Max VERSTAPPEN
 M.VERSTAPPEN
Red Bull TAG Heuer
Lewis HAMILTON
 L.HAMILTON
Mercedes
Nico ROSBERG
 N.ROSBERG
Mercedes

945e Grand Prix

LXIX British Grand Prix
Très variable
10 juillet 2016 - Silverstone
52 tours x 5.891 km - 306.198 km
(Offset: 134 m)
info
Départ donné sous voiture de sécurité à cause de la pluie.
Affiche
F1
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Le saviez-vous ?

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Mercedes tance Rosberg et Hamilton

La collision entre Nico Rosberg et Lewis Hamilton en Autriche, la seconde en 2016, suscite bien des remous au sein de l'équipe Mercedes AMG. Le « triumvirat » Niki Lauda – Toto Wolf – Paddy Lowe se concerte et décide de ne pas donner de consignes à leurs pilotes, à condition que cet incident soit le dernier. Auquel cas, il se réserve d'infliger des sanctions. « Cette liberté s'accompagne d'une responsabilité de respecter les valeurs de l'équipe pour nos pilotes, indique Mercedes dans un communiqué officiel. Au cours des cinq dernières courses, il y a eu trois incidents qui nous ont coûté plus de cinquante points au championnat des constructeurs. Nous avons donc modifié nos règles de conduite en incluant des normes plus dissuasives pour les contacts entre nos voitures. Avec ces éléments en place, nous faisons confiance à nos pilotes pour gérer la situation entre eux en piste. Leur destinée est entre leurs mains. S'ils ne respectent pas ces règles, pour pourrions introduire des consignes d'équipe en dernier ressort. » A bon entendeur...

 

Lewis Hamilton aborde ce Grand Prix national avec un moral d'acier. Il a remporté trois des quatre dernières courses, et par ailleurs a triomphé à Silverstone en 2014 et 2015. Seul ombre à l'horizon: le toujours bavard Niki Lauda a déclaré dans une émission de télévision qu'à Bakou, Hamilton, échaudé par son erreur en qualifications, avait saccagé sa chambre d'hôtel. Ce que s'est empressé de nier l'intéressé. Le 6 juillet, Toto Wolff publie un communiqué démettant les propos de Lauda. On connaît l'habitude de Lauda de s'exprimer à tort et à travers, mais c'est la première fois qu'il est ainsi publiquement désavoué par ses collaborateurs.

 

Renault prépare l'avenir

Cette saison, l'écurie Renault « troisième version » se débat en fond de grille et n'affiche que six petits points au compteur. Malheureusement, elle ne pourra sans doute guère faire mieux avec une monoplace dessinée l'an passé autour d'un autre moteur, avec qui plus est les moyens très limités qui étaient ceux de Lotus. « Le châssis a été conçu pour le moteur Mercedes, avec le poids du moteur Mercedes, l'équilibre du moteur Mercedes, le système de refroidissement du moteur Mercedes, la distribution des masses pour le Mercedes, la boîte de vitesses pour le Mercedes etc. » explique Frédéric Vasseur. « Cet hiver, il a fallu installer dans ce châssis le V6 Renault, nous avions deux semaines pour le faire si nous voulions être à Barcelone pour les essais d'avant-saison. Nous ne pouvons pas nous plaindre aujourd'hui, nous savions très bien en reprenant l'entreprise fin décembre que ça serait très dur. »

 

Renault se fixe des objectifs à long terme (le titre mondial d'ici 2020), et surtout recrute beaucoup de personnel. Jérôme Stoll, le président de l'écurie, prévoit d'engager pas moins de cent personnes à l'usine d'Enstone en Angleterre rien qu'en 2016, ainsi que trente ingénieurs motoristes à Viry-Châtillon.

