Daniil KVYAT
 D.KVYAT
Red Bull Renault
Sebastian VETTEL
 S.VETTEL
Ferrari
Daniel RICCIARDO
 D.RICCIARDO
Red Bull Renault

926e Grand Prix

XXXI Magyar Nagydij
Ensoleillé
26 juillet 2015 - Hungaroring
69 tours x 4.381 km - 302.249 km
(Offset: 40 m)
info
Course prévue pour 70 tours, réduite à 69 suite à l'annulation de la procédure de départ (mauvais positionnement de F. Massa)
Affiche
F1
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Sebastian Vettel dédie sa victoire à Jules Bianchi.

La mort de Jules Bianchi

Le 17 juillet le monde du sport automobile apprend une affreuse nouvelle, hélas redoutée depuis plusieurs mois : Jules Bianchi est mort. Le jeune pilote français avait percuté de plein fouet un véhicule de levage lors du Grand Prix du Japon, le 5 octobre 2014. Très grièvement blessé à la tête, il ne s'est jamais réveillé et s'est éteint au CHU de Nice, sa ville natale, après neuf mois d'hospitalisation. Bianchi est le premier pilote à mourir suite à un accident survenu en Grand Prix depuis Ayrton Senna en 1994. C'est aussi le deuxième drame qui frappe l'équipe Manor, ex-Marussia, après le décès tragique de Maria de Villota en 2013.

 

Dès l'annonce de sa disparition, Bianchi est l'objet d'une pluie d'hommages. A 25 ans, il était très probablement l'espoir français le plus doué de sa génération. Couvé par Nicolas Todt et par Ferrari, son avenir était tout tracé : il devait rejoindre Sauber en 2015 puis, qui sait, intégrer peut-être la Scuderia en 2016. Pour beaucoup, il avait toutes les qualités pour devenir le second champion du monde français. Son exceptionnel GP de Monaco 2014 l'avait démontré. Ce jour-là, malgré une pénalité, il avait mené sa modeste Marussia à la huitième place, inscrivant les premiers (et seuls) points de l'histoire de son écurie. Jules était un garçon gentil et humble, ainsi que le brillant héritier de ses glorieux ascendants, les frères Bianchi : Mauro, son grand-père, et Lucien, mort lui aussi « au champ d'honneur », au Mans en 1969.

 

Ses obsèques ont lieu le mardi 21 juillet 2015 à la cathédrale Sainte-Réparate de Nice. On signale la présence des grands noms de l'automobilisme comme Lewis Hamilton, Nico Rosberg, Jean et Nicolas Todt, Alain Prost, Olivier Panis, ou de jeunes espoirs comme Adrien Tambay et Norman Nato. A la fin de la cérémonie son cercueil est porté par Felipe Massa, Romain Grosjean, Sebastian Vettel et son grand ami Jean-Eric Vergne.

 

Présentation de l'épreuve

C'est la trentième édition du Grand Prix de Hongrie sur le tourniquet de Budapest. Trente ans déjà pour cet autodrome si décrié, né d'une lubie de Bernie Ecclestone qui souhaitait ouvrir la Formule 1 au Bloc de l'Est. Toutefois, si ce rendez-vous était encore perçu dans les années 2000 comme une purge, la météo a souvent troublé les dernières éditions et, en comparaison avec les nouveaux circuits aseptisés, le Hungaroring est presque devenu un circuit attrayant.

 

La saison des transferts bat son plein au cœur de l'été. Le journal italien Corriere dello Sport affirme que Valtteri Bottas remplacera Kimi Räikkönen chez Ferrari en 2016. Une information évidemment aussitôt démentie par les intéressés. La Scuderia devrait comme d'habitude annoncer sa future paire de pilotes au Grand Prix d'Italie au mois de septembre. En tout cas, si Bottas quittait Williams, il pourrait être remplacé par Nico Hülkenberg qui aurait des contacts avancés avec son ancienne équipe. De plus Williams a d'ores et déjà officialisé qu'elle prolongeait d'un an le contrat de Felipe Massa.

