricciardo virtuel leader de l'épreuve. Hamilton dépasse Sainz.

 

33e: Vettel estime sa pénalité injustifié et veut rester en piste. Mais son stand le rappelle à l'ordre. Vandoorne chausse un nouveau train de gommes rouges. Ocon prend la cinquième place à Alonso.

 

34e: Vettel entre aux stands et s'immobilise durant dix secondes. Il retrouve le circuit deux secondes devant Hamilton. Bottas déborde Alonso. Grosjean est en difficulté. Ses freins faiblissent et il risque la sortie à chaque instant. Pérez et Räikkönen reçoivent des « drive-through » car leurs mécaniciens ont illégalement travaillé sur leurs voitures durant le drapeau rouge.

 

35e: Ricciardo est en tête devant Stroll (3.8s.), Magnussen (17.1s.), Ocon (18.3s.), Bottas (19.4s.), Alonso (21.1s.), Vettel (21.4s.), Hamilton (22s.), Sainz (27.7s.) et Grosjean (35.4s.).

 

36e: Ocon met la pression sur Magnussen. Vettel et Hamilton se débarrassent d'Alonso. Grosjean passe par le garage Haas pour changer de pneus et faire vérifier ses freins. Ericsson entre dans les points mais son équipier Wehrlein se trouve sur ses talons.

 

37e: Magnussen, Ocon et Bottas sont roues dans roues, pendant que Hamilton pourchasse Vettel. Wehrlein attaque Ericsson par l'extérieur du virage n°3. Le Suédois ferme la porte à l'Allemand. Sa roue arrière-droite frotte la roue avant-gauche de son équipier.

 

38e: Ocon déborde Magnussen sur la ligne de chronométrage. Bottas double aussi le Danois au freinage grâce à l'aileron arrière mobile. Ricciardo possède cinq secondes d'avance sur Stroll.

 

39e: Stroll est en route vers une exceptionnelle seconde place. Par radio, son ingénieur de course James Urwin le rassérène et lui conseille la prudence. Bottas prend le meilleur sur Ocon et grimpe ainsi au troisième rang. Vettel et Hamilton se défont sans peine de Magnussen.

 

40e: Ricciardo précède Stroll (5s.), Bottas (17.2s.), Ocon (19s.), Vettel (19.4s.), Hamilton (20.7s.), Magnussen (25.3s.), Alonso (29.2s.), Sainz (31.1s.), Ericsson (1m. 03s.) et Wehrlein (1m. 04s.).

 

41e: Bottas est le plus rapide en piste et part aux trousses de Stroll. Les deux compères Vettel et Hamilton sont revenus sur Ocon. Pérez est ballotté dans son habitacle car son siège est cassé ! Il préfère abandonner.

 

42e: Vettel déborde Ocon. La Sauber d'Ericsson est endommagée suite au contact avec Wehrlein. Il reçoit l'ordre de laisser passer son équipier allemand et s'exécute.

 

43e: Bottas remonte sur le jeune Stroll. Dix secondes les séparent. Sainz s'empare de la huitième position aux dépens d'Alonso.

 

45e: Ricciardo devance Stroll (5.2s.), Bottas (12.5s.), Vettel (16.4s.), Hamilton (18.2s.), Ocon (25.2s.), Magnussen (31.5s.), Sainz (37.4s.), Alonso (42s.), Wehrlein (1m. 17s.), Ericsson (1m. 19s.) et Vandoorne (1m. 20s.).

 

47e: Bottas n'est plus qu'à quatre secondes de Stroll. Vettel boucle le meilleur tour de la course: 1'43''441'''. Vandoorne rattrape les Sauber et peut encore espérer glaner le dernier point.

 

48e: Ricciardo roule tranquillement vers sa première victoire de la saison. Ferrari rappelle Räikkönen au garage pour renoncer. Sa Ferrari souffrirait d'une chute de pression d'eau et a en outre subi beaucoup dégâts depuis le coup d'envoi.

 

49e: Bottas reprend plus d'une seconde par tour à Stroll. Vettel et Hamilton suivent le Finlandais, séparés par une seconde et demie.

 

50e: A un tour du but, Bottas ne concède plus qu'une seconde et trois dixièmes à Stroll. Il pourra l'attaquer dans les derniers kilomètres.

 

51ème et dernier tour: Daniel Ricciardo donne à Red Bull sa première victoire en 2017. Bottas prend l'aspiration de Stroll à l'entame du grand boulevard et le dépasse sur la ligne d'arrivée ! Vettel finit quatrième devant Hamilton. Ocon décroche la sixième place mais aurait pu faire beaucoup mieux sans son accrochage. Magnussen termine septième devant Sainz. Alonso est neuvième et donne à McLaren-Honda ses deux premiers points de la saison. La dixième place revient à Wehrlein. Ericsson, Vandoorne et Grosjean reçoivent aussi le drapeau à damiers.

 

Après la course

Cette épreuve mouvementée s'achève donc par le triomphe inattendue de Daniel Ricciardo et de Red Bull-Renault. « Avec ce chaos et le drapeau rouge, je sentais qu'un podium était à ma portée », raconte l'Australien. « Mais après les arrêts de Hamilton et de Vettel, je savais que la victoire était possible. Hier, je disais qu'après mon erreur en qualifications, en partant de la dixième place, il faudrait réaliser une course sans erreur et compter sur les faits de course et les opportunités. Et finalement, ça a été un excellent week-end pour nous, et j'espère que nous pourrons être tous les deux, Max et moi, sur le podium rapidement. » Car en effet, Verstappen n'est pas content du tout de ce quatrième abandon en six courses...

