Kevin MAGNUSSEN
 K.MAGNUSSEN
McLaren Mercedes
Nico ROSBERG
 N.ROSBERG
Mercedes
Jenson BUTTON
 J.BUTTON
McLaren Mercedes

898e Grand Prix

LXXIX Australian Grand Prix
Couvert
16 mars 2014 - Melbourne
57 tours x 5.303 km - 302.271 km
Course prévue pour 58 tours, réduite à 57 suite à l'annulation de la procédure de départ.
Affiche
F1
Coupe

Le saviez-vous ?

Pilote
Constructeur
Moteur
Premier Grand Prix et premier podium pour Kevin Magnussen.

Présentation de la saison

La saison 2014 de Formule 1 marque son entrée dans une nouvelle ère. Vingt-cinq ans après leur interdiction, les moteurs turbocompressés font leur retour dans la discipline. Il s'agit de blocs V6 de 1 600 cm3 dont le régime est limité à 15000 tours/minute. Leurs bruit, faible et monocorde, est l'objet de beaucoup de critiques. Ces « groupes propulseurs » possèdent deux systèmes de récupération d'énergie, l'un au freinage (cinétique) et l'autre à l'échappement (thermique). Ceux-ci stockent dans des batteries une énergie électrique délivrant environ 160 chevaux supplémentaires, et ce pendant trente secondes par tour. Le changement de motorisation influe très grandement sur la conception des nouvelles Formules 1, si bien que beaucoup estiment que les cartes vont être complétement rebattues. Ainsi les batteries et récupérateurs d'énergie prenant beaucoup de place, de nouvelles coques et de nouveaux pontons sont construits tandis que les radiateurs changent de place. A l'avant les nez sont encore une fois abaissés et l'aileron est plus étroit, d'où une recherche d'appuis plus conséquente sur le train arrière.

 

D'autres innovations sont introduites, notamment une boîte de vitesses à huit rapports. Dans le souci de mettre en avant le rendement énergétique, les voitures ne peuvent plus consommer que cent kilos d'essence par heure et leur débit est fixé à l'avance et sévèrement contrôlé: ainsi la consommation doit rester stable durant toute la course. Le poids des voitures passe de 642 à 691 kg à cause du nouveau bloc propulseur et des nouveaux pneus en kevlar. En ce qui concerne les gommes, Pirelli souhaite éviter les imbroglios qui ont secoué la saison 2013. D'où un choix de gommes apparemment très conservateur dont se plaignent les écuries.

 

Sur le plan sportif, inspirée par Bernie Ecclestone, la FIA a décidé de doubler le nombre de points attribués lors de la dernière épreuve à Abou Dhabi. Cette mesure vise à maintenir le suspense jusqu'au bout dans la quête au titre mondial. Elle est très critiquée par les fans. La Fédération a aussi introduit un permis de 12 points attribué à chaque pilote. Lorsque le coureur perd ses douze points, il est exclu comme un vulgaire automobiliste. Enfin chaque pilote possède désormais son propre numéro qu'il gardera durant toute la durée de sa carrière.

 

Au niveau politique, Jean Todt a été réélu sans opposition à la tête de la FIA en décembre 2013. Bernie Ecclestone a modifié la « constitution » politique de la Formule 1 en fusionnant les anciennes commissions techniques et sportives pour fonder le Groupe stratégique composé de représentants de la FIA, du Formula One Group et de six équipes, à savoir Ferrari, McLaren, Red Bull, Mercedes, Lotus et Williams. Ayant signé des accords commerciaux directs avec chaque écurie, Ecclestone considère même que les Accords Concorde sont désormais obsolètes. Mais l'avenir du « Grand Argentier », âgé de 83 ans, est pour l'heure assez sombre. En avril il sera en effet jugé en Allemagne pour corruption dans le cadre de l'affaire CVC-Gribkowsky. S'il était déclaré coupable, CVC le licencierait certainement, ce qui mettrait fin à son long règne à la tête de la Formule 1.

Enfin, c'est dans l'indifférence la plus complète que s'est dissoute la FOTA, l'association des constructeurs, devenue sans objet depuis les départs de Ferrari et de Red Bull.

