Lewis HAMILTON
 L.HAMILTON
Mercedes
Nico ROSBERG
 N.ROSBERG
Mercedes
Felipe MASSA
 F.MASSA
Williams Mercedes

915e Grand Prix

XLIII Grande Premio do Brasil
Légérement nuageux
9 novembre 2014 - Interlagos
71 tours x 4.309 km - 305.909 km
(Offset: 30 m)
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F1
Coupe

Le saviez-vous ?

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Les Mercedes en route vers leur 11e doublé de la saison.

Marussia en faillite, Caterham dans l'incertitude

Après HRT fin 2012, Marussia succombe à son tour. Deux semaines après sa mise en redressement judiciaire, l'équipe anglo-russe n'a pas trouvé de repreneur. Le vendredi 7 novembre ses administrateurs déclarent que la société cesse ses activités et que ses employés sont licenciés. Cette équipe méritante disparaît l'année même où elle avait réussi à inscrire ses deux premiers points grâce à Jules Bianchi au Grand Prix de Monaco. Bianchi est de son côté toujours plongé dans le coma à l'hôpital de Yokkaichi.

 

Du côté de Caterham la situation n'est pas plus reluisante. Le jour même de la faillite de Marussia, cette écurie lance un appel au don auprès des fans, ce qui ressemble à un acte désespéré. Elle a besoin de recueillir trois millions d'euros pour pouvoir disputer le Grand Prix d'Abou Dhabi. Caterham est à ce point assoiffée d'argent que l'on apprend qu'elle avait conclu un accord pour engager Rubens Barrichello à partir du GP des États-Unis, moyennant finance bien entendu ! L'ancien pilote brésilien, âgé de 42 ans, s'accroche en effet toujours à son rêve un peu ridicule de revenir en Formule 1.

 

Négociations entre Ecclestone et les frondeurs

La crise financière qui frappe une bonne moitié du plateau conduit les directeurs d'équipes à se réunir autour de Bernie Ecclestone le samedi 8 novembre. Le président de la FOM admet la nécessité d'une meilleure répartition des droits télés entre les écuries. Il souhaite établir une sorte de bénéfice de base en faveur des teams les moins bien lotis, ce qui suggère un effort de la part des plus riches. Mais Ecclestone argue qu'il ne peut rien faire sans le feu vert de CVC, le principal actionnaire de la FOM. Une des idées émises serait de partager entre Lotus, Sauber et Force India les 40 millions d'euros qu'aurait dus recevoir Marussia au titre de sa participation au championnat du monde 2014. Toutefois Ecclestone continue de tenir son double discours habituel, puisque le dimanche il déclare à propos des petites équipes : « Qu'elles dépensent moins ! C'est la solution. Nous donnons plus de 900 millions de dollars aux équipes, cela suffit. Pour réussir à survivre, qu'elles gèrent leur activité comme un business et non comme un passe-temps. »

 

Un autre thème abordé au cours de cette réunion est celui du gel des moteurs turbos. Pour le moment les motoristes ne peuvent modifier plus de 48 % de leurs groupes propulseurs avant le mois de juillet, situation qui évidemment a arrangé cette année Mercedes et irrité Ferrari et Renault. Ces derniers proposent de porter la limite du développement autorisé à 67 %, ce que Mercedes rejette avant de suggérer un compromis entre 48 et 67 %, à son tour repoussé par Renault et Ferrari. Aucun accord n'est donc trouvé.

 

Présentation de l'épreuve

Lewis Hamilton aborde cette avant-dernière manche avec vingt-quatre points d'avance sur Nico Rosberg. Selon un barème classique, il lui suffirait d'inscrire un point de plus que son adversaire pour s'assurer du titre à Interlagos. Mais voilà, les points seront doublés pour la dernière course à Abou Dhabi. C'est donc là-bas que se fera la décision, quel que soit le vainqueur du GP du Brésil. Mais il est évident que Nico Rosberg doit impérativement se ressaisir car il n'a plus gagné depuis le mois de juillet et a subi aussi bien à Austin qu'à Sotchi ou à Suzuka des défaites assez cuisantes face à Hamilton.

