Daniel RICCIARDO
 D.RICCIARDO
Red Bull TAG Heuer
Lewis HAMILTON
 L.HAMILTON
Mercedes
Max VERSTAPPEN
 M.VERSTAPPEN
Red Bull TAG Heuer

947e Grand Prix

LXXVI Grosser Preis von Deutschland
Couvert
31 juillet 2016 - Hockenheim
67 tours x 4.574 km - 306.458 km
Affiche
F1
Coupe

Le saviez-vous ?

Pilote
Constructeur
Moteur
Cinq secondes de pénalité pour Nico Rosberg après cette passe d'arme avec Max Verstappen...

Le changement, c'est (encore) maintenant

Jeudi 28 juillet, le Groupe Stratégique tient une importante à Genève afin de... changer le règlement, encore une fois ! Les très critiquées limitations de radio sont supprimées avec effet immédiat, sauf durant le tour de chauffe, afin que le pilote actionne seul la procédure de départ. En contrepartie, les écuries ne pourront plus s'opposer à ce qu'un message radio soit diffusé lors de la retransmission des Grands Prix. En outre, en réponse aux nombreuses critiques émises à l'occasion du départ du Grand Prix de Grande-Bretagne, le Groupe Stratégique décide qu'en cas de pluie en début d'épreuve, s'il s'avère nécessaire de couvrir quelques tours sous le régime de la voiture de sécurité, les bolides seront ensuite relancés par un départ arrêté. Ce qui est une interprétation biaisée des récriminations des supporteurs: le problème n'est pas le mode de lancement des courses sous la pluie, mais qu'il soit désormais presque interdit de rouler dans ces conditions ! En outre, toujours dans le souci de se montrer plus « souple », les autorités décident de ne plus sanctionner les escapades des pilotes au-delà des limites de la piste...

 

Toutes ces réformes sont inspirées par Bernie Ecclestone qui a bien compris que les mesures coercitives plus ou moins stupides irritaient le public et décrédibilisaient son juteux business.

 

Au cours de cette réunion à Genève, Ecclestone et les constructeurs se sont aussi ligués contre la FIA pour reporter à 2018 l'entrée en vigueur du fameux « halo » censé protéger la tête des pilotes. Jean Todt justifie cette reculade par un « relatif manque de temps de préparation avant le championnat 2017 » et affirme que le trépied reste l'option privilégiée par la fédération. Il n'est cependant pas impossible que la « canopée » conçue par Red Bull revienne sur le devant de la scène. Selon Charlie Whiting, ce dispositif serait plus efficace que le « halo » pour repousser les petits objets. Par ailleurs, ce dernier paraît perturber grandement le comportement aérodynamique des monoplaces, et nécessite donc des études plus poussées. A l'exception de Romain Grosjean et de Nico Hülkenberg, les pilotes soutenaient la mise en place prochaine de ce « halo », preuve de leur absence totale d'influence.

 

James Allison quitte Ferrari

Après le Grand Prix de Hongrie, Ferrari n'a plus qu'un point d'avance sur Red Bull au classement des constructeurs, et toujours pas de victoire au compteur en 2016. Des résultats très loin des ambitions affichées en début de saison. Première conséquence de cet échec: le directeur technique James Allison annonce qu'il quitte Maranello. Ses relations avec Maurizio Arrivabene se seraient dégradées ces dernières semaines. Mais ce départ a aussi probablement des causes d'ordre privé. Allison ayant perdu son épouse en début d'année, il souhaiterait se rapprocher de ses enfants qui vivent en Angleterre. Il pourrait rejoindre Renault, équipe pour laquelle il a travaillé entre 2005 et 2013. Mattia Binotto, jusqu'ici responsable des moteurs, prend sa place à la tête du département technique.

 

Plusieurs rumeurs annoncent que Ross Brawn pourrait revenir chez Ferrari, dix ans après son départ, mais l'intéressé dément catégoriquement.

