Nico ROSBERG
 N.ROSBERG
Mercedes
Lewis HAMILTON
 L.HAMILTON
Mercedes
Sebastian VETTEL
 S.VETTEL
Ferrari

917e Grand Prix

LXXX Australian Grand Prix
Ensoleillé
15 mars 2015 - Melbourne
58 tours x 5.303 km - 307.574 km
Affiche
F1
Coupe

Le saviez-vous ?

Pilote
Constructeur
Moteur
Max Verstappen (17 ans), plus jeune pilote de l'histoire de la Formule 1.

Présentation de la saison

En 2014 Mercedes a remporté seize des dix-neuf Grands Prix et réalisé onze doublés. Il sera difficile de faire mieux en 2015, et pourtant la nouvelle F1 W06 semble aussi dominatrice que la W05. La concurrence n'espère pas sérieusement menacer les Mercedes. Lewis Hamilton est évidemment favori pour conquérir un troisième titre mondial, mais Nico Rosberg est bien décidé à prendre sa revanche. Il n'y aura aucune trêve entre les deux hommes, ce qui promet à Niki Lauda et à Toto Wolff bien des soucis si leur rivalité demeure aussi intense.

 

Après quatre années de domination, Red Bull est tombée de haut en 2014. La faute à un médiocre moteur turbo Renault. Les ingénieurs de Viry-Châtillon ont beaucoup travaillé durant l'hiver pour améliorer les choses, mais la réglementation imposée par la FIA ne permet pas de faire des miracles. Christian Horner ne songe pas à remporter le championnat. La RB11 devra titiller le plus possible les Mercedes. Le sympathique Daniel Ricciardo est le seul pilote à avoir brisé l'hégémonie des Flèches d'argent l'an passé. Désormais débarrassé de Vettel, il est le n°1 de l'équipe anglo-autrichienne. Son adjoint est beaucoup plus contesté. Daniil Kvyat n'a pas 21 ans et sa première saison chez Toro Rosso fut satisfaisante, sans plus. A lui de faire mentir les sceptiques qui le jugent trop immature pour occuper une telle position.

 

Après des années d'anonymat, Williams a relevé la tête en 2014 en collectionnant les places d'honneur grâce au moteur turbo Mercedes. Même s'ils demeurent prudents, Frank et Claire Williams pensent aux titres mondiaux... Révélation de l'année précédente, Valtteri Bottas espère au moins remporter son premier succès. Quant à Felipe Massa il souhaite concurrencer son jeune équipier qui l'a beaucoup malmené l'année précédente.

 

Ferrari entame une nouvelle ère. Luca di Montezemolo a abandonné les rênes de l'entreprise à Sergio Marchionne, lequel a nommé Maurizio Arrivabene directeur sportif de la Scuderia. Fernando Alonso parti, c'est le quadruple champion du monde Sebastian Vettel qui est son nouveau leader, suivant sans l'avouer les traces de Michael Schumacher. Vettel relève un nouveau défi après une année 2014 très décevante chez Red Bull. Kimi Räikkönen est resté malgré une saison catastrophique. On souhaite un renouveau d' « Iceman », mais celui-ci a déjà laissé entendre qu'il prendrait sa retraite fin 2015. La nouvelle SF15-T conçue par James Allison est apparue bien meilleure que sa devancière lors des essais privés.

 

Nouveau départ aussi pour McLaren qui, après vingt saisons de collaboration avec Mercedes, a renoué avec ses anciennes amours. L'alliance McLaren-Honda est reconstituée, vingt-trois ans après sa dissolution en 1992. La marque japonaise effectue son quatrième retour en F1 avec les mêmes objectifs qu'autrefois : remporter à court terme les championnats mondiaux. Honda permet aussi d'assurer à l'écurie une bonne santé financière, faute de sponsor titre. Les hommes de Ron Dennis se sont aussi renforcés en recrutant l'aérodynamicien Peter Prodromou, arraché à prix d'or à Red Bull. Côté pilotes, McLaren affiche un duo de rêve : Fernando Alonso, revenu à Woking huit ans après en avoir claqué la porte, et Jenson Button, imposé par Honda qui estime beaucoup son expérience et trouve Kevin Magnussen trop jeune. Le Danois est relégué au rang de pilote de réserve. Toutefois il sera au départ à Melbourne du fait de la blessure d'Alonso.