L'avenir de Jenson Button est également en suspens. L'Anglais pourrait rester chez McLaren ou céder son baquet à un jeune pilote comme Kevin Magnussen ou Stoffel Vandoorne, actuel leader du championnat GP2. Certains supputent que Button pourrait aussi retourner chez Williams, écurie avec laquelle il a commencé sa carrière quinze ans auparavant.

 

Sauber a annoncé que Felipe Nasr et Marcus Ericsson sont reconduits pour la saison suivante. On comprend que l'écurie suisse fasse confiance à Nasr qui est une des révélations de la saison. Ericsson apporte comme le Brésilien beaucoup d'argent mais son talent est... moins évident.

 

L'autre feuilleton de l'année est celui des relations tumultueuses entre Red Bull et Renault. Il est désormais fort probable que leur partenariat prendra fin à l'issue de la saison 2016. Mais que fera Renault ? Quitter la Formule 1 ou recréer une équipe d'usine ? Le directeur général de Renault Sport Cyril Abiteboul déclare que la marque au losange ne fera d'annonce avant l'automne. Il ne fait que reprendre les propos du PDG Carlos Ghosn. En revanche, Abiteboul révèle que Renault cessera de soutenir la Formule Renault 3.5 en 2016. Ce qui semble confirmer le désir de la direction de réduire son implication dans le sport automobile.

 

Manor accueille le pilote suisse Fabio Leimer, vainqueur du championnat 2014 de GP2. Il participera à une séance d'essais le vendredi. Leimer espère réunir un budget pour remplacer Roberto Merhi en fin de saison.

 

Essais et qualifications

Une forte chaleur règne sur Budapest vendredi et samedi. Vendredi matin, Sergio Pérez est victime d'un spectaculaire accident lorsque sa Force India effectue un tonneau après avoir heurté un mur. Le jeune Mexicain n'est heureusement pas blessé. L'incident semble avoir été provoqué par une rupture de suspension arrière. Par précaution, Hülkenberg est rappelé aussitôt au garage et Force India perd ainsi toute une séance d'essais.

 

Ferrari n'est pas satisfaite des évolutions apportées depuis quelques courses. L'écart stagne avec les Mercedes. Par conséquent les SF15-T apparaissent à Budapest dans une configuration antérieure.

 

Hamilton réalise sa neuvième pole position en dix Grands Prix, et de fort belle manière puisqu'il relègue Rosberg à près de six dixièmes. Vettel place sa Ferrari au troisième rang. Bonne surprise chez Red Bull-Renault avec la quatrième position de Ricciardo, vainqueur l'année précédente sur ce tracé. La troisième ligne est occupée par les deux Finlandais, Räikkönen devant Bottas. Kvyat et Massa sont en quatrième ligne. Les Williams sont peu à l'aise sur ce circuit lent. Chez Toro Rosso-Renault, Verstappen récolte une satisfaisante neuvième place et devance Sainz, seulement douzième. Grosjean se classe dixième et fait bien mieux que Maldonado (15ème). Comme les Williams, les Force India ne sont pas en mesure de briller sur le Hungaroring. Hülkenberg est onzième et Pérez treizième.

 

Alonso a hissé la McLaren-Honda en Q2 mais n'a pas pu défendre ses chances à cause d'une énième panne électrique. Comme la MP4/30 s'est arrêtée juste avant l'entrée des stands, la direction de course a interrompu la séance et Alonso a poussé lui-même sa machine vers son garage ! Il s'élancera depuis le quinzième rang, juste devant son équipier Button, lui aussi affligé par des problèmes électriques. Les Sauber-Ferrari ont beaucoup de mal à exploiter leurs pneus ici. Ericsson et Nasr sont relégués en avant-dernière ligne. Les Manor se retrouvent évidemment sur la dernière rangée, Merhi devant Stevens.