 

Présentation de l'épreuve

Après une année d'absence, le Grand Prix d'Allemagne revient au calendrier, à Hockenheim, le Nürburgring n'ayant plus les moyens financiers d'organiser cet événement. Seulement 45 000 spectateurs se pressent dans les tribunes, ce qui n'est pas assez pour que les organisateurs rentrent dans leurs frais. C'est un des paradoxes de ces années 2010: alors que leur pays domine la Formule 1 avec Mercedes ou des pilotes comme Sebastian Vettel et Nico Rosberg, les Allemands se désintéressent largement de ce sport. La ferveur ressentie dans les années 1990 et 2000, au temps de Michael Schumacher, a totalement disparu. Par ailleurs, l'édition 2017 du GP d'Allemagne n'aura probablement pas lieu puisque ni le Nürburgring ni Hockenheim ne pourront l'accueillir. On évoque désormais un déménagement au Sachsenring, le tracé qui accueillie les épreuves de Moto GP.

 

La famille de Bernie Ecclestone fait à nouveau la une des gazettes « people ». Mais cette fois-ci, ce ne sont pas les filles du Grand Argentier qui sont en cause, mais sa belle-mère ! La maman de sa jeune épouse Fabiana Flosi a en effet été kidnappée par des gangsters au Brésil ! Son petit gendre de 86 ans n'a cependant pas le temps de voler à sa rescousse puisque la brave femme est libérée après cinq jours de détention, sans qu'aucune rançon n'ait été payée ! Ouf !

 

Renault envisage de se séparer de ses deux pilotes Kevin Magnussen et Jolyon Palmer à la fin de la saison. Si on n'attendait pas grand-chose de la part du jeune Anglais, qui n'est pas un foudre de guerre, le Danois déçoit en revanche beaucoup. La firme française pourrait promouvoir Esteban Ocon et l'associer à un pilote plus expérimenté, Sergio Pérez, Felipe Massa ou Jenson Button. Ocon est en tout cas au cœur des rumeurs de transferts puisque Mercedes souhaiterait le placer chez Manor dès le Grand Prix de Belgique, en remplacement de Rio Haryanto arrivé à court de liquidités. Le jeune Normand de 19 ans a en effet la chance d'être lié à la fois à Renault et à Mercedes, marque pour laquelle il dispute actuellement le championnat d'Allemagne de voitures de tourisme.

 

Remise à flots par un fonds d'investissement helvétique, Sauber doit impérativement ouvrir son compteur d'ici la fin de l'année, afin de laisser la lanterne rouge à Manor et ainsi empocher une part des droits télévisés. Pour cela, la C35 reçoit enfin des évolutions, et notamment un nouvel aileron arrière. Mais les premiers tours de roue ne donnent pas le sourire à Marcus Ericsson et à Felipe Nasr qui se plaignent du manque de maniabilité de leur monoplace.

 

Lewis Hamilton n'a pas oublié la pole position controversée décrochée par Nico Rosberg à Budapest et, de son propre chef, a demandé à Charlie Whiting une clarification concernant l'attitude que doivent adopter les pilotes en cas de double drapeau jaune. Une démarche qui déplaît aux responsables de Mercedes. Certains le soupçonnent d'avoir voulu influencer l'enquête menée sur le comportement de Rosberg en Q3. De son côté, Whiting affirme que Hamilton n'a jamais eu l'intention de faire pression sur le collège des commissaires.

 

Essais et qualifications

Rosberg survole les essais du vendredi et affiche ainsi clairement ses intentions à Hamilton. Une victoire à domicile lui est en effet indispensable pour interrompre le cycle victorieux de son rival et reprendre la tête du championnat.

