Nico ROSBERG
 N.ROSBERG
Mercedes
Daniel RICCIARDO
 D.RICCIARDO
Red Bull Renault
Sebastian VETTEL
 S.VETTEL
Red Bull Renault

904e Grand Prix

LI Grand Prix du Canada
Ensoleillé
8 juin 2014 - Montréal
70 tours x 4.361 km - 305.270 km
Affiche
F1
Coupe

Le saviez-vous ?

Pilote
Constructeur
Moteur
Violent accrochage entre Felipe Massa et Sergio Pérez à l'entame du dernier tour.

Lors des deux semaines qui ont suivi le Grand Prix de Monaco, Lewis Hamilton et Nico Rosberg ont juré leurs grands dieux qu'ils n'étaient pas fâchés et que les quelques anicroches qui avaient pu les opposer à Barcelone et à Monte-Carlo étaient oubliées. Niki Lauda a vraisemblablement apaisé l'irritation de Hamilton. Celui-ci affirme de nouveau que Rosberg est son ami. Selon ce dernier, tout va pour le mieux avec son équipier. On ne demande qu'à les croire...

 

Hamilton est en tout cas le grand favori à Montréal, tracé sur lequel il a déjà triomphé à trois reprises en 2007, 2010 et 2012.

 

Ferrari teste au Canada une évolution « de la dernière chance » pour cette saison 2014. Elle apporte des nouveautés sur sa monoplace et tente de tirer le plus de puissance possible de son groupe propulseur, notamment en utilisant des cartographies agressives ou en travaillant avec Shell sur le carburant. Mais si aucune amélioration sensible n'est perçue, il est évident que le Scuderia va se concentrer ensuite sur la préparation de la saison 2015.

 

Menacé depuis plusieurs années, le Grand Prix du Canada voit finalement son contrat avec la FOM prolongé jusqu'en 2024. Un nouvel accord qui a un coût élevé puisque les pouvoirs publics canadiens et québécois devront verser 187,2 millions d'euros à la FOM sur dix ans.

 

Red Bull annonce la prolongation du contrat d'Adrian Newey pour une durée qui n'est pas révélée. Cette information met au moins fin aux rumeurs qui annonçaient le départ de l'ingénieur britannique chez Ferrari. Cependant il semblerait bien que Newey envisage de se retirer progressivement de la Formule 1 puisque Red Bull déclare qu'il se concentrera principalement sur de « nouveaux projets » dans les années à venir.

 

McLaren et Red Bull ont finalement trouvé un accord concernant l'affaire Dan Fallows, cet ingénieur de Red Bull qui avait donné son accord pour rejoindre Woking avant de changer d'avis. Il a finalement été nommé directeur de l'aérodynamisme à la place de Peter Prodromou, qui lui s'est effectivement engagé avec McLaren. Après qu'une action en justice a été annoncée, Christian Horner et Ron Dennis ont trouvé un accord dont les modalités n'ont pas été dévoilées.

 

Essais et qualifications

Pour la deuxième année consécutive, le jeune Américain Alexander Rossi pilote une Caterham lors des essais du vendredi.

 

Le vendredi matin Alonso crée la surprise en signant le meilleur temps de la première séance d'essais. Mais dès l'après-midi Mercedes remet les pendules à l'heure, Hamilton se classant premier devant Rosberg. Ce résultat se répète le samedi matin, mais on note tout de même que l'avance des Mercedes sur le reste du peloton est plus faible sur ce tracé que sur les autres.

 

Lors des qualifications, Rosberg surprend Hamilton en lui prenant la pole position pour un dixième de seconde. Vettel obtient une satisfaisante troisième place. Cette fois-ci, les Williams sont en forme : Bottas est quatrième et Massa cinquième. Ricciardo est sixième et précède Alonso, Vergne, Button et Räikkönen. Les Force India ne sont plus très performantes en qualifications puisque Hülkenberg est 11ème et Pérez 13ème. Ils encadrent Magnussen. Les Lotus-Renault sont aussi à la peine, Grosjean ne faisant pas mieux que 14ème tandis que Maldonado est tombé en panne en Q2. On note la piètre performance de Kvyat (quinzième), tandis que les Sauber, les Marussia et les Caterham ferment la marche. Ericsson s'est crashé en Q1.