 

Le Grand Prix

La météo change du tout au tout dans la nuit du samedi au dimanche. Le thermomètre perd dix degrés en vingt-quatre heures. Toutefois le temps est beau et sec.

 

Vingt minutes avant le départ, les pilotes forment un cercle autour de leurs casques et de celui de Jules Bianchi pour observer une minute de silence à la mémoire de leur camarade disparu. Ils sont rejoints par la famille Bianchi et par Nicolas Todt. Puis ils écoutent en silence l'hymne hongrois interprétée par une cantatrice accompagnée par un orchestre de chambre traditionnel. Le rythme est lent, tel un requiem. L'émotion est palpable. Dans le même temps, Graeme Lowdon et John Booth ont apposé à l'entrée du stand Manor un grand panneau indiquant : « We miss you Jules ».

 

Les coureurs s'élancent en pneus Pirelli tendres, excepté Maldonado qui a choisi de partir avec les pneus médiums.

 

A l'issue du tour de formation, la procédure de départ est annulée car Felipe Massa ne s'est pas bien installé à son emplacement. Un nouveau tour de mise en grille est lancé et la course est amputée d'un tour.

 

Départ : Mauvais envol de Hamilton qui est débordé par Rosberg à sa droite mais surtout par Vettel à sa gauche. La Mercedes et la Ferrari arrivent roues contre roues au premier freinage, et finalement Vettel l'emporte, contraignant Hamilton à lever le pied. Rosberg et Räikkönen le doublent. Riccardo entre en contact avec Bottas au premier virage et perd plusieurs places.

 

1er tour : Rosberg essaie de faire l'extérieur à Vettel dans la deuxième courbe mais manque son freinage, ce qui permet à Räikkönen de le doubler. Les deux Ferrari sont en tête. Un peu plus tard, Hamilton revient sur les talons de son équipier. Au freinage de la chicane Rosberg décélère très tôt et Hamilton, placé sur sa gauche et surpris, part dans les graviers pour l'éviter. L'Anglais retrouve la piste en dixième position. Vettel mène devant Räikkönen, Rosberg, Bottas, Kvyat, Hülkenberg, Ricciardo, Pérez, Massa et Hamilton.

 

2e : Vettel devance Räikkönen (1.6s.), Rosberg (3.6s.) et Bottas (6s.). Hülkenberg prend la cinquième place à Kvyat.

 

3e : Les Ferrari creusent l'écart sur Rosberg. Hamilton bute sur Massa, lequel reçoit une pénalité de cinq secondes pour ne pas s'être correctement stationné sur la grille.

 

5e : Vettel précède Räikkönen (1.9s.), Rosberg (4.3s.), Bottas (10.8s.), Hülkenberg (12.8s.), Kvyat (14s.), Riccardo (14.4s.), Pérez (16.9s.), Massa (18.1s.) et Hamilton (18.7s.).

 

6e : Gêné par Massa, Hamilton voit Sainz grossir dans ses rétroviseurs. Merhi est le premier pilote à changer de pneus.

 

7e : Vettel a deux secondes d'avance sur Räikkönen. Rosberg concède quatre secondes et demie au quadruple champion du monde. Riccardo klaxonne derrière Kvyat qui reçoit l'ordre de s'effacer devant son équipier.

 

8e : Kvyat cède le passage à Ricciardo.

 

9e : Ricciardo bénéficie d'une voiture très rapide et rattrape facilement Hülkenberg.

 

10e : Riccardo double Hülkenberg au premier freinage. Quelques secondes plus tard, au même endroit, Hamilton se débarrasse de Massa qui ne lui a fait aucun cadeau. Leurs roues se sont frottées.

 

11e : Vettel est en tête devant Räikkönen (2.2s.), Rosberg (5.9s.), Bottas (18s.), Ricciardo (19.6s.), Hülkenberg (21.7s.), Kvyat (23s.), Pérez (26s.), Hamilton (26.5s.) et Massa (28.8s.).

