Lewis HAMILTON
 L.HAMILTON
Mercedes
Nico ROSBERG
 N.ROSBERG
Mercedes
Sebastian VETTEL
 S.VETTEL
Ferrari

949e Grand Prix

LXXXVII Gran Premio d'Italia
Couvert
4 septembre 2016 - Monza
53 tours x 5.793 km - 306.720 km
(Offset: 309 m)
info
Affiche
F1
Coupe

Le saviez-vous ?

Pilote
Constructeur
Moteur
Départ raté pour Lewis Hamilton qui se retrouve sixième à la sortie de la chicane.

Bernie vend (encore) la F1

Selon plusieurs sources, la Formule 1 devrait être très bientôt vendue au groupe américain Liberty Media pour un montant de 8,5 milliards de dollars, soit 7,6 millions d'euros. Cela devrait permettre à CVC Capital Partners, le fonds d'investissement luxembourgeois qui possède la discipline depuis 2005, de réaliser un copieux bénéfice. A Monza, Bernie Ecclestone se refuse à tout commentaire, mais de nombreux journalistes affirment que la transaction sera rendue publique quelques jours après le Grand Prix. Rappelons que CVC a déjà vendu une bonne partie de ses actions en 2012 à trois autres sociétés, les compagnies américaines Waddell & Read et BlackRock, ainsi qu'au fonds souverain norvégien Norges. Par ailleurs, CVC détient 35,5 % de Delta Topco, la holding qui encaisse les revenus commerciaux de la Formule 1, gérés par la FOM.

 

Ecclestone, qui possède à titre personnel 5 % des droits commerciaux, ne s'est pas ménagé pour faire monter les enchères depuis un an et demi. En 2015, il fut ainsi question d'un rachat par le magnat américain Stephen Roos ou par le puissant fonds d'investissement qatari QSI. Liberty Global avait également déjà tâté le terrain en 2014, en vain. A 86 ans, le « Supremo » Ecclestone a donc mené à bon terme ce qui sera sans doute sa dernière grande tractation. On peut en effet se demander si le nouvel actionnaire gardera un directeur général aussi âgé à la tête de cette activité.

 

Monza jusqu'en 2019

Le contrat du circuit de Monza avec la FIA et la FOM s'achève à la fin de cette année 2016, et l'avenir du Grand Prix d'Italie a longtemps paru très menacé. Afin de mettre la pression sur l'Automobile Club d'Italie, Bernie Ecclestone a menacé de déplacer l'épreuve à Imola, voire de la rayer purement et simplement du calendrier. Il réclamait 75 millions d'euros sur trois ans pour renouveler le bail de l'illustre autodrome. Finalement, le 31 août, Roberto Maroni, président de l'ACI, annonce qu'un accord a été trouvé. Son organisme versera 68 millions à la FOM pour accueillir le GP d'Italie jusqu'en 2019. Quinze millions d'euros seront pour cela offerts par la Région de Lombardie. C'est donc à nouveau l'argent public qui vient au secours des épreuves de Formule 1. On peut saluer l'intérêt que portent les autorités politiques italiennes à la Formule 1, mais sans se bercer d'illusions. Comme en France, viendra immanquablement l'heure où l'État et les collectivités locales fermeront le robinet à subventions. C'en sera alors terminé des Grands Prix « historiques » européens.

 

Felipe Massa prend sa retraite

Jeudi 1er septembre, Felipe Massa convoque une conférence de presse pour annoncer son retrait de la Formule 1 à la fin de la saison. Cette nouvelle n'est guère surprenante car le Brésilien de 35 ans n'apparaît pas très motivé depuis quelques mois. Régulièrement dominé par Valtteri Bottas, il n'a inscrit que 39 points cette année... dont deux lors les sept dernières courses. « La vie nous met face à de nombreux choix et je pense que le moment est venu pour moi de partir et de faire quelque chose de différent », explique sobrement le Pauliste.

