Lewis HAMILTON
 L.HAMILTON
Mercedes
Nico ROSBERG
 N.ROSBERG
Mercedes
Felipe MASSA
 F.MASSA
Williams Mercedes

924e Grand Prix

XXXIV Grosser Preis von Osterreich
Couvert
21 juin 2015 - Spielberg
71 tours x 4.326 km - 307.020 km
(Offset: 126 m)
info
Affiche
F1
Coupe

Le saviez-vous ?

Pilote
Constructeur
Moteur
Spectaculaire accrochage entre Kimi Raikkonen et Fernando Alonso.

La Formule 1 arrive en Autriche en cette fin juin. Cet événement est l'occasion pour les supporteurs allemands de franchir la frontière et d'observer les Formules 1, puisque le Grand Prix d'Allemagne prévu pour le 19 juillet a été annulé au mois de mars. Le circuit du Nürburgring a dû déclarer forfait faute d'argent et Hockenheim n'a pas eu le temps d'assurer la continuité. Toutefois ce Grand Prix organisé par Red Bull est un échec: la fréquentation s'est effondrée de 90 000 à 55 000 spectateurs entre 2014 et 2015.

 

Les regards sont braqués vers Nico Hülkenberg qui une semaine plus tôt a remporté les 24 heures du Mans avec Porsche dès sa première participation. A 27 ans le jeune Allemand entre ainsi dans la légende du port automobile. Il est le premier pilote de F1 en exercice à triompher dans la Sarthe depuis Johnny Herbert en 1991. Grand succès populaire, l'épreuve mancelle a offert cette année un spectacle de grande qualité. Le contraste est assez dur pour une Formule 1 dont la popularité est en chute libre. Les griefs des passionnés sont nombreux : domination sans partage de Mercedes, courses aux résultats très prévisibles, voitures laides et qui se ressemblent toutes, moteurs à bruit de « tondeuses à gazon », pilotes renfrognés et inaccessibles, coupés du public par une marée d'agents, communicants et autres parasites... Bernie Ecclestone lui-même qualifie la Formule 1 de 2015 de « produit merdique ». L'heure est grave. Le GPDA présidé par Alexander Wurz a adressé aux fans une gigantesque consultation afin de faire émerger des solutions à cette crise.

 

Red Bull évolue à domicile en Autriche mais le week-end s'annonce mauvais. Les deux pilotes de l'équipe Daniel Ricciardo et Daniil Kvyat utilisent en effet leur cinquième moteur de la saison et reçoivent une pénalité de dix places sur la grille. Renault est à nouveau montrée du doigt par l'équipe et la rupture entre les deux parties semble proche. Le grand patron de Red Bull Dieter Mateschitz lui-même attaque très violemment le motoriste tout en déplorant la stricte réglementation de la FIA : « En plus de nous prendre notre temps et notre argent, Renault a détruit notre plaisir et notre motivation, parce qu'aucun pilote et aucun châssis ne peuvent dans ce monde compenser un déficit de puissance moteur. De plus, nos chances sont tellement sabordées par le règlement aérodynamique que notre designer en chef, Adrian Newey, ne peut exercer sa magie sur les ailerons avant. » Voilà de quoi alimenter les rumeurs qui annoncent le prochain départ de Red Bull de la Formule 1.

 

McLaren inaugure un museau court sur sa MP4/30 afin d'améliorer la diffusion de l'air. Cette solution s'approche des concepts de Williams et de Red Bull. Ce Grand Prix sera une nouvelle grande séance d'essais pour l'équipe de Woking car elle a changé les turbos et les systèmes hybrides Honda de ses deux voitures. De plus Button a fait remplacer son SREC et Alonso sa boîte de vitesses. Résultat : ils écopent de vingt-cinq places de pénalité ! Côté nouveautés, Force India a finalement reporté à Silverstone l'arrivée de sa VJM08B.

