Max VERSTAPPEN
 M.VERSTAPPEN
Red Bull TAG Heuer
Lewis HAMILTON
 L.HAMILTON
Mercedes
Kimi RAIKKONEN
 K.RAIKKONEN
Ferrari

944e Grand Prix

XXXV Grosser Preis von Osterreich
Couvert
3 juillet 2016 - Spielberg
71 tours x 4.326 km - 307.020 km
(Offset: 126 m)
info
Affiche
F1
Coupe

Le saviez-vous ?

Pilote
Constructeur
Moteur
Troisième accrochage de la saison entre les Mercedes.

Bernie le justicier

La plainte déposée par Force India et Sauber devant la Commission européenne porterait-elle ses fruits ? Bernie Ecclestone convient devant des journalistes qu'il est désormais nécessaire de répartir les revenus issus des droits commerciaux avec plus d'équité. D'aucuns s'étonnent en effet qu'en vertu de la fameuse « prime d'ancienneté » Ferrari ait touché plus d'argent que Mercedes en 2015 malgré des résultats moins bons. « Je vais regarder de près comment les choses marchent, pour voir si je peux trouver quelque chose de plus égal pour toutes les équipes » déclare le Grand Argentier. Cependant, les actuels Accords Concorde courant jusqu'en 2020, il est très peu probable qu'une telle réforme puisse être mise en œuvre d'ici là, d'autant plus que Renault s'est récemment engagée pour neuf ans en échange de ces revenus préférentiels. Helmut Marko déclare ainsi au nom de Red Bull que les grandes équipes ne toléreront pas une remise en cause des Accords Concorde avant l'échéance de 2020.

 

Bob Fernley, le directeur de Force India, se déclare satisfait de cette évolution du discours d'Ecclestone, tout en subodorant que celui-ci a peut-être été menacé par l'Union européenne.

 

Une histoire à la gomme

Depuis l'an passé, suite à la polémique soulevée au Grand Prix d'Italie concernant la pression des pneus utilisés par Mercedes, la FIA imposait à chaque écurie de modifier instantanément la pression de la gomme si celle-ci était jugée trop basse. Mais cette année, Mercedes est soupçonnée de chauffer ses freins sur la grille afin de faire grimper la pression au moment de la mesure réglementaire, avant de faire chuter baromètre et thermomètre. Une pression plus basse engendre en effet une meilleure adhérence des pneumatiques. Par conséquent, Charlie Whiting annonce qu'en Autriche la pression sera contrôlée avant que le pneu soit monté sur la voiture. Faire chauffer les freins devient donc inutile.

 

Cette question de la pression des pneus tracasse beaucoup les ingénieurs et les pilotes. Début 2016 Pirelli a imposé par mesure de sûreté de fortes pressions, ce dont les pilotes se plaignaient. A Bakou, le manufacturier italien a accepté d'assouplir ses recommandations, sans donner grande satisfaction. Ainsi Jenson Button juge les pressions imposées pour le Grand Prix d'Autriche beaucoup trop élevées. « Le graining à l'avant sera un énorme problème » prévient l'Anglais. «Ce sera dur vu que nous devrons utiliser les pneus tendres, les super-tendres et les ultra-tendres ici. »

 

Présentation de l'épreuve

Mis de côté par Red Bull qui lui a finalement préféré Max Verstappen, Carlos Sainz Jr. est du moins assuré de poursuivre en F1 l'année prochaine puisque son contrat avec Toro Rosso a été prolongé d'un an. En revanche, le sort de Daniil Kvyat paraît beaucoup plus incertain. Après son éviction de Red Bull Racing, le jeune Russe pourrait être remplacé chez Toro Rosso par le Français Pierre Gasly, actuellement quatrième du championnat international de GP2.