 

Gutiérrez est classé dernier, n'ayant pu prendre part aux qualifications après avoir abîmé son auto lors des derniers essais libres. Il partira finalement depuis les stands.

 

Le Grand Prix

La plupart des coureurs s'élancent en pneus super-tendres. Hülkenberg, Kvyat, Maldonado, les deux Marussia, Gutiérrez et Ericsson partent en pneus tendres. Il fait très chaud à Montréal ce dimanche 9 juin.

 

Départ : Hamilton part mieux que Rosberg et l'attaque à l'extérieur au premier freinage. Rosberg garde sa ligne et au milieu du virage Hamilton doit faire un écart vers l'échappatoire pour éviter de heurter son équipier. Vettel en profite pour lui prendre la deuxième place. Derrière Hamilton viennent les deux Williams et Ricciardo.

 

1er tour : A l'entrée de la chicane du virage n°4, Chilton perd le contrôle de sa voiture qui glisse et heurte celle de Bianchi par l'arrière droit. Bianchi s'écrase contre le muret tandis que Maldonado doit passer dans l'herbe pour éviter Chilton en perdition. Ce dernier s'arrête quelques mètres plus loin, suspensions pliées. C'est son premier abandon après 26 Grands Prix disputés ! En attendant les deux Marussia sont éliminées et la voiture de sécurité entre en piste.

 

Sous régime de drapeaux jaunes, Rosberg est premier devant Vettel, Hamilton, Bottas, Massa, Ricciardo, Vergne, Alonso, Räikkönen et Button. Gutiérrez passe par les stands pour changer de pneus.

 

2e : Il y a beaucoup de débris sur la piste au niveau des virages 4 et 5. Chilton et Bianchi sont sortis de leurs voitures et regagnent les stands.

 

4e : La Saftey Car est toujours en piste. Les pilotes gardent leurs pneus en température. Nouveau changement de gommes pour Gutiérrez.

 

6e : La course est toujours neutralisée alors que les Marussia sont pourtant évacuées. Le public commence à trouver le temps long.

 

7e : Les lumières de la voiture de sécurité s'éteignent.

 

8e : La course redémarre. Rosberg conserve l'avantage devant Vettel et Hamilton. Pérez dépasse Button dans les derniers mètres. Ericsson abandonne suite à un souci avec son turbo.

 

9e : Hamilton est maintenant en chasse derrière Vettel.

 

10e : Hamilton déborde Vettel au virage n°14. Tête-à-queue de Kvyat au virage Senna (n°3). Il se retrouve bon dernier.

 

11e : Rosberg mène devant Hamilton (2.1s.), Vettel (3.4s.) et Bottas (6s.). Derrière le Finlandais, Ricciardo menace Massa.

 

13e : Hamilton est à une seconde et demie de Rosberg. Vettel a maintenant six secondes de retard sur le leader. Ricciardo

s'arrête chez Red Bull pour chausser un train de pneus tendres et repart en quinzième position.

 

14e : Changements de pneus pour Bottas et pour Button.

 

15e : Vettel s'arrête chez Red Bull et fait mettre des pneus tendres. Massa, Vergne, Magnussen et Sutil passent aussi par les stands.

 

16e : Massa est reparti derrière Vergne et Kvyat. Button se retrouve quant à lui derrière Gutiérrez mais le double en fin de boucle. Arrêt aux stands pour Alonso qui ressort devant les Toro Rosso.

 

17e : Massa se débarrasse de Kvyat. Räikkönen fait changer ses pneus.

 

18e : Rosberg entre aux stands en fin de boucle. Il chausse des pneus tendres (3.1s.) et repart second.

 

19e : Hamilton a pris le commandement. Rosberg dérape à la sortie de la première chicane et frôle le mur de quelques centimètres. Hamilton regagne les stands pour mettre lui aussi des gommes tendres.

 

20e : L'arrêt de Hamilton dure 3.7s. Il repart trois secondes derrière Rosberg. Les deux Mercedes précèdent désormais les deux Force India qui ne se sont pas arrêtées. Leur stratégie est de s'arrêter une seule fois.

 

21e : Rosberg mène devant Hamilton (2s.), Pérez (6.3s.), Hülkenberg (8.5s.), Vettel (9.1s.), Bottas (12s.), Ricciardo (15.4s.), Maldonado (19s.), Alonso (20.1s.) et Vergne (21s.), suivis par Massa et Kvyat.