 

Essais et qualifications

Si Rosberg est le plus rapide le vendredi matin, les Ferrari affiche une belle forme sur ce tracé puisque Vettel est le meilleur des deuxième et troisième séances d'essais libres. Mais la fiabilité de sa voiture laisse à désirer à cause de soucis de boîte de vitesses et de transmission.

 

Une averse tombe sur le circuit avant la séance de qualifications et la première manche se dispute sur une piste à moitié humide. La seule surprise à relever est l'élimination précoce de Räikkönen, gêné par du trafic, 18ème sur la feuille des temps mais 14ème sur la grille grâce aux pénalités.

 

Les Mercedes occupent les premières loges et Hamilton réalise sa quarante-cinquième pole position devant Rosberg. Curiosité : l'un comme l'autre sont sortis de la piste lors de leur dernier tour rapide en Q3. Vettel se retrouve troisième, à quatre dixièmes de Hamilton. Ce faible écart est étonnant car le fond de l'air est frais à Zeltweg, et habituellement les Ferrari sont plutôt performantes en cas de chaleur. Les Williams n'ont pas réédité leur exploit de l'année précédente : Massa est quatrième et Bottas sixième. Hülkenberg est décidément très en verve puisqu'il se classe cinquième, une performance assez phénoménale car la Force India est loin de valoir une telle position. La quatrième ligne est occupée par les deux débutants Verstappen et Nasr. Sur le rang suivant on trouve les Lotus de Grosjean et Maldonado. Le Français n'a pu défendre ses chances en Q3 à cause d'un problème hydraulique. Viennent ensuite Ericsson, Sainz, Pérez et donc Räikkönen. Respectivement neuvième et quatorzième chronos, Kvyat et Ricciardo se retrouvent quinzième et dix-huitième. Ils encadrent les Manor. Pour la deuxième fois consécutive Merhi est devant Stevens. Les McLaren partent dernières suite à l'avalanche de sanctions qui les frappe.

 

Du fait de leurs pénalités, Button devra effectuer un « stop-and-go » et Alonso un « drive-through » en début d'épreuve.

 

Le Grand Prix

Moment de nostalgie lorsque le samedi après-midi plusieurs légendes du sport automobile remontent dans leurs anciens bolides pour une séance d'exhibition. Les plus applaudis sont Nelson Piquet avec la Brabham BT52 de 1983, Niki Lauda et la McLaren MP4/2 de 1984, Alain Prost et la McLaren MP4/2B de 1985 et Gerhard Berger sur la Ferrari 87/88C de 1988. Sont aussi présents Christian Danner, Riccardo Patrese, Pierluigi Martini et Jean Alesi.

 

Les pilotes partent en pneus super-tendres, exceptés Maldonado, Pérez, Räikkönen et Ricciardo, chaussés de Pirelli tendres.

 

Départ : Bon envol de Rosberg qui, placé à l'intérieur, déborde Hamilton au premier freinage. Suivent Vettel, Massa et Hülkenberg. Ericsson a anticipé le départ.

 

1er tour : A la sortie du virage Remus, Räikkönen patine et perd le contrôle de sa Ferrari. Il entraîne avec lui Alonso qui s'était porté à l'extérieur. Les deux voitures percutent les glissières puis la McLaren décolle, passe quelques centimètres au-dessus du cockpit de Räikkönen et vient se coincer entre l'avant de la Ferrari et le rail. Par bonheur, elle ne retombe pas sur la Ferrari et reste perchée ainsi. Alonso et Räikkönen sortent indemnes de leurs machines. La voiture de sécurité entre en piste tandis que Kvyat arrive aux stands pour changer son aileron avant abîmé lors d'une touchette. Il change aussi de pneus.

 

2e : Les voitures se rangent derrière la voiture de sécurité. Rosberg précède Hamilton, Vettel, Massa, Hülkenberg, Verstappen, Bottas, Nasr, Sainz, Grosjean, Pérez et Maldonado. Stevens s'arrête dans l'herbe à cause d'une fuite d'huile sur sa Manor.

