Luigi FAGIOLI
 L.FAGIOLI
Alfa Romeo
Juan Manuel FANGIO
 J.FANGIO
Alfa Romeo
Louis ROSIER
 L.ROSIER
Talbot Lago Talbot

5e Grand Prix

XII Grand Prix de Belgique
Ensoleillé
18 juin 1950 - Spa-Francorchamps
35 tours x 14.120 km - 494.200 km
Affiche
F1

Le saviez-vous ?

Pilote
Constructeur
Moteur
Juan Manuel Fangio en tête dans le Raidillon de l'Eau Rouge.

C'est sur un circuit de Spa-Francorchamps légèrement modifié (notamment au niveau de Stavelot) que se déroule cette 5e épreuve du championnat du monde des conducteurs de F1. Les concurrents auront 35 tours de 14,120 km à parcourir (494,200 km) sous un soleil radieux.

Alfa-Romeo aligne ses 3 Alfeta habituelles de l'équipe des "3FA" : Fagioli, Fangio et Farina. La Scuderia Ferrari innove en alignant pour Ascari une 275F1 (V12, 72 x 68 mm = 3.322,3 cm3) alors que Villoresi conserve sa 125F1 habituelle. Maserati n'est représentée que par le suisse Branca et sa 4CL. Talbot-Lago représente le reste du plateau avec les voitures d'usine de Rosier, Etancelin, Chaboud et Giraud-Cabantous et les châssis privés de Sommer, Levegh et Claes soit au total 7 voitures au départ. Le plateau est complété par l'Alta de l'anglais Geoff Crossley.


Aux essais Farina et Fangio réalisent le même meilleur temps (4mn,37s) , la pole étant attribuée à Farina. Fagioli complète la 1ère ligne devant la Ferrari de Villoresi et la Talbot de Sommer; Ascari, Etancelin et Rosier sont en 3e ligne.

Sur la longueur de la course, les Talbot-Lago, bien que plus lentes, sont avantagées par un réservoir plus grand et n'auront pas à s'arrêter deux fois comme les Alfa et les Ferrari.


Farina part en tête mais Fangio le passe, ils précèdent Sommer dont la Talbot ne pourra contenir longtemps Villoresi, Fagioli et Ascari alors qu'Etancelin et Rosier suivent.

A la fin du second tour Ascari s'arrête pour changer une roue et perd plusieurs places, il repart en 10e position. Fagioli ayant dépassé Villoresi durant le 2e tour, les 3 Alfa se retrouvent en tête et y restent dans cet ordre jusqu'au 7e tour où Farina passe Fangio; Levegh rentre aux stands pour changer de bougies et Giraud-Cabantous abandonne à son stand avec une pressions d'huile à zéro. Les trois "alfistes" vont prendre le commandement tour à tour à l'occasion des ravitaillements et derrière Villoresi et Sommer se tirent la bourre pour la 4e place, le français prenant l'avantage au 10e tour. Les Alfa vont ravitailler successivement au 11e tour (Fangio), 12e tour (Farina) et 13e tour (Fagioli).

De ce fait Sommer et sa Talbot vont se retrouver en tête du 13e au 17e tour . Etancelin est passé par Rosier alors que Chaboud occupe la dernière place. 


Au 15e tour le classement est le suivant :

1/ Sommer - Talbot...............177,156 KM/H

2/ Farina - Alfa

3/ Fangio - Alfa

4/ Fagioli - Alfa

5/ Villoresi - Ferrari

Etancelin (Talbot) abandonne dans ce même tour sur rupture du joint de culasse.


Au 16e tour l'avance de Sommer est tombée à 12s et Ascari s'arrête pour ravitailler et changer ses roues arrières.

Au 17e tour, les Alfa faisant le forcing , le français n'a plus que 4s d'avance. Farina réalise le record du tour (185,451 km/h) au 18e tour et reprend la tête devant Fangio, la Talbot de Sommer n'étant pas assez rapide pour contenir les Alfa.

Au 20e tour Fangio attaque et passe Farina mais Sommer (qui conserve toutes ses chances puisque les Alfa-Romeo doivent encore ravitailler) rentre aux stands et abandonne sur panne mécanique; les "3FA" sont en tête une fois de plus cette saison !

Au 20e tour nous avons dans l'ordre : Fangio-Farina-Sommer-Fagioli-Rosier-Ascari-Villoresi-Levegh-Claes-Crossley-Branca & Chaboud.

Du 21e au 34e tour les Alfa occupent les 3 premières places ; leurs arrêts échelonnés du 23e au 25e tour pour ravitailler et changer de roues arrières ne changeront rien au classement.

Au 22e tour, Eugène Chaboud après d'innombrables arrêts abandonne moteur cassé.


Dans le dernier tour, Farina qui s'était arrêté à son stand avec des problèmes de boite de vitesses est passé par Rosier qui monte donc sur le podium. Fangio passe la ligne en vainqueur après avoir légèrement décroché Fagioli (177.097 km/h de moyenne).


Il est toujours 3e du championnat du monde mais à 1 point de Fagioli et 5 de Farina.

Dans ses mémoires " Ma vie à 300 à l'heure" il écrit : " je comprenais qu'il ne fallait pas me faire d'illusions exagérées, mais je ne pouvais m'empêcher d'espérer"

Michel