Räikkönen attaque Kvyat qui coupe la dernière chicane.

 

22e : Massa passe Vergne. Nouvelle attaque de Räikkönen sur Kvyat, cette fois-ci à l'épingle, mais le Finlandais freine trop tard et passe par l'échappatoire.

 

23e : Hamilton est revenu à une seconde de Rosberg. Vettel menace Hülkenberg. Maldonado rentre à son garage au ralenti, victime d'une défaillance de son groupe propulseur.

 

24e : Hamilton améliore le meilleur tour en course à chaque boucle. Tête-à-queue de Kobayashi au virage n°3. Il repart mais sa roue arrière gauche est tordue suite à un bris de suspension. Le Japonais stoppe hors trajectoire après le virage 5.

 

25e : Hamilton est juste derrière Rosberg. A l'abord de la dernière chicane, le jeune Allemand panique quelque peu et tire tout droit dans l'échappatoire, gagnant ainsi de manière irrégulière quelques mètres d'avance sur son équipier.

 

26e : Massa prend la huitième place à Alonso.

 

27e : Les commissaires se penchent sur la manœuvre de Rosberg à la chicane, mais ne prendront aucune sanction contre lui. Räikkönen double Kvyat.

 

28e : Vettel et Bottas sont bloqués par Hülkenberg, parfait bouchon installé au quatrième rang.

 

29e : Hamilton est revenu à une demi-seconde de Rosberg. Button double Kvyat.

 

30e : Rosberg mène devant Hamilton (0.9s.), Pérez (18.2s.), Hülkenberg (20s.), Vettel (21.1s.), Bottas (21.8s.), Ricciardo (24.3s.), Massa (29.7s.), Alonso (33.9s.) et Vergne (36.2s.). Suivent Räikkönen et Button.

 

31e : Hülkenberg, Vettel et Bottas sont roues dans roues.

 

33e : Hamilton continue de mettre une forte pression sur les épaules de Rosberg.

 

34e : Pérez s'engouffre dans la voie des stands pour changer ses pneus. Il laisse le troisième rang à Hülkenberg et repart entre Alonso et Vergne.

 

35e : Changement de pneus pour Bottas qui repart entre Button et Magnussen.

 

37e : Les deux Mercedes sont soudainement assez lentes. Le système hybride allemand récupère moins de puissance. Vettel effectue son second changement de gommes.

 

38e : Vettel ressort des stands derrière Pérez. Ricciardo fait à son tour changer ses pneus mais effectue une excellente opération puisqu'il repart devant Vettel. Les deux pilotes Red Bull ont fait mettre des Pirelli tendres.

 

39e : Les Mercedes de Rosberg et de Hamilton sont franchement lentes : elles ont perdus quatre secondes en deux tours par rapport à Hülkenberg. A titre de comparaison, la Williams de Massa est plus rapide de trois secondes et demie par tour ! Vergne et Räikkönen effectuent leurs seconds arrêts aux stands.

 

40e : Rosberg et Hamilton sont très proches l'un de l'autre, mais continuent de perdre du temps.

 

41e : Les deux Red Bull sont juste derrière Pérez. Räikkönen effectue un tête-à-queue à l'épingle. Hülkenberg stoppe aux stands en fin de tour, laissant la troisième place à Massa. Le jeune Allemand chausse des Pirelli super-tendres et sera le seul pilote à effectuer son dernier relais avec ce type de gommes. Il repart huitième, entre Vettel et Bottas.

 

42e : Rosberg mène devant Hamilton (1.2s.), Massa (20s) et Alonso (25s.). Pérez est cinquième devant Ricciardo, Vettel, Hülkenberg, Bottas et Magnussen.

 

43e : Massa a repris une seconde et demie aux Mercedes qui souffrent toutes deux du même problème de récupération d'énergie.

 

45e : Rosberg effectue son deuxième changement de pneus (4.5s.). Il chausse des pneus tendres et repart derrière Massa. Alonso puis Magnussen s'arrêtent aussi pour mettre de nouveaux train de pneus. Hamilton est leader mais s'engouffre dans les stands en fin de boucle.