 

Ferrari n'a toujours pas remporté de Grand Prix cette saison, un résultat fort décevant pour une équipe qui convoitait les titres mondiaux en début d'année. Sergio Marchionne reconnaît que le châssis italien n'est pas encore à la hauteur de celui de Mercedes et pense que les « vrais résultats » ne surviendront désormais qu'en 2017. Pour ne rien arranger, après le GP d'Europe, les mécaniciens ont découvert des morceaux de métal dans l'huile de la boîte de vitesses de Sebastian Vettel. Celui-ci est donc contraint de changer de boîte en Autriche et écope de cinq places de pénalité sur la grille. Par ailleurs, la Scuderia utilise un « jeton » de développement sur son groupe propulseur et reçoit de Shell un nouveau carburant. Selon certaines indiscrétions, ces innovations pourraient apporter dix chevaux supplémentaires à la Ferrari.

 

Depuis le début de l'année, l'écurie Haas a subi plusieurs ruptures d'aileron sans cause externe, à Bahreïn et à Barcelone. Elle travaille donc avec Dallara afin de renforcer la fixation de cet élément. Après un excellent début de saison, les voitures américaines rentrent dans le rang depuis quelques courses. Romain Grosjean espère cependant glaner encore quelques points par-ci par-là.

 

Le tracé de Zeltweg a été resurfacé durant l'hiver et les responsables en ont profité pour ajouter de nouveaux vibreurs déstabilisants peints en jaune. Ce sont de véritables trottoirs destinés à dissuader les pilotes de dépasser les limites de la piste. Ils fonctionnent bien, trop bien même selon Max Verstappen qui vendredi y laisse pas moins de deux ailerons avant et une suspension ! « Je comprends que nous devons respecter les limites de la piste, mais autant mettre un mur... » soupire le Néerlandais, très mécontent.

 

Essais et qualifications

Les essais du vendredi sont entrecoupés par des averses, mais cela n'entrave pas la domination des Mercedes. Rosberg précède Hamilton à deux reprises. L'Allemand est le favori de ce Grand Prix qu'il a remporté ces deux dernières années. L'inquiétude est encore de mise chez Ferrari: Vettel sort de la route l'après-midi suite à un problème de répartition de freinage. Samedi matin cependant, les voitures rouges occupent les premiers rangs. Rosberg est victime d'une rupture de suspension arrière en sortant du second virage et percute violemment les glissières de sûreté. Les dégâts sont importants sur sa F1W07 et il devra remplacer sa boîte de vitesses... ce qui équivaut donc à reculer de cinq rang sur la grille !

 

Samedi après-midi, la première partie des qualifications est interrompue par un gros accident de Kvyat survenu dans la dernière courbe. Suite à un bris de suspension, la Toro Rosso part en tête-à-queue et heurte violemment la barrière interne, avant de s'échouer dans le dégagement avec trois roues détruites. Le Russe est indemne mais cette sortie provoque un drapeau rouge.

 

Hamilton réalise sans peine une nouvelle pole position avec cinq dixièmes d'avance sur Rosberg, relégué au sixième rang à cause de sa pénalité. Hülkenberg réalise un bel exploit en signant le troisième chrono, ce qui lui vaudra donc de partir en première ligne aux côtés de Hamilton. Les Ferrari sont en retrait: Vettel, quatrième temps, partira neuvième puisqu'il a changé sa boîte de vitesses, et Räikkönen, sixième, s'élancera... quatrième. Il côtoie en seconde ligne la McLaren-Honda de Button (5ème chrono). L'Anglais réalise la meilleure performance de l'association anglo-japonaise et devance très nettement Alonso (14ème), éliminé en Q2 à cause d'un choix de pneus inadéquat). Les Red Bull (Ricciardo 5ème, Verstappen 8ème) manquent de puissance pour briller ici. Les Williams-Mercedes (Bottas 7ème, Massa 10ème) déçoivent en revanche énormément.

 

Les Haas (Gutiérrez 11ème, Grosjean 13ème) échouent aux portes de la Q3 pendant que Wehrlein signe un exceptionnel douzième temps au volant de la Manor qui bénéficie ici pleinement de la puissance du moteur Mercedes. Sainz (15ème) est victime d'une panne de moteur en Q2 et ne peut pas défendre ses chances, tout comme Pérez (16ème) qui a lui aussi rencontré un bris de suspension à la fin de la Q1. On retrouve ensuite Magnussen, Ericsson, Palmer, Haryanto et Nasr. Ces trois derniers ont reçu trois places de pénalité pour avoir dépassé un concurrent sous régime de drapeau jaune. Voilà qui évite à Ericsson de se retrouve en dernière ligne aux côtés de son équipier, ce qui devait être son sort si la grille de départ était encore établie selon les performances pures...