 

Trois séances d'essais ont eu lieu en janvier et en février: une à Jerez de la Frontera et deux à Bahreïn. Elles ont révélé l'extrême fragilité des nouvelles voitures, ce qui laisse à penser que peu d'entre elles verront l'arrivée à Melbourne. Les voitures propulsées par le V6 Mercedes, à commencer par celle de l'écurie officielle, sont nettement plus performantes que leurs rivales. Red Bull-Renault, quadruple championne du monde en titre, a été frappée par de très graves soucis techniques qui semblent obérer d'ores et déjà ses chances de titre.

 

Situation des écuries

Red Bull-Renault aborde donc la saison avec pessimisme tant le groupe propulseur Renault s'est révélé peu fiable lors des essais d'avant-saison. Sebastian Vettel, qui a remporté les neufs dernières courses de la saison 2013, espère tout de même remporter une cinquième couronne consécutive. Son nouvel équipier Daniel Ricciardo, pur produit de la filière Red Bull, devra faire oublier son prédécesseur et compatriote Mark Webber.

 

Lotus-Renault n'est guère plus optimiste. En proie à des soucis financiers, l'écurie anglaise n'a finalement pas signé de contrat avec le fameux groupe financier Quantum. Elle a heureusement obtenu le soutien de la compagnie pétrolière vénézuélienne PDVSA en recrutant Pastor Maldonado aux côtés de Romain Grosjean. La direction de l'équipe a été décapitée par les départs d'Éric Boullier, Patrick Louis et James Allison. Gérard Lopez, patron du groupe Genii Capital propriétaire de l'écurie, assure désormais lui-même la direction sportive. Mais le plus inquiétant est que la nouvelle E22 n'est absolument pas fiable.

 

Les essais d'avant-saison n'ont pas été mauvais chez Ferrari. La F14T conçue par le trio James Allison – Pat Fry – Nicholas Tombazis est une voiture ambitieuse, au profil très curieux. Mais le V6 Ferrari ne semble pas aussi performant que le Mercedes. Surtout, l'équipe de Stefano Domenicali attend fébrilement de voir ce que donnera la cohabitation entre les deux champions du monde Fernando Alonso et Kimi Räikkönen. Pour l'heure, les deux hommes semblent bien s'entendre...

 

Mercedes aborde la saison avec le statut de favorite. Les F1 W05 de Lewis Hamilton et Nico Rosberg ont dominé les essais de Jerez et de Bahreïn. Le moteur turbo allemand semble plus performant et plus fiable que les V6 Ferrari et Renault. Déjà les journalistes se demandent qui de Hamilton ou de Rosberg sera champion du monde... Mercedes Grand Prix a enregistré le départ de Ross Brawn qui a annoncé sa retraite. L'équipe est maintenant dirigée par une troïka composée de Toto Wolff, Niki Lauda et Paddy Lowe.

 

De grands chambardements ont eu lieu chez McLaren. A 66 ans, Ron Dennis a repris le contrôle de l'écurie et renvoyé Martin Whitmarsh qui paie une saison 2013 catastrophique. Il est remplacé par le Français Éric Boullier, transfuge de chez Lotus. Côté pilotes, Jenson Button entame sa quinzième saison de Formule 1. A ses côtés se trouve le jeune et prometteur Danois Kevin Magnussen, fils de Jan, dont Dennis espère faire un « nouvel Hamilton ». McLaren, dont c'est la dernière saison de coopération avec Mercedes avant l'arrivée de Honda, a aussi enregistré la perte de son sponsor-titre Vodafone. Les nouvelles MP4/29 apparaissent donc dans une livrée épurée en ce début de saison. Leurs prestations en essais semblent néanmoins présager un niveau satisfaisant.

 

Force India aborde 2014 avec de grandes ambitions grâce à son appartenance au « camp Mercedes » a priori favorisé. Son duo de pilotes semble très solide. Après une saison chez Sauber, Nico Hülkenberg revient dans l'équipe indo-britannique, faute d'avoir trouvé un volant dans une grande équipe. Il est associé à Sergio Pérez qui espère relancer sa carrière après avoir été remercié par McLaren.