 

L'asphalte du circuit d'Interlagos a été refaite depuis 2013. La nouvelle surface est désormais bien lisse et la plupart des bosses ont été supprimées.

 

Le plateau de la saison 2015 se met peu à peu en place. Vijay Mallya a confirmé que Force India gardera Sergio Pérez et Nico Hülkenberg. De son côté Monisha Kaltenborn a annoncé que le Brésilien Felipe Nasr serait le coéquipier de Marcus Ericsson chez Sauber-Ferrari. Âgé de 22 ans, Nasr conduit en GP2 pour le compte de Carlin Motorsport et est le pilote de réserve de Williams. Il apporte vraisemblablement une valise de billets plus conséquente que Giedo van der Garde qui semblait bien parti pour obtenir ce volant. Adrian Sutil et Esteban Gutiérrez se retrouvent donc chassés de la Formule 1, faute de mécènes suffisamment généreux.

 

Essais et qualifications

Après avoir réalisé le meilleur temps des trois séances d'essais libres, Rosberg réalise sa dixième pole position de la saison et montre ainsi une nouvelle fois qu'il peut être plus rapide que Hamilton sur un tour. Reste à démontrer aussi sa supériorité en course. L'Anglais part à ses côtés en première ligne. Devant son public Massa est très en forme et se classe troisième, à seulement deux dixièmes de Rosberg. Bottas complète la deuxième ligne. Les Williams sont dans l'ensemble très proches des Mercedes. Les autres concurrents sont plus distancés. Button se classe cinquième devant Vettel et Magnussen. Après avoir cassé un moteur le vendredi, un Alonso très bougon se contente du huitième rang. Ricciardo n'est que neuvième et s'élancera aux côtés de Räikkönen. Sauber souhaite toujours inscrire ses premiers points de l'année et a bon espoir grâce à la onzième place de Gutiérrez. Suivent Hülkenberg et Sutil.

 

Les Lotus et les Toro Rosso se partagent cette fois-ci le fond de la grille. Kvyat est relégué au 17ème rang à cause du reliquat de sa pénalité subie à Austin, tandis que Pérez partira dernier puisqu'il est sanctionné pour sa collision avec Sutil lors du précédent Grand Prix.

 

Le Grand Prix

A cause d'un changement de turbo peu avant le départ, Sutil s'élance depuis les stands. La plupart des coureurs partent en pneus tendres, excepté Hülkenberg, Grosjean, Kvyat et Sutil.

 

Départ : Excellent envol de Rosberg qui conserve le commandement devant Hamilton et Massa. Bottas a pris un envol moyen mais garde la quatrième place devant Button.

 

1er tour : Vettel monte sur le vibreur extérieur à Subida do Lago et perd deux places au profit de Magnussen et d'Alonso. Rosberg mène devant Hamilton, Massa, Bottas, Button, Magnussen, Alonso, Vettel, Ricciardo et Gutiérrez.

 

2e : Les Mercedes s'échappent comme d'habitude.

 

3e : Rosberg a une seconde et trois dixièmes d'avance sur Hamilton.

 

4e : Les pneus tendres arrière sont déjà usés sur la plupart des monoplaces. Il est évident que les gommes tendres ne feront pas long feu. Maldonado est déjà aux stands pour les remplacer par des médiums.

 

5e : En fin de tour Massa s'arrête chez Williams pour chausser des pneus médiums. Pérez fait de même.

 

6e : Bottas, Button et Vettel troquent leurs pneus tendres pour des médiums.

 

7e : En fin de parcours Rosberg s'arrête chez Mercedes pour chausser des pneus médiums (3s.). Il laisse ainsi le commandement à Hamilton. Magnussen, Alonso et Ricciardo changent aussi de pneus.

 

8e : Massa reçoit une pénalité de cinq secondes pour avoir roulé trop vite dans la voie des stands. Hamilton change ses pneus (2.8s.) et reprend la piste juste derrière Rosberg. Gutiérrez et Räikkönen changent aussi de pneus.

 

9e : Hülkenberg est le nouveau leader devant Kvyat, Vergne et Grosjean, tous partis en pneus médiums excepté Vergne. Les Mercedes les rattrapent facilement.