Quant à la nouvelle MP4-30, Eric Boullier ne lui assigne qu'un seul objectif : terminer les courses ! L'unité de puissance Honda n'a en effet pas cessé de tomber en panne lors des essais d'avant-saison... au point de ne jamais couvrir la distance d'une course !

 

Force India-Mercedes rencontre des soucis financiers importants qui ont retardé le développement de sa nouvelle voiture, seulement apparue à l'occasion des derniers essais de Barcelone. Les deux éternels espoirs Sergio Pérez et Nico Hülkenberg ont été conservés mais craignent de se retrouver en fond de grille. Las d'attendre un meilleur volant, Hülkenberg s'est d'ailleurs engagé dans un programme parallèle avec Porsche en vue du Mans.

 

Toro Rosso aligne en cette année 2015 le plus jeune duo de l'histoire de la Formule 1. Tout d'abord Carlos Sainz Jr., fils de l'ancien rallyman, 20 ans, champion de Formule Renault 3.5 en 2014. Le talent du jeune Espagnol ne fait pas l'unanimité. Mais que dire de son équipier, Max Verstappen, qui à 17 ans et cinq mois devient le plus jeune coureur de l'histoire de la discipline, avec une seule saison de F3 pour toute expérience en monoplace ! De nombreux experts critiquent le Dr. Helmut Marko pour ce choix qui semble aberrant. Néanmoins, on se souvient qu'un champion comme Kimi Räikkönen n'avait pas plus d'expérience lorsqu'il a commencé en F1 en 2001.

 

L'écurie Lotus a quitté le giron de Renault pour collaborer avec Mercedes. Un choix semble-t-il judicieux puisque la nouvelle E23 apparaît bien supérieure à la E22. Romain Grosjean demeure premier pilote et est toujours associé à Pastor Maldonado, protégé malgré ses piètres performances par les milliards de PDVSA.

 

Sauber-Ferrari n'a pas inscrit le moindre point en 2014... Au bord de la ruine, l'équipe suisse survit grâce aux sponsors de ses deux nouveaux pilotes, le Suédois Marcus Ericsson et le Brésilien Felipe Nasr. Mais en recrutant ces deux jeunes loups argentés, Monisha Kaltenborn a dû rompre un contrat signé en bonne et due forme avec son ancien pilote d'essais Giedo van der Garde. Lequel a attaqué Sauber en justice, créant un imbroglio insensé à quelques heures du début de la saison. C'est dire si cette petite écurie aborde cette nouvelle compétition sans sérénité. Seul point positif : la nouvelle C34 s'est montrée fiable lors de ses tests.

 

A l'automne 2014, on a pu croire que le sort de l'écurie Marussia était scellé lorsqu'elle a été judiciairement liquidée et ses actifs mis aux enchères. C'était sans compter sur l'abnégation de John Booth et de Graeme Lowdon qui ont relancé leur structure sous son nom d'origine Manor F1 Team. Ils parviennent à leur but grâce à l'homme d'affaire Stephen Fitzpatrick, fondateur du groupe Ovo Energy. Booth et Lowdon souhaitaient s'engager pour la saison 2015 avec la Marussia MR03 de 2014, mais le Groupe Stratégique a refusé. Du coup une version améliorée de ce modèle a été conçue en catastrophe. Cette MR03B est propulsée par un bloc Ferrari vieux d'un an. Dans sa situation Manor ne peut faire appel qu'à des pilotes payants. L'Anglais Will Stevens et l'Espagnol Roberto Merhi, deux anciens de l'aventure Caterham, ont été choisis pour leurs portefeuilles bien garnis.

 

En revanche il n'y a pas eu de miracle pour Caterham. Faute de repreneur, son administrateur judiciaire Finbarr O'Connell a annoncé la liquidation de l'équipe au mois de février. Seules 20 voitures sont donc au départ de cette nouvelle saison.

 

Les nouvelles règles techniques et sportives

Plusieurs changements ont lieu dans la réglementation technique. Ainsi le poids minimal d'une F1 sans essence passe de 691 à 702 kilos. Les nez des Formules 1 sont abaissés afin d'en améliorer l'esthétique, et aussi pour des raisons de sécurité. Le museau de la Ferrari F14 T devient en quelque sorte le nouveau canon.