 

La série de ruptures de suspension n'est évidemment pas fortuite. Curieusement, les pilotes ne mettent pas en cause les nouvelles bordures jaunes, mais certains vibreurs « boudins » rouges et blancs, eux aussi refaits au cours de l'hiver. « C'est une inquiétude, admet Toto Wolff. La chose étrange est qu'au début, il semblait que nous avions des pics de charge. Mais une fois que nous avons analysé les données, il n'y avait pas beaucoup de charge sur la suspension. Donc c'est un genre de fréquence ou d'oscillation étrange sur le pneu qui fait casser la suspension. Et nous ne savons pas ce que c'est. Il semble que ce sont les vibreurs rouges, qui sont nouveaux, qui déclenchent cela. » Par précaution, toutes les équipes renforcent donc leurs suspensions avant le parc fermé.

 

Le Grand Prix

Les essais se sont déroulés par un temps chaud et lourd, mais dimanche la température au sol n'est que de 26°C, contre 54°C la veille ! Le ciel est chargé et on attend quelques averses. Massa utilisait ce week-end un nouvel aileron avant mais les ingénieurs de Williams ont décelé un défaut de structure et changent la pièce. Le Brésilien s'élancera depuis les stands en compagnie de Kvyat qui a changé de châssis.

Le choix des montes est très varié. La majorité des pilotes choisissent les pneus super-tendres. Hamilton, Hülkenberg, Button, Bottas, Rosberg, Wehrlein, Pérez et Kvyat sont en ultra-tendres, Haryanto et Nasr en tendres.

 

Départ: Hamilton prend un bon envol et conserve le commandement. En revanche, Hülkenberg part très moyennement et se fait rapidement déborder par Button, puis par Räikkönen et Ricciardo.

 

1er tour: Hülkenberg parvient à repasser devant Ricciardo. L'Australien cède ensuite à Rosberg. Hamilton mène devant Button, Räikkönen, Hülkenberg, Rosberg, Ricciardo, Verstappen, Vettel, Bottas et Sainz.

 

2e: Verstappen double Ricciardo qui paraît peu à l'aise avec ses pneus.

 

3e: Hamilton a deux secondes d'avance sur Button qui bouchonne Räikkönen. Kvyat s'immobilise dans une échappatoire suite à une panne indéterminée.

 

5e: Hamilton précède Button (2.6s.), Räikkönen (2.9s.), Hülkenberg (4s.), Rosberg (4.8s.), Verstappen (5.4s.), Ricciardo (6.3s.), Vettel (6.8s.), Bottas (8.1s.), Sainz (8.8s.), Pérez (10.3s.) et Wehrlein (10.7s.).

 

6e: Rosberg déborde Hülkenberg par l'intérieur au virage Remus. Puis Verstappen fait l'extérieur à la Force India au troisième virage. Vettel dépasse Ricciardo dans la Rindtkurve.

 

7e: Räikkönen double Button dans la descente vers le troisième virage. Vettel et Ricciardo dépassent Hülkenberg. Celui-ci rencontre du graining et sa voiture glisse dans chaque virage.

 

8e: Quatre secondes séparent Hamilton et Räikkönen. Rosberg dépasse Button. Hülkenberg s'arrête chez Force India pour mettre des pneus super-tendes. Arrêt pneus également pour Alonso.

 

9e: Verstappen dépasse Button à Remus. Le Britannique change ses gommes en fin de tour, imité par Bottas, Pérez et Sainz.

 

10e: Rosberg arrive aux stands à la fin de cette boucle pour mettre des pneus tendres (2.7s.). Il redémarre en quatorzième position.

 

11e: Hamilton devance Räikkönen (3.8s.), Verstappen (7.9s.), Vettel (9.8s.), Ricciardo (10.4s.), Wehrlein (19s.) et Grosjean (20.2s.). Arrêt de Magnussen.

 

12e: Il y a un fort trafic. Massa se bagarre avec les Sauber et Gutiérrez, avant de changer ses pneus suite à une crevaison lente. Ericsson et Palmer sont aussi aux stands.