 

Bon pilote, solide et sérieux, Massa n'a cependant jamais été considéré comme un surdoué et sa carrière doit énormément à ses relations avec la famille Todt, Jean et Nicolas, son manager. Ceux-ci l'imposèrent à deux reprises à Sauber, en 2002 et 2004, avant de la promouvoir en 2006 aux côtés de Michael Schumacher chez Ferrari, un honneur qui aurait pu revenir à des pilotes plus talentueux. Toutefois, Massa ne fut jamais ridicule face au septuple champion du monde, puis, entre 2007 et 2009, prit souvent la mesure de Kimi Räikkönen. 2008 fut « sa » grande année. Il remporta six Grands Prix et faillit devenir champion du monde. Lewis Hamilton lui chipa la couronne mondiale dans l'ultime virage du dernier Grand Prix. Massa a cependant toujours estimé avoir été privé de ce triomphe par le scandale de Singapour orchestré par Flavio Briatore. L'année suivante, il fut grièvement blessé à la tête en Hongrie par un projectile. Il revint en 2010 pour faire équipe avec Fernando Alonso et fut dès lors cantonné au rôle humiliant de porteur d'eau. Toujours protégé par le clan Todt et par Alonso qui n'avait rien à craindre de lui, Massa végéta chez Ferrari jusqu'en 2013. Il trouva ensuite refuge chez Williams-Mercedes où il fit bonne figure pendant deux ans face au jeune Bottas.

 

Cependant, malgré un palmarès respectable et une personnalité sympathique, Felipe Massa ne laisse pas une grande trace dans l'histoire de la Formule 1. Son omniprésence derrière les meilleurs volants durant une décennie n'a pas toujours paru très méritée, et laisse au final bien des regrets lorsque l'on songe à des pilotes comme Jarno Trulli, Nick Heidfeld, Adrian Sutil, Sergio Pérez ou Nico Hülkenberg qui durant la même période furent privés de très bons baquets malgré des talents certains.

 

McLaren: Vandoorne remplace Button

Le surlendemain, c'est au tour de Jenson Button de convoquer les journalistes pour déclarer qu'il prendra en 2017 une année sabbatique. Dans la foulée, McLaren annonce que le Britannique sera remplacé par le jeune Stoffel Vandoorne. Depuis les débuts très réussis de celui-ci lors du GP de Bahreïn, sa titularisation était très attendue, et ne constitue pas non plus un grand événement. Button demeurera dans les coulisses en tant qu'ambassadeur et pilote de réserve de McLaren, et n'exclut de revenir sur les grilles de départ en 2018. Il est cependant plus que probable que 2016 sera sa dernière saison en Formule 1. Élégant, jovial, toujours disponible pour les journalistes et très « fair-play » en piste, Button est peut-être le dernier « gentleman-driver » de ce sport et jouit d'une grande popularité auprès du public et des professionnels. Son cadet Lewis Hamilton lui rend un vibrant hommage: « Jenson a été un champion extraordinaire pour la Grande-Bretagne. Je me souviens d'être venu le voir sur un Grand Prix avec mon père, quand j'étais plus jeune. Il m'a fait rêver, il m'a motivé à devenir pilote de Formule 1. Il a fait dix-sept ans dans de carrière en F1, c'est long, très long pour ce sport. Mais ce qu'il lui a donné est fantastique. »

 

C'est au cours de ce même week-end que Jost Capito, l'ancien directeur de Volkswagen Motorsport, prend ses fonctions comme directeur général de l'équipe McLaren. Il se place donc entre Ron Dennis et Éric Boullier dans l'organigramme.

 

Verstappen versus Villeneuve, la guerre des cerveaux

Le comportement de Max Verstappen à Spa-Francorchamps continue de susciter la controverse. Pliant probablement face aux pressions d'une partie du public, Charlie Whiting convoque l'adolescent à Monza pour le mettre en garde. Sa prochaine incartade sera sanctionnée. Si Verstappen suscite bien des réactions hostiles, il est cependant soutenu par certains de ses collègues, et non des moindres. Lewis Hamilton appelle ainsi à la clémence, évoquant « un jeune garçon talentueux, agressif sur la piste et en phase d'apprentissage. » Fernando Alonso estime quant à lui que si sa manœuvre d'obstruction face à Kimi Räikkönen en Hongrie était critiquable, il n'en va de même en ce qui concerne sa défense en Belgique, car il n'a pas changé cette fois plusieurs de fois trajectoire devant la Ferrari.