 

Le vrai héros du jour est Lance Stroll qui monte à dix-huit ans et demi sur son premier podium de Formule 1. C'est aussi le meilleur résultat d'une Williams depuis plus d'un an. Le jeune Canadien est certes déçu d'avoir perdu la seconde place dans les derniers mètres, mais son exploit efface un début de championnat assez piteux. « Je n'ai pas les mots pour le moment », admet-il. « C'était une course tellement mouvementée, il s'est passé tellement de choses ! L'équipe m'a aidé à garder mon calme par radio, le rythme était bon, nous avons vu l'arrivée et nous avons évité les ennuis. »

 

Bagarre de rue entre Vettel et Hamilton

Bien évidemment, le double incident ayant opposé Lewis Hamilton et Sebastian Vettel débouche sur une vive polémique. L'Anglais estime que son adversaire a été trop faiblement pénalisé, d'autant plus qu'il termine derrière lui à l'arrivée... Il nie avoir donné un coup de frein à la sortie du virage n°16, ce que confirment les analyses de la fédération. « J'ai piloté avec mon cœur jusqu'à la ligne d'arrivée, dit-il. Je sais que l'équipe est dévastée par le problème avec le protège-tête, mais ce qu'il faut retenir de ce week-end, ce sont nos belles performances. Je n'ai vraiment pas freiné brutalement devant Sebastian. J'ai gardé mon rythme derrière la voiture de sécurité et j'ai ralenti au même endroit à l'entrée du virage n°16, comme lors des autres redémarrages. A ce stade, c'était à moi de contrôler le rythme et j'ai senti un contact à l'arrière. Tout le monde a clairement vu ce qu'il s'est passé. Tous les jeunes des autres championnats nous regardent, nous sommes les champions, nous devons montrer l'exemple et ce n'est pas ce qu'on attend d'un multiple champion du monde. Mais nous savons que dans les moments difficiles, les gens montrent leur vraie nature, et nous avons réussi à mettre une bonne pression ces dernières semaines. Dix secondes pour ce qu'il m'a fait, c'est peu cher payé », conclut-il

 

Sebastian Vettel ne digère pas du tout la pique de son rival et déclare que celui-ci aurait dû également être pénalisé. En outre, il dément avoir perdu son sang-froid, bien que son vilain coup de roue ne soit guère défendable. C'est d'ailleurs l'avis des autorités sportives qui lui retirent trois points sur son « permis de conduire ». « Je n'étais pas satisfait de la façon dont Lewis conduisait », raconte le quadruple champion du monde. « Je me suis alors mis à sa hauteur et je le lui ai montré. Il a appuyé sur les freins, je ne pouvais me mettre nulle part et je l'ai percuté. Si je dois être sanctionné, alors lui aussi méritait une pénalité. » Un plaidoyer qui ne convainc pas grand monde. Niki Lauda critique ainsi sévèrement le pilote allemand: « Vettel est un chic type. Tout du moins en temps normal, car ce qu'il a fait aujourd'hui, je ne me l'explique pas. Il a totalement pété un câble ! » L'affaire n'en demeure pas là puisque deux jours plus tard, le 26 juin, la FIA annonce l'ouverture d'une enquête contre Sebastian Vettel. Son geste d'humeur pourrait peut-être lui coûter plus cher. Mais pour le moment, il quitte Bakou en augmentant de deux points son avance au championnat sur Hamilton.

 

Clash chez Force India

Quinze jours après leurs frictions de Montréal, les deux pilotes de Force India se sont cette fois accrochés en course. Un incident fâcheux qui a probablement coûté une victoire et peut-être même un doublé à l'écurie indo-britannique. Sergio Pérez n'a pas de mots assez durs pour son équipier Esteban Ocon, clairement responsable de l'incident: « J'étais proche du mur et je n'avais aucune place, Je ne pouvais ni freiner ni tourner et il m'a poussé contre la glissière. Il ne m'a pas laissé assez d'espace alors qu'il était déjà devant. Cela a ruiné notre course. Ocon manque d'expérience et sa manière de piloter pénalise l'équipe qui a perdu beaucoup de points aujourd'hui par sa faute. » Le jeune Français estime n'avoir fait que répondre à une défense musclée de son collègue: Vous n'avez pas toutes les informations », dit-il aux journalistes de Canal+. « Nous allons revoir les images et nous allons en discuter. Pérez m'avait mis un coup de roue entre les premier et second virages... Mais c'est la course. L'accrochage fait partie des choses qui peuvent arriver. Nous ferons en sorte que cela ne se reproduise plus. »

 

Otmar Szafnauer juge cette collision « inacceptable » et, sans accabler l'un ou l'autre de ses coureurs, annonce qu'il va établir des règles de « bonne conduite » entre Pérez et Ocon. En tiendront-ils compte ? Ocon a besoin de s'imposer face au Mexicain qui depuis le début de la saison le domine sans cesse d'une courte tête...

Tony