 

13e: Rosberg dépasse Nasr et revient en neuvième position. Pérez tente de doubler Sainz dans la descente vers le virage n°3, mais l'Espagnol zigzague et donne un méchant coup de frein. L'avant de la Force India frotte la roue arrière de la Toro Rosso, et par bonheur l'incident en reste là. Wehrlein s'arrête chez Manor et continue sa route avec des pneus violets.

 

15e: Vettel dépasse Verstappen. Ricciardo stoppe chez Red Bull pour prendre les enveloppes tendres et retrouve le circuit derrière Rosberg.

 

16e: Changement de pneus pour Verstappen (2.6s.). Le Hollandais repart en pneus tendres derrière Rosberg et Grosjean. Ce dernier ne résiste pas longtemps à la Mercedes et à la Red Bull.

 

17e: Un léger crachin tombe sur Zeltweg. Räikkönen revient à trois secondes de Hamilton. Riccardo dépasse Grosjean. Jusqu'alors huitième, Gutiérrez laisse passer Nasr, Button et Hülkenberg.

 

19e: Hamilton est en tête devant Räikkönen (4.1s.), Vettel (9.2s.), Rosberg (24.5s.), Verstappen (25.8s.), Ricciardo (28.8s.), Grosjean (32.9s.), Nasr (37.4s.), Button (37.6s.), Hülkenberg (38.8s.), Bottas (39.5s.) et Gutiérrez (39.6s.).

 

21e: Arrivée de Hamilton aux stands pour mettre les pneus tendres. L'arrêt dure quatre secondes à cause d'un léger souci à l'arrière-gauche. L'Anglais se retrouve derrière Rosberg ! Räikkönen est le nouveau leader. Button double Nasr.

 

22e: Räikkönen entre aux stands après un tour en tête et met les Pirelli tendres (2.8s.). Hélas pour lui, il a trop attendu pour changer ses pneus et se retrouve derrière Ricciardo. Arrêt également pour Gutiérrez. Dans la catégorie « chauffards », Magnussen concurrence Sainz en coupant trois fois la trajectoire à Wehrlein dans la montée vers Remus !

 

23e: Vettel est désormais en tête grâce à une stratégie décalée. Il compte tenir le plus longtemps possible avec ses pneus super-tendres. Wehrlein passe en pneus tendres et ne compte plus s'arrêter jusqu'à la fin de la course.

 

24e: La pluie a cessé. Vettel devance Rosberg (3.7s.), Hamilton (8.6s.), Verstappen (10.1s.), Ricciardo (13.5s.) et Räikkönen (16s.). Hülkenberg chausse un troisième train de pneus Pirelli mais ceux-ci « bullent » aussi.

 

25e: Button prend la septième place à Grosjean.

 

26e: Rosberg revient à une seconde de Vettel qui ne s'arrête toujours pas aux stands. Bottas double Button. Grosjean observe son unique changement de pneus et ne perd que deux places. Seconds arrêts pour Pérez et Alonso.

 

27e: Le pneu arrière-droit de Vettel explose juste devant les stands. La Ferrari se met à l'équerre, heurte le rail interne et rebondit en piste où heureusement elle n'accroche aucune voiture. Vettel en est quitte pour une belle frayeur. La voiture de sécurité entre en piste.

 

28e: La Saftey Car intervient pour permettre aux commissaires de balayer les débris de gomme et de carbone qui jonchent la piste dans la ligne droite principale. Les Mercedes occupent désormais les premiers rangs. Sainz s'arrête chez Toro Rosso pour mettre des pneus tendres.

 

29e: Les voitures empruntent l'allée des stands pour ne pas gêner le travail des commissaires.

 

31e: La course va reprendre. Rosberg mène devant Hamilton, Verstappen, Ricciardo, Räikkönen, Bottas, Nasr, Button, Grosjean, Magnussen, Massa, Palmer, Alonso, Pérez, Ericsson, Hülkenberg, Sainz, Gutiérrez, Haryanto et Wehrlein.

 

32e: Les drapeaux verts sont agités. Magnussen reçoit une pénalité de cinq secondes pour avoir zigzagué dangereusement devant Wehrlein. Il observe cette sanction à la fin de ce tour.

