Emerson FITTIPALDI
 E.FITTIPALDI
Lotus Ford Cosworth
Jackie STEWART
 J.STEWART
Tyrrell Ford Cosworth
Chris AMON
 C.AMON
Matra

214e Grand Prix

LVIII Grand Prix de France
Ensoleillé
2 juillet 1972 - Clermont-Ferrand
38 tours x 8.055 km - 306.090 km
Affiche
F1

Le saviez-vous ?

Pilote
Constructeur
  • 9e victoire pour Tyrrell
  • 4e et dernière pole position pour Matra
  • 21e et dernier podium pour Matra
  • 12e et dernier meilleur tour pour Matra
Moteur

Le Grand Prix des Pays-Bas a été annulé car le circuit de Zandvoort est en travaux afin d'améliorer les infrastructures et la sécurité. Un mois s'écoule donc entre les Grands Prix de Belgique et de France.

 

Le Grand Prix de France fait pour la quatrième fois escale sur le circuit de Charade et ses cinquante-deux virages à flanc de montagne. Mais ce devrait être la dernière édition disputée sur ce circuit car la FFSA lui préfère nettement la piste du Castellet et ses infrastructures modernes.

 

Les 10 et 11 juin, Matra a triomphé aux 24 heures du Mans grâce à Graham Hill et Henri Pescarolo, vainqueurs devant un autre équipage Matra composé de Howden Ganley et François Cevert. La firme française est enfin parvenue au plus haut niveau du sport automobile. Toutefois, en Formule 1, ses résultats sont médiocres. En cinq courses, Chris Amon n'a pu inscrire que deux points. Pour ce Grand Prix, le constructeur français est décidé à frapper un grand coup: réaliser le « doublé »: 24 heures du Mans – GP de France. Georges Martin, Bruno Morin et consorts se sont retroussés les manches pour préparer à temps la M120 D, une monoplace bénéficiant d'une coque aux formes moins anguleuses et surtout plus légère de quinze kilos que la version C.

 

Ces 24 heures du Mans ont été aussi perturbées par la tragique disparition de Joakim Bonnier. A 42 ans le président du GPDA était avec Jackie Stewart l'un des coureurs les plus engagés dans la lutte pour améliorer la sécurité. En près de vingt années de compétition, le Suédois avait vu disparaître une bonne moitié de ses compagnons sur les circuits. La faucheuse a fini par l'enlever à son tour...

 

Elf-Tyrrell présente à l'occasion de cette course sa nouvelle voiture, la 005. Son concepteur Derek Gardner s'est inspiré sans l'avouer de la Lotus 72. Cette monoplace a en effet une allure cunéiforme, même si elle conserve un radiateur frontal. On note surtout les quatre freins montés à bord du châssis, option aussi inspirée par Lotus mais abandonnée par Colin Chapman depuis l'accident mortel de Jochen Rindt, un an et demi auparavant. Jackie Stewart est de retour derrière le volant mais, du fait de sa maladie, n'a pu tester la 005 qui est donc dévolue à François Cevert tandis qu'il se contente de la 003. Enfin, François Guiter a persuadé Ken Tyrrell d'engager une 004 pour le jeune protégé d'Elf, Patrick Depailler, un Auvergnat de 28 ans qui court donc ainsi « à domicile ».

 

Parmi les autres innovations techniques, les trois Lotus 72D utilisent maintenant un réservoir d'huile de forme conique monté en porte à faux à l'arrière de la voiture, ce dont seul Fittipaldi disposait jusqu'alors. On note aussi sur la McLaren et sur les Ferrari que les ailerons arrière sont été sensiblement reculés. DU côté de Brabham, Ralph Bellamy adapte la suspension de la BT37 de Reutemann à la boîte de vitesses Hewland FG400

 

Chez BRM, Beltoise dispose d'une nouvelle P160B équipée des suspensions de la P180. Mais finalement il choisit d'utiliser son modèle habituel, celui avec lequel il a gagné à Monte-Carlo, et laisse la nouvelle voiture à Helmut Marko.