 

Mais ce qui préoccupe les ingénieurs est la question du développement des moteurs hybrides, sévèrement encadré par la FIA. Celle-ci souhaite absolument éviter une « course à l'armement » entre Mercedes, Ferrari, Renault et Honda, afin de ne pas augmenter les coûts. Ainsi, si le développement des groupes propulseurs a été gelé en 2014, une amélioration de « 50 % » a été autorisée durant l'intersaison. Un système compliqué de « jetons », correspondant aux différents composants, a permis de définir ces fameux « 50 % ». Pour 2015 les motoristes ont le droit d'utiliser 32 jetons. Ce nombre doit diminuer saison après saison. Néanmoins l'avenir de ces groupes propulseurs hybrides n'est pas assuré : Bernie Ecclestone souhaite toujours leur disparition, et de nouveaux moteurs pourraient être conçus pour 2017.

 

En tout cas les moteurs 2015 sont nettement plus rapides que ceux de 2014, et font aussi (un peu) plus de bruit.

 

De manière plus anecdotique, la règle des points doublés pour la dernière course est fort heureusement abandonnée. Enfin, la FIA interdit désormais aux pilotes de modifier le dessin de leur casque en cours de saison. Ceci afin d'éviter certains abus, en fait ceux de Sebastian Vettel qui depuis 2010 changeait de couvre-chef à peu près à chaque épreuve. Maintenant chez Ferrari, il s'en tient à un beau casque blanc agrémenté d'un liseré noir – rouge – or, couleurs de l'Allemagne.

 

Affaire Alonso

Le 22 février, lors des premiers essais privés organisés à Barcelone, Fernando Alonso a été victime d'un très violent accident lorsque sa McLaren s'est fracassée contre un mur dans une portion où a priori une sortie est improbable. L'Espagnol a été retiré sauf mais inconscient de sa monoplace puis, durement commotionné, est resté trois jours à l'hôpital en l'observation. Le choc a été si rude que sur les conseils des médecins, Alonso a décidé de ne pas se rendre en Malaisie, laissant son volant à Kevin Magnussen.

 

Mais une polémique éclate très vite autour de l'accident. Ron Dennis affirme que celui-ci a été provoqué par les fortes rafales de vent qui soufflaient ce jour-là sur Montmelo. Mais selon plusieurs témoins, Alonso aurait perdu connaissance avant même l'impact. D'où plusieurs spéculations. Alonso a-t-il été victime d'un malaise ? Ou aurait-il été électrisé suite à une défaillance du SREC ? McLaren nie fermement ces allégations, mais un sérieux doute subsiste tout de même dans le paddock.

 

Affaire van der Garde

Fin 2014, Sauber a recruté comme pilotes titulaires pour la saison suivante Felipe Nasr et Marcus Ericsson tandis qu'elle disposait vraisemblablement d'un contrat avec Giedo van der Garde, alors son pilote d'essais. Bien que richement doté en billets verts, le Hollandais n'a pas supporté cet affront et a engagé des poursuites judiciaires contre l'écurie suisse. Il n'exige pas officiellement des réparations, mais bien un des deux volants ! Le lundi 9 mars l'affaire est portée devant la Cour suprême de l'État de Victoria qui tranche en faveur de van der Garde. L'appel de Sauber est rejeté le lendemain. En théorie, van der Garde peut donc piloter une Sauber à Melbourne à la place de Nasr ou d'Ericsson. Mais hélas pour lui la FIA ne lui a pas délivré de super-licence.

 

Finalement, le samedi 14 mars un accord à l'amiable est trouvé entre les deux parties, mettant fin aux poursuites engagées en Australie et ouvrant la voir à des négociations ultérieures.

 

Essais et qualifications

2015 commence comme 2014 a fini : par l'hégémonie des Flèches d'Argent. Les nouvelles Mercedes sont aussi intouchables que leurs devancières et dominent les séances d'essais libres. Tout est donc paré pour un nouveau duel Hamilton – Rosberg.