 

10e : Rosberg déborde Grosjean sur la ligne de chronométrage. Puis Hamilton double le Français au premier freinage. Massa et Bottas se débarrassent de Sutil qui ne s'est pas arrêté. En fin de tour Vergne change de pneus.

 

11e : Les Mercedes rattrapent Hülkenberg et Kvyat. Rosberg double le Russe en toute fin de tour.

 

12e : Hamilton est pénalisé par une surchauffe de ses pneus arrière. Button double Sutil à l'Esse de Senna.

 

13e : Hamilton dépasse Kvyat devant les stands. Massa prend la cinquième place à Grosjean. Pendant ce temps-là Alonso bouchonne Vettel et Ricciardo. Ces trois pilotes se battent pour la onzième place.

 

14e : Rosberg double Hülkenberg au premier virage et récupère ainsi le commandement. Bottas double Grosjean et Magnussen passe Sutil.

 

15e : Button dépasse Grosjean.

 

16e : Hamilton passe Hülkenberg à l'entrée de l'Esse de Senna. Massa est maintenant sur les talons de Kvyat.

 

17e : Massa double Kvyat et Alonso passe Sutil. En fin de tour Hülkenberg s'arrête chez Force India pour changer son train de pneus. Il remet des Pirelli médiums.

 

18e : Rosberg mène devant Hamilton (2.3s.), Massa (6.4s.), Bottas (8.6s.) et Button (9.5s.). Kvyat s'engouffre dans la voie des stands pour changer ses pneus, imité par Sutil.

 

20e : Presque toutes les voitures sont frappées par un phénomène de « bullage » des pneus avant, ce qui est surprenant car d'habitude ce sont les pneus arrière qui sont touchés. Mais les temps au tour ne faiblissent pas pour autant.

 

21e : Deux secondes séparent Rosberg et Hamilton.

 

23e : Magnussen prend la sixième place à Grosjean, seul pilote à ne pas avoir changé de pneumatiques.

 

24e : Hamilton est revenu à une seconde de Rosberg. Alonso dépasse Grosjean dans la ligne droite suivant la Curva del Sol. Vettel double ensuite le Français à la sortie de Subida do Lago.

 

25e : Vettel et Grosjean entrent aux stands pour changer de pneus.

 

26e : Massa s'arrête à son stand pour effectuer sa pénalité de cinq secondes et changer de pneus. Pérez stoppe chez Force India. En fin de tour Rosberg entre dans les stands.

 

27e : Rosberg chausse un nouveau train de pneus médiums et repart deuxième. Pendant ce temps-là Hamilton attaque et réalise le meilleur chrono depuis le début de la course. Magnussen et Bottas changent aussi de gommes. Le Finlandais perd du temps car ses mécaniciens doivent resserrer son harnais.

 

28e : A l'abord de Subida do Lago, Hamilton bloque ses roues arrière et part en tête-à-queue dans le dégagement en asphalte. Il redémarre aussitôt mais a perdu de précieuses secondes. Il entre ensuite aux stands. Changements de pneus pour Ricciardo et Button.

 

29e : Hamilton chausse son deuxième jeu de pneus médiums. Il ressort sept secondes derrière Rosberg. Sans son erreur, il serait certainement reparti devant celui-ci. Alonso change de pneus. Pérez reçoit une pénalité de cinq secondes pour vitesse excessive dans les stands.

 

30e : Rosberg mène devant Hamilton (6.9s.), Räikkönen (10.3s.), Hülkenberg (16.3s.), Massa (19.8s.), Kvyat (22.1s.), Button (22.5s.), Vettel (25.5s.), Magnussen (26.4s.), Alonso (28.4s.), Ricciardo (29.9s.) et Bottas (31.8s.).

 

31e : Button prend la sixième place à Kvyat.

 

32e : Hamilton est revenu à moins de six secondes de Rosberg.

 

34e : L'écart entre les pilotes Mercedes est de cinq secondes et demie.

 

36e : Deuxième et dernier changement de pneus pour Räikkönen. Il perd du temps à cause d'un problème de cric. Il reprend la route en douzième position. En fin de boucle, Hülkenberg entre aux stands.