 

46e : Hamilton a mis des pneus tendres et il repart devant Rosberg, mais quelques mètres derrière Massa. Pour la première fois de la saison, une Mercedes n'est pas en tête d'un Grand Prix. A l'épingle, Hamilton rate son freinage et tire tour droit. Rosberg le double. Dans la ligne droite longeant le Saint-Laurent, Hamilton repasse devant son équipier grâce au DRS, mais il doit couper la chicane.

 

47e : Hamilton souffre d'un grave problème de freins. Il laisse passer Rosberg. Les roues de la Mercedes n°44 fument et Hamilton doit lever le pied, laissant passer ses concurrents. Il regagne son stand en fin de tour.

 

48e : Après avoir mené durant deux tours, Massa s'arrête pour chausser son dernier train de pneus, il repart en septième position derrière Bottas, laissant Rosberg au premier rang. Hamilton abandonne. Kvyat arrête sa voiture dans l'échappatoire de l'épingle, suite à une panne de moteur.

 

49e : Rosberg est premier mais son problème technique n'est pas résolu et il n'a que deux secondes d'avance sur Pérez, lequel précède de quelques dizaines de mètres les deux Red Bull.

 

51e : Rosberg mène devant Pérez (1.4s.), Ricciardo (2s.), Vettel (2.6s.), Hülkenberg (5.6s.), Bottas (7.9s.), Massa (8.5s.), Alonso (9.8s.), Button (20.4s.) et Vergne (23.4s.).

 

53e : Ricciardo est très proche de Pérez. Derrière les quatre premiers se trouve un autre quatuor composé de Hülkenberg, Bottas, Massa et Alonso.

 

55e : Rosberg a une seconde et demie d'avance sur le trio Pérez - Ricciardo – Vettel. Hülkenberg est à quatre secondes de ce groupe. En délicatesse avec ses freins, Pérez n'est pas en mesure de menacer le leader.

 

56e : Massa se plaint à son équipe de Bottas qui ne le laisse pas passer alors que le Brésilien a pourtant les pneus les plus frais. Button rattrape le groupe Hülkenberg.

 

57e : Bottas attaque Hülkenberg à l'épingle, mais se rate et va tout droit, permettant à Massa de le doubler. Puis Massa déborde Hülkenberg avant le virage n°14.

 

58e : Désormais cinquième et bénéficiant d'une piste claire, Massa se lance à la poursuite des quatre hommes de tête. Il réalise le meilleur chrono de la course : 1'18''504'''.

 

60e : Rosberg tient toujours bon au commandement malgré un moteur affaibli. Après avoir durement cravaché, Massa a maintenant les Red Bull en vue. Alonso puis Button doublent Bottas.

 

61e : Week-end décidément calamiteux pour Lotus puisque Grosjean renonce après que son aileron arrière se soit cassé tout seul... Il n'occupait que le treizième rang.

 

62e : Rosberg, Pérez, Ricciardo, Vettel et Massa se tiennent en quatre secondes. Derrière eux, Hülkenberg, Alonso et Button sont en bagarre.

 

64e : Vettel commet une attaque maladroite sur Ricciardo à l'épingle et se met à l'extérieur de la trajectoire, ce dont profite Massa pour le déborder dans la ligne droite suivante. Mais Vettel serre le Brésilien sur le côté droit, l'empêche ainsi de passer devant et aborde la chicane toujours quatrième.

 

65e : Malgré ses soucis, Rosberg a la victoire en vue grâce au « bouchon » Pérez. Celui-ci retient en effet les Red Bull et Massa, bien plus rapides que lui.

 

66e : Ricciardo passe enfin à l'attaque et déborde Pérez sans coup férir avant le premier freinage. Le jeune Australien peut se lancer à la poursuite de Rosberg.

 

67e : Une seconde sépare Rosberg et Ricciardo. Pérez est sous la menace de Vettel et de Massa. Le trio Hülkenberg – Alonso – Button remonte sur ce groupe. Gutiérrez regagne le garage Sauber à cause d'un souci avec son groupe propulseur Ferrari.

 

68e : Ricciardo se rapproche inexorablement de Rosberg. Dans la ligne droite menant vers les stands, il déclenche son DRS et déborde sans aucune difficulté la Mercedes. Voici Ricciardo en route vers sa première victoire. Rosberg n'a absolument pas cherché à résister, ayant pour seul objectif de finir l'épreuve.