 

Peu d'ambitions en revanche pour Sauber-Ferrari. L'équipe suisse a surmonté une grave crise financière en 2013 et peut donc s'estimer heureuse d'être encore présente. L'expérimenté, mais selon beaucoup limité, Adrian Sutil est le nouveau leader du team. Il est associé à Esteban Gutiérrez qui, malgré une saison 2013 décevante, est reconduit grâce aux subsides du milliardaire Carlos Slim.

 

Toro Rosso a rejoint le clan Renault en 2014. Mal lui en a pris, au vu des résultats des essais d'avant-saison. La petite Scuderia aborde ce championnat dans le brouillard. Éconduit par Red Bull Racing, le Français Jean-Éric Vergne se voit donner une dernière chance de briller. Il est associé à un jeune Russe d'à peine 20 ans, Daniil Kvyat, récent champion de GP3.

 

Williams a connu une saison 2013 catastrophique, mais tous les espoirs sont permis pour la nouvelle saison. Si l'équipe a perdu avec Maldonado le soutien de PDVSA, elle a signé un contrat avec les vermouths Martini qui font leur retour en Formule 1 près de quatre décennies après son précédent passage. Elle a conservé le prometteur Valtteri Bottas et recruté Felipe Massa qui, à 33 ans, cherche un nouveau souffle après huit années éprouvantes passées au sein de la Scuderia Ferrari. Surtout, Williams est désormais motorisée par Mercedes, ce qui semble être une excellente pioche en ce début d'année. De plus la FW36 a été très fiable lors des tests d'avant-saison, ce qui fait d'elle une des favorites de la saison.

 

Marussia est maintenant propulsée par un moteur Ferrari et espère enfin obtenir ses premiers points. Les jeunes Jules Bianchi et Max Chilton ont été conservés. L'avenir est moins rose pour Caterham, handicapée par le V6 Renault et menacée de disparition par son fondateur Tony Fernandes en cas de mauvais résultats. Le flamboyant Kamui Kobayashi fait son retour au volant, associé à l'inexpérimenté, mais très riche Suédois Marcus Ericsson.

 

Grave accident de Michael Schumacher

Enfin l'intersaison a été surtout marquée par le très grave accident de ski dont a été victime Michael Schumacher le 29 décembre à la station de Méribel. Hospitalisé à Grenoble, l'ancien champion a souffert d'un grave traumatisme crânien puis d'une hémorragie cérébrale. Plongé dans le coma, il est en phase en réveil au moment où commence la nouvelle saison.

 

Très inquiets, le monde de la Formule 1 et ses innombrables supporteurs se demandent dans quel état sera Schumacher quand il parviendra à se réveiller.

 

Essais et qualifications

Alonso signe le meilleur temps de la première séance d'essais, mais les deux sessions suivantes sont dominées par les Mercedes de Hamilton et de Rosberg. Les voitures propulsées par le bloc allemand semblent bien au-dessus du lot. Néanmoins on constate que les Red Bull et les Toro Rosso sont bien plus performantes que prévues. Les Lotus-Renault rencontrent de graves soucis avec leur groupe propulseur. Les Caterham ne roulent pas le vendredi à cause d'ennuis techniques.

 

Les qualifications n'apportent guère de surprises, bien qu'elles soient perturbées par la pluie à partie de la Q2. Hamilton réalise sa 32ème pole position en carrière, la 100ème d'un moteur Mercedes. Ricciardo hisse sa Red Bull-Renault à ses côtés en première ligne, ce qui est sa meilleure qualification jusqu'à ce jour. Rosberg est troisième devant un étonnant Magnussen qui réalise des débuts en fanfare. Alonso se contente du cinquième rang devant Vergne, Hülkenberg et un très rapide Kvyat. Déception pour les Williams-Mercedes: Massa et Bottas sont neuvième et dixième. Le Finlandais est rétrogradé de cinq places sur la grille car il change sa boîte de vitesses. Suivent Button, Räikkönen et Vettel, handicapé par des problèmes de moteur qui ne semble pas affecter son coéquipier.

 

Les Sauber, Caterham et Marussia viennent ensuite, de même que la Force India de Pérez. Enfin les Lotus-Renault de Grosjean et Maldonado sont reléguées en fond de grille. Le Vénézuélien n'a même pas pu rouler en Q1. A noter que Gutiérrez part vingtième après avoir changé sa boîte.