 

Hamilton frappe le premier en réalisant sa 39ème pole position. Il colle une demi-seconde à un Rosberg assez déçu. Massa est troisième avec sa Williams, mais concède une seconde et trois dixièmes à Hamilton ! Viennent ensuite les deux Ferrari de Vettel et de Räikkönen qui font bonne figure. Bottas souffre du dos après avoir violemment escaladé un vibreur, mais obtient tout de même la sixième place. Les Red Bull déçoivent en revanche puisqu'elles sont reléguées à deux secondes des Mercedes. Ricciardo est septième et Kvyat treizième. Helmut Marko se répand en commentaires peu amènes au sujet de Renault... La bonne surprise vient du jeune Sainz qui hisse la Toro Rosso-Renault au huitième rang. Verstappen l'aurait rejoint en Q3 sans une petite faute et se contente du douzième rang. On retrouve le sourire chez Lotus : grâce au moteur Mercedes, Grosjean et Maldonado sont montés en Q3 et occupent la cinquième ligne.

Nasr obtient une très belle onzième place avec la Sauber et domine nettement Ericsson, sorti dès la Q1. On ne pavoise guère en revanche chez Force India. Hülkenberg et Pérez ne sont que 14ème et 15ème.

 

Et que dire de McLaren-Honda ? Button et Magnussen ont subi un nombre impressionnant de soucis techniques et sont relégués en dernière ligne. Une situation humiliante pour cette équipe si prestigieuse.

 

Les McLaren occupent la dernière ligne car malgré leurs efforts, les ingénieurs de Manor n'ont pu faire rouler leurs monoplaces. En effet, ils ont été contraints de mettre à jour des logiciels permettant l'exploitation du V6 Ferrari et cette opération a pris trop de temps. Les Manor quittent donc Melbourne sans être sorties de leurs garages.

 

Le Grand Prix

Le plateau déjà réduit va perdre trois autres protagonistes avant même le départ. Tout d'abord, Bottas déclare forfait, ses médecins lui ayant formellement déconseillé de prendre le départ pour se ménager. Il souffre d'une petite déchirure annulaire d'un disque du bas du dos. Puis sur la grille, Kvyat doit demeurer au garage suite à une panne de boîte de vitesses. Le week-end est décidément difficile pour Red Bull. Enfin, le moteur Honda de Magnussen part en fumée dans son tour de mise en grille. Son intérim s'achève là.

 

Le stand Toro Rosso ressemble à un préau d'école maternelle. Carlos Sainz Sr. et Jos Verstappen sont venus encourager leurs fistons qui effectuent leur « rentrée des classes » sous le regard méfiant des journalistes. Verstappen se souvient qu'il n'avait pourtant que 22 ans lorsqu'il fut appelé à seconder Michael Schumacher chez Benetton-Ford en 1994. Aujourd'hui, ces débuts seraient considérés comme tardifs...

 

La majorité des coureurs part avec des pneus tendres, excepté Verstappen, Pérez et Ericsson qui sont chaussés de Pirelli médiums.

 

Départ : Hamilton prend un excellent envol et conserve le commandement devant Rosberg et Massa. Vettel est parti moyennement et au premier freinage il tasse Räikkönen pour conserver sa position. En revenant en piste, le Finlandais frotte Nasr, lequel finit par toucher Maldonado. Celui-ci part en tête-à-queue et percute le muret. Grosjean est au ralenti dès le feu vert.

 

1er tour : La voiture de sécurité entre en piste pour évacuer la Lotus de Maldonado. Hamilton est en tête devant Rosberg, Massa, Vettel, Sainz, Nasr, Ricciardo, Räikkönen, Verstappen et Hülkenberg.

 

2e : Grosjean renonce à cause d'une perte de puissance de son bloc Mercedes. Les deux Lotus sont hors-jeu.

 

4e : La course repart avec les deux Mercedes toujours au commandement. Nasr déborde immédiatement Sainz. Puis le jeune Espagnol est doublé par Ricciardo.

 

5e : Hamilton a 2.7s. d'avance sur Rosberg. Massa et Vettel ont déjà plus de cinq secondes de retard. Ericsson a doublé Pérez puis Button et se retrouve onzième.

 

7e : Räikkönen déborde Sainz malgré une résistance farouche de celui-ci.

 

8e : Hamilton a deux secondes de marge sur Rosberg. Les autres pilotes concèdent plus d'une seconde au tour aux Flèches d'Argent.

 

10e : Hamilton mène devant Rosberg (1.2s.), Massa (7.4s.), Vettel (8.1s.), Nasr (15.9s.), Ricciardo (16.6s.), Räikkönen (17.1s.), Sainz (18.6s.), Verstappen (22.6s.) et Hülkenberg (23.7s.).