 

69e : Si Ricciardo et Rosberg sont hors de portée, Pérez est aux abois. Vettel le dépasse dans la ligne droite longeant le Saint-Laurent et Massa se retrouve sur ses talons. Plus loin, Button réalise une fin de course fantastique et dépasse coup sur coup Alonso puis Hülkenberg.

 

70ème et dernier tour : Sitôt franchie la ligne de chronométrage, Massa se place à l'intérieur pour doubler Pérez. Ce dernier se déporte alors légèrement vers la Williams et les deux voitures entrent en contact. Pérez part en tête-à-queue et atterrit violemment les protections tandis que Massa, roue avant droit détruite, part tout droit, manque de peu de harponner Vettel qui aborde le premier virage, et s'écrase dans le mur de pneus. Les deux coureurs sont heureusement indemnes, mais la voiture de sécurité entre en piste pour les derniers kilomètres.

 

C'est donc sous les drapeaux jaunes que Daniel Ricciardo remporte à 24 ans sa première victoire en Formule 1, la première de Red Bull-Renault en 2014. Rosberg peut être heureux de finir deuxième avec un groupe propulseur défaillant. Vettel termine troisième, ce qui est son second podium de l'année. Revenu de « nulle part », Button hérite de la quatrième place et précède Hülkenberg et Alonso. Bottas est septième. Huitième, Vergne inscrit des points pour la première fois depuis Melbourne. Magnussen et Räikkönen inscrivent les derniers points. Classé treizième à un tour du vainqueur, Sutil est le seul autre pilote à voir le drapeau à damiers.

 

La moitié du plateau a renoncé, ce qui n'était pas arrivé depuis le Grand Prix de Monaco 2010.

 

Après la course

La victoire de Ricciardo rassure toute l'équipe Red Bull car elle prouve qu'il est bien possible de vaincre les Mercedes... si celles-ci rencontrent des problèmes techniques. Elle est aussi un soulagement pour Renault dont le V6 turbo a été tant critiqué depuis le début de l'année, y compris par des dirigeants de Red Bull comme Helmut Marko.

Le jeune pilote australien est en tout cas chaudement félicité par Sebastian Vettel, une attitude très fair-play qui contraste évidemment avec l'image donnée par les deux pilotes Mercedes à Monte-Carlo. Et pourtant Vettel aurait de quoi rager, car la victoire de ce jeune équipier peu estimé en début de saison est un terrible camouflet pour le quadruple champion du monde, de plus en plus relégué de facto au rang de pilote n°2.

 

Jean Alesi, vainqueur à Montréal en 1995, interviewe les trois coureurs présents sur le podium. Daniel Ricciardo est très applaudi : le public apprécie ce jeune homme toujours souriant quelles que soient les circonstances. Quatrième Australien à remporter un Grand Prix, il dédie sa victoire à Sir Jack Brabham, mort trois semaines auparavant.

 

Rosberg réalise une belle opération avec cette deuxième place puisqu'il porte son avance sur le malchanceux Hamilton à 22 points. Ricciardo occupe désormais la troisième position du championnat avec dix points d'avance sur Alonso. Il n'y a pas de changement au classement des constructeurs, mais Red Bull-Renault semble bien partie pour obtenir la deuxième place derrière Mercedes GP.

 

La polémique Pérez - Massa

L'après-course est émaillée par la controverse opposant Felipe Massa à Sergio Pérez suite à leur accrochage. Chacun rejette la responsabilité sur l'autre. La situation s'envenime lorsque le collège des commissaires juge Pérez responsable et le pénalise de cinq places sur la grille du prochain Grand Prix en Autriche. Andy Stevenson, directeur sportif de Force India, hurle au « complot anti-Pérez ». Il se demande en effet pourquoi le « commissaire-pilote » Derek Daly a demandé à Adrián Fernández, l'ancien agent du coureur mexicain, de siéger à ses côtés au moment de la délibération. Il est en effet de notoriété publique que Fernández et Pérez sont en froid depuis leur séparation... Pour Force India, Felipe Massa est responsable de l'incident. De son côté le Brésilien accuse Pérez d'être un pilote « dangereux » et trouve que la sanction infligée est trop légère...

 

Force India et Williams quittent donc le Canada fâchées... Mais cette polémique ridicule concernant un simple incident de course n'améliore pas la crédibilité des acteurs de ce sport.

Tony