A la suite d'une intervention illégale de ses mécaniciens sur sa Lotus dans le parc fermé, Grosjean est condamné par les commissaires à s'élancer depuis les stands.

 

Le Grand Prix

Pirelli propose deux types de pneus pour cette épreuve: tendres ou médium. Tous les pilotes s'élancent en pneus tendes, exceptés Vettel et Gutiérrez qui ont chaussé des médiums.

 

Grille de départ: Chilton reste bloqué et doit être poussé vers les stands d'où il prendra son envol.

Lorsque toutes les voitures se placent sur la grille pour le départ, le drapeau jaune est agité devant l'autre Marussia, celle de Bianchi, qui est aussi bloqué. La procédure de départ est annulée et un deuxième tour de formation est lancé. La course est réduite à 57 tours. Grosjean et Chilton vont partir depuis les stands tandis que Bianchi reste bloqué à son garage pour l'heure.

 

Départ: Envol moyen de Hamilton qui se fait rapidement déborder par Rosberg. Celui-ci se faufile entre Ricciardo et son équipier, puis prend le commandement. Mieux placé que Hamilton, Ricciardo est deuxième au premier virage. Magnussen est quatrième après avoir failli être percuté par Alonso. Plus loin, Kobayashi ne parvient pas à freiner et emboutit l'arrière de la Williams de Massa. Les deux pilotes atterrissent dans les graviers.

 

1er tour: Au virage n°3, Gutiérrez se frotte à Pérez et part en tête-à-queue. Tout le monde parvient à l'éviter et il repart. Dans la grande courbe longeant le lac, Magnussen double Hamilton dont la Mercedes ne semble pas très fringante. Hülkenberg passe Alonso. Pendant ce temps-là les commissaires de piste évacuent les voitures de Massa et de Kobayashi.

Rosberg mène devant Ricciardo, Magnussen, Hamilton, Hülkenberg, Alonso, Vergne, Räikkönen, Kvyat et Bottas. Vettel est seulement quinzième. Gutiérrez et Pérez passent par les stands pour faire vérifier leurs machines

 

2e: Rosberg prend de l'avance sur Ricciardo. Hülkenberg passe Hamilton. Le stand Mercedes ordonne par radio à Hamilton d'abandonner pour préserver le moteur, mais l'Anglais n'obtempère pas et demeure en piste.

 

3e: L'usage du DRS est désormais autorisé. Räikkönen double Vergne et Bottas passe Kvyat. Hamilton regagne finalement son garage. Seuls cinq cylindres de son V6 fonctionnent, et l'équipe préfère qu'il renonce plutôt que de casser le bloc.

 

4e: Rosberg a deux secondes d'avance sur Ricciardo et quatre secondes sur Magnussen. Vettel regagne les stands: son moteur Renault perd de la puissance, mal récurrent depuis le début du week-end. Le champion du monde abandonne.

 

5e: Bottas double Vergne dans l'enchaînement des virages 3 et 4.

 

6e: Rosberg mène aisément devant Ricciardo (4.5s.) et Magnussen (9.3s.). A plus de dix secondes se trouve Hülkenberg, attaqué par Alonso, puis viennent juste derrière les deux Finlandais Räikkönen et Bottas.

 

7e: Bianchi s'élance enfin, avec sept boucles de retard.

 

8e: Bottas double Räikkönen au virage 4. La Williams semble confirmer son potentiel en course.

 

9e: Tandis que le trio de tête paraît irrattrapable, Bottas est revenu derrière Alonso, toujours bloqué par Hülkenberg.

 

10e: Petite erreur de Bottas qui frotte le muret par l'arrière droit à l'entrée de la grande courbe. Il est victime d'une crevaison et déchape au niveau du virage 12. Il regagne alors son stand sur trois roues.

 

11e: Bottas fait changer sa roue arrière droite et repart en seizième position.

 

12e: Le pneu crevé de Bottas étant fiché en pleine piste, Charlie Whiting décide de faire entrer la voiture de sécurité. Button a anticipé la décision et est entré aux stands pour changer son train de gommes. En fin de tour, Rosberg et Ricciardo entrent aux stands, font changer leurs pneus, et repartent sans avoir perdu de place. Magnussen, Hülkenberg, Alonso etc. les imitent.