 

12e : Hamilton est désormais sur les talons de Pérez qui n'a guère les moyens de lui résister.

 

13e : L'écart continue de se creuser entre les Ferrari et Rosberg. Riccardo prend l'avantage sur Bottas. Hamilton double Pérez.

 

14e : Bottas et Kvyat entrent aux stands. Le premier monte des pneus tendres, le second des pneus médiums.

 

15e : Vettel devance Räikkönen (2.2s.) et Rosberg (8.4s.). Massa, Verstappen, Button et Grosjean changent leurs pneus. Les mécaniciens de Grosjean le relâchent inconsidérément à la hauteur de Massa. La collision est évitée mais Massa cède la place au Franco-Suisse.

 

16e : Hülkenberg, Sainz et Alonso mettent de nouveaux pneus. L'opération prend du temps pour Sainz qui repart assez loin.

 

17e : Kvyat prend la huitième place à Maldonado qui s'arrêtera plus tard du fait de sa stratégie décalée. Changement de pneus pour Pérez.

 

18e : Räikkönen s'inquiète lorsqu'il voit un élément de son aileron s'envoler sur un trottoir à la chicane. Fort heureusement il ne s'agit que d'une fixation de caméra.

 

19e : A la sortie du premier virage Pérez tente de déborder Maldonado par l'extérieur. Mais sa roue arrière-droite heurte la roue avant-gauche du Vénézuélien. Le Mexicain décolle légèrement et part en tête-à-queue. Il reprend la piste mais a laissé passer beaucoup de monde.

 

20e : Hamilton s'arrête chez Mercedes pour chausser des Pirelli tendres. Il reprend la route à l'instant où surgit Bottas. Ils franchissent côte à côte le premier virage et Hamilton envoie sans ménagement le Finlandais vers le bas-côté. Ce n'est pas très correct mais le champion anglais n'a pas une seconde à perdre s'il veut rattraper ses mésaventures du premier tour. Verstappen dépasse Maldonado.

 

21e : Arrivée aux stands de Rosberg qui contrairement à son équipier choisit de mettre les gommes médiums. Il repart derrière Ricciardo. Vettel emprunte la voie des stands en fin de boucle.

 

22e : Räikkönen prend provisoirement la tête. Vettel chausse des pneus tendres (3.2s.) et reprend la route au second rang. Ricciardo entre chez Red Bull et met des pneus médiums. Il sort des stands devant Hamilton.

 

23e : Arrêt de Räikkönen (3.2s.). Le Finlandais reprend la piste en seconde position équipé de pneus tendres. Hamilton est revenu derrière Ricciardo. Grosjean reçoit une pénalité de cinq secondes pour sanctionner la façon dont Lotus l'a relâché après son changement de pneus. Maldonado devra lui effectuer un « drive-through » suite à son accrochage avec Pérez.

 

24e : Hamilton est à l'attaque et part au large dans le virage n°9. Maldonado change ses pneus puis effectue sa pénalité.

 

25e : Vettel est en tête devant Räikkönen (5.7s.), Rosberg (13.1s.), Ricciardo (29.1s.), Hamilton (30.6s.), Bottas (37.7s.), Hülkenberg (40.3s.), Kvyat (44.2s.), Verstappen (48s.) et Alonso (52.7s.).

 

27e : Rosberg ne parvient pas à suivre le rythme des Ferrari. Il est en effet équipé de pneus plus durs que ceux des hommes en rouge et concède maintenant quinze secondes à Vettel.

 

28e : Ricciardo retient Hamilton. Cela va mal pour Massa dont les pneus ne fonctionnent pas du tout. Il est tombé au 17ème rang, dépassé par les Sauber...

 

29e : Hamilton double Ricciardo grâce au DRS. Le voici revenu au quatrième rang.

