Sebastian VETTEL
 S.VETTEL
Ferrari
Lewis HAMILTON
 L.HAMILTON
Mercedes
Felipe MASSA
 F.MASSA
Williams Mercedes

928e Grand Prix

LXXXVI Gran Premio d'Italia
Ensoleillé
6 septembre 2015 - Monza
53 tours x 5.793 km - 306.720 km
(Offset: 309 m)
info
Affiche
F1
Coupe

Le saviez-vous ?

Pilote
Constructeur
Moteur
Victoire sans pression pour Lewis Hamilton.

Ecclestone menace Monza

Depuis soixante-cinq ans se déroule chaque mois de septembre le Grand Prix d'Italie sur le légendaire autodrome de Monza. Mais cette vénérable tradition est mise en péril pour des raisons financières. L'événement coûte trop cher aux organisateurs qui ne peuvent plus régler les 25 millions d'euros réclamés chaque année par la FOM. Bernie Ecclestone leur refuse tout rabais. Le contrat prend fin en 2016 et le Grand Argentier menace très clairement de ne pas le prolonger. Après les annulations des Grands Prix de France et d'Allemagne, supprimer le Grand Prix d'Italie serait un véritable crime contre l'histoire de la Formule 1. Ecclestone n'en a cure : « Ce serait une perte importante pour la Formule 1, bien sûr. Nous n'avons plus l'Allemagne, nous n'avons plus la France... mais payer le prix que nous demandons ne devrait pas être un drame ! »

 

Le promoteur du circuit Andrea Dell'Orto révèle à mots couverts que sans apport d'argent public ou privé, la course nationale va mourir. Pourtant, au mois de juillet, le Sénat italien a offert une enveloppe de vingt millions d'euros au circuit pour se moderniser. Cela ne suffira pas. Le président du conseil Matteo Renzi affirme son intention de sauver le GP d'Italie... mais son gouvernement ne prend aucune mesure en ce sens. Les tifosi sont donc très inquiets quant à l'avenir de leur temple.

 

Mort de Justin Wilson et énième polémique sur la sécurité

Le 24 août, Justin Wilson est décédé des suites d'un accident survenu lors d'une course d'IndyCar à Pocono. Le pilote anglais avait reçu sur la tête un débris provenant de la voiture accidentée de Sage Karam. Wilson n'était pas un inconnu en Formule 1 puisqu'il avait disputé la saison 2003 pour le compte de Minardi puis de Jaguar. Il avait aussi remporté le championnat d'Europe de Formule 3000 en 2001 face à Mark Webber. Sa très grande taille l'a empêché de faire une grande carrière, mais il était tout de même devenu l'un des piliers de la course de monoplaces aux États-Unis.

 

Cette mort relance le débat ouvert à l'occasion de l'accident de Jules Bianchi concernant la protection de la tête des pilotes. Certains, qui ne semblent toujours pas vouloir pas admettre l'inévitable fatalité, ou la bête malchance, continue de plaider pour l'instauration de bulles qui entoureraient les cockpits.

 

Nouveautés sur les blocs propulseurs

Depuis le début de l'année Mercedes n'avait quasi pas touché à son groupe propulseur afin de se concentrer sur la fiabilité des voitures de son équipe d'usine. Pour Monza, circuit de moteurs par excellence, la marque allemande utilise d'un seul coup tous ses « jetons » pour apporter une évolution de son unité de puissance qui ne sera dévolue qu'à Mercedes Grands Prix. Lotus, Williams et Force India devront se contenter de l'ancienne version. Sur quoi portent ces changements ? Le directeur du département moteur Andy Cowell révèle seulement que trois jetons ont servi à améliorer le moteur à combustion. Mercedes prépare aussi la saison 2016 et teste à Monza une nouvelle essence et un nouveau système de lubrifiant de son partenaire Petronas.

 

Afin de bien figurer à domicile, Ferrari a dépensé trois jetons pour travailler sur l'unité thermique de son V6 turbo. A ce stade de la saison, Mercedes est le seul motoriste à n'avoir plus de jetons, c'est-à-dire de possibilités de développement en réserve. Honda n'en a plus que quatre, Ferrari trois, tandis que Renault, avec douze unités, prépare une amélioration d'envergure.

