Nico ROSBERG
 N.ROSBERG
Mercedes
Lewis HAMILTON
 L.HAMILTON
Mercedes
Sebastian VETTEL
 S.VETTEL
Red Bull Renault

912e Grand Prix

XLI Japanese Grand Prix
Pluie
5 octobre 2014 - Suzuka
44 tours x 5.807 km - 255.208 km
(Offset: 300 m)
info
Départ donné sous voiture de sécurité à cause de la pluie.
Course prévue pour 53 tours, interrompue au 2e tour et réduite à 44 suite à l'accident de Jules Bianchi.
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F1
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Drame à Suzuka.

Transferts: Vettel chez Ferrari, Kvyat chez Red Bull, Alonso vers McLaren

Le marché des transferts s'agite enfin. Après le Grand Prix de Singapour la rumeur court que Fernando Alonso aurait décidé de quitter Ferrari pour rejoindre McLaren en 2015. L'information n'est pas confirmée mais Luca di Montezemolo admet que le pilote espagnol est libre d'aller où bon lui semble, et ce bien qu'un contrat le lie à l'équipe italienne jusqu'en 2016. Alonso devrait donc revenir chez McLaren huit ans après en avoir claqué la porte, vraisemblablement afin de répondre au souhait de Honda d'engager un grand pilote pour son retour en F1. Jenson Button ayant annoncé qu'il pourrait finalement rester à Woking une année supplémentaire, Kevin Magnussen devrait être remercié.

 

Puis le samedi 4 octobre, coup de théâtre : Red Bull annonce que Sebastian Vettel quittera l'écurie à la fin de la saison pour rejoindre Ferrari. L'Allemand sera remplacé par Daniil Kvyat qui achève sa première saison chez Toro Rosso. Vettel et Ferrari ne confirment pas leur accord mais ce n'est plus qu'une question de temps. Depuis le début de l'année le quadruple champion du monde est très malmené par son nouvel équipier Daniel Ricciardo, devenu de fait le pilote n°1 de Red Bull Racing. Même s'il est resté très discret dans la presse, Vettel vit très mal cette situation et a clairement besoin d'un nouveau défi que peut lui apporter une Scuderia en pleine transition. De plus il est fort possible que celui que l'on surnommait « Baby Schumi » a envie de suivre les traces de son aîné et modèle Michael Schumacher chez les Rouges.

 

Vettel cédera donc son baquet à Kvyat qui n'a pourtant que 20 ans. Mais le jeune Russe a démontré de belles choses cette saison en tenant tête à son équipier Jean-Éric Vergne, pourtant plus expérimenté que lui. On dit que Toro Rosso pourrait le remplacer par l'Espagnol Carlos Sainz Jr.

 

Pendant ce temps-là, le très prometteur Jules Bianchi paraphe en secret un contrat avec Sauber. Le jeune Français est un protégé de Ferrari qui, en échange, pourrait effacer une partie des dettes que Sauber a contracté.

 

Alexander Wurz président du GPDA

Cela faisait plusieurs mois que Pedro de la Rosa avait émis le souhait de quitter la présidence du GPDA qu'il occupe depuis 2012. L'association des pilotes se réunit à Suzuka le 3 octobre pour élire son successeur. Elle choisit l'Autrichien Alexander Wurz, âgé de 40 ans, pilote Toyota en Endurance et engagé pour la sécurité routière auprès de la FIA.

C'est néanmoins la première fois que le GPDA se donne pour président un pilote n'ayant plus conduit une Formule 1 depuis longtemps. Sebastian Vettel et Jenson Button restent les directeurs de l'association.

 

Présentation de l'épreuve

A Singapour Lewis Hamilton est parvenu à reprendre la première place du championnat du monde à Nico Rosberg pour trois points. A cinq courses de la fin de la saison la rivalité entre les deux coéquipiers est toujours aussi vive. Hamilton a le vent en poupe puisqu'il reste sur deux succès consécutifs. Il totalise également sept victoires contre quatre à son équipier. Toutefois il est fort peu probable que rien ne soit décidé avant la dernière course à Abou Dhabi qui offrira 50 points au vainqueur.