 

37e : Vettel menace Kvyat. Malgré un dangereux changement de trajectoire du Russe en pleine ligne droite, Vettel parvient à s'impose à l'Esse de Senna.

 

38e : Quatre secondes et demie séparent Rosberg et Hamilton.

 

39e : Kvyat s'arrête chez Toro Rosso pour son deuxième changement de pneus. Il chute au dernier rang. Ricciardo est au ralenti à cause d'un bris de suspension à l'avant gauche de sa Red Bull.

 

40e : Rosberg est premier devant Hamilton (3.6s.), Massa (18.9s.), Button (24.8s.), Vettel (29.1s.), Magnussen (31.2s.), Alonso (33.2s.), Bottas (41.9s.), Hülkenberg (42.3s.) et Räikkönen (43.8.). Ricciardo met pied à terre.

 

42e : Hamilton est à trois secondes de son équipier. Hülkenberg dépasse Bottas au premier freinage non sans le pousser hors trajectoire. Räikkönen se retrouve dans le sillage de son compatriote et le double à Subida do Lago. Bottas regagne son stand en fin de tour pour changer une troisième fois de pneus. Arrêt également pour Grosjean.

 

44e : Magnussen et Alonso bataillent pour la sixième place.

 

45e : Alonso attaque Magnussen par l'extérieur à l'Esse de Senna, sans succès. Il le menace encore à Subida do Lago. Le Danois loupe alors son freinage et l'Espagnol en profite pour passer.

 

47e : L'écart se réduit encore entre Rosberg et Hamilton : il tombe à deux secondes et sept dixièmes.

 

48 : Dernier changement de gommes pour Magnussen qui ressort des stands en onzième position.

 

49e : Changement de pneus pour Vettel, ainsi que pour Gutiérrez qui était revenu en dixième position.

 

50e : Rosberg entre au stand Mercedes pour un dernier changement de pneus (2.7s.). Hamilton retrouve le commandement provisoire.

 

51e : Massa et Button effectuent leurs derniers arrêts. Massa commet une bourde puisqu'il se dirige tout d'abord vers le stand McLaren... avant de se raviser et de foncer chez Williams ! Il ne perd toutefois pas de temps dans cette mésaventure qui fait rire Claire Williams.

 

52e : Hamilton effectue son troisième changement de pneus en deux secondes et demie. Il repart environ une seconde derrière Rosberg. Alonso change aussi de pneus et cède la troisième place à Hülkenberg qui est toutefois sous la menace de Massa.

 

53e : Hamilton n'est plus qu'à une demi-seconde de Rosberg. Massa déborde Hülkenberg sur la ligne de chronométrage.

 

55e : Rosberg mène devant Hamilton (0.6s.), Massa (29.4s.), Hülkenberg (30.8s.), Räikkönen (34.5s.), Button (35.1s.), Vettel (37.5s), Alonso (44.2s.), Kvyat (45.7s.) et Magnussen (50.7s.).

 

56e : Les Mercedes reviennent sur quatre retardataires : Vergne, Maldonado, Gutiérrez et Bottas.

 

58e : Hamilton se fait pressant derrière Rosberg. Heureusement tous les retardataires s'écartent très sportivement.

 

60e : Räikkönen, Button et Vettel sont roues dans roues. Kvyat et Grosjean sont aux stands pour des changements de pneus qui leur ôtent tout espoir d'inscrire un point.

 

61e : Button déborde Räikkönen par l'extérieur dans la longue pleine charge mais le Finlandais reste devant à l'Esse de Senna. Button parvient finalement à prendre l'avantage dans la seconde ligne droite. Räikkönen tente de résister à l'intérieur quand Vettel surgit à l'extérieur. La Ferrari et la Red Bull franchissent Subida do Lago côte à côte et finalement Vettel s'impose par l'extérieur à Ferradura. Dernier changement de pneus pour Hülkenberg qui met des gommes tendres et repart en neuvième position.

 

62e : Hamilton et Rosberg réalisent leurs meilleurs tours de la course (1'13''555''' et 1'13''619''').

 

63e : Hamilton est juste derrière Rosberg mais perd du temps à chaque tour dans le second secteur. Il attaque ainsi toujours la remontée vers les stands trop loin pour prendre l'aspiration.