 

On ne pavoise pas chez Honda. Le moteur japonais rendrait 30 km/h en moyenne à ses concurrents dans les longues lignes droites de Monza. Yasuhisa Arai annonce que ses ingénieurs vont revoir l'agencement du groupe propulseur pour 2016. « Nous essayerons de faire notre course, d'apprendre des choses et de finir la course à la meilleure place possible. Ce n'est pas la meilleure situation mais nous ne sommes pas compétitifs du tout ! » soupire Fernando Alonso. Quant à Éric Boullier, il déclare que la gastronomie est son seul plaisir au cours de ce périple italien. L'atmosphère se tend de plus en plus entre McLaren et Honda. Ron Dennis voit avec horreur le spectre d'une crise financière menacer son équipe, privée de sponsor majeur depuis deux ans. Le Daily Mail révèle que le président de McLaren aurait écrit à Tokyo pour demander que soit remplacé Arai, jugé responsable de ce désastre. Ambiance...

 

Présentation de l'épreuve

Cette course pourrait s'annoncer comme : « Le blondinet contre les nouveaux papas ». Le toujours très fashionable Lewis Hamilton affiche en effet une nouvelle chevelure blonde tandis que Sebastian Vettel et Nico Rosberg sont les heureux papas de deux petites filles, la première pour le Germano-Monégasque.

 

Lotus n'a pu quitter que très tard Spa-Francorchamps où ses voitures étaient retenues par un huissier envoyé par Charles Pic. Un accord a semble-t-il pu être trouvé. Mais un autre groupe de créanciers s'est coalisé pour porter ses doléances devant la Haute Cour de justice de Londres. La situation financière de cette équipe paraît dramatique. Elle en est réduite à mendier des couvertures chauffantes à ses concurrentes... Elle n'attend plus désormais son salut que d'un éventuel rachat par Renault. Mais pour l'heure, le constructeur français reste muet sur ses intentions.

 

Suite à la spectaculaire crevaison qui lui a coûté la troisième place en Belgique, Sebastian Vettel a violemment critiqué Pirelli dans la presse. Paul Hembery continue à rejeter la faute sur Ferrari et le pilote allemand, coupables selon lui d'avoir usé excessivement ce train de pneus. En outre, Hembery réclame plus de séances d'essais pour développer les pneumatiques et appelle les pilotes à se mobiliser en ce sens. Ce qui implicitement signifie qu'ils feraient mieux de se taire au lieu de critiquer son travail. Bernie Ecclestone appuie ses propos. Pirelli agite en effet la menace de quitter la Formule 1 fin 2016 et de laisser la place à Michelin, ce dont Ecclestone ne veut à aucun prix.

 

Williams-Mercedes a confirmé que son duo de pilotes en 2016 serait de nouveau formé par Felipe Massa et Valtteri Bottas. Le jeune Finlandais ne rejoindra donc pas Ferrari comme on l'avait annoncé, mais il ne désire pas révéler si son contrat porte au-delà de 2016. Faute de meilleures propositions, Nico Hülkenberg a pour sa part prolongé jusqu'en 2017 avec Force India. La carrière du talentueux pilote allemand, qui vient de fêter ses 28 ans, suit décidément la même pente que celle de son compatriote Adrian Sutil qui a gâché ses meilleures années au sein de l'équipe de Vijay Mallya.

 

Essais et qualifications

Comme McLaren à Spa, Red Bull a décidé de changer les groupes propulseurs de ses deux pilotes, quitte à encaisser de nombreuses places de pénalité. Daniel Ricciardo et Daniil Kvyat utilisent donc de nouveaux blocs Renault. Pas de chance pour l'Australien qui casse le sien samedi matin... au bout de sept tours !

 

Les trois séances d'essais libres sont archi-dominées par les Mercedes qui roulent sur une autre planète. Néanmoins le samedi matin, Rosberg est victime d'une fuite sur le système de refroidissement de son nouveau V6. Mercedes décide de ne pas prendre de risque de lui réinstalle son ancienne unité de puissance, mais celle-ci est bien fatiguée puisqu'elle était en place depuis le GP du Canada.

 

La pole position revient pour la septième fois consécutive à Hamilton. Mais Ferrari crée la surprise en intercalant ses voitures entre les Mercedes. Räikkönen se hisse en première ligne tandis que Vettel partage la seconde rangée avec Rosberg qui se plaint du « vieux » moteur qu'on lui a donné. Les Williams-Mercedes de Massa et de Bottas sont repoussées en troisième ligne. Les Force India-Mercedes (Pérez septième, Hülkenberg neuvième) et les Lotus-Mercedes (Grosjean huitième, Maldonado dixième) sont les outsiders attendues. Les Sauber-Ferrari de Nasr et d'Ericsson occupent la sixième ligne, mais le Suédois était initialement dixième. Il a été pénalisé pour avoir gêné Hülkenberg en Q2.