 

Mais les deux séances du vendredi sont perturbées par une nouvelle polémique, d'autant plus insolite qu'elle est suscitée par celui qui est chargé de faire respecter la loi ! Charlie Whiting ne tient pas compte en effet des décisions du Groupe Stratégique et continue à traquer les passages hors des limites du circuit ! Il adresse une note technique aux équipes pour les informer que le virage n°1 est particulièrement surveillé et que le système des trois « jokers » instauré en Hongrie demeure valide. Les pilotes ne font en tout cas guère d'efforts pour obéir puisque sur la journée du vendredi, la direction de course dénombre 93 « passages au large » au premier freinage ! Finalement, suite à d'âpres négociations, Whiting et les directeurs d'équipe parviennent à un compromis: les coureurs auront le droit de rouler sur le très large vibreur de la première courbe, mais non d'aller plus loin et de rouler sur le dégagement en asphalte...

 

Samedi matin, Hamilton frôle la correctionnelle lorsqu'il quitte les stands de façon dangereuse, juste au moment où surgit la Haas de Grosjean. L'accrochage est évité de justesse. Cette fois-ci, le triple champion du monde ne se plaindra pas des commissaires puisqu'il n'écope que d'une amende de dix mille euros.

 

Rosberg réalise à domicile la vingt-septième pole position de sa carrière, et ce bien qu'il ait perdu du temps au début de la Q3 à cause d'un problème électronique. Il avait aussi embarqué trop d'essence pour cet ultime tour lancé, ce qui met en lumière sa performance. Hamilton se classe second à un dixième de son équipier. Les Red Bull de Ricciardo et de Verstappen occupent la seconde ligne et ne rendent que quelques dixièmes aux Mercedes. Les Ferrari (Räikkönen cinquième, Vettel sixième) manquent d'adhérence et se placent sur la troisième rangée. Les Williams-Mercedes (Bottas 7ème, Massa 10ème) côtoient les Force India-Mercedes (Hülkenberg 8ème, Pérez 9ème). L'Allemand a écopé d'une place de pénalité pour avoir utilisé en qualifications un lot de pneus qui aurait dû être récupéré par Pirelli après la troisième séance d'essais libres.

 

Chez Haas, Gutiérrez (11ème) devance Grosjean (20ème), pénalisé de cinq rangs pour avoir changé sa boîte de vitesses. Les McLaren-Honda (Button 12ème, Alonso 13ème) visent les points. La déception est de mise chez Toro Rosso: Sainz (16ème) reçoit trois places de pénalité pour avoir gêné Massa tandis que Kvyat (18ème) est éjecté dès la Q1. Les Renault (Palmer 14ème, Magnussen 15ème) progressent lentement. Les Manor (Wehrlein 17ème, Haryanto 19ème) font ici bonne figure. Au contraire, les Sauber (Nasr 21ème, Ericsson 22ème) ne sont pas du tout performantes et ferment la marche.

 

A noter que la pole de Rosberg (1'14''363''') est nettement plus rapide que celle qu'il avait réalisée en 2014 (1'16''540'''), preuve des progrès des groupes propulseurs hybrides.

 

Le Grand Prix

Cette course se déroule sous un ciel chargé. Les tribunes très clairsemées. Le plus haut responsable politique présent à cette manifestation est le ministre de l'Agriculture du Land de Bade-Wurtemberg... C'est dire le peu de cas que font les autorités gouvernementales de la Formule 1. Tous les pilotes s'élancent en pneus super-tendres, sauf Gutiérrez qui a pris des pneus tendres. Pirelli prévoit deux ou trois arrêts pour cet après-midi.

 

Départ: Rosberg prend un mauvais envol. Ses roues patinent. Il se fait facilement déborder par Hamilton et les deux Red Bull. Verstappen fait l'extérieur à Ricciardo en sortant du premier virage. Vettel est passé devant Räikkönen tandis que Pérez sombre dans le classement.

 

1er tour: Rosberg attaque sans succès Ricciardo au second virage, puis repousse une offensive de Vettel à l'épingle. Au même endroit, Palmer heurte l'arrière de la Williams de Massa. Hamilton conclut ce premier tour devant Verstappen, Ricciardo, Rosberg, Vettel, Räikkönen, Bottas, Hülkenberg, Button et Massa.

