René ARNOUX
 R.ARNOUX
Renault
Jacques LAFFITE
 J.LAFFITE
Ligier Matra
Nelson PIQUET
 N.PIQUET
Brabham Ford Cosworth

353e Grand Prix

XIX Grosser Preis von Osterreich
Légérement nuageux
16 août 1981 - Österreichring
53 tours x 5.942 km - 314.926 km
Affiche
F1

Le saviez-vous ?

Pilote
Constructeur
Moteur
  • 2e victoire pour Matra
  • 5e et dernier meilleur tour pour Matra
Laffite contre Arnoux, Ligier-Talbot-Matra contre Renault. Que la France était belle...

Ce Grand Prix d'Autriche promet une nouvelle belle bataille entre moteurs turbos et atmosphériques, pneus Michelin et pneus Goodyear. Toutefois cette épreuve semble menacée : les recettes sont frappées de lourdes taxes, le public déserte depuis le retrait de Niki Lauda, les Italiens ne se déplacent plus pour soutenir des Ferrari à la peine... Bernie Ecclestone n'assure pas son avenir.

 

Un imbroglio survient avant la course au sujet des pneumatiques. Alfa Romeo annonce en effet qu'elle quitte le clan Michelin pour s'allier à Goodyear. Il semble que l'équipe italienne réagisse à la trop rapide usure des pneus arrière dont se plaignent Andretti et Giacomelli. L'Américain effectue des essais à Zeltweg avec les gommes américaines et se déclarent satisfait. Pierre Dupasquier riposte très vivement et rappelle à Carlo Chiti qu'il est sous contrat avec Michelin pour toute l'année et ne peut pas dédire. Les 179 apparaissent donc en Autriche équipées de pneus français.

 

Sur le front des transferts, Mario Andretti est extrêmement déçu par sa collaboration avec Alfa Romeo. Il n'a plus inscrit de point depuis sa quatrième place à Long Beach. Autodelta est incapable de trouver une parade satisfaisante à la suppression des jupes coulissantes. Le champion américain envisage de retourner en IndyCar à la fin de la saison. Chez Brabham, Nelson Piquet fait grise mine car il réclame une augmentation de salaire à Ecclestone pour rester dans l'équipe. Le businessman ne veut pas céder pour le moment. En attendant, il a convaincu Riccardo Patrese de rejoindre Brabham en 1982. Le bouillant Italien remplacera Hector Rebaque, qui ne démérite pas mais n'a clairement pas le niveau pour détenir un volant si prestigieux.

 

Chez Renault, l'heure est à l'optimisme sur ce circuit qui devrait bien convenir aux bolides français. René Arnoux revient de vacances et narre ses exploits de pécheur de truites. Pourtant, intérieurement, « Néné » est très fébrile. Après le départ de Jean-Pierre Jabouille, il pensait devenir le patron incontesté de son équipe. Mais est arrivé ce diable d'Alain Prost qui le domine très nettement depuis le début de l'année. Arnoux est tombé de haut et vit très mal cette situation. Il n'a inscrit que cinq points cette année et a besoin d'une victoire pour remonter son moral. Son principal défaut vient de ses départs qu'il manque régulièrement.

 

Après les graves problèmes du cafouillage des moteurs rencontrés à Hockenheim, Williams a effectué des essais intensifs à Silverstone et a décelé et résolu une anomalie au niveau du système d'alimentation. La pompe n'aspirait pas toute l'essence contenue dans le réservoir. Le malaise est cependant perceptible dans l'équipe. Jones peut utiliser des nouveaux pneus avant de quinze pouces, mais pas Reutemann, toujours cantonné au rang de second pilote malgré sa position au championnat.