 

Présentation de l'épreuve

L'avenir paraît quelque peu s'éclaircir pour l'écurie Sauber qui peut en effet de nouveau payer les salaires de ses employés. Il est vrai que la situation devenait intenable après les départs de trois ingénieurs (Giampaolo Dall'Ara, Mark Smith et Timothy Malyon). L'équipe suisse n'est pas pour autant sortie d'affaire puisqu'elle n'a toujours pas inscrit le moindre point en 2016. La dixième place obtenue par Pascal Wehrlein et Manor en Autriche l'exclut pour l'heure des revenus de la FOM. En outre, elle ne participera pas aux essais privés qui doivent se dérouler à Silverstone après le Grand Prix, et les nouveautés aérodynamiques annoncées pour ce mois de juillet sont reportées à plus tard.

 

Comme attendu, Ferrari confirme la prolongation du contrat de Kimi Räikkönen jusqu'à fin 2017. Le Finlandais de 36 ans remplit fort bien cette saison son rôle d' « équipier-modèle » de son ami Sebastian Vettel, et n'a donc aucune raison d'être remplacé. La saison des transferts devrait être peu agitée puisque Sergio Pérez, qui était annoncé comme un possible remplaçant pour Räikkönen, aurait pour sa part resigné chez Force India, à l'instar de Nico Hülkenberg.

 

Une figure discrète mais incontournable de la Formule 1 va tirer sa révérence: à 68 ans, Herbie Blash, directeur de course adjoint depuis 1996, a décidé de prendre sa retraite à l'issue de ce championnat. Ancien directeur sportif de l'écurie Brabham, Blash est depuis plus de quarante ans l'un des fidèles lieutenants de Bernie Ecclestone, auquel il doit son ascension au sein des instances fédérales, à l'instar de Charlie Whiting. Il sera remplacé par Laurent Mekies, actuellement délégué de la FIA en charge de la sécurité, et qui cumulera les deux fonctions.

 

Honda apporte des changements sur le système d'admission de son moteur thermique, afin d'améliorer la combustion et de corriger les effets néfastes des corrections apportées au turbo au GP du Canada. En effet, celles-ci n'ont fait qu'accroître le volume de gaz nécessaire pour actionner la turbine. Ces modifications coûtent deux « jetons » au motoriste nippon. Sur les trente-deux jetons mis à la disposition des quatre manufacturiers entre fin 2015 et fin 2016, Ferrari en conserve trois, Honda dix, Mercedes onze et Renault vingt-et-un.

 

Haas et Sauber reçoivent ce week-end l'évolution du moteur Ferrari lancée au Canada. Esteban Ocon retrouve le volant d'une Renault pour les essais du vendredi, tandis que Haas teste Charles Leclerc, un jeune Monégasque de dix-huit ans, membre de la Ferrari Driver Academy, et pilote ART en GP3.

 

Vendredi, Sebastian Vettel essaie sur sa Ferrari la seconde version du « Halo », ce dispositif hideux soi-disant destiné à protéger la tête des pilotes. Les trépieds sont désormais en titane et non plus carbone, afin d'offrir une plus grande légèreté. Mais Vettel constate que la visibilité est mauvaise. Comment pourrait-il en être autrement avec une barre fixée au beau milieu du champ de vision des pilotes, que l'on sait déjà très restreint ? Mais la FIA semble pourtant décidée à imposer ce système inepte pour satisfaire les partisans du « tout-sécuritaire », quitte à défigurer les monoplaces.

 

Essais et qualifications

Hamilton « marque son territoire » lors des essais libres en devançant à chaque fois Rosberg. Samedi matin, Ericsson subit un violent choc lorsqu'il perd le contrôle de sa Sauber à la sortie de Stowe et s'encastre à vive allure dans les protections. Il est transporté à l'hôpital pour subir des examens qui ne décèlent aucune blessure. Il ne peut cependant pas prendre part à la séance de qualification.

 

Hamilton réalise sans surprise sa 55ème pole position, un peu plus de trois dixièmes de seconde devant Rosberg. Il doit cependant s'y reprendre à deux fois pour obtenir cette performance, car son premier chrono est annulé suite à un passage hors des limites de la piste. Les Red Bull de Verstappen et de Ricciardo se placent en seconde ligne, mais rendent plus d'une seconde au poleman. Elles devancent en tout cas les Ferrari de Räikkönen (5ème) et de Vettel, sixième sur la feuille des temps mais contraint de reculer de cinq rangs à cause d'un nouveau changement de boîte de vitesses. L'an passé, les Williams-Mercedes avaient brillé à Silverstone, mais ce n'est pas le cas cette fois: Bottas est déçu de sa sixième place tandis que Massa (12ème) n'est jamais parvenu à exploiter correctement ses pneus arrière. Chez Toro Rosso, Sainz brille en se hissant au septième rang, mais Kvyat a été éjecté de la Q2 et ne se classe que quinzième.