 

33e: Rosberg est premier devant Hamilton (1.3s.), Verstappen (2.4s.), Ricciardo (3.1s.), Räikkönen (4.1s.), Bottas (5s.), Nasr (5.8s.), Button (6.6s.), Grosjean (7.3s.), Massa (8.3s.), Pérez (8.7s.) et Alonso (9.4s.).

 

35e: Rosberg enchaîne les meilleurs tours pour se défaire de Hamilton. Grosjean et Hülkenberg écopent chacun de cinq secondes de pénalité pour vitesse excessive dans les stands.

 

37e: Hamilton concède deux secondes à Rosberg. Verstappen est à six secondes du leader.

 

38e: Nasr – qui ne s'est pas arrêté depuis le départ - emmène un train comprenant Button, Grosjean, Massa et Pérez. Le Brésilien se défend avec vigueur contre les assauts de Button.

 

39e: Rosberg et Hamilton améliorent successivement le meilleur tour en course. Button surprend Nasr à Remus.

 

40e: Quelques gouttes de pluie tombent à nouveau pour quelques minutes. Hamilton s'empare du meilleur chrono provisoire: 1'09''010'''.

 

41e: Rosberg précède Hamilton (1.8s.), Verstappen (9.1s.), Ricciardo (12.5s.), Räikkönen (15s.), Bottas (22s.), Button (23.7s.), Nasr (24s.), Grosjean (24.7s.) et Massa (25.1s.).

 

42e: Rosberg répond à Hamilton avec un chrono d'1'08''955'''. Grosjean dépasse Nasr. Gutiérrez observe un second arrêt aux stands.

 

43e: Massa et Pérez doublent Nasr qui doit rentrer aux stands car ses pneus sont trop abîmés. A cause de la neutralisation, le jeune Brésilien perd tout le bénéfice de sa stratégie décalée et se retrouve bon dernier.

 

44e: Rosberg glisse au virage n°2 et roule sur le bas-côté, ce qui permet à Hamilton de se blottir dans ses échappements.

 

45e: Rosberg rencontre quelques soucis aérodynamiques car l'élément vertical de son ponton s'est cassé. Mais Hamilton doit pour sa part ménager ses suspensions car il escalade trop souvent les vibreurs.

 

47e: Button se rapproche de Bottas dont il convoite la sixième place.

 

49e: Rosberg conserve une seconde et demie d'avance sur Hamilton. Sainz prend la onzième place à Alonso.

 

50e: Rosberg est en tête devant Hamilton (1.6s.), Verstappen (13.4s.), Ricciardo (19.9s.), Räikkönen (21s.), Bottas (36.8s.), Button (37.3s.), Grosjean (39s.), Massa (41.8s.) et Pérez (43s.). Magnussen observe un long changement de pneus.

 

51e: Hülkenberg se plaint de vibrations. Il change pour la troisième fois de pneus et en profite pour subir sa pénalité. Arrêts de Palmer, Ericsson et Haryanto.

 

52e: Hamilton remonte sur son équipier. Räikkönen est revenu juste derrière Ricciardo. Bottas s'arrête chez Williams pour mettre des pneus super-tendres.

 

54e: Moins d'une seconde sépare encore Rosberg et Hamilton.

 

55e: Mercedes choisit finalement de rappeler ses deux pilotes aux stands. Hamilton y fait halte le premier pour mettre des pneus tendres (3.5s.), ce qu'il ne comprend pas car, en toute logique, c'est Rosberg qui aurait dû être arrêté en priorité. En outre, l'Anglais manque la corde au deuxième virage avec ses gommes froides.

 

56e: Rosberg stoppe chez Mercedes et chausse lui les pneus rouges super-tendres (2.3s.). Il reprend la piste devant un Hamilton très énervé. Verstappen récupère le leadership et ne s'arrêtera plus à son stand ! Massa change ses pneus.

 

57e: Verstappen a trois secondes et demie de marge sur Rosberg et Hamilton, séparés par une seconde.

 

58e: Hamilton est gêné par Ericsson. Ricciardo manque son freinage au sommet de Remus et se fait dépasser par Räikkönen.