 

30e : Vettel précède Räikkönen (7.4s.), Rosberg (19.1s.), Hamilton (34.1s.), Ricciardo (36.6s.), Bittas (46.8s.), Hülkenberg (50.1s.), Kvyat (56.4s.), Verstappen (57.1s.) et Alonso (1m. 02s.). Suivent Sainz, Button et Grosjean.

 

32e : Hamilton rattrape peu à peu Rosberg.

 

34e : Second changement de pneus pour Kvyat qui repart en treizième position.

 

35e : Vettel devance Räikkönen (7.8s.), Rosberg (22s.), Hamilton (30.8s.) et Ricciardo (39.5s.). Arrêt de Grosjean.

 

36e : Sainz s'arrête chez Toro Rosso pour mettre des pneus médiums.

 

37e : Hamilton est revenu à sept secondes de son équipier. Hülkenberg chausse son deuxième train de Pirelli. Alonso est victime d'une crevaison à l'arrière droit. Il parvient à regagner son stand sans perdre trop de temps. Il fait changer ses pneus puis retrouve le circuit en dixième position, derrière Kvyat.

 

38e : Verstappen change de pneus, bientôt imité par son équipier Sainz.

 

39e : Bottas fait remplacer ses gommes sans perdre de position. Kvyat est sur les talons de Hülkenberg.

 

40e : Vettel est toujours premier devant Räikkönen (9.6s.), Rosberg (26.6s.), Hamilton (32.6s.), Riccardo (42.2s.), Bottas (1m. 20s.), Hülkenberg (1m. 22s.), Kvyat (1m. 23s.), Verstappen (-1t.), Alonso (-1t.), Sainz (-1t.) et Button (-1t.).

 

41e : Räikkönen baisse son rythme car son système de récupération d'énergie au freinage est défectueux.

 

42e : L'aileron avant de Hülkenberg éclate en morceaux dans la ligne droite principale. La Force India tire tout droit comme une fusée, évite de justesse la Williams de Bottas et se fracasse dans le muret de pneumatiques. Hülkenberg est indemne mais les éclats de carbone jonchent le sol au niveau de la sortie des stands.

 

43e : Charlie Whiting lance la procédure de voiture de sécurité virtuelle. Les pilotes ralentissent... et se précipitent aux stands. Rosberg puis Hamilton arrivent chez Mercedes et montent des pneus médiums. En revanche Ricciardo choisit les Pirelli tendres. Pérez, Maldonado, Nasr et Ericsson changent aussi de pneus.

 

44e : La « vraie » voiture de sécurité entre en piste. Vettel puis Räikkönen s'arrêtent chez Ferrari pour mettre des pneus médiums. Ils conservent leurs positions mais ont perdu toute l'avance qu'ils avaient construite. Pendant deux tours, les pilotes empruntent la voie des stands derrière la Safety Car pour permettre aux commissaires de nettoyer les débris.

 

47e : La voiture de sécurité est toujours en piste. Les retardataires se dédoublent. Verstappen passe par les stands pour mettre des pneus tendres et ne perd qu'une position au profit de Kvyat. Force India fait arrêter Pérez pour changer son aileron avant par précaution.

 

48e : La course va reprendre avec le classement suivant : Vettel devant Räikkönen, Rosberg, Hamilton, Ricciardo, Bottas, Kvyat, Verstappen, Sainz, Button, Alonso, Massa, Grosjean, Maldonado, Ericsson, Nasr, Pérez, Merhi et Stevens.

 

49e : La course redémarre. Vettel reste premier mais Rosberg double Räikkönen. Ricciardo attaque Hamilton par l'extérieur au premier freinage. L'Anglais maintient sa position et casse son aileron avant contre le flanc droit de la Red Bull. Ricciardo prend l'échappatoire puis parvient à doubler la Mercedes au virage n°3. Hamilton gêne ensuite Bottas, Kvyat et Verstappen. Dans la côte, Kvyat double Bottas, puis attaque Hamilton au freinage. Tous deux partent dans l'échappatoire et le Russe s'impose au virage n°5. Au même instant Verstappen heurte l'arrière de la Williams de Bottas. Le Finlandais ralentit, pneu arrière droit crevé...