 

Mais la polémique s'enflamme avec Jacques Villeneuve, désormais consultant pour la chaîne de télévision française Canal Plus. Ce dernier tient à l'antenne des propos qui presque systématiquement hostiles au jeune champion, même quand cela n'est pas justifié. En Belgique, il a déclaré que Verstappen bénéficiait de la protection de la FIA et que, s'il persistait dans cette voie, il « finirait par tuer quelqu'un ». Le Hollandais ne tarde pas à répliquer: « Villeneuve devrait faire attention avec ses déclarations, car il a lui-même tué quelqu´un. Il doit balayer devant sa porte. Ce qu´il dit est un manque de respect envers la famille du commissaire de course qu´il a tué. » Ces insinuations font référence au tragique accident du Grand Prix d'Australie 2001, lorsqu'une roue de la BAR de Villeneuve avait mortellement blessé un commissaire de piste suite à une collision avec Ralf Schumacher. Ces déclarations pour le moins stupides ne redorent pas l'image du jeune pilote Red Bull... Villeneuve réplique en accusant Jos Verstappen de dicter la conduite et les propos de son fils, et juge son influence néfaste. La guerre des mots semble en tout cas déclarée entre les deux hommes.

 

Présentation de l'épreuve

La Scuderia Ferrari arrive à Monza avec des ambitions limitées. Elle n'espère plus désormais que remporter au moins une course d'ici la fin de l'année et reprendre la seconde place du championnat des constructeurs à Red Bull. Le 3 septembre, Sergio Marchionne dresse un bilan sans concession de la saison de sa firme et met en cause le travail de l'équipe technique: « Je pense que nous avons échoué, nous n'avons pas atteint les objectifs que nous nous étions fixés en début de saison. Cela ne fait aucun doute dans mon esprit: la monoplace n'est pas au niveau escompté. Nous avions pourtant bien débuté la saison en Australie, donc c'est au niveau du développement de notre voiture en cours de saison que quelque chose n'a pas fonctionné... » Le nouveau directeur technique Mattia Binotto sait donc qu'il n'a pas intérêt à manquer la conception de la prochaine voiture...

 

Afin de faire bonne figure à domicile, Ferrari utilise ses trois derniers « jetons » de développement, pour des nouveautés assez mineures qui anticiperaient en fait sur le futur développement hivernal. Haas reçoit aussi ces éléments, mais pas Sauber qui suit un autre cycle d'évolutions.

 

Victime d'un très violent accident dans le raidillon de l'Eau Rouge à Spa, Kevin Magnussen est pourtant autorisé à prendre le départ de ce Grand Prix d'Italie. Sa plaie à la cheville gauche s'est en effet refermée sans mal.

 

Essais et qualifications

Sur cette piste ultra-rapide, les moteurs Mercedes ont un net avantage sur la concurrence. Les Flèches d'Argent survolent les essais libres et monopolisent la première ligne de la grille départ. Hamilton réalise la pole position (1'21''135''') avec plus de quatre dixièmes d'avance sur Rosberg. Il améliore de plus deux secondes le chrono qu'il avait réalisé en 2015. Les Ferrari de Vettel et de Räikkönen se situent sur la seconde rangée, mais à près d'une seconde des Mercedes. Bottas place sa Williams-Mercedes au cinquième rang, loin devant Massa (11ème), sorti en Q2. Les Red Bull-TAG Heuer (Ricciardo 6ème, Verstappen 7ème) sont très nettement devancées en vitesse pure. Elles précèdent tout de même les Force India-Mercedes (Pérez 8ème, Hülkenberg 9ème).

 

Gutiérrez (10ème) signe une superbe performance en hissant sa Haas en Q3. Éliminé lors de la seconde séance, Grosjean (17ème) encaisse en plus cinq places de pénalité pour avoir changé de boîte de vitesses. Les McLaren-Honda (Alonso 12ème, Button 14ème) sont sans surprise très distancées et rendent plus de deux secondes au tour aux Mercedes. Wehrlein (13ème) parvient à intercaler entre elles sa modeste Manor, bien servie ici par son V6 allemand. Ocon (22ème) ne peut pas rouler à cause de coupures électriques. Les Toro Rosso (Sainz 15ème, Kvyat 16ème) ne sont pas compétitives avec leur groupe propulseur Ferrari vieux d'un an. Les pilotes Sauber (Nasr 18ème, Ericsson 19ème) n'ont que la satisfaction de devancer ceux de Renault (Palmer 20ème, Magnussen 21ème), derniers de la feuille des temps... L'équipe anglo-française a vraiment hâte d'être en 2017...