 

4e : Les commissaires évacuent la Ferrari de Räikkönen et la McLaren d'Alonso. Button passe par les stands pour changer ses pneus, puis plus tard effectue son « stop-and-go » obligatoire.

 

7e : La course redémarre. Rosberg reste premier devant Hamilton, Vettel et Massa. Au virage n°3 Sainz double Grosjean en le bousculant. Le Franco-Suisse se fait passer par Pérez dans cette mésaventure.

 

8e : Rosberg précède Hamilton (1.4s.), Vettel (3.6s.), Massa (4.6s.), Hülkenberg (5.3s.), Verstappen (6.4s.), Bottas (7.4s.), Nasr (8.3s.), Sainz (9.7s.) et Pérez (10.1s.).

 

9e : Button ralentit à cause d'une avarie électronique et regagne le stand McLaren pour abandonner.

 

10e : Rosberg a deux secondes et trois dixièmes d'avance sur Hamilton.

 

12e : Grosjean sort de la route dans le dernier virage et prend l'échappatoire. Ericsson reçoit un drive-through pour être parti trop tôt au démarrage. Il effectue sa pénalité au tour suivant.

 

13e : Rosberg devance Hamilton (1.9s.), Vettel (6.2s.), Massa (8.5s.), Hülkenberg (10.4s.), Verstappen (11.9s.), Bottas (12.3s.), Nasr (15.4s.), Sainz (16.8s.), Pérez (18.6s.) et Grosjean (19.3s.).

 

15e : Bottas dépasse Verstappen au virage Remus.

 

17e : Le classement est le suivant : Rosberg premier devant Hamilton (1.7s.), Vettel (7.2s.) et Massa (10s.). Grosjean klaxonne derrière Pérez.

 

19e : Maldonado se retrouve comme Grosjean bloqué derrière Pérez.

 

20e : Rosberg augmente son avance sur son équipier, désormais portée à deux secondes et demie.

 

21e : L'ordinateur de bord d'Ericsson s'éteint subitement à la sortie du dernier virage. La Sauber s'arrête quelques secondes puis redémarre. Encore un mystère de l'électronique moderne...

 

23e : Rosberg précède Hamilton (2.9s.), Vettel (10.4s.), Massa (13.3s.), Hülkenberg (19.9s.), Bottas (21s.), Verstappen (25.1s.), Nasr (28.4s.) et Sainz (29.2s.).

 

24e : L'intervalle entre les Mercedes est maintenant de quatre secondes. Grosjean effectue son changement de pneus et repart en gommes tendres.

 

25e : Changement de pneus de Nasr. Bottas menace Hülkenberg et le déborde dans la descente vers le virage n°3.

 

26e : Hülkenberg et Sainz changent de pneus. L'arrêt du jeune Espagnol dure plus de huit secondes. Grosjean est reparti juste derrière Nasr. Les deux pilotes franchissent les virages 3 à 6 roues dans roues, et finalement le Français s'impose.

 

27e : Arrêts de Bottas et de Verstappen. Le pilote Williams fait une mauvaise opération puisqu'il ressort derrière Hülkenberg.

 

29e : Grâce aux arrêts des concurrents, les Red Bull se retrouvent dans les points, Ricciardo devant Kvyat. Mais Verstappen les rattrape déjà et dépasse le pilote russe. Sainz reçoit une pénalité de cinq secondes pour vitesse excessive dans les stands.

 

30e : Rosberg devance Hamilton (3.2s.), Vettel (12.6s.), Massa (17.4s.), Pérez (40.5s.), Maldonado (41.7s.), Hülkenberg (44.6s.), Bottas (46s.), Ricciardo (50.3s.) et Verstappen (55.3s.).