 

50e : Vettel a une seconde de marge sur Rosberg. Ricciardo et Kvyat rattrapent Räikkönen. Hamilton reste en piste au sixième rang mais son train avant est endommagé. Bottas s'arrête chez Williams pour changer de pneus. Il se retrouve dans les tréfonds du peloton, au 17ème rang.

 

51e : Ricciardo dépasse Räikkönen, toujours handicapé par son problème d'ERS. Hamilton s'arrête chez Mercedes pour changer son aileron avant et mettre des pneus tendres. Il reprend la piste en treizième position.

 

52e : Kvyat double Räikkönen sans difficulté. Sainz prend la septième place à Alonso.

 

53e : Räikkönen s'arrête chez Ferrari pour changer de pneus mais son moteur se coupe inexplicablement. Il réinitialise son système électronique et repart après plus de trente secondes d'immobilisation.

 

54e : Rosberg est revenu à moins d'une seconde de Vettel. Toutefois Ricciardo est pour eux la principale menace car il est équipé de pneus tendres et non de médiums. La situation est fort similaire à celle de la fin de la course de l'année précédente. Hamilton reçoit un « drive-through » sanctionnant son accrochage avec Ricciardo. Pérez rentre à son garage suite à d'une panne de freins.

 

55e : Vettel devance Rosberg (0.9s.), Ricciardo (2.7s.), Kvyat (6s.) et Verstappen (17.6s.). Alonso reprend la sixième place à Sainz. Suivent Button, Grosjean, Maldonado, Ericsson et Nasr. Massa change de pneus et Hamilton effectue sa pénalité. L'Anglais repart derrière les Sauber.

 

56e : Ricciardo est désormais à moins d'une seconde de Rosberg. Verstappen reçoit lui aussi un drive-through pour avoir roulé trop rapidement derrière la voiture de sécurité. Räikkönen revient à son stand pour abandonner, faute de puissance.

 

57e : Grosjean double dans le même tour Button puis Sainz. Maldonado est pénalisé pour la seconde fois: cette fois-ci il devra effectuer un drive-through car il a dépassé la vitesse maximale autorisée dans les stands.

 

58e : Verstappen traverse les stands comme sa pénalité l'exige, sans perdre de position. Kvyat est maintenant le pilote le plus rapide en course. Button déborde Sainz dont le groupe propulseur est défaillant.

 

59e : Maldonado déborde Sainz... avant de rentrer aux stands pour effectuer sa pénalité.

 

60e : Vettel précède Rosberg (1s.), Ricciardo (1.3s.), Kvyat (4.6s.), Verstappen (36.8s.), Alonso (42.7s.), Grosjean (47.3s.), Button (51s.), Ericsson (54.8s.), Nasr (55.6s.) et Hamilton (56.1s.). Sainz renonce suite à une avarie de son ERS. Le jeune Espagnol est en colère: il accuse son équipe de favoriser Verstappen en donnant les meilleures stratégies à celui-ci.

 

61e : Hamilton double Nasr et retrouve une place dans les points.

 

62e : Hamilton prend l'avantage sur Ericsson.

 

63e : Vettel contient toujours Rosberg et Ricciardo. Hamilton fond sur Button et le déborde sans difficulté.

 

64e : Ricciardo tente une « attaque - kamikaze » sur Rosberg avant le premier virage en freinant très tardivement. Le jeune Australien tire logiquement tout droit, mais en revenant sur la piste il heurte l'arrière de la Mercedes. Le pneu arrière gauche de Rosberg crève instantanément. L'Allemand n'a plus qu'à regagner les stands à très faible allure et en empruntant les dégagements. De son côté Ricciardo lève également le pied car son aileron avant est endommagé. Kvyat lui prend la seconde place.