 

Le Grand Prix

La course se déroule sous un ciel chargé malgré une forte chaleur (37°C sur la piste). Les pilotes Mercedes partent munis de pneus tendres, à l'instar de Massa, Wehrlein, Grosjean, Nasr, Ericsson et Palmer. Les autres pilotes sont équipés de Pirelli super-tendres. Seul Ocon choisit les médiums, gommes peu efficaces sur ce tracé.

 

Départ: Hamilton démarre avec peine et fait patiner ses roues. Rosberg s'empare du commandement devant Vettel, placé à l'extérieur. Suivent Räikkönen et Bottas, tandis que Ricciardo parvient à surprendre Hamilton au freinage. Quelques pilotes empruntent l'échappatoire à la première chicane. Gutiérrez rate complétement son envol et se retrouve en queue de peloton.

 

1er tour: Rosberg précède Vettel, Räikkönen, Bottas, Ricciardo, Hamilton, Pérez, Massa, Alonso et Hülkenberg. Verstappen a lui aussi manqué son départ et ne pointe qu'au onzième rang.

 

2e: Hamilton tente en vain de doubler Ricciardo au premier virage. Il réussit en revanche à s'en débarrasser à la Variante della Roggia. Nasr fait l'intérieur à Palmer à la première chicane. Mais le Brésilien ne surveille pas ses rétroviseurs à la réaccélération. La roue arrière-droite de la Sauber chevauche la roue avant-gauche de la Renault. Nasr part en toupie, évite de peu la voiture de Magnussen et s'arrête dans le sens de la marche sur la bande gazonnée située à gauche de la piste.

 

3e: Rosberg a une seconde et demie d'avance sur Vettel. Palmer regagne le stand Renault pour changer d'aileron d'avant. Nasr revient aussi aux stands, non sans répandre des bouts de gommes sur le bitume.

 

4e: Räikkönen se plaint de vibrations sur son châssis. La Sauber de Nasr est rentrée au garage.

 

5e: Rosberg devance Vettel (1.9s.), Räikkönen (2.8s.), Bottas (4.7s.), Hamilton (5.7s.), Ricciardo (7s.), Pérez (8.3s.), Massa (10.7s.) et Alonso (12.8s.). Verstappen prend la dixième place à Hülkenberg.

 

6e: Hamilton bute derrière la Williams de Bottas, propulsée comme lui par le V6 Mercedes, et donc difficile à doubler.

 

7e: En queue de peloton, Ericsson, Button et Gutiérrez dépassent la Renault de Magnussen dont la vitesse de pointe est très médiocre.

 

8e: Rosberg creuse l'écart sur Vettel. Trois secondes les séparent. Alonso part au large dans la Parabolica, ce qui permet à Verstappen de le dépasser. Palmer abandonne, son train avant étant trop endommagé depuis la collision avec Nasr.

 

9e: Hamilton est sur les talons de Bottas. Jugé responsable de l'accrochage avec Palmer, Nasr reçoit une pénalité de dix secondes.

 

10e: Rosberg est premier devant Vettel (5.3s.), Räikkönen (8.1s.), Bottas (11.6s.), Hamilton (12.5s.), Ricciardo (14.6s.), Pérez (17.2s.), Massa (20.8s.), Verstappen (22.5s.), Alonso (24s.) et Hülkenberg (25.3s.).

 

11e: Hamilton prend l'aspiration derrière Bottas dans la parabolique et le déborde par l'extérieur devant les stands.

 

13e: Rosberg devance Vettel de six secondes et demie. Hamilton est dorénavant aux trousses de Räikkönen. Bottas s'arrête aux stands pour chausser des pneus super-tendres.

 

14e: Hülkenberg, Verstappen, Alonso et Kvyat passent par les stands pour mettre des pneus neufs. Grosjean, qui a choisi une stratégie décalée, se retrouve huitième. Nasr reprend la piste avec dix boucles de retard.

 

15e: Dix secondes entre Rosberg et Vettel. Räikkönen stoppe chez Ferrari pour mettre des pneus super-tendres. Bottas dépasse Sainz et Button. En fin de tour, Pérez et Button passent aux stands pour prendre les « gommes jaunes ».