 

59e: Verstappen est en tête devant Rosberg (1.3s.), Hamilton (2.7s.), Räikkönen (7.4s.), Ricciardo (9.4s.), Button (29.9s.), Grosjean (31.3s.), Pérez (36.3s.), Sainz (37.2s.), Alonso (49.2s.), Bottas (51.1s.) et Wehrlein (52.2s.).

 

60e: Les Mercedes reviennent rapidement sur Verstappen qui n'a pas les pneus pour leur résister.

 

61e: Rosberg attaque Verstappen par l'intérieur au virage n°2, sans succès. Il réplique dans la descente vers Schlossgold, déborde la Red Bull par la gauche et s'empare du commandement. Riccardo effectue un ultime changement de pneus. Il repart avec les enveloppes violettes juste derrière Grosjean qu'il ne tarde pas à dépasser.

 

62e: Rosberg tente de s'échapper en profitant du trafic tandis que Hamilton bute contre Verstappen.

 

63e: Hamilton et Verstappen reviennent sur Palmer dans la côte qui mène à Remus. Le Hollandais fait l'extérieur à la Renault, mais il découvre soudain Hamilton sur sa droite. Lorsqu'il veut répliquer, il est trop tard, et la Flèche d'Argent s'impose au freinage !

 

64e: Hamilton concède une seconde et demie à Rosberg. Pérez menace Grosjean car il sait que celui-ci a reçu une pénalité de cinq secondes. Il pourrait donc lui prendre la septième place sur tapis vert. Bottas, Wehrlein et Gutiérrez passent devant Alonso.

 

65e: Hamilton améliore le record du tour (1'08''598''') et revient à une seconde de son coéquipier. Ricciardo rattrape aisément Button. Massa rejoint son garage pour renoncer car ses freins surchauffent anormalement.

 

66e: Ricciardo reprend la cinquième position à Button. Hülkenberg abandonne à cause de freins défaillants. La course s'arrête là également pour Alonso qui rencontre une panne de batterie.

 

67e: Hamilton signe le meilleur temps définitif: 1'08''411'''.

 

68e: Les Mercedes se heurtent à Gutiérrez qui ignore longtemps les drapeaux bleus avant de s'effacer. Rosberg précède Hamilton (0.7s.), Verstappen (7.1s.), Räikkönen (10.1s.), Ricciardo (34.6s.), Button (37.4s.), Grosjean (40s.), Pérez (43.8s.), Sainz (45.7s.), Bottas (1m. 04s.) et Wehrlein (1m. 05s.).

 

69e: Hamilton se montre dans les rétroviseurs de Rosberg. Plus loin, Räikkönen remonte à grandes enjambées sur Verstappen.

 

70e: Rosberg et Hamilton se tiennent en une demi-seconde. Ils doublent Bottas et Wehrlein. Pérez tente de freiner à l'abord de la troisième courbe mais sa pédale va au plancher. La Force India tire tout droit dans les graviers et s'écrase contre le mur de protection. Les drapeaux jaunes sont agités.

 

71ème et dernier tour: Rosberg rencontre des problèmes de freins et franchit avec peine le premier virage. Hamilton prend l'aspiration dans la montée vers Remus et se déporte à l'extérieur. Il parvient à la hauteur de son équipier lorsque celui-ci relâche son freinage et braque très tard afin de le pousser dans l'échappatoire. Les deux Mercedes entrent en contact. Rosberg casse son aileron avant. Hamilton garde le pied sur l'accélérateur, emprunte le dégagement et heurte la roue arrière-gauche de Rosberg en revenant en piste. Mais l'Allemand ralentit car son aileron brisé s'est niché sous son châssis ! Hamilton le double et s'envole vers la victoire. Puis, Verstappen et Räikkönen dépassent la Mercedes blessée de Rosberg.

 

Lewis Hamilton remporte sa troisième victoire de la saison devant Verstappen et Räikkönen. Rosberg parvient à se traîner jusqu'au drapeau à damiers pour recueillir la quatrième place. Riccardo finit cinquième. Button termine sixième après un week-end exemplaire. Malgré sa pénalité de cinq secondes, Grosjean empoche les six points de la septième position. Sainz est huitième devant Bottas. Wehrlein termine dixième et inscrit son premier point en F1, le premier de l'écurie Manor depuis deux ans. Gutiérrez, Palmer, Nasr, Magnussen, Ericsson et Haryanto franchissent aussi la ligne d'arrivée.