 

Enfin la Tecno présente un nouveau museau inspiré de celui de la Matra. Derek Bell est à son volant en remplacement de Nanni Galli.

 

Chez Ferrari on note l'absence de Clay Regazzoni qui s'est blessé au poignet gauche... en jouant au football avec ses mécaniciens. Enzo Ferrari a piqué une colère contre son pilote qu'il accuse d'être un jouisseur. Il est vrai que Regazzoni se fait plus remarquer par ses plaisanteries et par ses frasques que par son professionnalisme. Pilote pourtant très doué, il n'a pas vraiment progressé depuis ses débuts en fanfare en 1970. Il n'a jamais pu prendre la mesure de l'ombrageux Jacky Ickx. En tout cas, c'est Nanni Galli qui a été choisi pour le remplacer. Ce choix n'est pas sans ironie puisqu'à Nivelles, c'est ce même Galli qui, au volant d'une Tecno, a harponné Regazzoni alors second de l'épreuve...

Peter Revson est également absent car il participe à une course américaine. Comme à Monaco, il est remplacé par Brian Redman.

 

March a abandonné sa 721X qui est un échec retentissant. En catastrophe, Alan Rees a décidé de reprendre la 721G construite par l'écurie de Mike Beuttler à partir d'un châssis de Formule 2. C'est ainsi que Ronnie Peterson et Niki Lauda pilotent ces deux voitures hybrides à compter de l'épreuve de Charade.

 

La Scuderia Scribante sud-africaine apparaît en Europe avec son pilote fétiche Dave Charlton, lequel conduit une Lotus 72D.

 

Essais et qualifications

Cevert réalise de très bons chronos au volant de la nouvelle Tyrrell 005, et bat même le record du circuit. Hélas il finit par heurter les barrières dans la dernière portion du circuit. La voiture est hors service pour la course et de plus Cevert s'est foulé le poignet.

 

Grâce à sa nouvelle Matra, Amon se montre très véloce et il réalise sa cinquième pole position avec un chrono de 2'53''4''', ce qui est cinq secondes plus rapide que la pole de 1970. Il précède Hulme de huit dixièmes. Celui-ci semble être le plus dangereux adversaire de son compatriote. Stewart semble parfaitement rétabli puisqu'il obtient la troisième place devant Ickx. La troisième ligne est surprenante: on y retrouve Schenken sur Surtees et Marko qui profite de la bonne tenue de sa nouvelle BRM. Le jeune Autrichien se révèle enfin au plus haut niveau. Cevert est finalement septième au volant de la 002.

 

E. Fittipaldi est peu à l'aise sur ce tracé qu'il ne connait pas et se contente de la huitième place. Peterson est plutôt satisfait du comportement de sa nouvelle March et se classe neuvième. Suivent Hailwood, Pace et Pescarolo. Redman est 14ème sur la seconde McLaren. Il devance W. Fittipaldi, premier pilote Brabham. Reutemann (18ème) rencontre de gros problèmes de sélecteurs de vitesses, mais précède tout de même Hill (23ème)

 

Depailler est 17ème pour sa première participation, une position honorable. Galli est peu l'aise au volant de la Ferrari et ne se classe qu'au vingtième rang. Seulement 25ème, Walker poursuit son calvaire au volant de la Lotus 72. Beuttler et Bell son en fond de grille.

 

Beltoise a cassé un cardan lors des essais officiels. Sa voiture étant inutilisable, BRM lui confie la P160B de Ganley, ainsi contraint de demeurer au garage. Beltoise va partir bon dernier sur la grille. Enfin, victime de gros soucis techniques, Charlton n'est pas qualifié.