 

Derrière règne la confusion la plus totale du fait des sanctions. Les Manor de Stevens et de Merhi, en bas de la feuille des temps comme de bien entendu, se retrouvent par magie en septième ligne. Button (15ème) et Alonso (16ème) ont reçu respectivement cinq et dix places de pénalité pour avoir changé des éléments sur leurs groupes propulseurs Honda. Sainz (17ème) a effectué des modifications sur son unité de puissance et a reçu... 35 places de pénalité ! Suivent comme prévu les Red Bull-Renault de Kvyat (18ème, -30 places) et Ricciardo (19ème, -50 places !). Enfin Verstappen a été éliminé dès la Q1 car son capot-moteur s'est détaché après quelques centaines de mètres. Non seulement il partira dernier, mais en plus il devra observer un « drive-through » en début de course pour sa peine. Ouf !

 

Le Grand Prix

Leur Grand Prix a beau être menacé, les Italiens font les choses en grand. Le très médiatique Matteo Renzi fait le tour de la grille puis va rejoindre Jean Todt et Bernie Ecclestone pour entendre l'hymne national, tandis que les Frecce Tricolori survolent le vieil autodrome. Le président du conseil se rend ensuite dans le stand Ferrari pour assister à la course en compagnie du directeur général de Fiat Sergio Marchionne.

 

La plupart des pilotes sont montés de pneus tendres, exceptés Alonso, Nasr, Ricciardo, Kvyat, Sainz et Verstappen, équipés de gomme médium.

 

Départ : Bon envol de Hamilton tandis que Räikkönen reste scotché. Heureusement tout le peloton arrive à l'éviter et il parvient à démarrer difficilement. Vettel tente de déboîter Hamilton par la gauche au freinage, sans succès. Il est suivi par Massa, Bottas, Pérez et Rosberg qui a été gêné par Räikkönen. La chicane est le terrain de quelques frictions : Nasr harponne Grosjean qui poursuit sa route tandis que Hülkenberg se rabat devant Maldonado, cassant la suspension avant de la Lotus.

 

1er tour : Hamilton mène devant Vettel, Massa, Bottas, Pérez, Rosberg, Grosjean, Hülkenberg, Ericsson et Button. Räikkönen est déjà revenu au quatorzième rang. Nasr entre aux stands pour changer un pneu crevé tandis que Verstappen observe sa pénalité. Maldonado met pied à terre.

 

2e : Grosjean se gare dans l'herbe car sa suspension arrière a été endommagée dans l'accrochage avec Nasr. Rosberg double Pérez à la seconde chicane.

 

3e : Hamilton compte deux secondes d'avance sur Vettel. Räikkönen double Ricciardo avant la Parabolica après une rude bagarre.

 

4e : Räikkönen attaque Sainz à la Variante della Roggia mais se fait tasser à l'extérieur. Le Finlandais emprunte l'échappatoire de la chicane pour éviter l'accrochage avec le fougueux Espagnol.

 

5e : Hamilton est premier devant Vettel (3s.), Massa (5.8s.), Bottas (7.2s.), Rosberg (7.8s.), Pérez (10.7s.), Hülkenberg (14.9s.), Ericsson (16.2s.), Button (22.2s.), Sainz (27.7s.) et Räikkönen (28s.).

 

6e : Räikkönen dépasse Sainz, puis rattrape facilement Button et le double à la Variante Ascari.

 

7e : Sainz double Button à la Variante della Roggia, imité ensuite par Ricciardo à Lesmo.

 

8e : Quatre secondes séparent Hamilton et Vettel : la Ferrari concède une demi-seconde par tour à la Mercedes... Kvyat dépasse Button devant les stands.

 

10e : Hamilton précède Vettel (5.4s.), Massa (9.5s.), Bottas (10.9s.), Rosberg (12.1s.), Pérez (16.6s.), Hülkenberg (21.6s.), Ericsson (22.9s.) et Räikkönen (27.9s.). Sainz s'arrête aux stands pour rechausser des pneus tendres. Il en profite pour subir une pénalité de cinq secondes reçue pour avoir court-circuiter une chicane.

 

12e : Rosberg est sur les talons de Bottas mais se méfie de ses freins qui ont tendance à surchauffer.

 

13e : Hamilton a un rythme très régulier et possède sept secondes et demie de marge sur Vettel.