 

2e: Hamilton s'enfuit devant Verstappen. Rosberg fait l'intérieur à Ricciardo à la sortie du sixième virage, mais l'Australien refuse de céder. Les deux bolides entrent dans la Mercedes Arena côte à côte, et finalement Rosberg cède pour éviter la collision. Palmer passe aux stands pour faire examiner sa Renault et remplacer ses pneus.

 

3e: Hamilton a deux secondes d'avance sur Verstappen. Les pilotes de tête reçoivent déjà par radio l'ordre de ménager leurs pneus. Rosberg lâche prise derrière les Red Bull.

 

5e: Hamilton devance Verstappen (1.6s.), Ricciardo (3.7s.), Rosberg (5.8s.), Vettel (6.7s.), Räikkönen (7.6s.), Bottas (9.7s.), Hülkenberg (10.8s.), Button (13.7s.), Massa (13.9s.) et Alonso (14.2s.).

 

6e: Alonso déborde Massa à l'épingle. Un peu plus tard, Haryanto percute la Manor de Wehrlein et perd un morceau d'aileron.

 

7e: Massa rencontre des problèmes à l'arrière-droit depuis son accrochage avec Palmer. Il est désormais menacé par Sainz. Arrêts de Kvyat et de Nasr.

 

8e: Sainz et Magnussen doublent Massa. Pérez change ses pneus.

 

9e: Hamilton a deux secondes et demie d'avance sur Verstappen. Sainz et Massa entrent ensemble aux stands pour changer de gommes. L'Espagnol repart derrière le Brésilien à cause d'un écrou récalcitrant.

 

10e: Hamilton précède Verstappen (4.3s.), Ricciardo (5.9s.), Rosberg (7.1s.), Vettel (9.5s.), Räikkönen (11.1s.), Bottas (15.4s.), Hülkenberg (17.4s.), Button (19.6s.) et Alonso (21.4s.).

 

11e: Verstappen et Rosberg arrivent aux stands pour mettre les pneus rouges. L'opération dure une seconde de plus pour l'Allemand à cause d'un court problème à l'arrière-gauche.

 

12e: Reparti derrière Button, Verstappen s'en défait promptement. Magnussen fait halte chez Renault.

 

13e: Arrivée de Ricciardo chez Red Bull pour prendre des pneus super-tendres (2.4s.). Il retrouve le circuit en cinquième position. Bottas et Hülkenberg changent aussi de pneus. Rosberg dépasse Alonso.

 

14e: Arrêt de Vettel (2.8s.) pour prendre les Pirelli tendres. Button change aussi de gommes. Hamilton compte seize secondes de marge sur Räikkönen.

 

15e: Hamilton remplace ses pneus super-tendres par des tendres (2.5s.). Il ne cède pas le commandement puisque Räikkönen l'imite quelques instants plus tard. Le Finlandais ne repart cependant qu'après une immobilisation de cinq secondes. Arrêt d'Alonso.

 

16e: Hamilton est leader devant Verstappen (3.9s.), Ricciardo (5.3s.), Rosberg (7.5s.), Vettel (12s.) et Räikkönen (16.6s.). Bottas prend la septième place à Grosjean qui a choisi de retarder son arrêt.

 

17e: Hülkenberg s'empare de la huitième position aux dépens de Grosjean.

 

18e: Six secondes entre Hamilton et Verstappen. Button dépasse Gutiérrez et Alonso efface Pérez. Changement de gommes pour Grosjean.

 

19e: Magnussen dépasse Massa à l'épingle en retardant au maximum son freinage. Cette bataille avait pour enjeu la treizième position.

 

20e: Ricciardo se rapproche de son collègue Verstappen. Alonso convoite la dixième place détenue par Gutiérrez.

 

21e: Hamilton a sept secondes d'avance sur les Red Bull. Sainz et Grosjean doublent Massa.

 

22e: Après un échec à l'épingle, Alonso dépasse Gutiérrez à l'Onkokurve.