 

13e: Les pilotes se regroupent derrière la voiture de sécurité. Rosberg est premier devant Ricciardo, Magnussen, Hülkenberg, Alonso et... Button, toujours malin, qui a fait une excellente opération en anticipant son arrêt. Derrière lui, Vergne est repassé devant Räikkönen. Suivent Sutil, Kvyat, Maldonado et Ericsson.

 

14e: Le ciel se couvre nettement mais la pluie n'est pourtant pas annoncée. Seuls Sutil, Maldonado, Ericsson, Chilton et Bianchi n'ont pas changé leurs pneus.

 

16e: La voiture de sécurité s'efface et la course repart. Rosberg conserve le commandement et creuse aussitôt l'écart sur ses poursuivants. En fin de tour, il a déjà deux secondes de marge sur Ricciardo.

 

18e: Comme en début d'épreuve, Rosberg s'échappe en tête, suivi à distance par Ricciardo et Magnussen. Alonso est toujours sur les talons de Hülkenberg. Bottas remonte: il est onzième après avoir doublé Maldonado.

 

19e: Rosberg réalise le meilleur tour en course: 1'32''478'''. Bottas prend la dixième place à Sutil.

 

21e: Rosberg mène devant Ricciardo (5.2s.) et Magnussen (7.5s.). Suit, à plus de dix secondes, un peloton composé de Hülkenberg, Alonso, Button, Vergne et Räikkönen.

 

23e: Sept secondes séparent Rosberg de Ricciardo. Bottas rattrape Kvyat.

 

25e: Bottas double Kvyat et s'empare ainsi du neuvième rang.

 

28e: Rosberg a neuf secondes et demie d'avance sur Ricciardo. Magnussen est troisième à quatorze secondes.

 

29e: Ericsson s'arrête dans le gazon à cause d'un souci de pression d'huile.

 

30e: Rosberg est premier devant Ricciardo (10.6s.), Magnussen (18.7s.), Hülkenberg (24.6s.), Alonso (25.8s.), Button (26.6s.), Vergne (27.9s.) et Räikkönen (29.4s.), rattrapé par Bottas. Maldonado est au stand Lotus pour faire changer ses pneus.

 

31e: Reparti des stands, Maldonado s'arrête dans l'herbe après la grande courbe. Son système de récupération d'énergie cinétique est tombé en panne.

 

32e: Button s'arrête au stand McLaren pour chausser les pneus médium. Il repart en dixième position. Pérez fait aussi changer ses gommes.

 

33e: Changements de pneus pour Hülkenberg et Vergne. Ils repartent respectivement aux neuvième et dixième rangs, derrière Button.

 

35e: Rattrapé par Bottas, Räikkönen commet une erreur au virage Clark et passe par les graviers. Il perd ainsi une place. Alonso s'arrête au stand Ferrari, fait mettre les pneus médium et repart juste devant Hülkenberg, mais derrière Button. Sutil effectue son premier changement de pneus.

 

36e: Blotti derrière la Ferrari, Hülkenberg attaque Alonso par l'extérieur du virage 3, mais ne parvient pas à s'imposer. Ricciardo s'arrête chez Red Bull pour changer de pneus et ressort troisième. Bottas, Räikkönen et Kvyat font changer leurs trains de pneus.

 

37e: Bottas est reparti huitième devant Räikkönen et Kvyat. Magnussen entre aux stands en fin de tour.

 

38e: Après avoir chaussé un nouveau train de gommes, Magnussen repart troisième derrière Ricciardo. Rosberg s'arrête aux stands en fin de parcours. Il chausse les Pirelli médium et ressort largement en tête.

 

39e: Rosberg mène devant Ricciardo (16.1s.), Magnussen (17.2s.), Button (23.1s.) et Alonso (26.1s.). Hülkenberg est sixième et précède Vergne, Bottas, Räikkönen, Kvyat, Pérez et Grosjean.

 

40e: Le soleil fait timidement son apparition sur Melbourne.

 

41e: Räikkönen est menacé par Kvyat.

 

42e: Magnussen est désormais juste derrière Ricciardo. Le jeune Danois convoite la seconde place dès son premier Grand Prix.

 

43e: Bottas menace la septième position de Vergne.