 

Le Grand Prix

Comme d'habitude, le circuit de Charade est redouté pour ses bas-côtés où s'accumulent des petites pierres volcaniques. Les commissaires de piste tentent bien de balayer celles-ci, mais le dimanche matin il se dit qu'ils n'ont pas effectué correctement leur travail. Des crevaisons sont donc à prévoir et les coureurs n'ont pas intérêt à dévier de la trajectoire. Ils ne partent cependant pas à égalité puisque Goodyear a fourni à Jackie Stewart un lot de pneus possédant une bande de roulement renforcée afin d'éviter un incident.

 

Le Trophée d'Auvergne de Formule 3 est remporté par le jeune Anglais Roger Williamson devant deux Français, Pierre-François Rousselot et Lucien Guitteny. L'épreuve de Formule Renault échoit au jeune tricolore Jacques Laffite.

 

Gethin a endommagé la coque de sa BRM le samedi et ne pourra pas prendre le départ. Victime d'un accident, Pescarolo doit lui-aussi déclarer forfait car sa Mach est détruite. Enfin Bell renonce à se présenter car la Tecno a subi trop de problèmes mécaniques durant la journée du samedi.

 

Sous un soleil radieux, 50 à 55 000 spectateurs se sont pressés au départ de ce Grand Prix. Les Français sont venus nombreux pour encourager leurs deux champions François Cevert et Jean-Pierre Beltoise. Certains ont même investi un piton rocheux dominant le circuit... avant d'être évacué manu militari par la gendarmerie. Dans les stands on note la présence de l'ancien champion Philippe Étancelin, vainqueur du Grand Prix de l'ACF en 1930.

 

Cevert, l'idole du public, est bien présent au départ avec un poignet bandé et « dopé » à la novocaïne.

 

Départ: Amon part très bien et conserve l'avantage de sa pole au premier virage, suivi par Hulme, Stewart et Ickx. Peterson double Cevert en empruntant les bordures...

 

1er: Amon, Hulme, Stewart et Ickx ont creusé l'écart en tête de la course. Marko émerge au cinquième rang et précède Schenken, Hailwood, E. Fittipaldi, Peterson et Cevert.

 

2e: Ickx a du mal à suivre Amon, Hulme et Stewart. Il compte déjà trois secondes de retard sur ce trio. Lauda stoppe au stand March à cause de soucis de direction.

 

3e: Amon prend un peu de champ sur Hulme et Stewart. Il a cependant beaucoup de mal à maîtriser sa Matra, très chargée en essence à cause du glouton V12 Matra. Ickx lâche prise par rapport aux leaders. Fittipaldi prend la septième place à Hailwood.

 

4e: Amon mène devant Hulme (2s.), Stewart (3s.), Ickx (8s.) et Marko (18s.). A vingt secondes du leader, E. Fittipaldi poursuit sa remontée et prend la sixième place à Schenken. La JPS Lotus talonne bientôt la BRM de Marko.

 

5e: Fittipaldi prend la cinquième place à Marko. Peterson et Cevert menacent Hailwood pour le compte du huitième rang. Après être repassé encore deux fois par les stands, Lauda renonce suite à la rupture d'un demi-arbre de roue.

 

6e: Schenken se fait passer par Hailwood, puis par Peterson.

 

7e: Amon conserve un faible avantage sur Hulme et Stewart. Fittipaldi semble se rapprocher d'Ickx.

 

8e: Peterson double Hailwood.

 

9e: Dans un virage, Fittipaldi sort large et sa Lotus soulève une pierre. Celle-ci vient se ficher dans le casque de Marko et brise sa visière. Sonné, mais conscient, l'Autrichien parvient à arrêter sa voiture. Il est cependant blessé au visage. Redman a quant à lui roulé sur une des petites pierres répandues sur le tracé et subit une crevaison à l'avant gauche. Il fait changer sa roue et repart en fond de peloton.

 

10e: Amon mène devant Hulme (1s.), Stewart (3s.), Ickx (24s.), E. Fittipaldi (30s.), Peterson (32s.), Hailwood (34s.) et Cevert (35s.). Suivent Schenken, W. Fittipaldi, Pace et de Adamich. En dix-septième position, Beltoise est bloqué par Hill.