 

11e : Räikkönen est à la chasse derrière Ricciardo qui ne parvient même pas à menacer la Sauber de Nasr. Les ingénieurs de Renault sont dépités.

 

13e : Pérez menace Button pour la douzième et... avant-dernière place. Le champion 2009 ne s'en laisse pas compter.

 

14e : Au virage n°3, Pérez plonge à l'intérieur, s'appuie contre Button, et part en tête-à-queue. Il peut se relancer mais a un peu abîmé son aileron avant dans l'aventure.

 

15e : Hamilton est premier et précède Rosberg (2.4s.), Massa (10.8s.), Vettel (12.4s.), Nasr (23.6s.), Ricciardo (25s.), Räikkönen (25.5s.), Sainz (29.2s.), Verstappen (34.7s.), Hülkenberg (36s.) et Ericsson (37s.).

 

17e : Räikkönen entre au stand Ferrari pour mettre un second train de pneus tendres L'opération s'éternise à cause d'un problème de fixation de la roue arrière-gauche. Il ne se relance qu'en onzième position.

 

18e : Libéré de Räikkönen, Ricciardo lève un peu le pied et perd trois secondes par rapport à Nasr.

 

20e : La parade des Mercedes se poursuit. Hamilton précède son équipier de deux secondes et quatre dixièmes.

 

22e : Changement de pneus de Massa (3s.). Il met des pneus médiums et repart en sixième position. Hülkenberg change pareillement ses gommes.

 

23e : Massa est reparti derrière Ricciardo qui le ralentit durant tout un tour. Finalement l'Australien s'engouffre dans les stands. Mais Massa perdu du temps.

 

24e : Ricciardo met les pneus médiums et réintègre le peloton en dixième position.

 

25e : Vettel est chez Ferrari où il chausse les pneus médiums. Il ressort devant Massa qui a perdu gros derrière Ricciardo. Räikkönen double Ericsson. Sainz fait changer ses pneus mais ses mécaniciens mettent trente secondes à changer sa roue arrière gauche. Il dégringole ainsi au classement.

 

26e : Hamilton est aux stands pour mettre les médiums (3.3s.). Il cède le commandement à Rosberg. Changement de gommes pour Nasr qui passe du quatrième au septième rang et se retrouve derrière Räikkönen.

 

27e : Rosberg fait changer son jeu de pneus au stand Mercedes (2.9s.). Il retrouve sa seconde position derrière Hamilton. Changement de pneus pour Ericsson. Räikkönen prend la cinquième place à Verstappen.

 

28e : Button résiste à Pérez et à Ericsson avant de changer ses pneus. Le Suédois prend ensuite l'avantage sur le Mexicain.

 

30e : Hamilton est premier devant Rosberg (2.5s.) et Vettel (13.5s.).

 

31e : Grâce à ses pneus tendres, Räikkönen remonte sur Massa et convoite la quatrième place.

 

32e : Hamilton domine devant Rosberg (2.2s.), Vettel (16s.), Massa (20.1s.) et Räikkönen (29s.). Verstappen s'arrête pour changer de pneus et ressort neuvième.

 

33e : De la fumée s'échappe du moteur de Verstappen. L'adolescent immobilise sa Toro Rosso dans le gazon juste avant les stands. Son père est très déçu : Max pouvait inscrire des points dès sa première course.

 

35e : Hamilton est en tête devant Rosberg (2s.), Vettel (16.6s.), Massa (21.1s.), Räikkönen (28.6s.), Nasr (48.7s.), Ricciardo (51.1s.), Hülkenberg (1m. 07s.) et Ericsson (1m. 19s.).

 

36e : Sainz menace Pérez pour la onzième place. Le pilote Force India n'a toujours pas changé ses pneumatiques.

 

38e : Rosberg se plaint de la dégradation de ses pneus, mais aucun autre arrêt n'est prévu par les stratèges avant l'arrivée.

 

39e : Ricciardo devient menaçant derrière Nasr. Pérez change enfin de pneus et libère ainsi la route à Sainz. Son arrêt est long et il se retrouve derrière Button.