 

Les Force India (Hülkenberg 8ème, Pérez 10ème) sont comme d'habitude en position d'outsiders. Du côté de McLaren-Honda, Alonso (9ème) réalise une belle performance en atteignant la Q3. En revanche, Button (17ème) n'a pas franchi le cap de la Q1 car son aileron arrière s'est effondré. Les Haas-Ferrari de Grosjean et de Gutiérrez sont en septième ligne. Les Renault (Magnussen 16ème, Palmer 20ème) voisinent avec les Manor-Mercedes (Haryanto 19ème, Wehrlein 20ème). Les Sauber de Nasr et d'Ericsson ferment la marche.

 

Le Grand Prix

Vingt minutes avant le départ, une courte mais violente averse orageuse s'abat sur le circuit et la piste se retrouve détrempée. La pluie cesse au bout d'une quinzaine de minutes mais la direction de course, toujours aussi frileuse, décide que les bolides s'élanceront sous le régime de la voiture de sécurité. Cette accumulation de départs neutralisés signifie que de facto, depuis la mort de Jules Bianchi, courir sous la pluie est devenue impossible en Formule 1. Tous les participants s'élancent en gommes rainurées dites « full wet ».

 

Il n'y aura pas de tour de formation. Ericsson part depuis les stands.

 

Départ: La voiture de sécurité commande le peloton alors que le ciel s'éclaircit.

 

1er tour: Les voitures roulent derrière la Saftey Car. L'asphalte est incontestablement trempé mais rien ne justifie que la course ne puisse démarrer.

 

3e: Hamilton mène la meute et se plaint de la lenteur de la voiture de sécurité. Le spectacle est pitoyable: les coureurs détruisent leurs pneus pluie à 150 km/h...

 

4e: Par radio, Hamilton demande à Charlie Whiting de lancer l'épreuve. Le ciel est à nouveau bleu, la piste s'assèche, le public s'impatiente... Mais aucun ordre n'émane de la tour de contrôle !

 

5e: Comme tous ses collègues, Hamilton ne parvient pas à faire monter ses pneus en température. Il échappe de peu à la catastrophe à Copse lorsque sa Mercedes manque son freinage et frôle la Saftey Car ! Bonne nouvelle toutefois, celle-ci va enfin disparaître à la fin de cette boucle !

 

6e: Le Grand Prix démarre enfin. Hamilton est premier devant Rosberg, Verstappen, Ricciardo, Massa et Pérez. Räikkönen, Bottas, Sainz, Hülkenberg, Alonso, Vettel, Gutiérrez, Magnussen, Grosjean et Wehrlein rentrent aux stands pour chausser les pneus intermédiaires.

 

7e: Ricciardo, Massa, Kvyat, Button, Palmer et Haryanto prennent les gommes intermédiaires. Wehrlein part en aquaplanage au premier virage et s'échoue dans les graviers. Il abandonne sa Manor... et Whiting lance la procédure de voiture de sécurité virtuelle !

 

8e: Les pilotes ralentissent. Hamilton, Rosberg, Verstappen et Pérez profitent de la neutralisation pour passer aux stands et prendre les intermédiaires. Ils retrouvent la piste dans cet ordre pendant que les drapeaux verts sont à nouveau agités, la Manor de Wehrlein ayant été évacuée. Nasr et Ericsson changent aussi de pneus.

 

9e: Hamilton mène devant Rosberg (4.5s.), Verstappen (7.8s.), Pérez (11s.), Ricciardo (16.9s.), Räikkönen (20.9s.), Sainz (23.7s.), Massa (24.3s.), Bottas (25.2s.), Hülkenberg (25.8s.), Alonso (26.5s.) et Vettel (27.4s.).