Les voitures de secours pilotées par Vic Elford et François Mazet arrivent sur les lieux de l'accident de Marko. Ce dernier a le visage ensanglanté et est touché à l'œil gauche. Il est bientôt évacué vers l'hôpital de Clermont-Ferrand.

 

12e: Amon a trois secondes d'avance sur Hulme. Stewart a de plus en plus de mal à suivre les deux Néo-Zélandais. Ickx est isolé au quatrième rang, à vingt-cinq secondes d'Amon. Peterson est revenu à deux secondes de Fittipaldi.

 

13e: Cevert prend la septième place à Hailwood. Depailler subit une crevaison à l'arrière droit de sa Tyrrell. Il passe par son stand pour changer sa roue et reprend la piste en vingt-et-unième position.

 

14e: Hulme demeure dans le sillage d'Amon qui semble parfaitement maîtriser son sujet. Stewart a maintenant cinq secondes de retard sur le coureur Matra.

 

15e: Beuttler concède un tour aux trois leaders. Stewart se rapproche de Hulme. Peterson a fait sa jonction avec Fittipaldi.

 

16e: Amon a quatre secondes d'avance sur Hulme et Stewart, désormais en bagarre.

 

17e: Stewart attaque Hulme et s'empare de la deuxième place. L'Écossais entend rattraper Amon qui a encore augmenté son avance de quelques dixièmes.

 

18e: Hulme est semé par Stewart. Schenken stoppe chez Surtees pour faire vérifier sa pression d'essence. Il repart avec un tour de retard.

 

19e: Pace coule une bielle et casse ainsi son moteur. Il est contraint à l'abandon tandis qu'il occupait la dixième place.

 

20e: Une clameur s'élève depuis les tribunes: Stewart sort en tête du virage Rosier tandis qu'Amon est au ralenti, victime d'une crevaison à l'avant gauche ! L'incroyable malchance du Néo-Zélandais, qui a roulé sur un caillou, a encore frappé. Il entre au stand Matra pour faire changer sa roue mais tout espoir de succès est maintenant envolé. Après cinquante secondes d'immobilisation, il repart en huitième position.

 

21e: Stewart mène avec dix secondes d'avance sur Hulme. A plus de trente secondes vient un trio composé d'Ickx, de Fittipaldi et de Peterson. A quarante-cinq secondes se trouvent Cevert et Hailwood, puis Amon, à une minute et dix secondes de Stewart.

 

22e: De Adamich est à son tour victime d'une crevaison, à l'avant droit. Il regagne le stand Surtees et après réparation reprend la piste en dix-huitième position.

 

23e: Les pneus de Hulme s'avèrent trop usés. Le pilote McLaren stoppe à son stand et fait changer trois de ses pneus. Il reprend la piste en dixième position, entre Stommelen et Hill. Wisell est arrêté, en panne de boîte de vitesses.

 

24e: Stewart a trente secondes de marge sur Ickx, toujours poursuivi par Fittipaldi. Peterson a lâché prise et est désormais menacé par Cevert. Plus loin, Amon menace Hailwood.

 

25e: Amon réalise le meilleur tour provisoire de la course. Il roule quatre secondes au tour plus rapidement que Stewart. De quoi nourrir bien des regrets...

 

26e: Amon prend la sixième place à Hailwood.

 

28e: Stommelen s'arrête chez Eifelland pour faire changer deux de ses pneus. Il dégringole de la dixième à la dix-neuvième place.

 

29e: Ickx a roulé sur une pierre et son pneu avant droit crève. Le Belge n'a plus qu'à regagner son stand à faible allure. Depailler a beaucoup de mal à garder sa voiture en piste. Croyant être victime d'une nouvelle crevaison, il gagne le stand Tyrrell. En fait, la rotule d'un triangle de suspension avant s'est brisée. Les mécaniciens changent la pièce.