 

23e: Hamilton est leader devant Verstappen (6.8s.), Ricciardo (8.6s.), Rosberg (10.3s.), Vettel (14.9s.), Räikkönen (19.7s.), Bottas (29.4s.), Hülkenberg (33.4s.), Button (38.7s.) et Alonso (44.7s.). Pérez double Gutiérrez.

 

24: Rosberg se rapproche de Ricciardo et envisage de le dépasser avant son second arrêt.

 

26e: Gutiérrez observe son premier changement de pneus. Palmer stoppe chez Renault pour changer son aileron avant, conséquence de sa touchette avec Massa.

 

27e: Hamilton précède Verstappen (7s.), Ricciardo (9.1s.), Rosberg (10.5s.), Vettel (15.5s.), Räikkönen (20s.), Bottas (31.4s.), Hülkenberg (35.3s.), Button (41.1s.), Alonso (47.7s.), Pérez (50.9s.) et Magnussen (54.1s.).

 

28e: Rosberg stoppe chez Mercedes pour prendre un train de pneus tendres (2.6s.). Massa s'arrête chez Williams et repart après avoir fait longuement examiner son train arrière. Verstappen entre aux stands en fin de tour.

 

29e: Verstappen ressort des stands avec des Pirelli jaunes et reprend la piste sous le nez de Rosberg. Celui-ci est bien décidé à s'en débarrasser et se place dans son sillage à l'abord de l'épingle. Rosberg se décale vers l'intérieur mais Verstappen tente de lui couper la trajectoire en freinant. L'Allemand garde sa position, retarde au maximum son freinage avant de prendre la corde, forçant Verstappen à partir au large, hors des limites de la piste. A la réaccélération, le Hollandais se place à la hauteur de la Mercedes avant de s'incliner.

 

30e: Hamilton a dix secondes d'avance sur Ricciardo. La passe d'armes entre Rosberg et Verstappen a déplu aux commissaires sportifs qui lancent une enquête. Sainz et Kvyat se succèdent au stand Toro Rosso.

 

31e: Vettel effectue son second changement de gommes en trois secondes et repart avec des enveloppes tendres.

 

32e: Rosberg rattrape Räikkönen qui s'arrête en fin de parcours. Vettel dépasse Bottas. Button change ses gommes.

 

33e: Räikkönen retrouve le circuit avec des pneus « super-soft », en sixième position. Hülkenberg et Magnussen changent de pneus. Rosberg reçoit une pénalité de cinq secondes pour avoir contraint Verstappen à rouler au-delà des limites de la piste.

 

34e: Ricciardo s'arrête chez Red Bull pour prendre les pneus super-tendres (2.4s.). Il redémarre derrière Verstappen. Bottas prend des pneus tendres et compte aller au bout de la course avec eux.

 

35e: Hamilton arrive aux stands pour chausser les pneus super-tendres (2.2s.) et redémarre toujours en tête, six secondes devant Rosberg.

 

36e: Hamilton est premier devant Rosberg (6.4s.), Verstappen (9.1s.), Ricciardo (12.6s.), Vettel (20.7s.), Räikkönen (24.8s.), Hülkenberg (40.3s.), Bottas (41.9s.), Button (47.4s.), Alonso (50.3s.) et Pérez (53.3s.).

 

38e: Massa regagne son garage pour renoncer, sa suspension arrière-gauche étant trop endommagée suite à l'accrochage avec Palmer.

 

39e: Ricciardo se rapproche de Verstappen. Grosjean rencontre un souci avec ses freins qui surchauffent. Il doit ralentir pendant quelques tours.

 

40e: Ricciardo prend la troisième place à Verstappen qui ne résiste pas puisque ses pneus sont moins performants.

 

41e: Hamilton précède Rosberg (8.), Riccardo (10.5s.), Verstappen (12.7s.), Vettel (21.8s.), Räikkönen (25.5s.), Hülkenberg (45s.), Bottas (46s.), Button (55.3s.) et Alonso (59s.).