 

Côté technique, les pontons en fibre de carbone ont donné satisfaction à Brabham en Allemagne et présentent un profil plus haut devant les roues arrière. Matra a travaillé sur son moteur afin de permettre aux pilotes Ligier de tirer jusqu'à 13000 tours/minute. Les Renault sont équipées d'une nouvelle carrosserie affichant un profil plus étendu. Alfa Romeo avait annoncé une nouvelle carrosserie inspirée de celle de la Lotus avant d'utiliser finalement le modèle classique. Seul Andretti use de la nouvelle suspension.

Tyrrell a changé son fusil d'épaule concernant les pneumatiques : si la vieille 010 de Michele Alboreto est chaussée d'Avon, la 011 d'Eddie Cheever exploite des Goodyear. Une situation qui n'est pas du goût du responsable de l'IRTS Jean-François Mosnier qui a l'impression d'être le « fournisseur du pauvre » : « Nous sommes absolument contre le principe de ne fournir qu'une seule des deux voitures, dans notre esprit c'est tout ou rien ! »

 

Fittipaldi est absente à Zeltweg puisqu'elle ne dispose plus de moteur en état de marche ! Du fait des vacances, l'usine Cosworth tourne au ralenti et n'est pas en mesure de fournir des pièces neuves à l'équipe brésilienne en totale déliquescence.

 

Les qualifications

Sur ce circuit rapide et situé en altitude, les Renault sont sans rivale. Elles tournent une à deux secondes au tour plus rapidement que les autres concurrents. Arnoux obtient la pole position pour la troisième année consécutive, trois dixièmes de seconde devant Prost. C'est la quatrième pole de suite pour la marque au losange. Villeneuve s'est démené pour hisser sa rétive Ferrari au troisième rang. Le turbo italien donne sa pleine mesure à l'accélération, mais le châssis a un comportement calamiteux en courbe. Pironi a perdu du temps à cause d'un accident et se classe huitième. La Ligier de Laffite est ici excellente et le Français se qualifie au quatrième rang. Hélas Tambay ne dispose pas du même matériel et n'est que 17ème. Les Williams de Reutemann et Jones occupent la troisième ligne. Piquet est septième après avoir cassé un moteur tandis que Rebaque est quinzième. Les Lotus 87 peinent sur les bosses. De Angelis et Mansell sont respectivement neuvième et onzième. Ils encadrent l'Arrows de Patrese. Les McLaren produisent du sous-virage et les résultats sont très mauvais : Watson est douzième, de Cesaris dix-huitième. Le jeune Italien s'est signalé par un effrayant tête-à-queue dans la courbe Sebring. Un de plus... Les Alfa Romeo souffrent d'un manque de traction. Andretti se classe treizième et Giacomelli seizième. Bien aidé par les pneus Michelin, Jarier tire le meilleur de l'Osella et se place au 14ème rang.

Malgré deux impressionnantes sorties de piste causées par de bris mécaniques, Daly se classe dix-septième. Il précède Salazar, Borgudd, Alboreto, Surer et Stohr.

 

Cheever s'est aperçu que les pneus Goodyear de 15'' ne fonctionnaient pas sur sa Tyrrell 011. Le samedi il remonte dans sa 010 mais stoppe à cause d'une fuite d'eau. Il n'est donc pas qualifié, de même que les deux Toleman et l'Osella de Gabbiani.

 

Le Grand Prix

En 1980 Jean-Pierre Jabouille a triomphé ici avec Renault grâce à sa bonne gestion des pneumatiques. Désormais directeur technique de Ligier, il a observé que, les suspensions étant plus rigides que l'année précédente, les gommes ne s'usent pas avec une équivalence absolue, surtout sur ce tracé bosselé. Il propose donc à Jacques Laffite de monter des pneus Michelin TRX à l'arrière et des tendres à l'avant. Le pari est osé mais si les pneus tendres tiennent le coup, Laffite pourrait disposer d'un bel avantage.

Pourtant le warm-up n'est pas favorable aux pneus Michelin: les quatre premières places sont équipées par des machines munies de Goodyear !