 

30e: Stewart mène devant E. Fittipaldi (35s.), Peterson (45s.) et Cevert (49s.). Amon continue de remonter et améliore régulièrement le meilleur tour. Hailwood occupe le sixième rang à 1m. 20s. du leader. Suivent W. Fittipaldi, Hulme, Hill, Reutemann et Redman. Après avoir changé son pneumatique défectueux, Ickx est reparti en douzième position.

 

32e: Stewart prend un tour à Ickx. Amon est très rapide et réalise le meilleur tour de la course: 2'53''9'''. Motivé par le retour de la Matra, Cevert attaque Peterson.

 

33e: Cevert dépasse Peterson. Hulme a doublé W. Fittipaldi. Beuttler regagne son garage, victime de soucis de pression d'huile et de pression d'essence. Depailler a à l'inverse repris la piste.

 

35e: Du haut des S de Thèdes, Amon fond sur Peterson et Cevert. Au prix d'un freinage très audacieux, il passe d'un seul coup ses deux adversaires et s'empare ainsi du troisième rang.

 

36e: Stewart est premier devant Fittipaldi (33s.) et Amon (42s.). Hulme attaque Hailwood pour la sixième place, sans succès. Redman, déchaîné en cette fin d'épreuve, a doublé Reutemann puis Hill. Walker est arrêté sur le circuit, en panne de transmission.

 

37e: Stewart ralentit sa cadence, ce qui gêne quelque peu Ickx, à un tour de l'Écossais. Amon rattrape Fittipaldi mais a encore huit secondes de retard sur la Lotus. Il ne pourra pas la doubler.

 

38ème et dernier tour: Jackie Stewart réussit sa « rentrée » en remportant le Grand Prix de France, ce qui est sa vingtième victoire en F1. E. Fittipaldi termine deuxième. Héros malheureux, Amon finit troisième mais ne peut avoir le sourire. Cevert termine quatrième malgré sa blessure au poignet. Peterson est cinquième et Hailwood sixième. Hulme échoue à la porte des points. W. Fittipaldi, Redman, Hill, Ickx, Reutemann, Galli, de Adamich, Beltoise, Stommelen et Schenken sont aussi à l'arrivée, de même que Depailler qui n'est cependant pas classé.

 

Après la course

Stewart est vainqueur mais son succès apparaît quelque peu chanceux. Le lot de pneus renforcés fournis par Goodyear n'a pas peu contribué à sa victoire en lui évitant une crevaison. Mais son grand talent et sa prudence l'ont aussi tenu à l'écart des bordures où Amon, Ickx et les autres ont abîmé leurs gommes. L'Écossais n'avait plus gagné depuis six mois et se relance ainsi dans la lutte pour le titre mondial.

Mais le public ne peut s'empêcher d'être déçu pour Chris Amon qui aurait dû, sans cette crevaison, conduire la Matra à la victoire. Cet échec mine le moral de l'équipe française qui n'a inscrit que six points depuis le début de la saison. Jean-Luc Lagardère va considérer maintenant sérieusement un retrait de la Formule 1 pour que tous les efforts de la marque soient tournés vers les protos.

 

Si sa course fut discrète, Emerson Fittipaldi a obtenu une belle deuxième place sur cette piste qui lui était inconnue. Avec 34 points il consolide encore sa première place au classement général. Stewart est désormais second avec 21 points. Chez les constructeurs, Lotus a désormais sept points d'avance sur Tyrrell, onze sur McLaren et quinze sur Ferrari.

 

Après avoir reçu un gravillon dans l'œil gauche, Helmut Marko a été hospitalisé à Clermont-Ferrand puis opéré. Hélas, les médecins lui annoncent bientôt que son œil est perdu. Le pilote autrichien doit donc, à 29 ans, mettre un terme à une carrière prometteuse. Maudites roches volcaniques...

Tony