 

43e: Ricciardo rattrape Rosberg. Seulement une seconde les sépare encore. Ferrari rappelle Vettel aux stands pour entamer son quatrième relais mais le pilote allemand refuse d'obéir, estimant que ses gommes sont encore en bon état.

 

44e: Pérez et Grosjean stoppent aux stands pour changer de pneus.

 

45e: Rosberg entre chez Mercedes. Il observe sa pénalité durant... huit secondes, à cause d'une panne de chronomètre chez Mercedes ! Puis, il chausse les pneus tendres et reprend la piste. Arrêt de Hülkenberg.

 

46e: Verstappen passe chez Red Bull pour remettre des gommes rouges (2.4s.) et retrouve le circuit devant Rosberg.

 

47e: Ricciardo imite son jeune équipier et, après une courte halte aux stands, redémarre sans avoir perdu la seconde place. Vettel se résout enfin à passer par son garage pour prendre un dernier jeu de pneus tendres. Arrêt également pour Button.

 

48e: Ricciardo réalise le meilleur tour de la course: 1'18''442'''. Hamilton a vingt-neuf secondes d'avance sur Räikkönen. Tous deux observent leurs troisièmes et derniers changements de pneus. Le leader prend des pneus tendres (2.1s.), le Finlandais des super-tendres. Alonso et Gutiérrez repassent aussi par leurs garages.

 

49e: Après cette dernière salve d'arrêts, Hamilton est premier devant Ricciardo (11s.), Verstappen (12.4s.), Rosberg (17.8s.), Vettel (21.9s.), Räikkönen (29.6s.), Bottas (35.5s.), Hülkenberg (50s.), Button (1m. 02s.), Alonso (1m. 06s.), Pérez (1m. 08s.) et Sainz (1m. 13s.).

 

51e: Hamilton s'attache à préserver son moteur. Ricciardo revient à six secondes de l'Anglais.

 

53e: Huit secondes séparent Hamilton et Ricciardo qui a été gêné par l'inénarrable Gutiérrez. Sainz change pour la dernière fois ses Pirelli.

 

55e: Hamilton devance Riccardo (6.4s.), Verstappen (10s.), Rosberg (16s.), Vettel (22s.) et Räikkönen (28s.). Hülkenberg rattrape Bottas qui n'a effectué que deux passages aux stands.

 

57e: Après un bon début de course, Magnussen a commis l'erreur de ne changer que deux fois ses pneus. Il s'est fait déborder par Gutiérrez, Grosjean et désormais par Sainz.

 

58e: L'intervalle est régulier entre Hamilton et Ricciardo. Ni Verstappen ni Rosberg ne semblent en mesure de troubler cette fin de course. Quant aux pilotes Ferrari, déjà peu rapides, ils doivent en plus économiser de l'essence...

 

60e: Six secondes entre Hamilton et Ricciardo. Hülkenberg est revenu sur les talons de Bottas. De son côté, Alonso, reparti avec des pneus super-tendres usagés, se retrouve sous la menace de Pérez.

 

61e: Nasr arrête sa Sauber dans l'allée des stands suite à une perte de puissance.

 

62e: Un crachin tombe sur le Stadium. Bottas glisse au virage n°6, ce qui permet à Hülkenberg de le déborder quelques secondes plus tard.

 

63e: Hamilton est premier devant Ricciardo (6.1s.), Verstappen (9s.), Rosberg (15.9s.), Vettel (26.2s.), Räikkönen (37.2s.), Hülkenberg (1m. 07s.), Bottas (1m. 10s.), Button (-1t.), Alonso (-1t.) et Pérez (-1t.).

 

64e: Button rattrape Bottas pendant qu'Alonso repousse les assauts de Pérez.

 

65e: Alonso roule derrière Verstappen et tente de se dédoubler avant l'épingle... mais le Hollandais lui barre la route. Pérez saisit la balle au bond et s'infiltre à l'intérieur du virage tandis qu'Alonso se rabat. Leurs roues se touchent, mais finalement le Mexicain a le dessus.