 

10e: Hülkenberg met la pression sur Bottas. A l'avant dernier-virage, le Finlandais bloque ses roues arrière et part en tête-à-queue. Il redémarre en ayant perdu quatre places.

 

11e: Verstappen se montre plus rapide que les Mercedes. Ericsson regagne le stand Sauber avec un problème électrique et n'ira pas plus loin.

 

12e: Si la trajectoire s'assèche, le bitume demeure humide et les vibreurs sont de vraies patinoires. Rosberg et Verstappen se rapprochent de Hamilton.

 

13e: Hamilton réplique à ses poursuivants en signant le meilleur chrono depuis le départ: 1'51''475'''. Hülkenberg tente de faire l'intérieur à Massa à Woodcote, mais il glisse et évite de peu l'accident. Räikkönen tire tout droit à Copse et emprunte l'échappatoire.

 

14e: Verstappen est revenu sur les talons de Rosberg. Massa joue les bouchons au volant d'une Williams très survireuse. Il emmène un peloton comprenant Hülkenberg, Alonso, Vettel et Kvyat.

 

15e: Hamilton est en tête devant Rosberg (4.8s.), Verstappen (5.3s.), Pérez (17.7s.), Ricciardo (19.9s.), Räikkönen (29.5s.) et Sainz (32.6s.). Vettel entre aux stands et le premier chausse des pneus slicks, des médiums.

 

16e: Verstappen attaque Rosberg à Woodcote, en vain. Le jeune Néerlandais fait alors preuve d'un remarquable aplomb en demeurant dans le sillage de l'Allemand, puis en le débordant par l'extérieur dans le très difficile virage de Chapel. Réalisé sans DRS, ce dépassement est probablement le plus beau depuis le début de la saison.

 

17e: Vettel est le plus rapide, preuve qu'il est temps de passer en pneus slicks. C'est ce que fait son équipier Räikkönen qui prend les gommes médiums. Arrêts de Massa, Kvyat, Bottas, Nasr, Grosjean et Palmer. Ce dernier repart sans sa roue arrière-droite suite à un défaut de fixation. La Renault est traînée par les mécaniciens jusqu'à son emplacement pour recevoir la roue manquante et repartir.

 

18e: Hamilton arrive au stand Mercedes pour mettre des pneus médiums (2.3s.). Il est imité par Rosberg, Ricciardo, Pérez, Hülkenberg, Sainz, Gutiérrez, Magnussen et Haryanto. Verstappen demeure en piste et s'empare donc du commandement.

 

19e: Verstappen stoppe aux stands pour prendre les gommes médiums (2.8s.) et retrouve la piste entre Hamilton et Rosberg. Sainz amorce un tête-à-queue au dernier virage mais se récupère avec brio. Son collègue Kvyat fait lui excursion dans le gazon. Grosjean immobilise sa Haas après Copse suite à un souci de transmission.

 

20e: Hamilton mène devant Verstappen (5.8s.), Rosberg (10.2s.), Pérez (21.3s.), Ricciardo (22.6s.), Räikkönen (36.5s.), Sainz (39.1s.) et Hülkenberg (46.4s.). Alonso tente de prendre la neuvième place à Massa entre les virages n°5 et 6, mais le Brésilien le tasse à l'extérieur et l'Espagnol met deux roues dans l'herbe. Palmer reçoit une pénalité de cinq secondes pour avoir quitté les stands sur trois roues... Sanction qu'il observe aussitôt.

 

21e: La piste est désormais presque complétement sèche. Ricciardo prend la quatrième place à Pérez.

 

22e: Une plaque d'humidité subsiste à l'entrée du premier virage, celui d'Abbey. Verstappen glisse dessus et est contraint d'emprunter l'échappatoire pour revenir en piste. Il perd quelques dixièmes dans cette mésaventure.

 

23e: Räikkönen dérape au premier virage et tire tout droit dans le dégagement. Cela permet à Sainz de lui prendre la sixième position.