 

16e: Vettel s'arrête chez Ferrari, et comme son équipier prend des Pirelli super-tendres. Ferrari opte donc pour une stratégie à deux passages aux stands. Ricciardo stoppe chez Red Bull et choisit les pneus tendres. Arrêts également pour Massa, Wehrlein et Gutiérrez.

 

17e: Rosberg mène avec quatorze secondes d'avance sur Hamilton. Vettel ressort des stands en troisième position, un souffle devant Räikkönen. Grosjean occupe une étonnante cinquième place. Après deux tours à faible allure, Nasr regagne pour de bon son garage.

 

18e: Hamilton est le pilote le plus rapide en piste malgré ses gommes usées. Il tourne en 1'27''300'''.

 

19e: Bottas et Ricciardo dépassent Grosjean.

 

20e: Rosberg est premier devant Hamilton (14s.), Vettel (35.8s.), Räikkönen (37.1s.), Bottas (44.4s.), Ricciardo (45.5s.), Grosjean (48.7s.), Pérez (51.6s.), Verstappen (53.8s.), Massa (55.2s.), Sainz (57.8s.) et Hülkenberg (58.4s.).

 

22e: Treize secondes entre les Mercedes. Pérez et Verstappen effacent Grosjean.

 

23e: Ericsson s'arrête chez Sauber pour prendre des pneus médiums.

 

24e: Hamilton est revenu à douze secondes de Rosberg. Les Ferrari remontent très lentement sur les Mercedes. Massa dépasse Grosjean pendant que Sainz observe son unique changement de pneus.

 

25e: Rosberg arrive chez Mercedes pour mettre les pneus médiums (3.9s.). Il laisse le commandement à Hamilton. Les Flèches d'Argent ne s'arrêteront donc qu'une seule fois.

 

26e: Hamilton tombe sur du trafic et ne retarde pas son arrêt. Il stoppe aux stands, prends les médiums, et ressort en quatrième position derrière les Ferrari. Ricciardo est sur les talons de Bottas. Grosjean perd la dixième place au profit d'Hülkenberg.

 

27e: Rosberg précède Vettel (4.9s.), Räikkönen (7.3s.), Hamilton (11.4s.), Bottas (18.8s.), Ricciardo (19.2s.), Pérez (25s.), Verstappen (26.5s.), Massa (30.5s.) et Hülkenberg (37.1s.).

 

28e: Verstappen déborde Pérez. Grosjean s'arrête enfin chez Haas pour finir la course avec des pneus super-tendres. Wehrlein s'immobilise dans le gazon après la première chicane. Son moteur fume suite à une chute de pression d'huile.

 

30e: Rosberg est leader devant Vettel (4.6s.), Räikkönen (7.3s.), Hamilton (10s.), Bottas (20.8s.), Ricciardo (21.8s.) et Verstappen (28.8s.). Pérez change ses pneus pour la seconde fois et repart entre les McLaren d'Alonso et de Button. Premier et unique arrêt pour Magnussen.

 

31e: Bottas passe chez Williams pour mettre une seconde fois les pneus tendres et repart derrière la Force India d'Hülkenberg.

 

32e: Pérez prend la dixième position à Alonso.

 

33e: Bottas déborde Hülkenberg. Second arrêt pour Kvyat.

 

34e: Vettel entre aux stands pour chausser un jeu de pneus tendres (3.5s.). Hülkenberg, Alonso et Gutiérrez changent aussi d'enveloppes.

 

35e: Changement de gommes pour Räikkönen (2.4s.), désormais munis de pneus jaunes comme son équipier. Les deux Ferrari se retrouvent derrière les deux Red Bull.

 

36e: Les Mercedes sont maintenant en route pour le doublé. Onze secondes séparent Rosberg et Hamilton. Verstappen prend des pneus tendres et chute au neuvième rang. Kvyat reçoit une pénalité de cinq secondes pour avoir outrepassé la limitation de vitesse dans les stands.

 

38e: Ricciardo fait halte chez Red Bull pour mettre des pneus rouges et retrouve la piste derrière Bottas. Massa change aussi ses pneus. Kvyat abandonne car son fond plat est endommagé depuis un contact au départ. En outre, sa batterie commençait à surchauffer.