 

Après quelques hésitations dues évidemment aux soucis financiers de la direction, Caterham a confirmé que Kamui Kobayashi pourra bien disputer son Grand Prix national.

 

Max Verstappen, qui vient à peine de fêter ses 17 ans, effectue ses premiers tours de roue officiels en Formule 1 en prenant le volant d'une Toro Rosso lors des essais du vendredi.

 

Essais et qualifications

Les Mercedes dominent sans surprise les essais, mais la troisième séance du samedi matin est marquée par un accident de Lewis Hamilton qui contraint ses mécaniciens à réparer son bolide en urgence.

Lors des qualifications Rosberg réalise sa huitième pole de l'année devant Hamilton qui s'est plaint de vibrations. Cette fois-ci les Mercedes sont largement supérieures à la concurrence puisque Bottas, troisième, est relégué à six dixièmes de chrono de Rosberg. L'autre Williams de Massa complète la deuxième ligne. Alonso est cinquième (pour la sixième fois cette année) et précède Ricciardo, Magnussen, Button et Vettel. Räikkönen est dixième. Vergne était onzième mais il reçoit dix places de pénalité car il a dû utiliser son sixième moteur de la saison. Les Force India déçoivent encore (Pérez 11ème, Hülkenberg 13ème) tandis que les Sauber précèdent les Lotus. En fond de grille Ericsson réalise sa meilleure performance depuis ses débuts puisqu'il précède son équipier et les deux Marussia.

 

Suite à sa pénalité, Vergne se retrouve en dernière ligne de même que Maldonado qui a lui aussi excédé son quota de moteurs. Tous deux sont équipés par Renault.

 

La météo inspire de l'inquiétude aux organisateurs nippons car un typhon nommé Phanfone doit frapper l'archipel en fin de week-end. Il est un temps question d'avancer le départ de la course au dimanche matin, mais finalement celle-ci est maintenue à 14 heures car le cyclone ne devrait finalement toucher Suzuka que le lundi matin.

 

Le Grand Prix

Malheureusement le dimanche après-midi le temps est très pluvieux sur Suzuka. Une grosse averse tombe au moment où doit être donné le départ, à 15 heures. La direction de course décide de donner quand même le coup d'envoi mais sous la direction de la voiture de sécurité. Tous les pilotes sont équipés de pneus Pirelli dits « maxi pluie ».

 

1er tour : Les pilotes s'élancent derrière la voiture de sécurité. La piste est détrempée et les coureurs partent en aquaplanage à faible allure. Ericsson part en tête-à-queue dans le dernier virage. Il est poussé par les commissaires et peut repartir.

 

2e : Les conditions météorologiques sont trop mauvaises pour que la course puisse être lancée. Charlie Whiting fait agiter le drapeau rouge : les monoplaces reviennent aux stands.

 

Une accalmie survient peu après cette interruption. La pluie cesse durant une vingtaine de minutes et on décide donc de relancer la course à 15h25, mais toujours sous le contrôle de la voiture de sécurité.

 

3e : Les voitures ressortent des stands sous régime de drapeau jaune. Dans les Esses une panne électrique frappe la Ferrari d'Alonso. Celui-ci ne peut plus rien tirer de sa voiture et s'arrête.

 

5e : Les pilotes tournent toujours derrière la Safety Car. La piste commence à s'assécher même si de nouvelles averses sont à redouter pour la fin de l'après-midi.

 

9e: La direction de course décide de lancer enfin l'épreuve. En fin de boucle Button et Maldonado rejoignent les stands pour chausser des pneus intermédiaires.

 

10e : La voiture de sécurité s'efface. Rosberg conserve la première place devant Hamilton. Ils précèdent Bottas, Massa, Ricciardo, Magnussen, Vettel, Räikkönen, Pérez et Kvyat.

 

11e : Les Mercedes ont déjà acquis une avance de six secondes sur leurs poursuivants immédiats. En fin de tour Bottas, Ricciardo, Magnussen, Räikkönen, Pérez, Kvyat, Vergne, Gutiérrez, Grosjean, Ericsson, Chilton et Kobayashi s'arrêtent aux stands pour mettre des pneus intermédiaires.