 

Tour de formation: Surer ne peut pas prendre le départ à cause d'une panne de distributeur sur sa Theodore.

 

Départ: Villeneuve prend un excellent envol et se faufile entre Prost et Arnoux. Villeneuve et Prost parcourent les premiers mètres côte à côte jusqu'à ce que le Québécois s'impose à l'intérieur. Suivent Laffite, Pironi et Reutemann.

 

1er tour: Pironi prend la quatrième place à Laffite dans Flatschach. A la fin de ce tour Villeneuve mène devant Prost, Arnoux, Pironi, Laffite, Reutemann, Piquet, Jones, Andretti et Rebaque. Daly s'arrête au stand March pour nettoyer une bougie encrassée au démarrage.

 

2e: Prost déborde Villeneuve au premier virage. Le Canadien tente de résister et dérape, ce qui l'oblige à prendre l'échappatoire et à revenir en piste sixième. Il était imité en cela par Reutemann, qui a dû faire la même manœuvre pour éviter l'accrochage avec Piquet.

 

3e : Prost et Arnoux caracolent en tête tandis que Pironi résiste farouchement à Laffite. Quatre Français sont en tête ! Patrese prend la neuvième place à Andretti. Nouvel arrêt pour Daly à cause d'une commande de boîte de défaillante.

 

4e: Dans la ligne droite de départ Laffite menace Pironi, sans succès, et se retrouve lui-même à portée de tir de Piquet. Villeneuve dérape de nouveau à la chicane, mord dans l'herbe et se fait doubler par les deux Williams.

 

5e : Pironi, Laffite, Piquet, Jones et Reutemann sont en bagarre. Surer démarre finalement après une réparation... et s'arrête à la sortie des stands, rotor cassé !

 

6e: Les Renault ont déjà douze secondes d'avance sur le groupe Pironi. Piquet parvient à passer Laffite au bout de la première montée. Plus loin Patrese double un Villeneuve en difficulté.

 

7e : Prost mène devant Arnoux (1.5s.), Pironi (13s.), Piquet (13.2s.), Laffite (13.4s.), Jones (13.8s.) et Reutemann (14.1s.). Troisième arrêt de Daly, cette fois-ci pour changer de pneus. Andretti fait changer ses roues, de même que Rebaque qui perd beaucoup de temps.

 

8e : Piquet échoue à passer Pironi à Bosch Kurve et Laffite en profite pour repasser la Brabham dans l'enchaînement de Texaco. Patrese rattrape ce groupe. Giacomelli tire tout droit à la chicane.

 

9e: A l'entrée de Texaco Laffite se jette à l'intérieur et déborde Pironi. Il est imité par Piquet, puis par Jones dans la ligne droite de départ. Le « bouchon » a enfin sauté. Mansell double Villeneuve dont les freins sont à l'agonie.

 

10e: Laffite sème Piquet qui a arraché une de ses jupes sur une bosse. Sa Brabham survire. Reutemann déborde Pironi, désormais menacé par Patrese.

 

11e : Prost est en tête devant Arnoux (1.2s.), Laffite (18.9s.), Piquet (20.1s.), Jones (21.2s.), Reutemann (21.8s.), Pironi (23s.) et Patrese (23.6s.). Suivent Mansell, Villeneuve, Watson et Tambay.

 

12e: Villeneuve n'a plus de freins. Il perd le contrôle de sa Ferrari et tape le rail par l'avant dans la courbe Bosch. Il échoue dans l'herbe.

 

13e: Pironi commet une petite faute à la chicane. A force de buter sur ce dernier, Patrese se fait rattraper et dépasser par Mansell.

 

15e: La parade des Renault continue en tête de l'épreuve. Laffite et Piquet sont relégués à seize secondes. Suivent les deux Williams. Beaucoup plus loin Pironi contient un groupe composé de Mansell, Patrese et Watson.