 

14e : Rosberg plonge à l'intérieur du premier virage mais Bottas lui ferme la porte.

 

15e : Hamilton devance Vettel (8.2s.), Massa (15.3s.), Bottas (17.4s.), Rosberg (18.5s.), Pérez (22.9s.), Hülkenberg (29.3s.), Ericsson (30.5s.), Räikkönen (33.4s.), Ricciardo (44.2s.) et Kvyat (46s.). Button cède la douzième place à Verstappen.

 

17e : Bottas remonte un peu sur Massa, toujours en entraînant Rosberg dans son sillage.

 

18e : Hülkenberg entre aux stands et chausse des pneus tendres, comme vont le faire tous ceux qui se sont élancés avec de la gomme tendre.

 

19e : Rosberg arrive chez Mercedes et met les Pirelli médiums (2.9s.). Il redémarre en neuvième position.

 

20e : Changement de pneus pour Massa (3.7s.) qui repart derrière Rosberg. Verstappen s'arrête aussi aux stands. Räikkönen parvient à doubler Ericsson dont les pneus s'effondrent.

 

21e : Douze secondes séparent Hamilton et Vettel. Changement de pneus pour Ericsson.

 

23e : Bottas arrive chez Williams pour chausser des Pirelli médiums en quatre secondes. Il ressort derrière Massa. Rosberg a donc réussi à doubler les deux Williams durant cette salve d'arrêts.

 

24e : Brièvement troisième, Pérez change ses pneus (2.6s.). Il repart au niveau de Kvyat et s'en débarrasse à la chicane.

 

25e : Hamilton précède Vettel (16.3s.) et Räikkönen (42.9s.).

 

26e : Vettel arrive aux stands. Ses mécaniciens lui fixent des Pirelli médiums en 2.4s. L'Allemand redémarre sans avoir perdu sa deuxième place.

 

27e : Hamilton observe son unique changement de gommes (2.3s.). Il repart tranquillement en première position. Arrêts aussi pour Kvyat et pour Button. Rosberg est revenu derrière Räikkönen.

 

29e : Räikkönen entre aux stands, suivi par Merhi qui, surpris par un freinage du Finlandais, évite de peu de le heurter. Le champion finlandais reprend la route en dixième position avec ses pneus neufs, derrière Ericsson. Pérez s'impose face à Ricciardo.

 

31e : Hamilton est en tête devant Vettel (19.1s.), Rosberg (23.2s.), Massa (27.4s.), Bottas (33.6s.), Pérez (44.6s.) et Hülkenberg (52.4s.). Ricciardo entre au stand Red Bull pour changer ses pneus et repart en dixième position. Sainz observe un second arrêt.

 

32e : Räikkönen prend la neuvième place à Ericsson.

 

33e : Räikkönen poursuit sa remontée et double Hülkenberg à la première chicane.

 

34e : Hamilton précède Vettel (19.5s.), Rosberg (24.3s.), Massa (28.8s.), Bottas (35.5s.), Pérez (47s.), Räikkönen (54.4s.), Hülkenberg (56.7s.), Ericsson (57.9s.), Ricciardo (1m. 12s.) et Kvyat (1m. 14s.). Tout le reste du peloton a concédé au moins un tour.

 

36e : Hamilton améliore à chaque passage le record du tour et porte à vingt-deux secondes son avance sur Vettel

 

38e : Rosberg grappille quelques dixièmes de seconde à Vettel mais ne paraît pas en mesure de le menacer. Cependant le pilote Ferrari est gêné par Nasr qui tarde à s'écarter.

 

40e : Ericsson rattrape Hülkenberg qui se plaint d'une tenue de route calamiteuse.

 

42e : Hamilton est premier devant Vettel (22.4s.), Rosberg (25.8s.), Massa (35.3s.), Bottas (40.5s.), Pérez (56.6s.) et Räikkönen (59.3s.).

 

43e : Bottas remonte sur Massa car ses pneus sont plus frais que ceux de son équipier. Räikkönen est pour sa part revenu à moins de deux secondes de Pérez.

 

45e : L'intervalle entre Hamilton et Vettel se stabilise autour de vingt-deux secondes. En revanche Rosberg est revenu à moins de trois secondes de son compatriote et convoite la seconde place.

 

47e : Moins de deux secondes séparent désormais Vettel et Rosberg. Räikkönen est dans les échappements de Pérez.