 

12e : Avec ses pneus intermédiaires Button est plus rapide que tous les autres, pilotes Mercedes exceptés. Massa, Vettel, Hülkenberg et Sutil entrent aux stands pour mettre des intermédiaires.

 

13e : Rosberg mène devant Hamilton (1.7s.), l'étonnant Bianchi qui ne s'est pas arrêté (32.5s.) et Button (35s.). Vettel est ressorti des stands devant Ricciardo. Rosberg entre aux stands en fin de boucle.

 

14e : Rosberg a chaussé des intermédiaires et repart en deuxième position. Bianchi s'arrête également. Button se retrouve troisième devant les Williams et les Red Bull. Hamilton commet une petite faute à Spoon avant de regagner le stand Mercedes.

 

15e : Hamilton a changé ses pneus et repart derrière Rosberg. Tout le monde est désormais équipé de gommes intermédiaires. Massa est menacé par les Red Bull de Vettel et de Ricciardo.

 

16e : Vettel dépasse Massa à l'épingle et se retrouve cinquième. Ricciardo attaque le Brésilien à Spoon, sans succès. Magnussen change une nouvelle fois de pneus et dégringole ainsi au dernier rang.

 

17e : Ricciardo dépasse Massa dans les Esses.

Rosberg est premier devant Hamilton (1.2s.), Button (18.7s.), Bottas (30.1s.), Vettel (31s.), Ricciardo (33.7s.), Massa (35.6s.), Hülkenberg (39.4s.), Räikkönen (42.6s.) et Kvyat (44.9s.).

 

18e : A l'épingle Vettel déborde Bottas par l'extérieur.

 

19e: Ricciardo double Bottas dans les Esses, exactement comme il l'a fait avec Massa.

 

20e : Une seconde sépare Rosberg et Hamilton. Les plus rapides en piste sont les Red Bull-Renault, avantagées dans ces conditions grâce à leur fort appui aérodynamique. Nouvel arrêt pour Magnussen. Vergne fait aussi changer ses pneus car il trouve sa Toro Rosso très difficile à conduire.

 

21e : Hülkenberg rattrapait Massa mais effectue une petite excursion hors-piste et perd du temps.

 

22e : Rosberg mène devant Hamilton (0.9s.), Button (19.9s.), Vettel (31s.), Ricciardo (33.3s.), Bottas (44.6s.), Massa (49.2s.), Hülkenberg (51s.), Räikkönen (54s.) et Kvyat (57s.). Suivent Pérez, Sutil, Gutiérrez et Grosjean.

 

24e : Räikkönen et Kvyat font changer leurs pneus intermédiaires. Räikkönen perd du temps à cause d'une roue avant droite difficile à fixer. Le DRS est curieusement autorisé bien que la piste demeure humide.

 

25e : Hamilton est revenu derrière Rosberg qui se plaint de sous-virage, situation qu'il n'aime pas du tout.

 

26e : Changements de pneus pour Pérez et Sutil. Gutiérrez entre dans les points.

 

27e : Hamilton commet une faute au virage n°1 et part dans l'échappatoire qui, heureusement pour lui, est en asphalte depuis quelques années... Les Mercedes prennent ensuite un tour à Bianchi. En fin de tour Hamilton est déjà revenu derrière son équipier.

 

29e : Grâce au DRS Hamilton déborde Rosberg par l'extérieur avant le premier virage. Kvyat prend la neuvième place à Gutiérrez.

 

30e : Hamilton s'envole et compte quatre secondes d'avance sur Rosberg. Vettel revient aux stands pour changer son jeu de pneus intermédiaires. Il ne perd qu'une place au profit de Ricciardo. Pérez double Gutiérrez.

 

32e : Button, qui était plus rapide que Rosberg, entre aux stands pour changer de pneus... et de volant. Il perd ainsi du temps et repart derrière les Red Bull, mais devant les Williams.