 

16e: Watson passe Patrese. Pironi contre une attaque de Mansell dans la courbe Bosch. Tambay se retrouve soudainement en « position haute » suite à une défaillance de son compensateur. Il regagne son stand pour faire « redescendre » la suspension.

 

17e: Après avoir bien résisté à Watson avant la Bosch Kurve, Mansell déborde Pironi par l'intérieur à Texaco. Watson et Patrese sont en bagarre pour la neuvième place.

 

18e : Laffite et Piquet commencent à remonter peu à peu sur les Renault qui usent excessivement leurs pneus. Leur retard est tombé à treize secondes. Tambay repart des stands en vingt-et-unième position.

 

20e: Prost mène devant Arnoux (0.9s.), Laffite (11.2s.), Piquet (12.8s.), Jones (18s.) et Reutemann (22.7s.). Mansell s'est échappé au septième rang. De Angelis rattrape le trio Pironi – Watson – Patrese.

 

22e: Laffite revient sur les Renault: l'écart est passé en dessous de la barre des dix secondes. Piquet a du mal à suivre la Ligier à cause du survirage qui frappe sa voiture.

 

23e : Laffite remonte sur Prost et Arnoux au rythme d'une seconde par tour. Les Jaunes ont fait un mauvais choix de pneumatiques et en paient le prix. Salazar et sa modeste Ensign reviennent sur le quatuor emmené par Pironi. Watson s'épuise derrière la Ferrari.

 

24e: Animateur de ce début de course, Mansell ralentit et abandonne, moteur fumant. Plus loin Watson parvient à se défaire de Pironi.

 

25e: Laffite est à sept secondes et demie de Prost. De Angelis dépasse Patrese.

 

26e : Prost mène toujours devant Arnoux (0.9s.), Laffite (6.4s.), Piquet (12.2s.), Jones (18.7s.) et Reutemann (23.8s.).

 

27e: Dans le premier virage Prost tire tout droit et s'arrête dans l'échappatoire, victime d'une rupture de suspension à l'avant gauche. Arnoux récupère donc la première place.

 

28e: Laffite rattrape rapidement Arnoux. Tambay revient au stand Talbot et abandonne, moteur cassé.

 

29e: Arnoux compte seulement 3.5s. d'avance sur Laffite. Stohr s'arrête dans l'herbe, moteur fumant à cause d'une surchauffe. Patrese repasse devant de Angelis.

 

30e: Arnoux mène devant Laffite (3.3s.), Piquet (10.9s.), Jones (17.9s.), Reutemann (23.2s.) et Watson (1m. 01s.). Pironi est septième. De Angelis reprend la huitième place à Patrese avant la courbe Bosch. Salazar est derrière les deux Italiens.

 

31e: En prenant un tour à Borgudd dans Bosch, Laffite se fait une frayeur à cause d'une erreur qui manque de l'envoyer dans le mur. Cela ne l'empêche pas de revenir sur Arnoux.

 

33e: Une seconde sépare encore Arnoux et Laffite. De Angelis passe Pironi.

 

34e: Laffite est désormais dans les échappements d'Arnoux. Rebaque abandonne suite à une panne d'embrayage tandis qu'il était seulement dix-septième. Pironi reprend sa place à de Angelis grâce à la puissance de son turbo.

 

35e: Laffite prend tous les risques pour garder le contact avec la Renault. Ainsi dans la courbe Bosch double-t-il de Cesaris par l'extérieur, manquant de nouveau de se fracasser dans le mur.

 

36e: De Angelis repasse Pironi, cette fois-ci pour de bon.

 

37e: Suite à un défaut du distributeur, le moteur de Giacomelli s'embrase. Le jeune Italien doit s'arrêter en catastrophe à l'entrée de la ligne des stands. Il sort de sa voiture mais le feu augmente, d'où une épaisse fumée noire à cet endroit du circuit. Patrese passe Pironi.

 

38e: Laffite plonge à l'intérieur de la chicane Texaco mais Arnoux lui ferme la porte. L'incendie est maîtrisé sur l'Alfa de Giacomelli.