 

40e : Hamilton est premier, suivi de Rosberg (2.5s.), Vettel (23.2s.), Massa (26.9s.), Räikkönen (30.8s.), Nasr (58.2s.), Ricciardo (58.7s.), Hülkenberg (1m. 21s.) et Ericsson (1m. 34.).

 

41e : Räikkönen entre aux stands pour mettre son train de pneus médiums. Hélas, de nouveau sa roue arrière gauche fait des siennes. Ses mécaniciens ont beaucoup de mal à retirer cette roue, puis à fixer la nouvelle. Räikkönen reprend la piste mais il sent que sa nouvelle roue n'est pas bien attachée. Sur ordre de son équipe, il arrête sa voiture dans l'herbe.

 

43e : L'écart est stable entre Hamilton et Rosberg et demeure autour de deux secondes. En revanche Ricciardo lâche prise face à la Sauber de Nasr.

 

44e : Pérez prend la dixième place à Button.

 

45e : Ericsson sort dans les graviers et encrasse ses pneus. Il passe par les stands pour les changer et perd une position au profit de Sainz.

 

47e : Hamilton mène devant Rosberg (2.2s.), Vettel (29.3s.), Massa (32.2s.), Nasr (1m. 08s.), Ricciardo (1m. 12s.), Hülkenberg (-1t.), Sainz (-1t.), Ericsson (-1t.), Pérez (-1t.) et Button (-1t.).

 

49e : Button tente de finir la course malgré un souci de boîte de vitesses sur sa McLaren-Honda.

 

50e : Meilleur tour en course pour Hamilton : 1'30''945'''. Il améliore d'une seconde et demie le meilleur chrono de Rosberg en 2014.

 

52e : Ericsson est bien plus rapide que Sainz grâce à ses gommes neuves et le rattrape sans peine.

 

53e : Une seconde et demie sépare Hamilton et Rosberg. Bien plus loin, Massa n'a pas les moyens de rattraper Vettel

 

55e : Ericsson prend la huitième place à Sainz au virage Stewart.

 

57e : A deux tours du but, Hamilton maintient son coéquipier à deux secondes. Ricciardo a concédé un tour au Mercedes...

 

58ème et dernier tour : Mercedes commence l'année en fanfare par un facile doublé. Lewis Hamilton remporte sa 34ème victoire en F1 devant son équipier Rosberg. Vettel inaugure sa collaboration avec Ferrari par un beau podium. Massa termine quatrième pour Williams. Pour son premier Grand Prix, Nasr a fait une impression très favorable et décroche une splendide cinquième place. Pas de sourire en revanche pour Ricciardo, sixième à l'issue d'un très mauvais week-end pour Red Bull. Hülkenberg termine septième, ce qui est satisfaisant vu le piètre niveau de la Force India. Huitième, Ericsson marque ses premiers points. Sauber avait conclu 2014 sur un score vierge, elle marque ici 14 points d'un coup ! Sainz inscrit lui aussi des points pour sa première apparition, tandis que Pérez est dixième. Enfin, Button réalise un petit exploit puisqu'il amène la McLaren-Honda à l'arrivée, avec deux boucles de retard certes...

 

Après la course

Sur le podium, Hamilton, Rosberg et Vettel retrouvent Jackie Stewart, l'organisateur de la course Ron Walker, et surtout Arnold Schwarzenegger, grand amateur de Formule 1 depuis l'arrivée de celle-ci au Texas. L'acteur est d'ailleurs encore plus applaudi par le public que Hamilton. Pour une fois, la conférence de presse ne manque pas d'intérêt puisqu'on assiste à un échange amusant entre Vettel et Rosberg. Lorsque Nico regrette le manque de concurrence pour son écurie, Sebastian lui réplique, ironique: « Sérieusement ? Vous avez fini 30 secondes devant nous et tu espères que ça va être plus serré ? Donc vous espérez ralentir ? C'est ce que tu dis ? »

 

Il est vrai que les adversaires de Mercedes ont de quoi être sonnés. Les F1W06 sont nettement au-dessus du lot et certains journalistes estiment que la saison est déjà « pliée » : le titre se jouera à nouveau entre Lewis Hamilton et Nico Rosberg. Et d'ailleurs, le champion anglais fait preuve d'une telle sérénité et d'un tel brio, que les plus pessimistes pensent que Rosberg ne pourra même pas le menacer...

Tony