 

66e: Button prend la huitième place à Bottas dont les pneumatiques sont détruits. Encore une erreur stratégique de la part de Williams...

 

67e: Lewis Hamilton remporte sa quatrième victoire consécutive devant les Red Bull-TAG-Heuer de Ricciardo et de Verstappen. Rosberg est relégué à la quatrième place. Les Ferrari de Vettel et de Räikkönen sont cinquième et sixième après une course anonyme. Hülkenberg se classe septième devant Button, Bottas et Pérez. Gutiérrez a dépassé Alonso dans le dernier tour. Suivent Grosjean, Sainz, Kvyat, Magnussen, Wehrlein, Ericsson, Palmer et Haryanto.

 

Après la course: la voie royale de Hamilton

Ce succès de Lewis Hamilton en Allemagne, sur les terres de Nico Rosberg, pourrait bien être une étape décisive dans la conquête de son quatrième championnat du monde. Trois mois plus tôt, au soir du GP d'Espagne, il comptait quarante-trois points de retard sur son équipier. Sept courses et six victoires plus tard, c'est désormais Rosberg qui lui rend dix-neuf longueurs. « J'ai fait ce qu'il fallait, commente le Britannique, ravi. Je savais que j'avais le rythme, j'ai bien géré les pneus et je n'ai jamais été menacé par ceux qui étaient derrière. Pas d'erreur cette fois non plus, donc je suis content de ça. C'est incroyable d'aborder la pause sur une si bonne note. »

 

Nico Rosberg est vivement déçu à l'issue de ce Grand Prix. Au cours des essais, il avait nettement dominé Hamilton, semblait le grand favori pour la course... et a tout perdu au démarrage, une nouvelle fois: « J'ai beaucoup patiné au départ. C'était étrange, parce que mon départ durant le tour de formation était bon. Ça m'a fait perdre la première place et ensuite deux places de plus, ce qui allait forcément compliquer la course. »

 

En outre, l'Allemand ne digère pas la sanction qui l'a frappé suite à son dépassement litigieux sur Max Verstappen. « Je m'attendais à une pénalité pour Verstappen, confie-t-il aux micros de Canal +. Il a fait exactement ce qu'on a dit qu'il ne fallait pas faire: se décaler au freinage. Ça m'a même énervé sur le moment. J'ai été très surpris d'être pénalisé. » Le jeune Hollandais se contente d'ironiser en conférence de presse et d'accuser son adversaire: « Rosberg n'a pas tourné, il est juste allé tout droit. J'ai dû passer hors de la piste, sinon nous aurions eu un accrochage. Lewis connaît cela... » Une référence à l'incident ayant opposé les deux pilotes Mercedes en Autriche...

 

Ferrari en crise

Ferrari connaît décidément un été difficile puisqu'après cette course très médiocre elle cède la seconde place du championnat des constructeurs à Red Bull. « En général, nous sommes plus rapides en course qu'en qualifications, mais ça n'a pas été le cas aujourd'hui, déplore Sebastian Vettel. Nous glissions trop et ça a aussi affecté les pneus. La cinquième et la sixième places étaient le maximum que nous pouvions faire. » « En pneus neufs, la voiture se comportait assez bien mais ensuite j'ai commencé à avoir du sous-virage et du survirage, parce qu'en fait nous manquions d'adhérence, déclare Kimi Räikkönen. Dans le dernier relais, nous avons dû économiser trop de carburant, donc il n'y avait pas grand-chose à faire. Évidemment, nous devons améliorer la voiture dans tous les domaines. Si nous ajoutons des appuis, ça nous aidera vraiment. »

 

Les Rouges attendent donc la seconde moitié de la saison pour, avec un peu (beaucoup ?) de chance, remporter un Grand Prix, ce qui sauverait une saison 2016 jusque-là fort médiocre. Mais il est évident que Sergio Marchionne prévoir une réorganisation générale du staff technique en vue de la saison 2017. Bref, c'est une crise comme en connaît périodiquement l'écurie transalpine...

Tony