 

24e: Hamilton a sept secondes d'avance sur Verstappen, neuf secondes et demie sur Rosberg. Alonso part en aquaplanage au premier virage. La McLaren effectue une effrayante embardée, quitte la route, tournoie sur elle-même et s'immobilise dans les graviers... à un centimètre des glissières ! Par chance, Alonso ne cale pas et parvient à regagner la piste après s'être fait une belle chaleur.

 

25e: C'est au tour de Sainz de se laisser surprendre par la flaque de la première courbe. Il exécute un 360° et repart derrière Räikkönen et Hülkenberg.

 

26e: Haryanto part en glissade à Abbey. La Manor se met à l'équerre, traverse les graviers et heurte avec sa roue arrière-droite les protections. La course se termine là pour le jeune Indonésien.

 

28e: Hamilton se laisse surprendre par l'humidité au premier freinage. Il dérape et roule sur l'échappatoire pour revenir en piste. Sur ces entrefaites, Verstappen commet exactement la même faute et utilise lui la bande gazonnée. Massa, Kvyat et Vettel se tiennent dans un mouchoir et luttent pour la neuvième place. L'Allemand fait bientôt l'intérieur au jeune Russe à Stowe.

 

29e: Rosberg n'est plus qu'à six dixièmes de Verstappen.

 

30e: Hamilton est premier devant Verstappen (3.7s.), Rosberg (4.8s.), Ricciardo (20.2s.), Pérez (30s.), Räikkönen (48.2s.), Hülkenberg (50.6s.), Sainz (55.5s.), Massa (1m.), Vettel (1m. 02s.), Kvyat (1m. 04s.) et Button (1m. 07s.).

 

31e: Rosberg tente de suivre Verstappen mais il est gêné pendant quelques dizaines de mètres par Gutiérrez.

 

32e: Après son erreur, Hamilton creuse à nouveau l'écart sur Verstappen et Rosberg et les relègue à plus de six secondes.

 

33e: Rosberg patiente derrière Verstappen en attendant de trouver une faille. La Red Bull est rapide dans l'enchaînement Maggots – Becketts – Chapel, ce qui empêche la Mercedes de se porter sa hauteur dans la ligne droite qui conduit à Stowe, malgré le DRS.

 

35e: Rosberg tente de déborder Verstappen aux abords de Stowe, mais le jeune Néerlandais se décale assez dangereusement avant de freiner.

 

36e: Hamilton devance Verstappen (6.4s.), Rosberg (6.7s.), Ricciardo (21.6s.), Pérez (42.3s.), Räikkönen (50.3s.), Hülkenberg (56.7s.), Sainz (1m. 01s.), Massa (1m. 05s.) et Vettel (1m. 06s.).

 

37e: Vettel tente de doubler Massa par l'intérieur au virage n°3, mais il glisse et contraint le Brésilien à passer par l'échappatoire. En conséquence, les commissaires sanctionnent l'Allemand de cinq secondes de pénalité...

 

38e: Rosberg prend l'aspiration derrière Verstappen avant Stowe et parvient à lui subtiliser la seconde place.

 

39e: Massa s'arrête aux stands pour mettre des gommes tendres. Les Williams usent trop rapidement leurs pneus cet après-midi. Palmer rentre à son garage à cause d'une panne de boîte de vitesses.

 

40e: Hamilton est devant Rosberg (7.1s.), Verstappen (9.4s.), Ricciardo (25.2s.), Pérez (49.8s.), Räikkönen (53.1s.), Hülkenberg (1m 04s.) et Sainz (1m. 07s.). Changement de pneus pour Alonso.

 

41e: Alonso prend la douzième place à Bottas au virage de Club.

 

43e: Six secondes séparent Hamilton et Rosberg. Räikkönen se rapproche de Pérez et convoite la cinquième place.

 

44e: Rosberg réalise le meilleur chrono en course (1'35''548''') et distance Verstappen. Räikkönen est désormais dans la roue de Pérez.

 

46e: Hamilton est leader devant Rosberg (5.9s.), Verstappen (12.2s), Ricciardo (30.2s.), Pérez (1m.), Räikkönen (1m. 01s.), Hülkenberg (1m. 12s.), Sainz (1m. 15s.), Vettel (1m. 22s.), Kvyat (1m. 24s.) et Button (1m. 30s.).