 

44e: Une seconde et demie sépare Ricciardo et Magnussen. Button se rapproche des deux jeunes pilotes.

 

45e: Grosjean est arrêté sur un bas-côté. Comme sur la voiture de Maldonado, le SREC est hors d'usage. Les Lotus ont cependant parcouru plus de kilomètres qu'il était espéré.

 

46e: McLaren demande à Magnussen de protéger ses pneumatiques. Bottas est juste derrière Vergne.

 

47e: Vergne se loupe dans le dernier virage et évite de peu l'accident. Bottas en profite pour lui chiper sa position.

 

48e: Rosberg mène toujours devant Ricciardo (21.6s.), Magnussen (22.7s.), Button (26.9s.) et Alonso (32s.). Hülkenberg est relégué à plus de quarante secondes.

 

50e: Button et Alonso reviennent sur Ricciardo et Magnussen. Bottas poursuit sa superbe remontée en menaçant Hülkenberg.

 

51e: Magnussen est revenu dans les échappements de Ricciardo. Räikkönen attaque Vergne.

 

52e: Bottas prend la sixième place à Hülkenberg.

 

53e: Ricciardo et Magnussen sont roues dans roues. Räikkönen double Vergne.

 

54e: Ricciardo a haussé le rythme et possède maintenant une seconde d'avance sur Magnussen.

 

56e: Magnussen est maintenant trop loin pour menacer Ricciardo.

 

57ème et dernier tour: Nico Rosberg remporte sa quatrième victoire en Grand Prix, et offre à Mercedes son centième succès en tant que motoriste. Le constructeur allemand commence l'année en fanfare. Ricciardo termine deuxième devant son public et soulage ainsi une équipe Red Bull fort inquiète après des essais hivernaux calamiteux. A 21 ans et dès son premier Grand Prix Magnussen se classe troisième et monte sur le podium. Il précède son équipier Button, ce qui augure une bonne saison pour McLaren. Alonso se contente avec Ferrari de la cinquième place. Auteur d'une très belle course, Bottas est sixième. Il précède Hülkenberg; Räikkönen, Vergne et Kvyat. Celui-ci devient, à 19 ans 10 mois et 18 jours le plus jeune pilote à inscrire un point en F1. Pérez, Sutil, Gutiérrez et Chilton sont à l'arrivée, de même que Bianchi, non classé à huit tours.

 

Après la course

La victoire de Rosberg ouvre à celui-ci de grandes perspectives pour cette saison 2014. A 29 ans il semble enfin disposer d'une voiture capable de le conduire au titre mondial. Il possède en tout cas déjà 25 points contre zéro à son équipier et principal rival Lewis Hamilton. Kevin Magnussen est aussi l'objet de l'attention médiatique. Son premier week-end en Grand Prix a été remarquable et ce podium réalisé par un novice fait évidemment penser à ceux obtenus dans les mêmes circonstances par Jacques Villeneuve et Lewis Hamilton.

 

Mais sur le podium, la coqueluche du public est bien Daniel Ricciardo. Interviewé par l'ancien champion Alan Jones, il est ovationné par ses compatriotes. Il est le premier Australien à monter sur le podium de son Grand Prix national.

 

Malheureusement pour lui, la FIA annonce peu après que Ricciardo n'a pas respecté la nouvelle règle sur le débit limité de carburant. La direction de course a signalé ce problème durant l'épreuve à Red Bull qui n'en a pas tenu compte. Ricciardo est donc logiquement exclu du Grand Prix. Magnussen récupère la deuxième place et Button monte sur le podium, tandis que Pérez récupère le point de la dixième place. Red Bull argue que le capteur du débitmètre de Ricciardo, pièce fournie par la FIA, n'a pas fonctionné, et décide de faire appel.

 

En attendant, Nico Rosberg est le premier leader du champion du monde, tandis que McLaren est en tête du classement des constructeurs avec huit points d'avance sur Mercedes.

L'hécatombe redoutée en course n'a pas eu lieu et une vraie hiérarchie se dessine déjà. En revanche, le bruit de « tondeuse à gazon » des nouveaux V6 turbo suscite beaucoup de critiques. Devant les remontées de fans mécontents, le directeur du Grand Prix d'Australie Andrew Westacott envisage même d'attaquer la Formule 1 en justice !

Tony