 

64e : Räikkönen est à la peine avec des pneus usés. Alonso l'attaque.

 

65e : Rosberg mène devant Hamilton (0.8s.), Massa (35.6s.), Button (46.8s.), Vettel (48.6s.), Räikkönen (52.4s.), Alonso (52.6s.), Magnussen (1m. 01s.), Hülkenberg (1m. 01.5s.) et Bottas (1m. 19s.).

 

66e : La bagarre fait rage entre Räikkönen et Alonso pour le compte de la sixième place. Grosjean s'arrête dans la portion sinueuse avec un moteur en panne.

 

67e : Une demi-seconde sépare toujours Rosberg et Hamilton.

 

68e : Grâce à ses pneus tendres Hülkenberg prend la huitième place à Magnussen.

 

69e : Hamilton a neuf dixièmes de secondes de retard sur son équipier. Alonso dépasse Räikkönen par l'extérieur devant les stands.

 

71ème et dernier tour : Nico Rosberg remporte sa cinquième victoire de la saison et précède Hamilton. Devant le public brésilien Massa est un heureux troisième. Button obtient une très belle quatrième place. Il devance Vettel et les Ferrari d'Alonso et de Räikkönen. Hülkenberg retrouve les points grâce à la huitième place. Magnussen et Bottas prennent les derniers points. Sont également à l'arrivée Kvyat, Maldonado, Vergne, Gutiérrez, Pérez et Sutil.

 

Après la course

C'est le onzième doublé de la saison pour Mercedes qui bat ainsi le record établi par McLaren-Honda en 1988. Cette quinzième victoire en 2014 permet à la marque à l'étoile d'égaler les performances réalisées par McLaren, toujours en 1988, et par Ferrari en 2002 et 2004.

 

L'ambiance est toujours aussi fraîche entre Nico Rosberg et Lewis Hamilton qui n'échangent que quelques mots. Les deux hommes pensent déjà au combat final qui aura lieu à Abou Dhabi. La vraie vedette est bien entendu Felipe Massa, acclamé par les Brésiliens et même par son propre fils Felipinho, présent au pied du podium dans les bras de sa mère Raffaela. Nelson Piquet vient ensuite interviewer les pilotes. Le Carioca a suivi la course dans le stand Mercedes aux côtés de son vieil ami Niki Lauda.

 

Grâce à ce succès Rosberg met un terme à la série de cinq succès consécutifs de Hamilton et conserve une bonne chance de remporter le titre à Abou Dhabi. En effet, en cas de victoire de sa part, Hamilton devrait impérativement terminer second pour être sacré. Mais il ne s'agit pas d'inverser les rôles : si l'on se fonde sur la dynamique de cette deuxième partie de saison, Hamilton part nettement favori pour décrocher victoire et couronne dans le Golfe.

 

Décès de François Guiter

Au cours de ce week-end on apprend le décès à l'âge de 86 ans de François Guiter, personnage emblématique des années 60 et 70. Cet ancien nageur de combat a dirigé le département compétition d'Elf entre 1967 et 1989. Il fut rien moins que l'homme du renouveau du sport automobile français. Son influence dans l'histoire de la compétition est immense. Avec le Volant puis la filière Elf, il a révolutionné la formation et la promotion des jeunes pilotes. Il a ainsi permis notamment l'éclosion de grands champions comme François Cevert, Patrick Depailler, René Arnoux, Didier Pironi ou bien sûr Alain Prost. Il a aussi conclu un partenariat de près de dix ans avec Ken Tyrrell dont il soutint les débuts en Formule 1. Enfin Guiter est l'homme qui a poussé Renault à revenir à la compétition automobile dans les années 1970, via Le Mans puis la F1. Ceci n'est qu'un échantillon de ses multiples réalisations.

 

Cependant Guiter agissait à une autre époque, où l'État français et les grands groupes industriels comme Elf soutenaient la compétition automobile A l'heure où les gouvernants français sont hostiles à ce sport, et où le retour d'un Grand Prix de France au calendrier du championnat du monde n'est plus qu'une chimère, cette disparition n'apparait que plus douloureuse aux passionnés français.

Tony