 

47e: Rosberg rencontre un souci de boîte de vitesses dans l'ultime chicane et perd trois secondes. Sa Mercedes repart ensuite correctement, mais son ingénieur de course lui ordonne par radio de ne plus utiliser son septième rapport. Verstappen n'est plus qu'à deux secondes de l'Allemand. Räikkönen dépasse Pérez à Stowe.

 

48e: Rosberg poursuit sa route, privé de septième vitesse. Par ailleurs, la direction de course ouvre une enquête sur la nature des messages radios qui lui ont été adressés. On sait que ceux-ci sont désormais strictement encadrés...

 

50e: Hamilton a dix secondes de marge sur Rosberg qui semble pouvoir achever l'épreuve dans cette situation. Massa prend la onzième place à Button.

 

51e: Magnussen rencontre le même problème de boîte de vitesses que Palmer et doit abandonner.

 

52ème et dernier tour: Lewis Hamilton remporte le Grand Prix de Grande-Bretagne pour la troisième année consécutive. Rosberg finit second avec une boîte défectueuse, juste devant un très valeureux Verstappen. Ricciardo termine quatrième mais a été constamment dominé par son jeune équipier ce week-end. Räikkönen achève cette course au cinquième rang et précède Pérez, Hülkenberg et Sainz. Vettel finit neuvième et sa pénalité de cinq secondes ne changera rien à ce résultat. Le dernier point revient à Kvyat. Suivent Massa, Button, Alonso, Bottas, Nasr et Gutiérrez.

 

Après la course: le ridicule tuera-t-il la Formule 1 ?

Une fois descendu du podium Lewis Hamilton se paie le luxe d'un bain de foule offert par des Britanniques extatiques. Avec ce quatrième succès à domicile, il égale Nigel Mansell et n'est plus qu'à une victoire du record de Jim Clark.

 

Une semaine après la bronca ayant salué la victoire de Hamilton en Autriche, c'est au tour de Nico Rosberg d'être hué par le public. Mais il y a pire: deux heures après l'arrivée, le collège des commissaires, présidé par Nigel Mansell, lui inflige une pénalité de dix secondes pour avoir reçu par radio des instructions prohibées par le règlement. Il perd ainsi une place au profit de Max Verstappen. Mercedes-AMG annonce dimanche soir son intention de faire appel, avant de renoncer le lendemain.

 

La Formule 1 ne s'étant a priori pas suffisamment ridiculisée avec ce départ sous régime de voiture de sécurité, la FIA en rajoute donc une couche en infligeant une sanction ubuesque à Rosberg et à Mercedes. Elle reproche à l'équipe allemande, non pas d'avoir demandé au pilote de « préserver la boîte de vitesses », mais de lui avoir prescrit de « ne plus utiliser le septième rapport ». Une nuance de taille ! Ce type de recommandations est en effet banni par la nouvelle réglementation. Comme si, lorsque survient une panne de ce genre dans un Grand Prix, les ingénieurs avaient le temps de compulser le règlement pour savoir ce qu'ils doivent dire ou ne pas dire ! En outre, les volants de Formule 1 sont devenus de telles aberrations électroniques, proposant des dizaines et des dizaines de combinaisons complexes, qu'il est très difficile voire impossible à un pilote de venir seul à bout d'un « bogue » en temps réel. La fédération devrait trancher le nœud gordien: soit les communications radios seraient interdites, soit elles seraient autorisées. Mais il est totalement absurde d'enlever à Rosberg trois points précieux pour un incident dont il n'est nullement responsable.

 

Le championnat du monde est plus serré que jamais puisque Rosberg (168 pts) ne possède plus qu'une petite longueur d'avance sur Hamilton (167 pts). Räikkönen (106 pts) est seul troisième devant Ricciardo (100 pts), Vettel (98 pts) et Verstappen (90 pts). Chez les constructeurs, Mercedes-AMG est confortablement installée en tête avec 335 unités, tandis que Red Bull-TAG Heuer (198 pts) se rapproche dangereusement de Ferrari (204 pts).

Tony