 

31e : Grosjean dépasse Kvyat. Sainz se plaint de problèmes sur son moteur Renault.

 

32e : L'avance de Rosberg sur Hamilton est tombée à 2.2s. Les pneus des deux collègues sont usés.

 

33e : En fin de parcours, Rosberg entre aux stands en freinant en catastrophe, achevant ses pneumatiques. Ses mécaniciens lui fixent des Pirelli tendres en 2.7s. et l'Allemand repart en quatrième position. Hamilton est maintenant leader avec dix secondes de marge sur Vettel.

 

34e : Maldonado, Hülkenberg et Bottas sont roues dans roues.

 

35e : Massa change de pneus (3.5s.). En fin de parcours Hamilton regagne les stands pendant que Rosberg réalise opportunément le meilleur chrono de l'après-midi : 1'11''235'''. Bottas dépasse Hülkenberg. Grosjean part en tête-à-queue lorsque sa boîte de vitesse se bloque en seconde. Il regagne les stands au ralenti.

 

36e : L'arrêt de Hamilton dure trois secondes. En sortant des stands, l'Anglais mord sur la ligne blanche, ce qui est interdit. Il repart loin derrière Rosberg. Vettel s'empare provisoirement du commandement. Grosjean abandonne, tout comme Sainz, rentré aux stands suite à une perte de puissance électrique.

 

37e : Vettel arrive au garage Ferrari pour chausser des pneus tendres. Hélas sa roue arrière-droite se bloque et il ne repart qu'au bout de treize secondes d'immobilisation. Surtout, il se retrouve derrière Massa.

 

38e : Rosberg a retrouvé le commandement avec cinq secondes d'avance sur Hamilton. Pérez et Maldonado changent leurs pneus.

 

39e : Hamilton reçoit une pénalité de cinq secondes pour avoir roulé sur la ligne blanche en quittant les stands. Cette pénalité sera ajoutée à son temps final, et il perd ainsi toute chance de gagner la course. Verstappen dépasse Ricciardo.

 

40e : Rosberg est en tête devant Hamilton (5.5s. en piste, 10.5s. au temps total), Massa (22.7s.), Vettel (26.9s.), Bottas (35.4s.), Hülkenberg (36.3s.), Verstappen (43.7s.) et Ricciardo qui ne s'est pas arrêté (44.4s.). Suivent Maldonado et Nasr qui ont dépassé Kvyat.

 

42e : Le principal suspens concerne maintenant la troisième place, mais l'écart est stable entre Massa et Vettel.

 

43e : Pérez prend la onzième place à Kvyat dont les pneus sont très usés.

 

45e : Rosberg précède Hamilton (6.6s.), Massa (22.1s.), Vettel (25.5s.), Bottas (39.2s.), Hülkenberg (41.7s.), Verstappen (49.2s.), Ricciardo (53.2s.), Maldonado (57.8s.), Nasr (1m. 05s.) et Pérez (1m. 06s.).

 

47e : Kvyat est chez Red Bull pour mettre des pneus super-tendes. Pérez double Nasr.

 

49e : Maldonado est revenu derrière Ricciardo dont les Pirelli sont à l'agonie.

 

50e : Six secondes et demie entre Rosberg et Hamilton. Maldonado dépasse Ricciardo au virage n°2. L'Australien change enfin ses gommes en fin de tour et subit une pénalité, conséquence de son changement de moteur. Il repart derrière Nasr et devant Kvyat.

 

53e : Massa maintient une avance constante d'environ trois secondes sur Vettel.

 

54e : Hamilton accélère le rythme et reprend quelques dixièmes à Rosberg, sans espoir de le rattraper du fait de sa pénalité.

 

55e : Rosberg est leader devant Hamilton (6s.), Massa (22.4s.), Vettel (24.6s.), Bottas (46s.), Hülkenberg (52s.), Verstappen (1m.), Maldonado (1m. 4s.), Pérez (-1t.), Nasr (-1t.), Riccardo (-1t.), Kvyat (-1t.), Ericsson (-2t.) et Merhi (-3t.).