 

39e: Les deux leaders arrivent sur Daly et Salazar, en bagarre bien que n'étant pas eux-mêmes dans le même tour. Dans Texaco Laffite tente la même manœuvre qu'au tour précédent et cette fois-ci réussit. Le voici en tête du Grand Prix.

 

40e : Désormais premier, Laffite prend un tour à Salazar puis à Daly.

 

41e : Laffite est premier devant Arnoux (1.8s.), Piquet (9s.), Jones (15.1s.), Reutemann (23.2s.) et Watson (1m. 06s.). Suivent de Angelis et Patrese. Pironi a cédé à Salazar et à de Cesaris.

 

42e: Laffite a creusé un écart de 2.7s. sur Arnoux.

 

43e: Alboreto revient au garage Tyrrell au ralenti, moteur en feu. Il roulait sans embrayage depuis le départ.

 

44e : Laffite prend un tour à Patrese puis à de Angelis.

 

45e: Grosse déception pour Salazar : après une belle course il s'arrête dans le gazon, moteur cassé. Patrese, qu'il poursuivait, regagne son stand à cause d'un souci d'allumage. Il repart quelques minutes plus tard.

 

47e: Laffite signe le meilleur tour: 1'37''62'''. Il possède deux secondes d'avance sur Arnoux qui ne baisse pas les bras. Abandon de Borgudd, en panne de freins.

 

48e : Patrese vient de quitter les stands lorsque son moteur explose dans la courbe Sebring. L'Arrows part en tête-à-queue et atterrit dans le gazon.

 

49e: Après une course anonyme Andretti abandonne, lui aussi suite à une casse moteur.

 

50e : Laffite s'échappe et possède cinq secondes d'avance sur Arnoux. Sixième, Watson a hâte que la course s'achève : son V8 émet un son très rauque à cause d'un échappement cassé.

 

53ème et dernier tour: Jacques Laffite remporte la cinquième victoire de sa carrière. Ligier n'avait plus gagné depuis un an, et c'est le premier succès de sa nouvelle collaboration avec Talbot et Matra. Arnoux est deuxième et monte sur son premier podium de la saison. Handicapé par la perte d'une jupe, Piquet se contente du troisième rang. Suivent les deux Williams de Jones et Reutemann, mais ce dernier a eu très peur car son moteur a rendu l'âme dans les derniers mètres ! Watson obtient le dernier point. Sont aussi à l'arrivée de Angelis, de Cesaris, Pironi, Jarier et Daly, ce dernier avec six tours de retard.

 

Après la course

Radieux, Laffite monte sur son sixième podium en sept courses. Le voici candidat au titre mondial, une perspective inespérée en début d'année. Il embrasse son beau-frère Jean-Pierre Jabouille, auquel il affirme devoir cette performance. Le choix de pneus défini par le « grand blond » s'est en effet révélé payant.

 

Aux côtés de Laffite, Arnoux est très désappointé d'abandonner une nouvelle occasion de victoire. Niki Lauda, commentateur pour la télévision autrichienne, interroge les deux champions français à leur descente du podium. Il accomplit sa tâche avec sérieux, mais a aussi bien observé les monoplaces durant tout le week-end. Bien qu'il ne veuille pas l'avouer pour l'instant, Niki est de nouveau titillé par le démon de la compétition. Et puis, sa compagnie aérienne Lauda Air rencontre des problèmes de trésorerie. Il aurait bien besoin d'argent frais...

 

Les classements mondiaux sont quelque peu chamboulés. Reutemann, toujours premiers avec 45 points, voit Piquet revenir à six longueurs. Avec 34 points au compteur, Laffite peut espérer lui aussi rattraper l'Argentin. Les espoirs sont minces en revanche pour Jones (27 pts). Au championnat des constructeurs, Talbot-Ligier et Renault passent devant Ferrari.

Tony