 

65e : Vettel n'a maintenant plus rien à craindre. Ricciardo fait changer son aileron avant et parvient à repartir en troisième position. Rosberg arrive plus tard aux stands. Après un rapide changement de roue il redémarre en dixième position, entre les Sauber.

 

66e : Kvyat reçoit une pénalité de dix secondes pour avoir doublé Hamilton en roulant sur les bas-côtés au 49ème tour. Cette sanction sera ajoutée à son temps final. Hamilton menace Grosjean tandis que Rosberg double Ericsson.

 

67e : Hamilton dépasse Grosjean et Rosberg dépasse Button. Emmanuele Pirro, chef des commissaires ce dimanche, n'a pas chômé : Maldonado reçoit une troisième pénalité pour avoir dépassé un concurrent sous régime de Safety Car !

 

68e : Vettel précède Kvyat (5.9s.), Riccardo (26.6s.), Verstappen (42.8s.), Alonso (48.8s.), Hamilton (53.9s.), Grosjean (57.6s.), Rosberg (58.9s.), Button (1m. 05s.) et Ericsson (1m. 07s.). Stevens préfère renoncer car sa Manor vibre excessivement à l'arrière-droit. Ricciardo réalise le meilleur tour de la course : 1'24''821'''.

 

69ème et dernier tour : Sebastian Vettel remporte sa quarante-et-unième victoire en Formule 1, devenant ainsi l'égal d'Ayrton Senna. Kvyat monte sur son premier podium et précède son équipier Ricciardo. C'est le meilleur résultat des Red Bull-Renault en 2015. Le jeune Verstappen décroche une très belle quatrième place. Alonso amène sa McLaren-Honda au cinquième rang, ce qui est une performance remarquable. Malgré une course tumultueuse, Hamilton sauve les meubles avec la sixième place. Grosjean est septième devant Rosberg, le grand perdant du jour. Button ajoute deux points au total de McLaren. Ericsson ramène un point au volant d'une Sauber pourtant très lente sur ce tracé. Nasr, Massa, Maldonado, Bottas et Merhi rallient aussi l'arrivée.

 

Sebastian Vettel reçoit le drapeau à damiers en pointant le ciel du doigt. A la radio, et devant des millions de téléspectateurs, il déclare en français : « Merci Jules, cette victoire est pour toi ! »

 

Après la course

Pour la première fois depuis le Grand Prix du Brésil 2013, aucun pilote Mercedes n'est présent sur le podium. C'est aussi la fin d'une belle série de seize podiums consécutifs pour Lewis Hamilton. Ce dernier a connu un après-midi mouvementé mais pas sans intérêt puisqu'il augmente de quatre points son avance sur Nico Rosberg. Vingt-et-un points séparent désormais les deux équipiers.

 

Sebastian Vettel savoure quant à lui un succès inattendu et brandit un drapeau tricolore italien en quittant sa voiture. Il est définitivement adopté par la Scuderia et les tifosi. En conférence de presse, Vettel rappelle l'émotion suscitée par la mort de Bianchi, mais aussi l'essentiel, l'amour de la compétition qui anime tous ces athlètes : « Nous sommes tous des compétiteurs, nous partageons une passion commune, même si nous sommes tous des personnes différentes. Notre amour de la course est plus fort que tout. Nous avons tous passé une semaine difficile avec ce qui s'est passé mardi [les obsèques de Bianchi, ndla]. Nous avons encore beaucoup pensé à Jules avant le départ, sur la grille. C'était très émouvant et forcément difficile de se mettre dans le rythme de la course. Mais une fois la visière baissée, vous avez beaucoup de choses auxquelles penser. Nous faisons ce que nous aimons, et nous faisons ce que nous avons à faire. »

Tony