 

48e : Peter Bonnington, l'ingénieur de course de Hamilton, lui demande de hausser son rythme. Le pilote anglais n'a pourtant plus rien à craindre ! Il obtempère mais ne comprend pas la signification de cet ordre incongru. Il fixe en tout cas le meilleur tour définitif de l'après-midi : 1'26''672'''.

 

49e : Hamilton devance Vettel (23.7s.), Rosberg (25.2s.), Massa (41.4s.), Bottas (43.2s.), Pérez (1m. 03s.), Räikkönen (1m. 04S;), Hülkenberg (1m. 21s.), Ericsson (1m. 22s.), Ricciardo (1m. 26s.) et Kvyat (-1t.). Alonso renonce à cause d'une perte de puissance du moteur Honda. Il errait en seizième position.

 

50e : Le moteur de Rosberg part en fumée à la Variante della Roggia. L'Allemand s'arrête dans l'échappatoire. Son vieux V6 n'aura finalement pas tenu la distance. C'est le premier abandon d'une Mercedes cette année. Räikkönen double Pérez à la première chicane.

 

52e : Hamilton reçoit enfin l'ordre de lever le pied. Bottas est revenu juste derrière Massa et convoite donc la troisième place. Ricciardo menace Ericsson.

 

53ème et dernier tour : Lewis Hamilton gagne son quarantième Grand Prix de Formule 1. Vettel termine deuxième mais sa Ferrari n'a jamais pu suivre la Mercedes du vainqueur. Massa conserve in-extremis la troisième place devant son équipier Bottas. Räikkönen termine cinquième devant les Force India de Pérez et de Hülkenberg. Ricciardo s'empare dans les derniers mètres de la huitième place aux dépens d'Ericsson qui a tout de même fait une très belle course. Kvyat prend le point de la dixième place. Sainz, Verstappen, Nasr, Button, Stevens et Merhi sont aussi à l'arrivée.

 

Après la course: une histoire de pression...

Comme chaque année, les tifosi envahissent le circuit et acclament Sebastian Vettel pour sa seconde place. Le champion allemand a finalement été adopté par les Italiens qui naguère le sifflaient lorsqu'il portait les couleurs de Red Bull... Les fanatiques ne sont pas très difficiles car les Ferrari n'ont pas fait le poids face au nouveau moteur Mercedes d'Hamilton. Toujours un peu italien de cœur, Felipe Massa reçoit aussi sa part de vivats. Quant à Lewis Hamilton, il est interrogé sur le podium par son ami le fameux réalisateur George Lucas.

 

Cependant Mercedes est placée sous enquête des commissaires sportifs car au moment du départ les pneumatiques de Hamilton et de Rosberg affichaient une pression trop basse, contraire aux prescriptions de Pirelli. La pression sur la voiture de Hamilton était trop faible de 0,02 bar, de 0,08 sur celle de Rosberg. Le stand a été averti très tôt, et c'est par crainte d'une pénalité qu'il a été demandé à Hamilton d'accélérer en fin de course. Mais finalement la FIA décide de ne pas le disqualifier. Mercedes a en effet expliqué que cette anomalie avait été provoquée par une chute de température, conséquence d'une déconnexion inopinée de la source d'énergie des couvertures chauffantes. L'équipe ne saurait être sanctionnée pour cet incident technique et l'affaire en reste donc là.

 

Nico Rosberg est le grand perdant du jour à cause de cet abandon. Décidément il ne parvient pas à concurrencer sérieusement son coéquipier cette saison. Et la malchance s'en mêle puisqu'il subit cette première avarie en course des Mercedes en 2015. Il ne perd néanmoins pas l'espoir d'être titré en fin d'année : « C'était dur. J'avais un moteur avec moins de puissance, j'ai dû faire des compromis pendant toute la course. On a eu un peu de malchance, je ne sais pas si j'ai pris trop de risques, mais le moteur a explosé. Il y avait deux tours de trop... C'était une journée au cours de laquelle je devais reprendre des points, et finalement j'en ai perdu beaucoup. Je vais continuer à me battre pour le titre, parce que laisser tomber, je ne sais pas le faire. »

 

Grâce à ce septième succès en 2015, Hamilton accroît substantiellement son avance au championnat. Il distance désormais Rosberg de cinquante-deux points. Massa prend la quatrième place du championnat devant Räikkönen et Bottas. Chez les constructeurs, Mercedes possède 180 points d'avance sur Ferrari. Force India récupère le cinquième rang aux dépens de Lotus.

Tony