 

33e : Hamilton mène devant Rosberg (5.6s.), Ricciardo (21.6s.), Vettel (40.4s.), Button (44.3s.), Bottas (57.7s.), Massa (1m. 03.2s.), Hülkenberg (1m. 17s.), Kvyat (1m. 34s.) et Pérez (1m. 37s.).

 

34e : Rosberg est chez Mercedes pour changer de pneus. La piste est encore humide et donc tous les pilotes restent en pneus intermédiaires. Il repart troisième derrière Ricciardo. Magnussen effectue un 360° au premier freinage avant de repartir. Il évolue en seizième position.

 

36e : Hamilton entre aux stands pour changer de pneus. Il repart sans avoir perdu le commandement. Au même moment la pluie refait son apparition dans le dernier secteur.

 

37e : Vettel commet une erreur dans les Esses et coupe dans le gazon. Ricciardo entre aux stands et change de pneus. Il repart en cinquième position derrière Button. Changement de pneus pour Massa.

 

39e : Hamilton mène devant Rosberg (9.4s.), Vettel (20.9s.), Button (23s.) et Ricciardo (24.4s.). Meilleur tour de la course pour Hamilton : 1'51''600'''. Bottas change de pneus. Les Williams se retrouvent derrière Hülkenberg qui pour l'instant garde son train de pneus. Changement de pneus pour Kvyat. Vergne entre dans les points.

 

40e : Onze secondes séparent Hamilton et Rosberg. La pluie redouble d'intensité et couvre maintenant une bonne partie du circuit.

 

41e : Jusqu'alors onzième Maldonado s'arrête chez Lotus pour chausser des pneus pluie. Ericsson et Kobayashi font de même.

 

42e : Ricciardo est revenu derrière Button et le dépasse à l'épingle. L'Anglais a été gêné par Magnussen qui d'ailleurs revient aux stands pour mettre des pneus pluie. Dans le dernier Esse dit Dunlop, Sutil part en aquaplanage, dérape et percute le mur de pneumatiques. L'Allemand sort aussitôt de son auto. Une dépanneuse arrive sur les lieux pour évacuer celle-ci tandis que les commissaires ramassent les débris. Les drapeaux jaunes sont agités dans le secteur.

 

43e : Bianchi perd le contrôle de sa Marussia au même endroit que Sutil. La voiture glisse à haute vitesse avant de s'encastrer sous le côté arrière droit du véhicule de levage présent dans le virage, puis termine sa course quelques mètres plus loin contre un muret. Le malheureux pilote a heurté l'appareil avec la tête. L'arrière de la Marussia et son arceau de sécurité sont complètement détruits. Les commissaires présents ont heureusement tous eu le temps d'éviter la voiture folle.

La voiture de sécurité entre en piste. Button entre aux stands pour mettre des pneus pluie.

 

44e : La course est neutralisée mais personne ne sait exactement pourquoi car la Marussia de Bianchi se trouve hors du champ des caméras. La FOM refuse de montrer les images de l'accident. Une ambulance quitte les stands pour rejoindre les Esses. Les téléspectateurs pensent que Sutil est blessé mais bientôt les caméras de télévision s'attardent sur les visages inquiets des mécaniciens de Marussia. Bianchi ne répond plus à la radio et gît inconscient dans son épave.

Pendant ce temps Hülkenberg est passé par les stands pour changer de pneus... et stoppe quelques mètres plus loin.

 

45e : Räikkönen et Vettel entrent aux stands pour changer de pneus. L'ambulance est arrivée sur le lieu du drame. Les médecins extraient Bianchi de sa Marussia. Le jeune homme est très sérieusement blessé à la tête. Le spectacle est glaçant: toute la partie supérieure de la voiture a été broyée par le contact avec la dépanneuse. Hagard, Adrian Sutil observe les sauveteurs en train d'opérer.

 

46e : Le drapeau rouge est brandi par Charlie Whiting. La course est arrêtée et ne repartira pas.

 

Le classement final est établi selon l'ordre du 44ème tour.