 

Après la course: Hamilton hué, Rosberg embarrassé

A sa descente de voiture, Lewis Hamilton est la cible d'une véritable bronca de la part du public. Beaucoup d'Allemands ont sans doute fait le déplacement en Autriche... Sur le podium, le triple champion du monde est à nouveau hué par la foule, au point qu'il peut à peine répondre aux questions de la journaliste espagnole Noemi de Miguel. Le micro-short porté par celle-ci aurait pourtant pu apaiser ces aigreurs...

 

Ce second accrochage Hamilton – Rosberg en moins de deux mois provoque la colère de leurs patrons qui envisagent désormais d'imposer des consignes d'équipe. « Nous passions pour des idiots ! » s'exclame Toto Wolff, dépité. Les deux pilotes Mercedes ont en effet fait perdre un doublé à leur firme... et auraient pu de nouveau se mettre K.O. tous les deux, comme en Espagne ! Bien sûr, ils se renvoient la responsabilité de l'incident. « J'étais bien placé, concentré et je voulais marquer le plus de points possible aujourd'hui, indique Hamilton. La possibilité de gagner est apparue dans le dernier tour, quand Nico est sorti large au premier virage. J'ai pu me rapprocher de lui et je suis passé à l'extérieur, en lui laissant le plus de place possible. J'ai été surpris par le contact, et après j'ai attaqué autant que possible, en passant devant Rosberg au virage suivant parce qu'il ralentissait. C'est la course, et l'équipe nous permet de nous battre. C'est notre objectif tous les deux de gagner des courses. C'est un accident dommageable. »

 

Les explications de Nico Rosberg sont pour le moins fumeuses: « Je suis complètement dégoûté, c'est incroyable, s'exclame-t-il. [Lewis et moi] étions en bataille, j'étais un peu en difficulté à cause de mes freins qui ont surchauffé. Mes pneus se dégradaient. Lewis a eu une opportunité. J'avais bon espoir de pouvoir me défendre, j'étais à l'intérieur et je suis sorti un peu large mais c'est moi qui ai la priorité dans ces situations. J'étais un peu surpris que Lewis tourne vers l'intérieur [sic !] et provoque l'accrochage. »

 

Les commissaires de course, emmenés par Martin Donnelly, jugent en tout cas l'Allemand responsable de la collision et lui infligent une sanction de dix secondes qui ne change rien à son classement. Si les torts semblaient partagés lors de l'incident de Barcelone, il n'a va pas de même cette fois. Nico Rosberg a clairement voulu emmener Lewis Hamilton hors trajectoire au virage n°2, ce qui est certes de bonne guerre compte tenu de leur rivalité au championnat et des antécédents du Britannique. Mais Nico doit accepter les conséquences de sa résistance quelque peu désespérée. Tout ceci fait en tout cas les affaires de Hamilton qui depuis quatre épreuves paraît reprendre la main à son rival. Le championnat du monde est plus que jamais relancé puisque seulement onze points séparent les deux pilotes Mercedes.

 

Une autre controverse naît du spectaculaire éclatement de pneu dont a été victime Sebastian Vettel. C'est la deuxième fois après le Grand Prix de Belgique 2015 que l'Allemand abandonne suite à un incident de ce genre. Mais il affirme que son train d'enveloppes était alors en bon état: « Il n'y a eu aucun signe avant ça, tout était normal, rapporte-t-il. J'ai parlé avec les gens du muret et tout semblait identique, le rythme était le même qu'au tour précédent, les pneus se comportaient bien et les chronos étaient bons. » La cause de cette explosion demeure mystérieuse, et de toute façon Ferrari et Pirelli la garderont certainement pour eux. Mais après les critiques concernant les pneus « ultra-tendres » « en bois » et la pression trop élevée, le manufacturier de Milan accumule déjà un lourd passif sur cette simple saison 2016.

Tony