 

57e : Vettel passe à l'attaque et revient à une seconde et demie de Massa.

 

59e : Maldonado rattrape Verstappen tandis que Ricciardo menace la dixième place de Nasr.

 

61e : Une seconde et sept dixièmes entre Massa et Vettel. Riccardo déborde Nasr au virage n°3 mais glisse à l'extérieur et se fait repasser. Toutefois il reste à la hauteur de la Sauber et, bien placé sur la gauche, la double deux courbes plus loin.

 

62e : Rosberg a cinq secondes et demie d'avance sur Hamilton. Maldonado est dans les roues de Verstappen.

 

63e : Vettel est revenu à moins d'une seconde de Massa. Le Brésilien va-t-il résister ? On sait le moteur Mercedes plus puissant que le Ferrari, mais avec le DRS...

 

65e : Tout à sa lutte avec Verstappen, Maldonado dérape au premier freinage, part à l'équerre mais se rattrape magistralement.

 

66e : Rosberg se plaint de vibrations à l'avant de sa Mercedes à cause d'un pneu usé. Vettel est dans les échappements de Massa.

 

67e : Maldonado tente de passer Verstappen par l'extérieur au virage n°3... mais le jeune Hollandais le pousse sur le bas-côté.

 

69e : Dans la ligne droite du départ, Maldonado prend l'aspiration derrière Verstappen. Mais celui-ci se décale au point de freinage, contraignant Maldonado à donner un formidable coup de volant vers la gauche pour l'éviter. Finalement, le jeune impétueux tire tout droit en bout de la montée et le Vénézuélien le double.

 

70e : Hamilton s'est rapproché à deux secondes de Rosberg. Vettel est derrière Massa et ne trouve pas l'ouverture.

 

71ème et dernier tour : Nico Rosberg triomphe pour la deuxième année de suite en Autriche et précède Hamilton. C'est le cinquième doublé des Mercedes en huit courses. Massa a résisté jusqu'au bout à Vettel et monte sur son premier podium de la saison, le quarantième de sa carrière. Bottas termine cinquième après s'être fait dominer tout le week-end par son équipier. Le « héros du Mans » Hülkenberg ramène une très belle sixième place à Force India. Maldonado est septième devant Verstappen et Pérez. Ricciardo ramène un misérable point à Red Bull. Nasr, Kvyat, Ericsson et Merhi rallient aussi l'arrivée.

 

Après la course

La victoire de Rosberg redonne un peu d'intérêt à une compétition que l'on a crue jouée peut-être un peu trop tôt. Le pilote allemand a nettement dominé Hamilton ce week-end, preuve que celui-ci n'est pas invincible. L'écart au championnat entre les deux coéquipiers n'est plus que de dix points. Tout reste donc ouvert.

 

On n'a pas le sourire chez Ferrari. Non seulement Vettel n'a jamais été en mesure de concurrencer les Mercedes, mais en plus il a perdu le podium suite à un problème lors de son changement de roue. Le volcanique Maurizio Arrivabene est très en colère : « Nous jetons par la fenêtre un nouveau podium à cause d'une stupide petite pièce et nous devons arranger cela très vite. Ce n'est vraiment pas quelque chose d'acceptable. » Il met aussi la pression sur Kimi Räikkönen que certains pointent du doigt après l'accrochage avec Alonso. Le président de Ferrari Sergio Marchionne, présent en Autriche, affirme que le Finlandais a son sort entre ses mains. Des rumeurs annoncent que Räikkönen pourrait être remplacé en 2016 par Valtteri Bottas ou Nico Hülkenberg. Il est en tout cas pour l'heure incapable de contester à Vettel la place de leader de la Scuderia, ce qui ne redore par son blason, un an après s'être fait dominer par Alonso.

Tony