 

Lewis Hamilton remporte donc sa trentième victoire en F1 devant Rosberg. C'est le huitième doublé des Mercedes cette saison. Vettel monte sur le podium, suivi de Ricciardo et de Button. Les Williams de Bottas et de Massa sont sixième et septième. Hülkenberg se classe huitième. Il est suivi par Vergne et par Pérez. Kvyat est onzième. Räikkönen est seulement douzième : pour la première fois depuis quatre ans aucune Ferrari n'inscrit de point. Suivent Gutiérrez, Magnussen, Grosjean, Maldonado, Ericsson (qui a été très rapide durant tout le week-end), Chilton et Kobayashi.

 

Après la course

La nouvelle de la blessure de Jules Bianchi se répand rapidement dans le paddock après l'arrivée. Revenant vers les stands, Adrian Sutil, témoin du drame, déclare que l'état du Français est « critique ». Sur le podium, les mines de Hamilton, Rosberg et Vettel sont fermées. Le temps est devenu exécrable et la nuit tombe déjà sur le circuit, le plongeant bientôt dans l'obscurité.

 

Cette troisième victoire consécutive de Hamilton lui permet de porter son avance sur Rosberg à dix points. Il semblerait que le championnat soit en passe de basculer en faveur du Britannique.

 

Le combat de Jules Bianchi

Après son accident Jules Bianchi est transporté en ambulance à l'hôpital de Yokkaichi. La FIA confirme qu'il se trouve dans un état critique. Son agent Nicolas Todt, ses patrons John Booth et Graeme Lowdon, les pilotes Fernando Alonso, Felipe Massa et Pastor Maldonado se rendent à son chevet. Au cours de la nuit son père Philippe Bianchi annonce qu'il a été opéré d'un hématome au cerveau. L'hôpital refuse de délivrer tout communiqué avant que la famille du pilote ne soit arrivée au Japon, c'est-à-dire dans la journée de lundi. Le mardi 7 octobre, la famille Bianchi annonce que Jules souffre d'une lésion axonale diffuse, ce qui est très grave. Il est aussi placé sous respiration artificielle mais son état demeure stable.

 

Jules Bianchi se trouve donc entre la vie et la mort lorsque les équipes et les pilotes prennent le chemin de Sotchi pour le Grand Prix de Russie qui doit se tenir dès le dimanche suivant.

 

Ce dramatique accident suscite de nombreuses polémiques concernant la sécurité. Journalistes, officiels, anciens pilotes et simples amateurs rivalisent de récriminations plus ou moins pertinentes. Certains se demandent pourquoi le départ de la course n'a pas été avancé pour éviter qu'elle ne se déroule sous une forte pluie. D'autres mettent en cause Charlie Whiting qui, selon eux, aurait dû faire entrer en piste la voiture de sécurité dès l'accident d'Adrian Sutil afin d'ordonner aux pilotes de ralentir. L'accusation la plus juste semble celle portée contre la présence sur le circuit lors d'accidents des dépanneuses, depuis longtemps dénoncées comme potentiellement dangereuses en cas de sortie de piste d'un autre pilote. Cela n'empêche pas de considérer que Jules Bianchi a été la victime d'un malheureux concours de circonstances, mais l'esprit contemporain a bien du mal à accepter les contingences et à admettre que le fameux « risque zéro » n'existera jamais...

 

Décès d'Andrea de Cesaris

Ce premier weekend d'octobre 2014 est en tout cas bien tragique. Tout d'abord parce que le fameux typhon Phanfone qui menaçait Suzuka frappe le Japon et fait plusieurs morts. De plus, le soir du dimanche 5 on apprend la mort à 55 ans de l'ancien pilote italien Andrea de Cesaris. Celui qui au cours de sa longue carrière a survécu à une multitude d'accidents s'est tué à moto à Rome, dans un accident de la circulation.

Ce curieux personnage bourré de tics, talentueux mais canalisant mal une fougue qui lui a joué bien des tours, était de l'avis général un des pilotes les plus sympathiques et les plus attachants des années 1980 et 90. Premier équipier de Michael Schumacher, chez Jordan en 1991, il avait pris sa retraite trois ans plus tard. On l'avait revu derrière un volant en 2005 et 2006 lors de l'éphémère championnat Grand Prix Masters.

Tony