 

39e: Button et Sainz changent de pneus pour la dernière fois. L'Anglais repart derrière Grosjean qui aura donc adopté la bonne stratégie en ne s'arrêtant qu'une seule fois.

 

40e: Rosberg mène devant Hamilton (10.7s.), Vettel (28s.), Räikkönen (34.7s.), Bottas (45s.), Ricciardo (48.5s.), Pérez (52.2s.), Verstappen (56.3s.), Massa (1m. 07s.) et Hülkenberg (1m. 14s.). Grosjean est onzième.

 

41e: Hamilton escalade le vibreur à la première chicane et doit emprunter l'échappatoire.

 

43e: Ricciardo n'est plus qu'à une seconde de Bottas et convoite la cinquième place.

 

44e: Les Ferrari tournent plus rapidement que les Mercedes grâce à leurs Pirelli super-tendres, mais sont bien trop distancées pour pouvoir les rattraper.

 

46e: Rosberg est premier devant Hamilton (13.2s.), Vettel (26s.), Räikkönen (32.5s.), Bottas (45.9s.), Ricciardo (47.5s.), Pérez (51.6s.), Verstappen (53.8s.), Massa (1m. 06s.) et Hülkenberg (1m. 13s.).

 

47e: Ricciardo déborde Bottas par l'intérieur avant le premier freinage. Les deux hommes franchissent la chicane roues contre roues, mais l'Australien, mieux placé, s'impose à la réaccélération.

 

48e: Verstappen dépasse Pérez avant la seconde chicane. Surpris, le Mexicain glisse et emprunte le dégagement en asphalte pour regagner le circuit.

 

49e: Alonso déplore un manque d'adhérence sur sa McLaren et repasse par son garage pour finir la course en pneus super-tendres.

 

50e: Rosberg a douze secondes de marge sur Hamilton. Vettel concède vingt-deux secondes au leader.

 

51e: Grâce à ses pneus neufs, Alonso offre son premier meilleur tour en course au groupe propulseur Honda: 1'25''340'''.

 

53e: Nico Rosberg remporte pour la première fois le GP d'Italie devant son équipier Hamilton et les Ferrari de Vettel et de Räikkönen. Ricciardo sauve l'honneur de Renault en rapportant une cinquième place. Bottas finit sixième devant Verstappen. Pérez, Massa et Hülkenberg inscrivent les derniers points distribués. Suivent Grosjean, Button, Gutiérrez, Alonso, Sainz, Ericsson, Magnussen et Ocon.

 

Après la course

Désormais habitués aux périodes de vaches maigres, les tifosi trouvent l'énergie pour célébrer la troisième place de Sebastian Vettel. Une marée humaine envahit l'autodrome et acclament le pilote allemand. Les protagonistes du podium, Hamilton, Rosberg, Vettel, Simon Cole, l'ingénieur de piste en chef de Mercedes, les officiels, tous disparaissent dans une nuée de fumigènes rougeâtres. On croirait que Ferrari vient de remporter le championnat du monde !

 

Lewis Hamilton est très déconfit par cette véritable défaite. Hégémonique lors des essais, il a perdu le bénéfice de ses efforts au départ, en une fraction de seconde. En outre, il semble ignorer l'origine de cette mésaventure, dénonçant un problème technique inconnu. On apprendra plus tard que c'est encore une fois l'embrayage qui a fait des siennes. Nico Rosberg est tout au contraire ravi de ce second succès consécutif qui lui permet de revenir à seulement deux points de son équipier au classement mondial: « Tout s'est joué au départ pour la victoire, commente l'Allemand. Je savais que le départ serait la meilleure opportunité pour moi. Tout s'est passé de manière fantastique parce que nous étions en pneus tendres et Ferrari en super-tendres. J'ai pu contrôler le rythme de bout en bout, ainsi que l'écart avec les autres, car j'étais très rapide. Nous avions choisi la meilleure combinaison de pneus, et ça m'a donné la victoire à la fin. »

 

Au classement des constructeurs, Mercedes (498 points) se rapproche de sa troisième consécration. Ferrari (279 pts) réduit l'écart avec Red Bull (290 pts), tandis que Williams (111 pts) reprend la quatrième place à Force India (108 pts).

Tony